FC Lucerne – Servette FC (1-2) : Début serein pour les hommes d’Häberli

FC Lucerne – Servette FC (1-2) : Début serein pour les hommes d’Häberli

Après une présaison sans trop d’enseignements à tirer, Servette et son nouvel entraîneur faisaient face à leur vrai premier choc pour le compte de la première journée de championnat. Sans trop forcer, Servette s’impose 2-1 en terres lucernoises.

Les Grenat aiment visiblement bien commencer à l’extérieur. Comme face à Grasshopper la saison passée, le nouveau coach servettien a rassuré à l’issue de ce premier test. L’ex-sélectionneur de l’Estonie a aligné un onze plutôt similaire à ce à quoi nous étions habitués la saison passée. Mall reprenait, toutefois, sa place aux cages et Baron composait la charnière centrale avec Rouiller, car Séverin était encore diminué par sa blessure de présaison.

Côté Lucerne, c’est une équipe très différente de celle de la saison passée qui est alignée. 11 joueurs sont partis pour seulement 7 renforts. Parmi ces départs, celui du prodige Jashari semble compliqué à remplacer.

Il ne fallait pas arriver en retard

Sous un temps nuageux et arborant son tout nouveau maillot blanc, Servette ne met que 4 minutes à ouvrir le score, suite à une boulette du défenseur lucernois qui permet à Kutesa, d’un bon pressing, de lui chiper le ballon et de se présenter seul face à Loretz. Le Genevois ne se fait pas prier et ouvre la marque (0-1).

Un quart d’heure plus tard, Loretz, décidément pas dans un bon jour, loupe sa sortie, mais malheureusement, Stevanovic manque de sang-froid et expédie le ballon en tribune. Rien de plus à se mettre sous la dent en première période, sauf une opportunité lucernoise à 5 minutes du break, mais Karweina croise trop sa frappe.

Servette se fait peur mais gagne

En deuxième période, les Lucernois reviennent fort et ne sont pas loin de revenir au score, tout d’abord sur une boulette de Rouiller qui rappelle celle de Lucerne en première mi-temps, puis sur un débordement côté gauche, mais par deux fois Karweina se loupe complètement.

Et il a de quoi s’en vouloir car seulement 3 minutes plus tard, Rouiller, comme un vrai n°9, joue habilement le coup sur un corner : feinte de frappe qui envoie le défenseur à la cueillette aux cerises, puis frappe placée petit filet opposé (0-2). Servette aurait pu tuer son adversaire et inscrire le 3-0 à plusieurs reprises, mais, malheureusement, les vieux démons de la saison passée ont refait apparition et la finition n’était pas au rendez-vous.

Les Grenat se sont fait peur dans le temps additionnel. Villiger, absent de tout marquage, place une tête imparable pour Joël Mall. Heureusement, les 6 minutes de temps additionnel n’ont pas suffi aux Lucernois pour revenir au score. Servette empoche les trois points et commence parfaitement sa saison.

Top : Le très remuant Kutesa. Il ouvre le score après 4 minutes de jeu. Très dangereux sur son côté, on a retrouvé le Dereck du début de saison passée.

Flop : L’animation offensive. Tant Crivelli que Guillemenot ont déçu devant et n’ont pas été très convaincants. Il nous faut absolument un 9 décisif.

Mercredi 24 juillet, Servette reçoit le tenant du titre YB, tenu en échec face à Sion lors de la première journée. Servette a l’occasion de compliquer sérieusement le début de saison des Bernois. Rendez-vous à 20h30 au Stade de Genève.

Servette FC – BSC Young Boys (0-1) : Des Grenat stériles pour la dernière à domicile

Servette FC – BSC Young Boys (0-1) : Des Grenat stériles pour la dernière à domicile

Pour l’avant-dernière de journée du championnat, dans une affiche qui avait les apparences d’une bataille pour le titre, l’enjeu était finalement plus anecdotique.

Un seul point, ou une défaite de Lugano, suffisait aux Bernois pour remporter le titre. Servette, lui, avait quand même quelques espoirs pour accrocher la deuxième place en cas de succès. YB s’est imposé 1-0 et remporte le titre.

