La solution du football Suisse face au coronavirus

La solution du football Suisse face au coronavirus

Nous sommes le 15 mars 2020, le conseil fédéral poursuit son interdiction de rassemblement de plus de 1000 personnes. La Swiss Football League décide de se réunir pour une réunion de crise pour apporter une solution aux déroulements des championnats professionnels. La ligue trouve un remède aux problèmes : la Super League et la Challenge League joueront leurs matchs dans une tournée aux Etats-Unis qui se nommera Swiss Football World Tour. L’objectif de cette tournée est de rendre la première et deuxième division visible aux yeux du monde et de permettre la continuation des deux championnats. 

Le match de la peur Xamax-Thoune se jouera dans le même stade où s’est déroulée la rencontre d’exhibition, entre le Real Madrid et Manchester United qui a rassemblé 100’000 spectateurs. Les journalistes du Matin prédisent une affluence entre 70’000 et 80’000 personnes. « On veut voir du vrai foot, je veux voir un match de Super League avant de mourir » s’exclame un américain atteint de dépression depuis de nombreuses années suite à la faillite du Mont sur Lausanne. Le derby entre le Servette et le FC Sion se déroulera dans la ville de Milan qui est un des foyers du virus, pour des raisons de sécurité. “Nous voulons éviter des émeutes sur le sol américain” affirme Marc Pishyar le directeur du Swiss Football World Tour. 

La foule américaine en transe devant les simulations de Nuzzolo.

Les observateurs prévoient des retombées médiatiques et financières importantes pour le football suisse. On parle de millions de roupies de bénéfice grâce à la tournée. Toutes les équipes de Super league et de deuxième division suisse participeront à cette tournée sans le Lausanne-Sport. La moyenne des spectateurs est plus faible que l’interdiction du Conseil Fédéral, le club peut donc continuer de jouer à huis clos à la Pontaise.

Finalement, le virus est la meilleure chose qui a pu arriver au Football Suisse. Il va apporter des matchs à guichets fermés et des droits TV considérables. Les clubs seront plus riches et grâce à cela, on pourrait donc voir des arrivées de stars comme Neymar ou Cheick Diabaté en Suisse.

Nilasan GEORGE

Genferei

Genferei

Le Stade de Genève va donc passer au terrain synthétique. Mais que s’est-il passé pour que le club formule une telle demande à l’Etat et à la Fondation pour changer de type de terrain ?

Il faut d’abord rappeler que la fondation Hans-Wildorf a généreusement investi 5 millions de francs suisses en 2016 pour la « Rolls Royce » des pelouses ! Finalement, nous pouvons plutôt l’appeler « la Fiat Multipla » des pelouses. En effet, cette comparaison serait plus judicieuse si on regarde son état actuel. Le terrain si beau et parfait qu’on a reçu de la fondation propriétaire du club s’est transformé à des tranchées semblables de la guerre 14-18.

On ne joue pas qu’au football à la Praille. Il y’a le Servette Rugby Club. Nous pouvons remercier « le prince du Québec » Mr.Quenenc d’avoir eu cette brillante idée. On peut comprendre qu’il était indispensable à l’époque pour un club de DIXIEME division française de jouer dans un stade de 30’000 places. Aujourd’hui, le club est en cinquième division et les matchs se jouent évidemment à guichet fermé… On comprend donc pourquoi la faible affluence du dernier SFC-Thoune. Heureusement que notre bien-aimé Majid Pishyar n’a pas créé le Servette Cricket Club. 

Certain pointent l’incompétence des différents jardiner qui ont entretenu la pelouse. Mais ils ont tous affirmé qu’ils manquaient de moyen. « Parfois, je devais venir avec mes propres outils. reprend Patrice Robin. Il n’y avait rien, car on ne me donnait rien, ou pas assez. Je n’avais ni pelle ni râteau, alors je prenais tout ça chez moi.» (Le Matin, 2014) Quel triste constat quand on voit que les pelouses de certains grands clubs historiques de la Ligue de la bière (Cinquième ligue) sont mieux entretenues que celle du Servette. 

