À la veille d’un derby face au FC Sion, le Servette FC avance avec une conviction claire : le contenu est en progression, mais il est temps de transformer les bonnes intentions en victoires.
La semaine a suivi une méthode désormais bien rodée. Analyse du dernier match, identification des points forts et des axes d’amélioration, puis adaptation au profil de l’adversaire. « C’est toujours un mélange des deux », résume Jocelyn Gourvennec : consolider les automatismes et orienter certaines séquences vers les spécificités du week-end.
Face au FC Sion, le défi est identifié. Une équipe stable, cohérente, qui se connaît parfaitement et qui performe. « Il y a peu de changements dans leur effectif, on sent qu’ils se trouvent facilement sur le terrain », souligne le capitaine Steve Rouiller.
Les Valaisans arrivent en confiance après avoir battu de grosses équipes comme le FC Bâle ou les BSC Young Boys. Offensivement, ils peuvent compter sur un attaquant en pleine réussite, Rilind Nivokazi, solide dans les duels et redoutable dans la surface.
Un souvenir non digéré
Le souvenir du dernier affrontement reste amer : un 3-3 concédé dans les dernières secondes. « Deux points de perdus », glisse-t-on côté grenat. Depuis, Servette a gagné en solidité. L’équipe perd moins, les données physiques sont meilleures, l’intensité à l’entraînement a augmenté.
Mais le constat est lucide : il manque encore « un petit truc » pour faire basculer les matchs. « On est frustrés des résultats. Maintenant, c’est à nous de gagner à la maison », insiste Rouiller. Car cette saison, les victoires à domicile se font attendre.
L’objectif est clair : enclencher une série, surtout à l’approche de deux rencontres rapprochées. « Il n’y a que nous qui pouvons décider du sort des matches », martèle le capitaine.
Retrouver une solidité défensive
Avec 55 buts encaissés depuis le début du championnat, la fragilité défensive a pesé lourd. Entre erreurs individuelles, responsabilité collective et manque de stabilité dû aux blessures et aux changements de composition, les raisons sont multiples.
Pourtant, les signaux sont encourageants. « Il y a moins de fébrilité », estime Rouiller. La clé ? « Être encore plus concentrés, plus forts dans les duels, mieux communiquer. » Dans un championnat où l’impact physique est constant, l’exemplarité doit venir de derrière.
A noter que nous avons vu Dylan Bronn en béquille. Cela s’annonce préoccupant d’après le coach, “ Il doit faire des examens pour déterminer la blessure exacte, mais ça ne sent pas bon”.
L’état d’esprit avant tout
Dans un contexte parfois frustrant, le rôle des cadres est essentiel. « Si les plus anciens baissent la tête, ça envoie un mauvais message », rappelle le capitaine. Positivité, envie de mieux faire, intensité à l’entraînement : le groupe reste mobilisé.
Dans le vestiaire, chacun prend la parole. Mais au-delà des discours, c’est l’attitude sur le terrain qui fera la différence. « On doit mettre de l’intensité d’entrée et montrer qu’on est à la maison. »
Servette sait qu’il progresse. Face à un Sion sûr de sa force, le défi est clair : ajouter les pourcentages qui manquent, faire preuve de constance du début à la fin… et enfin transformer la confiance affichée en victoire.
Quand on lui demande s’il est confiant pour demain, sa réponse est simple :
« Toujours. »
Reste maintenant à Jocelyn Gourvennec et ses hommes de démontrer qu’il y a du progrès tant dans le jeu que dans les résultats, à commencer par demain 20h30.