Un besoin de victoire

Au Stade de Genève, face à une belle affluence, les Genevois avait l’occasion de finir en beauté cette belle saison à domicile. En termes d’enjeu, Lugano qui se déplaçait à Zürich devait faire moins bien que le SFC si celui-ci voulait encore espérer finir dauphin une deuxième saison d’affilée.


René Weiler alignait un 4-2-3-1 plutôt étonnant. Magnin préféré à Tsunemoto à droite, un milieu Douline-Ondoua, Cognat replacé sur l’aile gauche et Stevanovic en n°10, ont été les idées proposées par le technicien suisse.

Si une frayeur de Rouiller à deux doigts de marquer contre son équipe, et un but de Bolla annulé pour un hors-jeu, ont pu animer quelques peu la première mi-temps, elle n’a pas été très remuante.

Camara tue tout espoir

En seconde période, la pluie et les remplaçants viennent s’installer. Et si la première a influencé la fin de rencontre, on ne peut pas dire autant des seconds. Camara met fin à tout suspens à la 73e sur un bon corner second poteau. Score final 1-0, Young Boys décroche son 17e titre de champion suisse de son histoire, car en effet Lugano s’est effondré au Letzigrund. Servette aura tiré 3 fois au but sans trouver une seul fois le cadre.

Finalement, les Grenat s’assurent leur 3e place et leur place en tour qualificatif d’UEFA Europa League pour la saison 2024/2025. Cette saison a été riche en matchs et en émotions et malgré cette fin de saison moins glorifiante, Servette aura tout de même remplit largement ses objectifs.

Mais la fin de saison n’est pas finie, Servette se déplacera au Cornaredo dimanche prochain, pour un match “de préparation” avant la grande finale de Coupe de Suisse, le 2 juin au Wankdorf.

Photos : Maxime Sallin

Servette FCCF – FC Zürich Frauen (0-3) : Un dur rappel à la réalité avant les Playoffs

Servette FCCF – FC Zürich Frauen (0-3) : Un dur rappel à la réalité avant les Playoffs

Le Servette FC Chênois Féminin accueillait, ce samedi, les rivales zürichoises pour le dernier match de la phase de championnat.

Pour ce grand rendez-vous de football féminin, le Stade de Genève a été le théâtre de cette rencontre. Une partie qui a vu les Zürichoises s’imposer signant ainsi la première défaite des Grenat.

Du monde au Stade de Genève

Il ne reste plus beaucoup de matchs avant la fin de saison pour les joueuses de José Barcala. Avec une saison aussi tonitruante que la précedente, Servette survole le championnat et s’est encore assuré de finir en pôle position avant les fameux Playoffs.

Avec 12 victoires et 5 matchs nuls, les Grenat avaient pour objectif de conclure ce beau parcours par une victoire contre les rivales éternelles.

Après une belle rouste infligée à Zürich en novembre dernier (0-3), c’est au Stade de Genève que se déroulait ce second acte. Devant 1’495 spectateurs, l’après-midi s’annonçait belle et riche en spectacle. D’autant plus que le coach servettien, José Barcala, a été prolongé hier, en raison de sa bonne saison.

Une première défaite en championnat

C’est pourtant timidement que commence ce match. En première mi-temps, c’est un véritable round d’observation que se livrent les deux équipes. Servette, trop timide et imprécis sur ses interventions, ne va pas rentrer dans son match.

C’est notamment, un coup franc zürichois qui va mener au premier but à la 28e minute. Sur un beau service, Viktoria Pinther reprend de volée et trompe Ines Pereira sur sa ligne. Rien de plus à se mettre sous la dent en cette première période.

À la mi-temps, Barcala va effectuer un changement en faisant rentrer Saoud à la place de Tufo pour redynamiser l’attaque servettienne. La Marocaine est d’ailleurs toute proche d’égaliser aux retour des vestiaires, mais elle bute sur Benz qui sort bien. Servette va ensuite couler.

Les buts de Piubel et Mégroz parachèvent un match compliqué où Servette n’aura pas existé. Les vieux démons du Kybunpark réapparaissent.

Point positif, il vaut mieux que ce soit maintenant dans un match qui n’affecte en rien le classement ni le titre qu’en finale comme les deux années précedentes.

