Yverdon Sport – Servette FCCF (0-2) : une belle manière de finir l’année!

Yverdon Sport – Servette FCCF (0-2) : une belle manière de finir l’année!

Pour son dernier match de 2022, c’est du côté d’Yverdon que le Servette FCCF s’est rendu. Dans un froid glacial, les Grenat ont cueilli facilement sa 10ème victoire en 10 matchs en disposant des Vaudoises sur le score de 2-0. Un résultat probant, mais attendu, qui a été possible grâce à l’inévitable Natalia Padilla et son neuvième but de la saison.

Au grand froid une petite foule. Ou c’est la gueule de bois suite à la qualification de la Suisse qui a fait fuir le public. On ne saura jamais. Quoiqu’il en soit, le sympathique Stade Municipal était tout de même garni de quelques spectateurs pour soutenir des Yverdonnoises qui pointent au dernier rang, avec seulement un point marqué et plus de trente buts encaissés. C’est bien faible pour affronter l’ogre Servettien et cela se constate dès le début du match où Paula Serrano est déjà proche de marquer (3e). Malgré un début de match un peu poussif, ce qui n’est pas dans son habitude, Servette s’imposera tout de même face à une équipe qui a cadré moins de dix fois en dix match selon un supporter local. Et on peut le croire, vu la faiblesse de l’opposition du jour qui fut maintenue à flots par la talentueuse gardienne Gilianne Roch. 

Pour mettre en place son jeu et battre cette équipe, Servette a pu s’appuyer sur un excellent milieu de terrain qui distille les joueuses sur les ailes. C’est aussi sur cette partie du terrain que se distingue la capitaine Élodie Nakkach qui, d’une frappe limpide et lointaine terminant sur le poteau, alerta une première fois Yverdon Sport (11e). Ce sera seulement quelques minutes plus tard que le deuxième boulet de canon envoyé des 30 mètres par la Marocaine aura son effet : la lucarne est nettoyée et cela fait 1-0 pour les visiteuses (18e). Dans la foulée, Natalia Padilla confirme sa bonne forme avec un subtil but de la tête suite à un centre venu de la gauche (19e). Puis, plus rien…

Une deuxième mi-temps insipide

Malheureusement, la deuxième mi-temps n’est plus du même acabit que la première, lorsque différentes joueuses s’étaient mises en avant (Paula Serrano à la 31e, Alice Berti à la 42e). Car effectivement, il n’y eu qu’un penalty provoqué par Marta Peiro à la 90e pour espérer aggraver le score. Aggraver, oui, car malheureusement Padilla s’est ratée en tirant en plein sur Roch. Du côté d’Yverdon, les quelques incursions n’auront jamais à alerté Laura Droz, titularisée pour conclure l’incroyable série de 10 matchs sans défaites en championnat.

Pour conclure, on soulignera l’entrée en jeu de Marta Peiro afin qu’elle puisse jouer ses dernières minutes en Grenat. La rumeur circulait dans les travées du stade et elle fut confirmée par l’entraîneur Grenat en fin de rencontre. Si la joueuse espagnole semble rester dans l’organisation servettienne pour la suite de sa carrière, elle ne foulera plus les terrains en raison de sa maladie diagnostiquée l’an dernier. L’endométriose aura eu raison de la carrière de la sympathique attaquante, mais elle laissera un souvenir impérissable de professionnalisme au sein de la maison servetienne. La célébration offerte par ses coéquipières en fin de match aura été le plus bel hommage qui aurait pu lui être fait.

Merci Marta, et belle suite!

Le Onze Grenat

Droz; Filipa, Spälti, Felber, Hurni (62e Peiro); Nakkach (78e Tufo), Serrano, Clémaron (62e Mauron); Bourma (46e Schnider), Padilla, Berti (78e Korhonen). Entraîneur : Éric Sévérac.

