FC Lausanne-Sport – Servette FC : l’heure de la revanche

FC Lausanne-Sport – Servette FC : l’heure de la revanche

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Un mois après une défaite frustrante à domicile (0-1), le Servette FC retrouve le FC Lausanne-Sport ce dimanche à 16h30 à la Tuilière. Le 15 janvier dernier, les Grenat s’étaient inclinés à la Praille dans un match tendu, marqué par une expulsion et un but contre son camp. Une rencontre qui laisse forcément un goût d’inachevé et donne à ce déplacement une dimension de revanche.

 

La perf’ du dernier match

Dans cette semaine anglaise, Servette a dû s’employer pour éviter la défaite au Tessin. Menés dès la 13e minute sur une action confuse conclue par Kevin Behrens, les Grenat ont longtemps manqué de justesse offensive. Le penalty raté de Miroslav Stevanovic avant la pause aurait pu peser lourd, mais la réaction en seconde période a été plus tranchante. Entré en jeu, Samuel Mraz a égalisé à la 77e minute. Comme l’a souligné le commentateur de Blue Sport, l’attaquant slovaque semble souvent plus efficace sur le terrain que sur le banc. Peu titularisé cette saison, il affiche pourtant un rendement intéressant dès qu’il est sollicité.

Dans un secteur offensif amoindri par les blessures de Jérémy Guillemenot et de Florian Ayé, son apport devient d’autant plus précieux. Reste désormais à savoir si, cette fois, il sera titularisé dans un derby où l’efficacité pourrait faire toute la différence.

 

La forme de l’adversaire

Le FC Lausanne-Sport aborde ce derby dans un contexte délicat. Jeudi, les Vaudois se sont lourdement inclinés 5-1 face à Thoune, une défaite qui a mis en lumière certaines fragilités défensives. Rapidement dépassés dans les transitions et en difficulté dans les duels, les Lausannois ont subi une soirée compliquée.

À cela s’ajoute l’absence de leur meilleur buteur Theo Bair, blessé à la cheville et indisponible pour plusieurs semaines. L’attaquant canadien, auteur de six buts en championnat, représentait un véritable point d’appui offensif.

Entre la lourde défaite en milieu de semaine et cette absence majeure devant, Lausanne arrive dans le derby avec des incertitudes. Mais dans ce type de rendez-vous, la dynamique compte parfois moins que l’orgueil.

Le Servettien à suivre Samuel Mraz 

Renard des surfaces par excellence, Samuel Mraz pourrait être l’homme clé de ce derby lémanique. Buteur à Lugano après son entrée en jeu, le Slovaque confirme qu’il a ce flair particulier dans les seize mètres adverses. Peu importe le volume de jeu : une demi-occasion peut lui suffire.

Souvent utilisé en sortie de banc cette saison, il affiche pourtant une efficacité intéressante dès qu’il foule la pelouse. Sa capacité à se placer au bon endroit, au bon moment, pourrait peser face à une défense lausannoise qui a montré des fragilités cette semaine.

Reste à savoir s’il sera titularisé… ou s’il frappera encore en supersub.

Petit clin d’œil enfin : certains voient plutôt un scénario inattendu, avec un but venu du couloir — pourquoi pas un éclair de Bradley Mazikou. Dans un derby, tout est permis.

Ce que l’on sait, c’est que les trois points sont non négociables pour Servette. Actuellement à distance du top-6, les Grenat n’ont plus vraiment le luxe de laisser filer des points, encore moins dans un derby. À la Tuilière, il ne faudra pas être frileux : il faudra imposer le rythme, assumer le jeu et faire preuve de personnalité. Pour rester dans la course et relancer une dynamique, seule la victoire comptera

Allez Servette !

Lugano – Servette : un déplacement sous tension

Lugano – Servette : un déplacement sous tension

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Servette se rend mercredi soir à Lugano (20h30) pour un match qui s’annonce crucial. Entre la fatigue du duel contre Thoune, les absences importantes, les interrogations des supporters et les ajustements tactiques en cours, les Grenat se présentent au Cornaredo avec la volonté de prouver qu’ils avancent malgré les turbulences. 

Un dernier match éprouvant… sur le terrain et en tribunes

Dimanche dernier, Servette a dû livrer un combat intense face à Thoune. Les Bernois ont imposé un rythme élevé, mettant en lumière un manque de fraîcheur, des transitions défensives fragiles et un réalisme offensif parfois insuffisant.