Servette finit toutefois 1er du classement en ne concédant qu’une seule défaite. Maintenant, il faudra assurer les Playoffs. Les Grenat affronteront le FC Aarau en quart de finale.

Mais avant ça, les filles ont l’occasion de signer le doublé en Coupe de Suisse dès samedi 15h. Servette ira au Letzigrund affronter les Bernoises. Une finale qui s’annonce serrée puisque les deux équipes restent sur deux matchs nuls cette saison en confrontation direct.

Photos du match : Luca Girod (@la.girod)

Servette FC – FC Zürich (0-1): Jamais deux sans trois

Servette FC – FC Zürich (0-1): Jamais deux sans trois

Après une défaite face à Winterthur à la Schützenwiese dimanche, et une autre face au SLO mercredi à la Praille, Sevette s’incline une nouvelle fois à domicile face aux Zürichois (0-1). Un revers compliqué qui plonge les Grenat dans le doute.

Après une mauvaise semaine pascale, les hommes de René Weiler se devait de réagir dans ce match capital pour la course au titre. Si une belle affluence était prévue c’était sans compter sur des événements extra sportifs.

Effectivement, la confrontation hors tribune entre la Südkurve et les forces de police genevoises ont entraîné la révolte et la protestation des ultras genevois et zurichois, quittant l’enceinte et laissant un Stade de Genève dans une atmosphère circonspecte.

Tactiquement, René Weiler a reconduit un schéma à deux attaquant en bénéficiant du retour de Tsunemoto et titularisant Guillemenot, auteur d’une bonne entrée contre le Stade Lausanne-Ouchy.

Cependant, sur le terrain on est bien loin des standards habituels et c’est un Servette sans repère (de la Tribune Nord?) qui peine à entrer dans le match. À tel point que les meilleurs actions dans cette première période vont être zurichoises et c’est grâce à un Mall bien réactif que Servette garde le score.

À la demi-heure, Alexis Antunes, victime d’une grosse chute sur la tête devra laisser sa place à Dereck Kutesa. On soupçonne une commotion cérébrale pour le joueur genevois, qui a eu du mal à se relever et qui semblait gené par la lumière du stade.

Juste avant la mi-temps, Servette va craquer et ce malgré une erreur du corps arbitral. En effet, sur un mauvais contre, les Grenat vont perdre le ballon, laissant le FCZ reattaqué et placé un bon centre pour Marchesano. Mall sort bien, boxe le ballon mais ce dernier retombe sur Dante qui n’a plus qu’à marquer dans un but vide. Cela fait 1-0 pour les Zurichois, mais sur le ralenti on s’aperçoit que Marchesano tient et tire Tsunemoto au sol avant d’effectuer son appel, ce qui force Mall à sortir et ce qui entraine le but. Malgré cela, la VAR n’intervient pas et on a bien du mal à comprendre pourquoi.

En deuxième période, Servette revient avec plus d’envie, mais la finition manque encore cruellement. L’entrée de Nishimura apportera quelques frissons, en touchant deux fois la barre transversale. Rien de plus à se mettre réellement sous la dent. Le compte y est sur 13 tirs cadrés hier, Servette n’en cadre qu’un seul. Quels sont les raisons? Le manque d’un buteur? La fatigue? Le mental? En tout cas, Servette se doit de réagir s’il ne veut pas perdre pied.

Etant donné qu’au classement les choses bougent. Lugano, se neutralise à Winterthur mais ne revient qu’à un point du SFC et de la deuxième place. Même son de cloche pour YB qui distance d’un point de plus les Grenat grâce à son match nul au Kybunpark face à Saint-Gall.

Il ne reste plus que deux matchs avant la phase de Play-offs. Servette se déplacera à Bâle avant de recevoir Grasshopper à la maison. Si les Grenat ne font pas un maximum de points lors de ces deux prochaines semaines, la course au titre ne sera plus qu’une douce illusion.

Alors rendez-vous dimanche à 14h15 au Parc Saint-Jacques pour un match électrique. Si le signe indien a été brisé cette saison face aux Bâlois, le déplacement n’en reste du moins pas chose aisée.