Les Buteuses

Nakkach (18e)

Padilla (19e)

FC Aarau Frauen – Servette FCCF (0-4) : championnes d’automne!

FC Aarau Frauen – Servette FCCF (0-4) : championnes d’automne!

Ce samedi, le Servette FC Chênois Féminin a cartonné contre le FC Aarau en remportant ce match à l’extérieur 4-0. Les Grenat remportent leur neuvième match de championnat etse positionnent en tête du classement à une semaine d’affronter Yverdon Sport pour le dernier match avec la pause hivernale.

À première vue, ce déplacement en terres argoviennes pouvait s’apparenter à un piège car les équipes supposées plus faibles peuvent toujours créer l’exploit. Il suffit de voir comment l’Arabie Saoudite a mis un terme à l’incroyable série de matchs sans défaite de l’Argentine en Coupe du Monde pour se dire que tout est possible dans le football. Fort heureusement, Sandrine Mauron et ses coéquipières ont mieux géré la pression que l’Albiceste en reportant dignement son neuvième match de championnat sur le score sans appel de quatre buts à zéro. Quatre réalisations portant le sceau de l’incontournable Natalia Padilla qui a enregistré deux unités de plus dans son total de buts marqués cette saison. Son premier, marqué dans un mouchoir de poche suite à des renvois successif de la défense, aura su débloquer la rencontre à la demi-heure de jeu. Le second, marqué de la tête en deuxième mi-temps aura su enfoncer le clou d’une rencontre pas si simple que cela (80e). Padilla, une vraie « game changer ». Avant cela, quelques tentatives ont eu lieu, surtout en première mi-temps, avec les remarquées Fabia Reinschmidt et Sara Nilsson du côté du FC Aarau. Toujours sur ses gardes, Ines Pereira a toutefois repoussé les tentatives argoviennes qui furent toutefois téléphonées. Outre le but de Padilla, Agata Filipa s’est mise en évidence en première mi-temps avec un tir sur la latte (19e).

Dans une seconde-mi temps finalement maîtrisée, Daina Bourma a surgit de son côté droit pour asséner le coup de massue au FC Aarau d’un tir bien placé dans la lucarne (64e). Hormis la réussite de la tête par Padilla (80e), Maéva Clémaron s’est également joint à la fête dans les arrêts de jeu avec un but tout en finesse suite au renvoi de la gardienne Noemi Benz. Celle qui a fêté récemment ses trente ans comptabilise désormais cinq buts en championnat.

Demeurer sur le trône 

Cette neuvième victoire de rang offre à Servette le privilège de s’asseoir sur le trône en tant que leader de l’AXA Women Super League et être affublé du statut de championnes d’automne. EN effet, avec six points d’avance face au FC Zürich, ce dernier ne peut rattraper le club Grenat avant la reprise en février prochain. 

Même si les playoffs instaurés en fin de saison peuvent changer le cours d’une saison, au mauvais souvenir de la défaite en juin dernier contre un FC Zürich, il n’empêche que Servette a démontré durant ce premier tour que l’équipe était à prendre très au sérieux dans la course au titre. Avec 28 buts marqués en 9 matchs, l’équipe d’Éric Sévérac maintien un rythme insoutenable pour ses adversaires avec plus de trois buts marqués par matchs. Cela s’est confirmé donc samedi dernier face au FC Aarau. Derrière, la charnière défensive reste imperturbable comme l’en témoingne le nouveau blanchissage opéré par Ines Pereira et ses coéquipières, dont Natalia Spälti et Thaïs Hurni qui ont été titularisées pour cette rencontre. Une preuve que le coach Sévérac fait un peu plus tourner son effectif ces derniers temps afin de capitaliser sur toutes les forces en présence. Outre Daina Bourma et Paula Serrano qui retrouvent des couleurs ces derniers matchs, on peut noter également l’agréable surprise de l’entrée de la jeune Elisabeth Ondobo-Mouagang en fin de rencontre à la place de l’italienne Alicia Berti. Une occasion de montrer que la formation servetienne a de beaux jours devant elle.