Mais l’image marquante de la soirée est venue des tribunes : une banderole affichant « Saison décevante, tarif évolutif, tribune nord à moitié vide, SFC quel est le projet ?». Un message direct, révélateur d’un malaise croissant.

Gourvennec répond : “C’est une saison de reconstruction”

Interrogé sur cette banderole, Jocelyn Gourvennec a livré une analyse franche et détaillée :

• La saison a débuté dans la difficulté, avec une campagne européenne ratée, un début de championnat manqué, puis un changement d’entraîneur en août.
• Le projet actuel repose sur l’intégration des jeunes, l’arrivée de sept nouveaux joueurs et une équipe qui avance par étapes, parfois irrégulières.
• “L’intégration ne se fait pas en claquant des doigts”, rappelle-t-il.
• Il insiste sur la nécessité de retrouver régularité, confiance et maîtrise pour éviter de “se perdre dans le jeu”.
• Il reconnaît que “de l’extérieur, cela peut être difficile à voir”, mais assure que le groupe évolue réellement.
• Il ne cache pas ses ambitions : “J’aimerais qu’on gagne plus, qu’on prenne plus de points, qu’on marque davantage tout en encaissant moins.”
Le coach affirme que le travail est en cours, parfois dans l’ombre, et que le club sait que les supporters veulent revoir Servette au sommet rapidement.

Le choix du 3-5-2 : un pragmatisme assumé

Concernant la tactique, Gourvennec a expliqué son choix du 3-5-2 :
• Avec l’effectif actuel, c’est selon lui le système le plus prolifique.
• Cela implique des ajustements, notamment Bradley Mazikou repositionné en défense centrale, un rôle inhabituel mais nécessaire.
• En contrepartie, ce schéma permet de replacer Stevanovic au cœur du jeu, où son influence est maximale. Un choix assumé, pensé pour optimiser les forces disponibles.

Mazikou : “Le collectif doit primer”

Bradley Mazikou, également interrogé sur son repositionnement, a tenu un discours humble et collectif :

• Il affirme que le collectif passe avant tout, et qu’il se sent bien dans ce rôle, malgré le fait qu’il soit naturellement meilleur comme arrière gauche.
• Il souligne avoir la pleine confiance du coach, ce qui facilite son adaptation.
• Concernant son avenir, il se dit heureux à Genève, proche du staff, des coéquipiers et des supporters.
• Sur ses performances offensives, il reconnaît parfois ne pas tenter sa chance dans les derniers mètres. Il nous confie qu’il avait même demandé à son ancien coéquipier Dereck Kutesa s’il pensait qu’il allait marquer cette saison.
• Mazikou assure qu’il mettra “du cœur à l’ouvrage” pour atteindre cet objectif. Sur le match de demain, il se montre confiant : “On est prêts à faire une belle performance et ramener les trois points. Le coach a préparé le match de manière convaincante malgré les absences. À nous de rester concentrés et de ne pas nous perdre dans le jeu.”

 Entre la pression sportive, les attentes des supporters et un adversaire difficile à manœuvrer, ce déplacement ressemble à un révélateur. Servette a l’occasion de montrer qu’il progresse réellement, malgré les doutes. Une victoire demain serait un signal fort, autant pour le classement que pour l’atmosphère autour du club. 

Photo: Maxime Sallin

Le FC Thoune trop fort pour des Grenats dépassés

Le FC Thoune trop fort pour des Grenats dépassés

Dans une Praille clairsemée, le Servette FC recevait ce dimanche le leader du championnat, le FC Thoune, fort de six victoires consécutives. Les Grenats, invaincus depuis trois rencontres, espéraient poursuivre leur dynamique face à une équipe en pleine confiance.

Le fil du match

D’entrée de jeu, ce sont les hommes de Mauro Lustrinelli qui imposent leur rythme et mettent en difficulté le Servette FC. La rencontre s’installe ensuite dans une véritable bataille tactique, où aucune des deux équipes ne souhaite commettre la moindre erreur.

La première grosse alerte pour Jocelyn Gourvennec et les Grenats survient à la 12e minute, lorsque Valmir Matoshi se retrouve seul face à Joël Mall, sans toutefois cadrer sa tentative. Dès lors, les Thunois se montrent de plus en plus pressants, multipliant les situations dangereuses.

