Romain Molina “Gérard Bonneau ? Une référence en France”

Romain Molina “Gérard Bonneau ? Une référence en France”

Romain Molina est un journaliste résidant en Andalousie et qui a déjà écrit bon nombre de livre traitant du football. On citera notamment «Galère Football Club», la «Mano Negra» ou encore «Edinson Cavani El Matador» . Sa chaîne YouTube qui regroupe de nombreuses anecdotes sur la facette noir du football vaut la peine d’être visionnée. À contre courant du journalisme à sensation, Romain a accordé une interview à Servettiens.ch afin de discuter du foot Suisse et de sa surprise de voir quelqu’un comme Bonneau débarquer dans le club grenat.

L’interview est aussi à retrouver sur ITunes :

https://podcasts.apple.com/ch/podcast/romain-molina-g%C3%A9rard-bonneau-une-r%C3%A9f%C3%A9rence-en-france/id1380317660?i=1000465284180&l=fr

Genferei

Genferei

Le Stade de Genève va donc passer au terrain synthétique. Mais que s’est-il passé pour que le club formule une telle demande à l’Etat et à la Fondation pour changer de type de terrain ?

Il faut d’abord rappeler que la fondation Hans-Wildorf a généreusement investi 5 millions de francs suisses en 2016 pour la « Rolls Royce » des pelouses ! Finalement, nous pouvons plutôt l’appeler « la Fiat Multipla » des pelouses. En effet, cette comparaison serait plus judicieuse si on regarde son état actuel. Le terrain si beau et parfait qu’on a reçu de la fondation propriétaire du club s’est transformé à des tranchées semblables de la guerre 14-18.

On ne joue pas qu’au football à la Praille. Il y’a le Servette Rugby Club. Nous pouvons remercier « le prince du Québec » Mr.Quenenc d’avoir eu cette brillante idée. On peut comprendre qu’il était indispensable à l’époque pour un club de DIXIEME division française de jouer dans un stade de 30’000 places. Aujourd’hui, le club est en cinquième division et les matchs se jouent évidemment à guichet fermé… On comprend donc pourquoi la faible affluence du dernier SFC-Thoune. Heureusement que notre bien-aimé Majid Pishyar n’a pas créé le Servette Cricket Club. 

Certain pointent l’incompétence des différents jardiner qui ont entretenu la pelouse. Mais ils ont tous affirmé qu’ils manquaient de moyen. « Parfois, je devais venir avec mes propres outils. reprend Patrice Robin. Il n’y avait rien, car on ne me donnait rien, ou pas assez. Je n’avais ni pelle ni râteau, alors je prenais tout ça chez moi.» (Le Matin, 2014) Quel triste constat quand on voit que les pelouses de certains grands clubs historiques de la Ligue de la bière (Cinquième ligue) sont mieux entretenues que celle du Servette. 

Le club affirme que la votation du Pré-du-Stand a accéléré la démarche du terrain synthétique. Le SFC pensait donc que le chantier se finirait en 6 mois ? On aurait pu trouver un mensonge plus crédible. Par exemple que les différentes propagations de champignon subi par la pelouse aient donné source à une variante mutante du coronavirus et qu’il était donc impératif de passer sur un synthétique. 

Il nous reste encore quelque mois pour profiter de l’odeur de la pelouse. Le point positif qu’on pourrait tirer de ce synthétique et qu’il pourrait peut fournir un prix au club cette année, celui du Genferei 2020…

Nilasan GEORGE

Le synthétique

Le synthétique

A l’époque, alors que j’étais jeune et déjà très charismatique, je me rendis pour la première fois au Stade des Charmilles. En rentrant dans cette enceinte qui deviendra mon QG pour de nombreuses années, une chose me frappa : la nullité de Fabrizio Bullo et d’Alain Gaspoz mais surtout une odeur ! Celle de la pelouse. À cette époque pas si lointaine jouer sur une autre surface semblait être une douce hérésie. C’est toujours le cas dans certains pays comme l’Angleterre. Parler de gazon synthétique à un anglais c’est comme prononcer « Huitante » à Genève et cela engendrera la même sentence : Une salade de phalange à pleine puissance histoire d’éduquer le triste individu en question.

Seulement voilà, les choses ont évolué, le fléau du synthétique à commencer à se répandre un peu partout enlevant une partie de l’identité du football. La devise est simple « l’économie a toujours raison ». C’est ainsi que l’on accepte de vendre son âme à cet infâme gazon pour faire plaisir à Micheline de la Compta’. Évidemment, le financier est comme un adversaire du PSG en huitième du finale de la Ligue des Champions: il gagne toujours!  On ne se soucie pas de savoir les conséquences de l’aspect sportif… Les joueurs qui ne sont pas du tout enclin face à ce changement imminent à l’image de Varol Tasar qui s’exprimait dans la Tribune de Genève suite à la victoire face à Neuchâtel Xamax

C’était un combat, comme à chaque fois que nous évoluons là-bas. Le synthétique rend toujours le match plus compliqué pour moi, mais je suis content d’avoir pu inscrire le 2-0 et d’avoir pu permettre à mon équipe de s’imposer grâce à celui-ci.