Le dernier match avant la pause hivernale se déroulera la semaine prochaine face au dernier du classement, le Yverdon Sport. La rencontre aura lieu samedi 3 décembre à 16h au Stade Municipal d’Yverdon. Le rendez-vous est pris pour fêter une équipe qui pourra se targuer d’être restée invaincu ce premier tour!

Le Onze Grenat

Pereira; Filipa, Spälti (86e Felber), Stahl, Hurni; Clémaron, Mauron (56e Tufo), Serrano (C) (72e Nakkach); Bourma (72e Peiro), Berti (86e Mouagang), Padilla. Entraîneur : Éric Sévérac.

Les Buteuses

Padilla (31e, 80e)

Bourma (64e)

Clémaron (90e+3)

FC Aarau Frauen – Servette FCCF : maintenir le rythme avant la pause hivernale

FC Aarau Frauen – Servette FCCF : maintenir le rythme avant la pause hivernale

Galvanisé par sa large victoire en Coupe de Suisse sur le terrain du FC Wil (1-9), le Servette FCCF se remet en selle ce samedi 26 novembre à 16h30 dans le cadre du championnat d’AXA Women Super League. Leur adversaire du weekend, le FC Aarau Frauen qui jouera à domicile, semble être une formalité. Mais gare aux équipes mal classées, elles peuvent toujours créer la surprise.

7èmes du classement général, juste devant le FC St-Gallen, le FC Rapperswil-Jona et Yverdon Sport FC, les Argoviennes sont à la traîne depuis huit matchs joués. En effet, avec 9 petits points marqués seulement, le club suisse-allemand est à 15 points du Servette FC Chênois Féminin. Autant dire, un gouffre s’est crée entre ces deux équipes aux budgets et objectifs évidemment différents. Et le gouffre n’est pas que comptable : la dynamique actuelle est opposée. Servette surfe sur huit succès de rang tandis qu’Aarau reste sur une série peu convaincante avec une défaite récente face au FC Zürich (3-0), puis un match nul face aux cancres de la classe Yverdon Sport (1-1). Leur courte victoire 2-1 mi-octobre contre le FC Rapperswil (9ème) laisse également planer le doute sur les capacités du club argovienne de se surpasser au cours de cette saison.

L’attaque et la défense aux abois

Toujours du côté du FC Aarau, l’attaque est famélique. Avec 9 pions inscrits, l’équipe entraînée par Charles Grütter marque à peine un but par match. D’ailleurs, seulement deux buteuses se mettent en évidence avec Joy Steck (4 buts) et Sara Nilsson (3 buts) qui tiennent à elles seules le secteur offensif rouge et noir. Cette situation laisse le Servette FCCF en pleine possession de ses moyens pour aborder défensivement ce match, d’autant plus que la charnière centrale constituée de Laura Felber et Kattalin Stahl donne pleinement satisfaction depuis le début de saison. Ce qui sera intéressant d’observer, c’est la capacité de l’équipe d’Éric Sévérac de réitérer son excellente production offensive depuis le début de saison, et magnifiée en Coupe de Suisse la semaine dernière avec des réalisations de l’incontournable Natalia Padilla (3 buts), Cassandra Korhonen (2 buts), Sandrine Mauron, Paula Serrano ou encore Daina Bourma.

Avec 14 buts encaissée, la défense du FC Aarau tient quelque peu le choc comparé à ses adversaires directs au classement. Mais ce ne sera peut-être pas suffisant face à l’attaque servetienne qui comptabilise pas moins de 24 buts depuis le début du championnat, soit trois buts par matchs marqués en moyenne. Parmi les meilleures buteuses, on compte évidemment Natalia Padilla et Maéva Clémaron avec 4 buts marqués chacunes : les internationales polonaise et française sont des pions essentiels du dispositif de l’entraîneur Grenat.