À la 40e minute, Kastriot Imeri surprend la défense genevoise en jouant rapidement un coup franc. Elmin Rastoder dévie le ballon et trompe le portier chypriote (0-1).

Servette a l’occasion d’égaliser juste avant la pause sur une contre-attaque éclair, mais David Douline, pourtant seul, voit sa frappe frôler le poteau de Niklas Steffen.

Au retour des vestiaires, une nouvelle fois sur coup de pied arrêté, le leader du championnat double la mise. Marko Bürki s’élève plus haut que tout le monde et place une tête victorieuse pour battre Joël Mall (0-2).

À peine entré en jeu, Ablie Jallow se procure la première véritable occasion grenat de la seconde période en fracassant la barre transversale depuis l’entrée de la surface. Ce sera cependant son seul fait marquant, puisqu’il est expulsé cinq minutes plus tard pour un geste d’humeur, synonyme de carton rouge direct.

Fraîchement entré également, Nils Reichmuth enfonce le clou à la 88e minute d’une frappe enroulée qui heurte le poteau avant de terminer au fond des filets (0-3).

Dans les dernières minutes, Servette obtient un penalty, transformé par Jamie Atangana pour sauver l’honneur – son premier but en professionnel. Mais il est déjà trop tard pour espérer un retournement de situation (1-3). 

Impuissants face à une équipe qui “se trouve les yeux fermés et à qui tout réussit” les Grenats n’ont jamais réellement trouvé la solution face à un FC Thoune sûr de sa force. Alors que les récentes prestations laissaient entrevoir un regain de confiance, Servette est cette fois totalement passé à côté de son match. Jocelyn Gourvennec a encore du travail pour remettre son équipe sur les rails.

 

Photo : Maxime Sallin 

 

 

Servette-Sion: Un derby fou à la Praille, mais pas de vainqueur

Servette-Sion: Un derby fou à la Praille, mais pas de vainqueur

Le Servette FC recevait le FC Sion ce samedi au Stade de Genève pour un derby romand annoncé serré. Cinquièmes au classement, les Sédunois affrontaient des Grenats neuvièmes, désireux de confirmer après leur victoire face à Saint-Gall. Mais comme souvent dans un derby, le classement importait peu. Après une minute d’applaudissements en hommage aux victimes de Crans-Montana, place au jeu.

Le fil du match

La rencontre débute avec un Servette FC entreprenant, bien décidé à confirmer sa bonne fin de match du week-end précédent. En conférence de presse la veille, Jocelyn Gourvennec avait insisté sur la nécessité de mieux entamer les rencontres. Pourtant, contre le cours du jeu, c’est le FC Sion qui ouvre le score dès la 4e minute : après un débordement de Numa Lavanchy, sa frappe est déviée par Steve Rouiller et termine sa course au fond des filets.

Les Servettiens réagissent rapidement. Sur un centre de Lilian Njoh, Jérémy Guillemenot reprend de la tête, mais le ballon passe de peu à côté des montants d’Anthony Racioppi. Dès lors, les Grenats multiplient les offensives et se projettent vers l’avant à la recherche de l’égalisation, sans parvenir à concrétiser.

Il faut attendre la 25e minute pour voir le stade exulter. Timothé Cognat glisse parfaitement le ballon dans la profondeur pour Njoh, dont le centre trouve Miroslav Stevanovic, qui trompe le gardien sédunois.

Dix minutes plus tard, à la 35e, Jérémy Guillemenot fait exploser de joie tout le Stade de Genève en inscrivant son 7e but de la saison.

Au retour des vestiaires, ce sont les Sédunois qui se montrent les plus entreprenants. Leur domination est récompensée à la 58e minute : Numa Lavanchy reprend un centre mal repoussé par la défense servettienne et permet au FC Sion d’égaliser.

Les hommes de Didier Tholot ne s’arrêtent pas là et continuent de se montrer les plus dangereux. Le Servette FC, légèrement remanié par son entraîneur, semble alors en difficulté et ne parvient plus à se créer la moindre occasion depuis la reprise.

Contre toute attente, suite à une combinaison parfaitement exécutée, conclue par Ablie Jallow, les Grenats reprennent l’avantage et mènent 3-2 à cinq minutes de la fin du temps réglementaire.