Avoir cela à la Praille ? Non merci !

Et le club dans tout ça?

Si vous avez la chance de me côtoyer vous savez probablement que je suis pas le dernier quand il s’agit d’être critique envers Servette. Pour cette fois je vais m’abstenir car le club a pris la solution la plus facile. Effectivement, elle ne m’enchante pas mais cela ne serait que provisoire. Après la votation avortée du pré-du-Stand, le club n’avait pas de plan B il a donc fallut trouver une solution d’urgence là ou les politiques ont encore une fois fait usage de leur arme privilégiée à savoir: Fermez les yeux et ne surtout rien faire.

Un RDV prévu avec la fondation cette semaine !

En faisant abstraction de l’aspect éthique, il faut bien aller dans le sens du pragmatisme au détriment de la vision romantique et utopiste que je peux avoir de la situation.  La solution de ce nouveau gazon semble de plus en plus probable. La faute à une république genevoise dont la priorité se trouve plus dans le fait de changer des panneaux plutôt que de s’occuper de problèmes un brin plus urgent, comme un centre d’entrainement pour le Servette FC par exemple… Néanmoins sachez que la Fondation est absolument contre ce changement de surface de jeu et qu’une réunion aura lieu cette semaine pour valider ou pas ce changement de gazon. Pour terminer une figure emblématique a un jour eu une réflexion que je vais me permettre de lui emprunter « Les évolutions ne sont pas toujours gages de bonnes idées, elles doivent être combattues quand ces dernières sont funestes »

Crédits photo : Radio Lac

L’affaire des emplois fictifs du Servette

L’affaire des emplois fictifs du Servette

Je promets la Promotion League, pardon la Champions League

Aujourd’hui, Servette est dans une situation stable et pérenne. Le club est cinquième de Super League, les dirigeants et le staff technique sont assez compétents et nous fournissent un travail de qualité, comme nous le montrent Gérrard Bonneau et Alain Geiger. Il fut d’un temps où ce n’était pas le cas, lors de la période sombre de Hugh Quennec.

Le magicien canadien avait donné une partie de la gestion sportive du club à un certain Piero Bobio, plus précisément dans un emploi fictif qui se nommait “Coordinateur sportif du Servette FC “. Son talent de recrutement avait réussi à ramener un joueur qui évoluait en huitième division italienne en test chez les Grenat. Le joueur en question était en surpoids et rencontrait des difficultés à jongler avec un ballon. Des sources internes du club ont fait état de crises de fou rire au centre d’entrainement des Evaux (non, non ce n’était pas ironique).

Le pire reste à venir. ” Le Jorge Mendes du pauvre” pensait obtenir un partenariat avec le club brésilien de Fluminense. Les supporteurs Servettiens se réjouissaient de voir de nouvelles pépites brésiliennes jouer au « Maracanã Hélvétique » plus connu sous le nom de Stade de Genève. Le Mendes Genevois prit l’avion pour le Brésil et à son arrivé, il remarqua que le partenariat n’était avec celui qu’il pensait mais avec une section amateur de la favela…

” J’ai passé de belles vacances au Brésil”

Hugh Quennec avait créé un deuxième « emploi fictif ». Il était pour “le Karius Thurgovien” Zuberbühler. L’ancien gardien de la Nati était en charge de la direction technique du club. Son bel accent Suisse-allemand doit la venue d’un joueur qui aura traumatisé le public de la Praille : un certain Rolland Muller, gardien titulaire de la redoutable équipe des Philippines ! Il aura réussi à commettre plus de boulettes et d’interventions de MMA que d’arrêts sur sa ligne de but. 

Le dernier « emploi fictif » était attribué à Julian Jekins, un mélange entre le physique de Léonardo Di Caprio et d’un certain Marc Roger. Il occupait le poste de directeur Général du club Grenat. On lui doit la venue de l’entraîneur Gallois Kevin Cooper. Dans une interview sur Léman Bleu fin décembre, l’ancien président Didier Fischer revenait sur un des moments les plus difficiles de sa présidence : « Je suis rentré dans les vestiaires de la mi-temps en Promotion League quand on perdait 2-0 contre Breitenrain, Cooper parlait mais personne ne comprenait l’anglais … »  

Le tout était orchestré par le grand connaisseur du foot Mr Hugh Quennec. Sans lui, nous n’aurions pas connu la folie de la Promtion League. Il nous aura fait découvrir, une direction et un entraîneur qui ne parlaient qu’Anglais (très utile pour la Challenge League), Un coordinateur sportif et un directeur technique qui avaient la même compétence professionnelle d’une personne au chômage depuis 65 ans. Cette période est désormais loin derrière nous grâce à l’excellent staff actuel du club, le temps des emplois fictifs au Servette est une époque révolue !

Nilasan George

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