Malgré les faibles qualités de Aarau, la prudence est de mise. Il ne faudra pas prendre ce match à la légère pour les protégées d’Éric Sévérac, qui ne peut compter sur Malena Ortiz qui a subit une grave blessure à l’entraînement. Toute l’équipe de servettiens.ch souhaite d’ailleurs à la joueuse espagnole un prompt rétablissement.

FC Wohlen – Servette FC (2-5 ap) : Les Grenat se sont fait peur !

FC Wohlen – Servette FC (2-5 ap) : Les Grenat se sont fait peur !

Après des succès contre le Stade Nyonnais et la Chaux-de-fonds, Servette se déplaçait à Wohlen, pensionnaire de 1ère Ligue Classic. Si les Servettiens se sont imposés sur un score fleuve, il aura fallu batailler 120 minutes.

Servette surclassé

Sur le papier, la rencontre était en tout point déséquilibrée. Servette, 2e de Super League affronte le timide FC Wohlen, 7e de 1ère Ligue. Alain Geiger a alors saisit l’occasion de faire reposer plusieurs de ses cadres tels que Frick, Clichy, Rouiller, Diallo ou encore Stevanovic. C’est avec une équipe remaniée que Servette débute ce match. Omeragic, habitué désormais à jouer les matchs de Coupe occupait les cages. En défense, une charnière centrale inédite Monteiro-Souare était alignée, le premier surfant sur son bon match contre YB et le second débutant pour la 1ère fois dans le onze de l’équipe première. Bauer et Baron, eux, occupait les côtés. Au milieu, suite au forfait de dernière minute de Cognat, un milieu Lélé Diba-Cespedes-Pflücke commençait la rencontre. En attaque, les habituels Fofana, Kutesa et Rodelin étaient chargés de l’animation offensive.

Mais au bout de seulement 12 minutes, Monteiro, trop laxiste sur Vogt laisse l’attaquant débordé pour finalement se placer sur son bon pied avant de tromper Omeragic d’une frappe tendue.

Servette n’arrive pas à sortir de sa moitié de terrain, dominé par le club argovie. 15 minutes plus tard, après une mauvaise passe en retrait de Rodelin et l’erreur d’anticipation de Monteiro qui avait on dirait bien la tête ailleurs ce jour-là, Servette concède un pénalty. Fort heureusement, l’attaquant de Wohlen trouve le poteau. Les grenat n’arrivent pas à mettre un pied devant l’autre et rentre tête baissée au coup de sifflet de la mi-temps.

À l’arrache

À la mi-temps, assez logiquement Monteiro, auteur d’un non-match, sort au profit de Vouilloz. Et à la 63e, les entrées de Magnin et Touati vont finalement faire beaucoup de bien à Servette. En effet, Touati, en remplaçant Lélé Diba, va permettre au club Grenat d’être beaucoup plus dangereux devant. Par sa vivacité et ses efforts, il obtient presque un pénalty à la 76e, mais l’arbitre de la rencontre, Monsieur Bieri, ne le voit pas de cet œil-là. Mais deux minutes plus tard: Délivrance! Fofana lâche une véritable bombe, un coup franc de 25m qui trompe le gardien argovien. Touati n’est ensuite pas loin de donner la victoire à Servette à la 85e, mais on en restera finalement à 1-1 au bout de 90 minutes et plus de 10 minutes de temps additionnel. Place aux prolongations!

Allez, on déroule!