Mais le FC Sion n’a pas dit son dernier mot et égalise en toute fin de rencontre par l’intermédiaire de Winsley Boteli, formé au Servette FC. Ce dernier vient célébrer sous la tribune nord. 3-3 le score en restera là. 

Le tournant du match

L’ouverture du score du FC Sion, contre le cours du jeu dès la 4e minute, n’a pas abattu Jocelyn Gourvennec et ses hommes, bien au contraire. Les Servettiens ont affiché une détermination et une dangerosité rarement vues cette saison, inscrivant deux buts pour prendre l’avantage avant la pause.

Le joueur du match :

La veille en conférence de presse, Jérémy Guillemenot confiait qu’Anthony Racioppi était un bon ami et qu’il n’hésiterait pas à le chambrer en cas de but et de victoire servettienne. Le but, c’est fait. Reste désormais à chambrer.

Les 10’212 spectateurs présents à la Praille n’ont pas eu le temps de s’ennuyer. Dans un derby qui a tenu toutes ses promesses — buts, engagement, combativité et spectacle — seule la victoire a manqué aux Grenats, beaucoup de choses encourageantes, reste à corriger la phase défensive pour la suite. 

 

Photo : Luca Giraud

 

 

Marco Burch présenté : Gourvennec veut plus de solidité

Marco Burch présenté : Gourvennec veut plus de solidité

Présent en conférence de presse ce vendredi, Jocelyn Gourvennec a détaillé les raisons qui ont poussé Servette à se renforcer durant le mercato hivernal avec l’arrivée de Marco Burch, défenseur central en provenance du Legia Varsovie. Une recrue ciblée, pensée dans la continuité d’une première partie de saison jugée insuffisante sur le plan défensif.

Le marché de janvier, l’entraîneur grenat le sait, est rarement simple. « Réussir à faire venir des joueurs qui jouent beaucoup dans leur club n’est pas évident, surtout sans moyens importants », a-t-il rappelé. Dans le cas de Marco Burch, il ne s’agit d’ailleurs pas d’un transfert à proprement parler. Le joueur arrivait à six mois de la fin de son contrat et son club n’était pas opposé à un départ. « Les planètes se sont alignées », résume Gourvennec.

Les discussions se sont accélérées en décembre. Le coach a rapidement échangé avec le joueur afin de confronter leurs ambitions respectives. « J’avais besoin de savoir ce qu’il voulait faire, et lui avait besoin de comprendre comment on comptait l’utiliser. À partir du moment où on se rejoignait, les choses se sont faites assez vite. » Résultat : Burch a pu intégrer le groupe dès la reprise et participer au camp de préparation.

Un renfort assumé en défense centrale

Ce recrutement répond avant tout à un besoin précis. « On a pris un peu trop de buts sur la première partie de saison », concède l’entraîneur. Un constat lié à l’équilibre collectif, mais aussi aux performances individuelles. « Quand c’est comme ça, on doit prendre nos responsabilités et renforcer les postes où le niveau n’a pas été suffisant. »

L’arrivée de Burch doit apporter davantage de solidité, mais aussi créer de l’émulation. « La concurrence fait partie des leviers pour faire hausser le niveau. » Le message est clair : personne n’est installé durablement.

D’autres ajustements restent possibles d’ici la fin du mercato, même si Gourvennec insiste sur une approche mesurée. « Il ne s’agit pas de recruter pour recruter. On veut faire évoluer l’effectif intelligemment, en fonction des moyens dont on dispose. » Les mouvements de l’été, les blessures et certains souhaits de départ ont modifié la configuration initiale de l’effectif, obligeant le club à réévaluer certaines situations.

Pourquoi Marco Bruch ?

Le profil du nouveau défenseur n’est pas le fruit du hasard. « Son nom était déjà sur la table lors de l’intersaison », rappelle le coach. Cette fois, les conditions étaient réunies. Gourvennec apprécie notamment sa lecture du jeu, sa sobriété et son sens de l’anticipation. « Il est bon dans les duels, toujours en alerte, pragmatique. Il fait des choses simples et efficaces. On avait besoin de ce profil. » Encore jeune, Burch possède déjà une certaine expérience, connaît bien la ligue et a porté le brassard de capitaine par le passé. « Pour moi, c’était une évidence. » conclu l’entraineur.