Le club affirme que la votation du Pré-du-Stand a accéléré la démarche du terrain synthétique. Le SFC pensait donc que le chantier se finirait en 6 mois ? On aurait pu trouver un mensonge plus crédible. Par exemple que les différentes propagations de champignon subi par la pelouse aient donné source à une variante mutante du coronavirus et qu’il était donc impératif de passer sur un synthétique. 

Il nous reste encore quelque mois pour profiter de l’odeur de la pelouse. Le point positif qu’on pourrait tirer de ce synthétique et qu’il pourrait peut fournir un prix au club cette année, celui du Genferei 2020…

Nilasan GEORGE

L’affaire des emplois fictifs du Servette

L’affaire des emplois fictifs du Servette

Je promets la Promotion League, pardon la Champions League

Aujourd’hui, Servette est dans une situation stable et pérenne. Le club est cinquième de Super League, les dirigeants et le staff technique sont assez compétents et nous fournissent un travail de qualité, comme nous le montrent Gérrard Bonneau et Alain Geiger. Il fut d’un temps où ce n’était pas le cas, lors de la période sombre de Hugh Quennec.

Le magicien canadien avait donné une partie de la gestion sportive du club à un certain Piero Bobio, plus précisément dans un emploi fictif qui se nommait “Coordinateur sportif du Servette FC “. Son talent de recrutement avait réussi à ramener un joueur qui évoluait en huitième division italienne en test chez les Grenat. Le joueur en question était en surpoids et rencontrait des difficultés à jongler avec un ballon. Des sources internes du club ont fait état de crises de fou rire au centre d’entrainement des Evaux (non, non ce n’était pas ironique).

Le pire reste à venir. ” Le Jorge Mendes du pauvre” pensait obtenir un partenariat avec le club brésilien de Fluminense. Les supporteurs Servettiens se réjouissaient de voir de nouvelles pépites brésiliennes jouer au « Maracanã Hélvétique » plus connu sous le nom de Stade de Genève. Le Mendes Genevois prit l’avion pour le Brésil et à son arrivé, il remarqua que le partenariat n’était avec celui qu’il pensait mais avec une section amateur de la favela…

” J’ai passé de belles vacances au Brésil”

Hugh Quennec avait créé un deuxième « emploi fictif ». Il était pour “le Karius Thurgovien” Zuberbühler. L’ancien gardien de la Nati était en charge de la direction technique du club. Son bel accent Suisse-allemand doit la venue d’un joueur qui aura traumatisé le public de la Praille : un certain Rolland Muller, gardien titulaire de la redoutable équipe des Philippines ! Il aura réussi à commettre plus de boulettes et d’interventions de MMA que d’arrêts sur sa ligne de but. 

Le dernier « emploi fictif » était attribué à Julian Jekins, un mélange entre le physique de Léonardo Di Caprio et d’un certain Marc Roger. Il occupait le poste de directeur Général du club Grenat. On lui doit la venue de l’entraîneur Gallois Kevin Cooper. Dans une interview sur Léman Bleu fin décembre, l’ancien président Didier Fischer revenait sur un des moments les plus difficiles de sa présidence : « Je suis rentré dans les vestiaires de la mi-temps en Promotion League quand on perdait 2-0 contre Breitenrain, Cooper parlait mais personne ne comprenait l’anglais … »  

Le tout était orchestré par le grand connaisseur du foot Mr Hugh Quennec. Sans lui, nous n’aurions pas connu la folie de la Promtion League. Il nous aura fait découvrir, une direction et un entraîneur qui ne parlaient qu’Anglais (très utile pour la Challenge League), Un coordinateur sportif et un directeur technique qui avaient la même compétence professionnelle d’une personne au chômage depuis 65 ans. Cette période est désormais loin derrière nous grâce à l’excellent staff actuel du club, le temps des emplois fictifs au Servette est une époque révolue !

Nilasan George

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