Les jambes argoviennes ne vont pas tenir plus longtemps, déjà auteurs d’une très bonne prestation. Il ne faut que 2 minutes de prolongations pour que Cespedes trompe le gardien ukrainien, fraîchement entré en jeu. Touati, irrésistible depuis son entrée, finit par enfin provoquer un pénalty à la 100e, transformé par Kutesa. Pflücke achève les espoirs de Wohlen juste avant la pause, d’une frappe croisée. Wohlen revient à 4-2 à la 109e. Camara, Douline et Dias feront leurs entrée durant les prolongations et ce dernier sera même l’auteur du tout dernier but de la rencontre à la 117e. Servette s’impose donc 5-2, un score trompeur au vu de la physionomie de la rencontre. Servette aura souffert mais finalement l’important est là, la qualification pour les quarts est acquise.

Les hommes de Geiger ont pour objectif de viser quelque chose en Coupe de Suisse. L’équipe bénéficie d’un tirage plutôt clément car Servette se déplacera en mars à Rotkreuz pour les quarts de finale. Il s’agit là du dernier pensionnaire de 1ère Ligue encore en lice. Le club est actuellement 9e de celle-ci est a éliminé Schaffhouse cette semaine. Attention au match piège!

FC Zürich – Servette FC : finir en beauté

FC Zürich – Servette FC : finir en beauté

Il est l’heure. L’heure du dernier match des Servettiens en 2022. Mais également l’heure de se déplacer en terres zurichoises, pour y affronter la lanterne rouge.

Héros d’une saison, bravaches celle d’après

Le FC Zürich arrachait son treizième titre de champion suisse la saison dernière. Depuis, les choses ont changé. Les départs de Wilfried Gnonto, Assan Ceesay, Ante Coric se sont avérés trop importants et nombreux pour pouvoir rivaliser avec les autres cadors du championnat suisse. Avec leur nouveau coach, en le nom de Bo Henriksen, ancien entraîneur du célèbre club danois le FC Midtjylland (un passage d’une année peu concluant par ailleurs), Zürich version 2.0 a montré « du mieux », notamment en allant chercher deux points contre Bâle et YB, ou encore trois points face à Sion. Alain Geiger et Cie sont prévenus, ces Zürichois savent déjouer les équipes en forme. Encore faut-il que l’adversaire le soit… en forme.

Sur quel pied dansons-nous ?

Lorsque nous nous attendons à une solide performance, les hommes d’Alain Geiger ont souvent tendance à nous décevoir, à l’image du match de Coupe Suisse mercredi passé face à Wohlen, où Jeremy Frick et Cie ont eu du mal à imposer leur jeu. En revanche, lorsque nous nous attendons à un match compliqué, les Genevois se montrent alors à la hauteur : le match nul face aux Bernois témoigne de la solide performance grenate. De ce constat, volontairement caricaturé, une question se pose : quel Servette FC se déplacera dimanche 13 novembre à 14h15 au Stade du Letzigrund ? Le conquérant ou le conquis ? Difficile à dire.

Et les chiffres, ils disent quoi ?

Le FC Zürich n’a jamais remporté un match à domicile ce premier tour en Super League. Une victoire contre Servette mettrait fin à cette série noire et serait sûrement considérée, par les supporters, comme un cadeau de Noël avant l’heure. En revanche, ce même Zürich affiche un visage en phase défensive intéressant. Depuis cinq matchs, ils ont aligné trois blanchissages. Du côté genevois, les attaquants trouvent match après match une certaine efficacité. En revanche, ce qu’ils faisaient leur force en début de saison, à savoir leur défense, n’est plus aujourd’hui aussi certaine. Et encore davantage à l’extérieur. En effet, les Servettiens concèdent trop de chances de but (1,93xGA). La deuxième pire défense évoluant à l’extérieur du championnat. Une défense qui pourrait noircir la fin de ce premier tour, pourtant bien mené. Rendez-vous dimanche.

Servette FC- Young Boys (0-0) – Un Servette en berne contraint au nul

Servette FC- Young Boys (0-0) – Un Servette en berne contraint au nul

Si l’utopie du titre avait pu effleurer certaines personnes grâce à ce Servette solidement installé à la 2e place depuis quelques semaines maintenant, ce dimanche aura malheureusement probablement sonné la fin de ces espoirs.

