En juin 1982, Guy Mathez profite du « Mundial » pour se rendre à Barcelone et ramène un gros poisson : le Belge Michel Renquin. Le transfuge d’Anderlecht sera associé à Geiger dans la défense « new-look ». En attaque, Brigger succède àPleimelding, qui n’aura chanté qu’un seul automne. Le 14 août pour la reprise c’est pourtant un « ancien », Mustapha, qui donne le but de la victoire aux Genevois à Wettingen. « Laissez-nous encore du temps pour nous trouver sur le terrain », plaident les Servettiens. Le 21, les retrouvailles avec Pazmandy, alors à la tête de Lausanne, se passent bien. Un « superbe » autogoal de Parietti permet à Servette de gagner (1-0).
 
Le 11 septembre, au Wankdorf, Favre et les siens jouent de manière optimale et deviennent les nouveaux leaders en s’imposant 4-0 devant Young Boys (Decastel, Favre, Elia et Bevilacqua). Sur leur lancée, ils n’éprouvent logiquement aucune peine à écarter les Luxembourgeois de Progrès Niedercorn (1-0 et 3-0) en Coupe de l’UEFA. Le 20 octobre,Michel Renquin justifie pleinement son transfert. Le Belge règne sur sa défense au Stade olympique de Wroclaw où  Favre et Decastel conjuguent leur talent pour signer un succès fort probant (2-0). Le match retour, qui se joue un jeudi à midi, tourne à la démonstration (5-1). Le numéro 10 de Wroclaw, un certain Tarasiewicz, assiste, impuissant, au nouveau show du duo Favre-Decastel. Le 24 novembre, Servette compromet l’Europe. Aux Charmilles, les Pragois de Bohemians piègent â deux reprises Geiger et Renquin pour obtenir un nul inespéré (2-2 Schnyder et Elia). Quinze jour plus tard, les Genevois sont tout simplement volés à Prague. Battus (2-1), donc éliminés, ils n’oublieront jamais le « blanc » de l’arbitre danois Lund Sörensen, qui ignore dans les dernières minutes un sauvetage de la main flagrant d’un défenseur tchécoslovaque sur sa ligne.


Cette fois aucun virus n’est signalé au retour des deux camps d’entraînement, en Israël et au Maroc. Les Genevois repartent sur les chapeaux de roues. Le 9 avril aux Charmilles, devant 18’000 spectateurs conquis, ils prenne même une option sur le titre en dominant Grasshopper 2-1 (Brigger et Favre). Ces deux formations se retrouvent le lundi 23 au Wankdorf pour la finale de la Coupe de Suisse. Pour, comme en 1978, ne pas se départager. A la 118ème minute, une tête d’Egli procure une égalisation inespérée (2-2) à la formation du regretté Weisweiler.


Entre ces deux finales, Servette perd la course au titre après une du FC Zurich aux Charmilles (2-3), où Wynton Rufer est son bourreau. Le 8 juin, les « Grenat » n’exploitent pas le faux-pas de Grasshopper à Neuchâtel. A la Pontaise, ils partagent l’enjeu (1-1) devant Lausanne et Mathez « disjoncte » dans les vestiaires. Six jours plus tard, la Coupe leur échappe aussi. Ils sont déclassés par GC (0-3). « Les Zurichois étaient trois fois plus forts que nous », avoue le valeureuxSeramondi au coup de sifflet final.


Entre ces deux finales, Servette perd la course au titre après une du FC Zurich aux Charmilles (2-3), où Wynton Rufer est son bourreau. Le 8 juin, les « Grenat » n’exploitent pas le faux-pas de Grasshopper à Neuchâtel. A la Pontaise, ils partagent l’enjeu (1-1) devant Lausanne et Mathez « disjoncte » dans les vestiaires. Six jours plus tard, la Coupe leur échappe aussi. Ils sont déclassés par GC (0-3). « Les Zurichois étaient trois fois plus forts que nous », avoue le valeureuxSeramondi au coup de sifflet final.

Rédigé par: Jacques Ducret, hors-ligne, 1990

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