Burch : « Mon objectif est d’aider l’équipe à remonter »

Présenté ensuite à la presse, Marco Burch s’est dit très heureux de son arrivée à Genève. « Je me sens bien ici. Les discussions ont été très bonnes et j’ai eu un bon feeling. » Un retour en Suisse qui a sens pour le joueur, tant sur le plan personnel que sportif.

De son côté, Marco Burch s’est dit « très heureux » de son arrivée à Genève. Fort de son expérience en Pologne, il souhaite aider Servette à « gagner des points et remonter au classement ». Le défenseur se dit prêt à jouer dès ce week-end, sous réserve de qualification.

 

 

Servette s’incline dans la douleur

Servette s’incline dans la douleur

Le Servette FC recevait le FC Lausanne-Sport ce mercredi 14 janvier. Le SFC restait sur une victoire, une défaite et trois matchs nuls lors de ses cinq dernières rencontres. De son côté, Lausanne ne présentait pas un bilan plus reluisant, avec deux défaites, deux matchs nuls et une victoire. Mais dans un derby, les statistiques comptent peu : un derby ne se joue pas, il se gagne, place au match ! 

Le fil du match

La rencontre débute sous le coup de l’émotion. Les deux équipes se jaugent et aucune ne prend réellement l’initiative. Après un premier avertissement lausannois, les Grenats se créent la première occasion de la partie : Samuel Mraz place une tête qui frôle le montant de Karlo Letica.

Le match est ensuite haché, peu rythmé et pauvre en occasions. La nervosité est palpable, chacun cherchant avant tout à éviter l’erreur. À la 30e minute, on ne recense que trois tirs au total, aucun cadré. Malgré ce faible spectacle, le public reste pleinement derrière son équipe.

Tout bascule à la 37e minute lorsque Mardochée Miguel est expulsé après un deuxième carton jaune pour simulation. Les Grenats devront évoluer à dix pendant plus d’une heure, et l’on peut alors s’interroger sur les ajustements que Jocelyn Gourvennec opérera à la pause.

La plus grosse occasion de la première période intervient à la 45e+1 : sur un corner de Lilian Njoh, Lamine Fomba reprend de la tête, mais le portier lausannois parvient à stopper le ballon sur sa ligne.

Au retour des vestiaires, l’entraîneur genevois modifie effectivement son plan de jeu. Théo Alix remplace Lamine Fomba, déjà averti. Bien que réduits à dix, les Servettiens conservent la maîtrise du ballon et se montrent les plus dangereux face à un Lausanne-Sport attentiste.

À la 64e minute, le FC Lausanne-Sport obtient un coup franc tiré par Sékou Fofana. À la suite d’une déviation de Florian Ayé, tout juste entré en jeu, le ballon termine au fond des filets genevois (CSC). Deux minutes plus tard, sur un coup franc similaire mais cette fois en faveur de Servette, le ballon vient s’écraser sur le poteau.

Dans la première minute du temps additionnel, Lausanne se montre encore menaçant, mais Joël Mall se distingue en repoussant plusieurs tentatives adverses. Le score n’évoluera plus jusqu’au coup de sifflet final et les grenats s’inclinent 0-1.

Le tournant du match

Le but lausannois agit comme un électrochoc pour les Servettiens. Piqués au vif, ils se projettent davantage vers l’avant et se procurent plusieurs occasions, sans toutefois parvenir à concrétiser. 

Le joueur du match :

Le public genevois. Les 8’122 spectateurs présents ont marqué la soirée, d’abord par la minute de silence et les applaudissements en hommage aux victimes de Crans-Montana, puis par leur soutien constant malgré le froid et le manque de réussite du SFC. À noter également que les cautions des verres en tribunes Est et Nord seront reversées à une association venant en aide aux grands brûlés.

« Réussite » : c’est le mot qui revient dans la bouche des deux entraîneurs au coup de sifflet final. Peter Zeidler reconnaît que son équipe a bénéficié d’une large part de réussite face à cette « belle équipe du Servette ». De leur côté, Jocelyn Gourvennec et Anthony Baron évoquent la nécessité de « faire le dos rond », de continuer à travailler, convaincus que la réussite finira par tourner. Les Grenats n’ont toutefois pas le temps de ruminer cette défaite dans le derby : ils seront déjà de retour sur le terrain dimanche à 14h00 face au FC Zurich.

 

Photo : Julien Thurnherr