Pourtant, celui-ci se fait plus insistant lorsqu’à la 18e minute, Itten, frustré, met une (petite) gifle au visage de Vouilloz. Carton rouge, Servette va évoluer à un homme de plus pendant plus d’une heure et quart. En cas de victoire, Servette peut revenir à 4 points de Young Boys et qui sait ce qui pourrait se passer lors de la seconde partie de saison.

L’occasion est idéale pour Servette qui, porté par 16’000 personnes, pourrait par la même occasion fêter comme il se doit le retour d’Imeri à Genève.

Mais voilà, en fait, cette expulsion est à peu près la seule émotion que les spectateurs vont avoir de l’après-midi. Servette incapable d’emballer le match, YB qui n’a pas à se livrer et qui se satisfait de garder ses 7 points d’avance au championnat, cela nous donne un match lancinant, avec des vagues de possession genevoise qui aboutissent presque systématiquement sur une passe trop longue, une frappe ratée ou un contrôle imprécis. 10 tirs, 1 frappe cadrée et c’est tout, voici le bilan genevois contre ces 10 bernois qui n’auront pas eu à souffrir tant que ça pour maintenir le score. Il y a bien sur le fac-à-face de Stevanovic face à Raccioppi qu’on regrettera longtemps avec ce ballon qui termine sur la barre mais au fond, Servette ne méritait pas de s’imposer ce dimanche. Il aura présenté une partition qui résume tout de cette première partie de saison: Une grosse solidité défensive, une nette possession mais un manque criant de justesse  technique dans le dernier et l’avant-dernier geste et, surtout, un manque général d’idée et de créativité dans les trente derniers mètres adverses.

La petite satisfaction de l’après-midi est qu’avec ce nul, Servette est quasiment certain de passer la pause liée à la Coupe du Monde à la 2e place du classement (Pour les en empêcher, il faudrait que Lucerne batte coup sur coup Bâle et YB cette semaine). Et cela, ça veut dire beaucoup. On sait d’où vient le club et ce qu’il a réussi à reconstruire en 4 saisons de Super League est tout de même très positif.

En plus de cette performance en championnat, Servette devra également donner un dernier coup de collier pour s’assurer des émotions supplémentaires en Coupe de Suisse, puisqu’il affronte Wohlen (1ère Ligue Classic, 4e division) ce mercredi pour le compte des 1/8e de finale. Une victoire  permettrait de s’assurer de disputer les 1/4 de finale au printemps et ce serait, mine de rien, un titre qui se rapprocherait un tout petit peu…

Les Notes

Frick (5): Très peu de travail pour le gardien genevois, ceci dû évidemment à la physionomie du match. Quelques rares interventions à faire qu’il a bien gérées et c’est tout. 

RAS pour Frick qui a tenu son rang.

Bauer (4): Il a plutôt bien géré le côté défensif, à l’exception d’une largesse permettant à Garcia de frapper en début de match. A 11 contre 10, heureusement d’ailleurs. Offensivement en revanche, ce fut faible. On attend plus d’un latéral lors d’un match comme celui-ci. En supériorité numérique, le latéral genevois aurait dû être beaucoup plus entreprenant dans les 30 derniers mètres. L’énergie et le dynamisme de Diallo auront manqué ce dimanche après-midi. Son match aura été à l’image de la performance du côté droit grenat: timide et peu percutant.

Remplacé par Magnin à la 85e minute. Le David Luiz genevois aura trop peu joué pour être noté mais a montré beaucoup d’envies et de disponibilité lors de sa présence sur le terrain.

Monteiro (6): Très à son affaire, le jeune Monteiro a montré des bonnes qualités de relance et d’audace balle au pied en n’hésitant pas à venir porter le ballon dans le camp bernois pour tenter de créer le surnombre, même si certaines passes n’auront pas abouties. Défensivement, il a dû être un calvaire à jouer pour les attaquants de YB sur les seuls ballons qu’ils ont reçu dans les pieds dos au but. Systématiquement au marquage, il aura permis de récupérer un grand nombre de ballons. 

