Frustration et dépit : tels sont les termes qui pourraient décrire cette rencontre qui s’est conclue sur un partage des points qui, disons-le objectivement, semble des plus logiques malgré des décisions arbitrales des plus douteuses.
Tout avait bien débuté pour les Grenat qui se portaient à l’attaque dès le coup d’envoi avec deux grosses opportunités dans les premières minutes. Ils seront récompensés à la 20e minute avec l’ouverture du score. Dès lors, les Sauterelles vont reprendre le lead du match jusqu’à égaliser sur un penalty de Campana que certains qualifieront de sévère. Après 45 minutes de bonne facture, les 45 dernières se sont déroulées de façon insipide et l’on ne retiendra que les deux faits de jeux litigieux.
LES NOTES DES GRENAT
Jérémy Frick : 6
Battu sur le penalty superbement tiré de Campana, il a été sollicité et a répondu présent sur les trois arrêts qu’il a fait.
Anthony Sauthier : 5
En difficulté en première période (c’est lui qui concède le penalty de l’égalisation), il fut mieux en seconde sur les quelques incursions adverses.
Steve Rouiller : 7
Une grosse occasion en début de match, une grosse présence défensivement : son match pondu hier après-midi est de la même trempe que ceux d’avant l’arrivée du fameux virus.
Vincent Sasso : 6
Moins impressionnant que son camarade Steve, il a effectué le job tout de même.
Gaël Clichy : 4
Pas mal dans le dur en ce dimanche, avec un manque de rythme et des espaces laissés derrière. La trêve internationale va faire du bien.
Boris Cespedes : 6
Il se procure la première occasion de la rencontre et son ouverture sur le but annulé de Schalk aurait dû récompensé son match.
Timothé Cognat : 7
Sa superbe frappe des 25 mètres peut enfin le libérer de ses problèmes de finition. Comme d’habitude, une grosse activité au milieu du terrain.
Théo Valls : 5
Match assez discret de sa part, il sort après un attentat sur sa cuisse au profit de Ronny Rodelin qui s’est directement mis en évidence avec une belle remise de la tête pour Kyei.
Miroslav Stevanovic : 6
Une bonne entame de match avec notamment ce coup-franc qui frôle le cadre et l’envie en deuxième mi-temps de marquer.
Grejohn Kyei : 3
Pas un grand match de la part de notre attaquant qui s’est vu refusé un but pour hors-jeu et qui n’a pas semblé dans son match. Remplacé par Dimitri Oberlin qui a connu la tuile en se blessant après dix minutes et c’est Moussa Diallo qui a fini la rencontre.
Alexis Antunes : 4
Il n’a pas confirmé ses deux précédentes sorties en se montrant moins tranchant. Il sort pour Alex Schalk qui a cru donner la victoire à la 83e minute mais la VAR est venue s’en mêler.
Oubliée, la défaite lors de la première journée à Zurich. Les Servettiennes ont repris leur marche en avant en empochant leur premier succès en championnat face à Lugano.Place désormais à la double confrontation face à Glasgow.
Le début de match est assez disputé, Elodie Nakkach en faisant les frais en étant touchée à la 4e minute. Elle reprendra sa place mais elle sera obligée de la céder à la pause. Il faut attendre la 11e minute pour vor une première occasion avec une tête de Padilla bien captée par Copetti. Cette dernière ne pourra rien cinq minutes plus tard lorsque Jade Boho, lancée en profondeur par Thaïs Hurni, se présente face à elle et conclut du plat du pied. Malgré leur supériorité, les Grenat vont être bousculées par les tessinoises mais elles auront les occasions les plus nettes, notamment par l’intermédiaire de Padilla qui échoue par deux fois devant les cages adverses.
Malgré les ratés, le but du break tombera à la 39e minute sur un but contre son camp consécutif à un corner. Le troisième suivra juste ensuite juste avant la mi-temps, sur une récupération de Maendly qui transmet à la capitaine Lagonia qui loge le cuir au fond des filets. La seconde période aurait dû voir les Genevoises augmenter leur écart, avec par exemple Ilona Guede qui aura eu pas moins de trois opportunités d’inscrire son premier but en grenat. Au lieu de cela, c’est Lugano qui va réduire la marque par Antoneli qui, après avoir récupéré le ballon dans les pieds de Lagonia, verra Inês Pereira avancée et la lobera de plus de 30 mètres. Qu’importe, Servette s’impose et se met dans les meilleures disposition avant le barrage de Champions League !