Servette s’en remet à l’IA pour la gestion du club

Servette s’en remet à l’IA pour la gestion du club

Entre déboires administratifs et mauvaise gestion de la pelouse, les dirigeants Grenat savaient que la gestion n’était pas leur fort. Depuis quelques mois, quelques clubs ont, alors, œuvré en coulisses en collaboration étroite avec OpenAI pour construire ce qu’ils ont nommé : FRO (Football Research Organisation) Use.

Ce n’est un secret pour personne, l’intelligence artificielle a explosé ces dernières années avec l’essor de nombreuses companies dont notamment OpenAI, connu pour le très célèbre Chat GPT. Ces algorithmes permettent de trouver des solutions très efficaces à nos problèmes en un rien de temps. Si l’on pensait avoir tout vu, de la production d’images ou de vidéos plus vraie que nature plus récemment, on n’y voyait pas encore de rapprochement avec le milieu du sport.

Pourtant en juin 2023, l’UEFA rédige un document nommé “The Risk and the Necessity of Artificial Intelligence on Modern Football”. Cet article explore un large panel de solutions qui seraient vivement encouragées dont notamment tout un chapitre qui expliquerait pourquoi l’IA est une bonne alternative pour éviter les failles d’une administration humaine. Si cette publication ne fait l’effet que d’un pavé dans la mare dans la sphère footballistique, elle a eu des échos aux alentours de Nyon, siège social de l’UEFA, puisque le club du Servette FC, à Genève, s’y est penché concrètement.

En effet, le club grenat cette saison a fait face à un soucis administratif qui a résulté sur la non-qualification de deux joueurs qui sont Rekik et Ndiaye. Un problème qui n’aurait pas eu lieu si ce mail, tant important pour la SFL, ne dépendait pas d’un seul être humain mais d’un robot sans faille. De plus, au courant du mois de mars, le club annonce que Thierry Regenass ne serait plus le président car cette fonction je cite: ” (…) requiert une disponibilité importante.” (Site du Servette FC). Et si le club conclut son communiqué par : “Thierry Regenass et le Servette FC ne feront aucune autre déclaration à ce sujet.” (ibid.) , cela est bien car le club ne voulait pas dire qu’il avait confié ce poste de président à non pas quelqu’un d’autre, mais à un logiciel, un robot, OpenAI. Car oui, depuis 3 mois déjà, Servette et trois autres clubs dont l’on ignore encore les noms se sont entretenus individuellement avec Sam Altman. Plusieurs décisions ont été prise dont une étroite collaboration qui résulterait sur la gestion intégrale du clubs par les Américains.

Ce nouveau logiciel, qui coûterait moins cher et qui prendrait le travail de plusieurs Genevois au sein du club a été nommé FRO-use.

Si l’ensemble des décisions sont encore entre quatre murs, certaines ont déjà fuité:

-Les mails ainsi que la gestion du calendrier est remis à l’Intelligence artificielle. Finis ainsi les spams qui empêcheront de voir par exemple un mail nommé : “URGENT: 7e rappel pour la qualification de tes joueurs/ SERVETTE IL NE RESTE PLUS QUE VOUS”

-Une meilleure gestion de la pelouse grâce à WeatherAI, qui permet aux jardiniers de savoir à la minute près qu’il faudrait peut-être arrêter d’employer des joueurs du FC Coheran pour l’entretien de la pelouse vu l’état de la leur.

-Une routine appliquée à la lettre pour les joueurs et le staff. Fini le second service à la cantine, fini les virées au Village du Soir, fini les écrans après 22h.

-Certains joueurs devront améliorer leur points faibles par des séances intensives. Stevanovic a donc congé jusqu’à la fin de la saison.

Curling le jeudi matin, cours de flûtes pour les M21 et concours de pile ou face à la comm’ pour savoir qui travaille chaque jour sont prévus pour redynamiser l’ensemble du club et de sa cohésion. Si certains sont déjà emballés d’autres se révoltent déjà, car en passant aux alentours des bureaux hier on entendait déjà : “Marre des FRO-use”.

Le partenariat est officiel dès aujourd’hui, le 1er avril. Si avec l’IA il faut faire de plus en plus attention avec ce qu’on voit, n’oubliez pas qu’en ce jour, les journalistes eux aussi, écrivent n’importe quoi.

Bonne pêche !