Monteiro est une vraie alternative en cas d’absence d’un des titulaires au poste.

Vouilloz (6): Egalement solide défensivement, il a été malin en provoquant l’expulsion d’Itten qu’on pensait être le tournant du match à la 18e minute. En revanche, malgré son expérience supérieure de ce niveau de jeu, il s’est placé en retrait de son coéquipier de la charnière centrale dans le domaine de la relance où il a été plus irrégulier et brouillon.

Malgré une performance solide de Vouilloz, ce n’était de toute façon pas a lui de faire la différence dans ce match même s’il en a été un acteur majeur.

Clichy (6): Un peu à l’image de ces coéquipiers de la défense. Un très bon début de match jusqu’à l’expulsion, solide et précis dans ses interventions. Nous laisse tout de même sur notre faim à partir du moment où Servette a joué en supériorité numérique. Il aurait pu apporter encore plus offensivement pour provoquer le surnombre et épauler Kutesa dans son affrontement contre un Ruegg solide. Il a également parfois la frustrante tendance de faire la passe supplémentaire au lieu de mettre un ballon dans les 16m adverses, surtout lorsqu’il fallait essayer de se montrer dangereux en fin de match. Mais ça, c’est si on veut chipoter.

Toujours aussi précieux dans les matchs importants pour Servette.

Douline (8): Le meilleur genevois ce dimanche, et de loin. Il n’a cessé de ratisser, gratter et récupérer des ballons au milieu pour ensuite relancer proprement. Très propre dans ses interventions, il a dû perdre 2 ou 3 ballons à tout casser dans la phase de relance. Le français a régné sur sa partie de terrain et c’est dommage que ses coéquipiers ne se soient pas mis au diapason. En difficulté l’an passé, il prend vraiment une toute autre dimension cette année et s’est imposé comme l’incontournable au poste de 6.

Il a été impérial contre les bernois, à l’image de sa première partie de saison. Si Servette est aussi bien classé, il n’y est certainement pas pour rien.

Remplacé de manière incompréhensible en fin de match (85e) par Cespedes qui n’a pas pesé sur le match.

Cognat (7): Toujours aussi juste techniquement, il est de loin le leader technique de l’équipe. Il lui aura manqué sur ce match ce qu’on lui reproche de manière générale et ce qu’on peut reprocher à l’équipe dans son entier: être décisif dans la surface adverse. Il a été partout, comme d’habitude. De manière plus précise, on l’aura vu faire deux belles percées en seconde mi-temps dans l’axe de la défense bernois avant d’enchaîner avec une frappe ratée frustrante, ainsi qu’une frappe qu’il aurait dû cadré en fin de première mi-temps.

Frustré (et on le comprend) lors de sa sortie à la 89e, il a été remplacé par Samba Diba, qui n’aura pas pesé sur le match.

Pflücke (3): Imprécis dans ses contrôles, il a manqué de justesse dans ses passes également. Trop léger au duel depuis le début de la saison et trop prévisible, il s’est fait manger par le milieu bernois. Alors certes, son poste est plus sur le côté qu’au milieu de terrain. Il n’en reste pas moins que Pflücke ne convainc à aucun de ces deux postes et cela doit commencer à devenir un casse-tête pour Geiger. Heureusement pour le petit ailier allemand, les indisponibilités actuelles lui permettent d’être aligné régulièrement, mais qu’en sera-t-il si Servette récupère toutes ses forces offensives?

