Cette brillante saison 1933-1934 n’empêche pas le club d’accumuler les dettes. Il vit au-dessus de ses moyens et il faut même créer une commission financière pour assurer la gestion du club. Ne pouvant faire face à ses engagements la société immobilière est mise en faillite, les joueurs ne sont pas régulièrement payés.


Le président et le comité démissionnent, les anciens reviennent pour sauver le club. Ce sont Gabriel Bonnet, Gustave Bétemps, Fernand Lila, Fred Greiner,Edmond Emery, Gustave Hentsch. Gustave Bétemps est porté à la présidence pour la saison 1935 à 1936 puis Fred Greiner reprendra le flambeau pendant 10 ans. En 1934, la dette atteint la somme astronomique pour l’époque de 230’000 francs. Grâce à l’appui de MM.Hentsch, la commission de gestion permet à Servette de se sortir d’une situation qui mit son existence en danger. Sportivement, Rappan et la plupart des joueurs restent fidèles et l’équipe rate son 3ème titre consécutif d’un petit point.


En 1935-1936, le nombre des clubs de la Ligue nationale est réduit à 14 puis à 12 deux ans plus tard. Le maintien n’est plus évident. Mais Servette se classe deux fois septième, une fois sixième puis quatrième, tout en étant deux fois finaliste malheureux de la coupe en 1936 (0-2 devant les Young-Fellows) et en 1938 (2-2 avec Grasshopper puis 1-5). L’un des événements de la saison 1937-1938 est constitué par le transfert de Trello Abegglen (Sochaux) qui arrive comme le joueur-entraîneur. Rappelons aussi que cinq Servettiens sont convoqués avec l’équipe nationale pour la Coupe du Monde qui se déroule en France : Trello Abegglen,, Georges Aeby, Ernest Loertscher, Genia Walaschek et Dody Guinchard. Leurs matches contre l’Allemagne (1-1 puis 4-2) font partie des plus grands exploits de l’histoire du football suisse.

Rédigé par: Jacques Ducret, hors-ligne, 1990

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