Les 14 buts et 12 passes décisives de la saison passée en D2 néerlandaise sont bien loin…

Remplacé à la 70e par Fofana qui aura été un des seuls servettiens capable d’affronter et de provoquer l’arrière-garde de YB. Fautes provoquées, percées dans la défense bernoise balle au pied, il n’aura manqué (encore et toujours) que le dernier geste pour que la prestation soit pleine, et tout ça en 20 minutes. Des regrets tout particulièrement avec cette frappe qui s’envole à la dernière minute alors qu’il s’était ouvert l’axe du but en éliminant Niasse d’une feinte de frappe.

Quand il est dans ces dispositions, Fofana fait plaisir à voir.

Kutesa (6): Un match difficile à évaluer. On attend d’un joueur offensif d’être décisif, or il ne l’a pas été. Pourtant, il a été l’un des seuls dont on a senti en première mi-temps que l’étincelle pourrait venir. Plus juste et sûr techniquement que beaucoup de ses coéquipiers, il a également une force de pénétration assez impressionnante et une capacité à éliminer qui manque dans les rangs servettiens. Le genevois a malheureusement bien été pris par l’arrière-garde des leaders, étant souvent cerné de 2 voire 3 bernois. Difficile dans ces conditions de s’illustrer. Il n’a pas non plus été aidé par le manque d’idée général de l’équipe. A un peu plongé physiquement en seconde mi-temps, on l’a en tout cas moins vu après la pause.

Remplacé à la 70e par Dias Patricio qui a tout de même eu beaucoup de mal à s’extirper du marquage des défenseurs adverses

Stevanovic (5): Il donne l’impression de manquer de jus depuis quelques matchs et ce dimanche n’a pas fait exception malheureusement. Il rate la plus belle occasion genevoise avec ce face-à-face lors duquel il met le ballon sur la barre et surtout multiplie les mauvais choix dans le dernier tiers du terrain, là où Servette a tant besoin de précision. Il n’a, il est vrai, pas été aidé par Bauer qui a eu bien du mal à dépasser ses fonctions sur le flanc droit. Steva semble plus à l’aise avec un Diallo plus généreux et qui multiplie les courses à ses côtés, et ça s’est encore vu ce dimanche. 

La pause arrive d’ici une semaine et fera le plus grand bien au bosnien qui devrait logiquement être préservé ce mercredi en Coupe par Geiger.

Rodelin (6): Encore un match frustrant pour Rodelin. Précieux dans le jeu dos au but, il se crée  en revanche trop peu d’occasions (une frappe écrasée en première mi-temps) pour un avant-centre. On l’a pourtant senti concerné avec un bon pressing sur quelques remontées de balles bernoises et un tacle défensif bien senti en fin de match. C’est tout de même dommage qu’il ne soit pas cherché plus souvent de la tête dans la surface adverse car il gagne un bon nombre de duels à ce niveau. Sa qualité technique lui permet de bien combiner avec ses milieux ou ses ailiers mais il délaisse du coup la point de l’attaque et les solutions devant le but deviennent rares, si ce n’est inexistantes.

Encore et toujours un casse-tête pour Geiger, qui n’a jamais vraiment trouvé la place permettant d’optimiser le rendement de Rodelin.

Geiger (2): Un coaching au mieux inutile, au pire contre-productif. Si les changements de la 70e semblaient logiques avec un Kutesa fatigué et un Pflücke à côté de ses pompes et avantageusement remplacé par Fofana, que dire des sorties quasi simultanées des deux meilleurs joueurs de l’équipe, Cognat et Douline. Un changement tactique aurait pu l’expliquer, hors cela a semblé être du poste pour poste basique (Douline pour Cespedes), voire même une solution plus défensive (Samba pour Cognat)…Dans un match que Servette devait aller chercher, cela ressemble à une grosse erreur et la réaction de Cognat à sa sortie veut tout dire. On dirait que Geiger se sent obligé d’effectuer ses 5 changements.

Résultat: des entrants qui n’apportent rien et une équipe qui se retrouvent sans rampe de lancement et sans leader technique et créatif. Dommage d’avoir un tel manque d’ambition…

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