Servette retrouve Grasshopper à Zürich et vu la bonne forme de Grasshopper et la belle performance des Servettiens contre Lucerne, on peut s’attendre à une partie intéressante qui va valoir assurément le coup d’œil.
Tout juste montées de la triste Challenge League, les Sauterelles (quel étrange surnom) sont en plein dans l’euphorie de la montée. Emmené par un Giorgio Contini qui a enfin trouvé un vrai club à entraîner, les résultats de l’ancien entraîneur du LS plaide pour lui: GC a gagné 4 points depuis le début de la saison tout en ayant joué contre Zürich et Bâle, les Zurichois ne sont pas (re)venus en Super League pour faire de la configuration, Servette et Alain Geiger sont prévenus.
C’est tout d’abord un match historique de notre championnat qui fait son retour. Antoine Bernheim nous résume à merveille l’historique de cette rencontre si particulière: « Il y a une certaine rivalité dû au fait que GC est encore le club le plus titré de Suisse (27 titres) et que jusqu’à il y a quelques années Servette était son premier poursuivant. D’ailleurs lors des deux derniers titres de Servette (1994 et 1999) GC a fini derrière et à la dernière journée. En outre, ces clubs représentaient les deux plus grandes villes de Suisse (même si GC a cédé ce rôle à Zurich depuis quelques années) Toujours est-il que lorsque Servette évoluait aux Charmilles et GC au Hardturm, leurs rencontres avaient toujours quelque chose de spécial. »
Le jour où Senderos a commencé
Si le Hardturm n’est plus (voir l’édito du bas), c’est pourtant ici que tout a commencé pour Philippe Senderos. Maillot grenat sobrement orné du « 25 » mais sans le nom de famille, jouant arrière gauche : c’est ici que commence le parcours du très prometteur Philippe Senderos. Pour la petite histoire, Servette avait fait un bon match nul (2-2) au Hardturm. Si Servette n’a pas gagné souvent il lui est pourtant arrivé d’avoir quelques coups d’éclats « Servette était au plus mal sous la houlette d’Exbrayat et était à la surprise générale venu s’imposer 3-2, Martin Petrov ayant gagné le match à lui tout seul en délivrant deux assists pour Siljak et en marquant lui-même le but de la victoire. »
Grasshopper et Servette orphelin de leur « maison »
Grasshopper et Servette se retrouvent après huit ans d’éloignement, la faute à des gestions sportives et financières catastrophiques pour les deux anciennes grandes institutions du pays qui ont payé très cher l’amateurisme de guignols complètement indigne de diriger des clubs aux noms si prestigieux.
À l’époque, Servette et Grashopper étaient les deux équipes les plus titrées du pays! Si Servette était leader, on en déduisait à raison que son dauphin était Grasshopper et vice-versa mais depuis le temps est passé par là et il a fait des dégâts à GC et chez les Grenat.
Battu par les Bulldozers et l’Euro 2008
Des concerts, un festival, des matchs internationaux: voilà ce qui était prévu pour rentabiliser le Stade de La Praille. On connaît la désastreuse suite et chaque coupable de cette plaisanterie de mauvais goût mériterait sans aucun doute des sanctions à la hauteur de leur incompétence. Le nom des coupables est connu mais ce sera pour un autre article (ou pas).
De son côté, Grasshopper a aussi été contraint de changer de stade, après un ultime match contre Xamax en 2007 (Servette végétant en Challenge League à cette époque) le Stade du Hardturm a été définitivement abandonné avant d’être détruit une année plus tard, GC devant déménager au Letzigrund le stade du… FC Zürich!
Si le Hardturm n’était pas un stade magnifique comme peut l’être le Parc des Princes, il avait l’avantage de représenter Grasshopper et que encore plus important, il n’avait pas cette immonde piste d’athlétisme faisant presque passer l’architecte du Stade de La Praille pour un génie. La suite ? C’est tout simple, la Credit Suisse Arena qui sortira de terre en 2022 et accueillera les matchs de Grasshopper et du FC Zürich le tout sera construit sur les ruines du… Hardturm, c’est simple non ?
Pour ce match, Grasshopper sera privé de l’expérimenté Amir Abrashi suite à son carton rouge reçu dans le derby Zurichois (défaite 2-1 des Sauterelles). En revanche, l’ex-joueur de Wolverhampton Leonardo Campana sera à n’en pas douter un poison pour l’arrière garde du Servette FC.
Il y a 91 jours, notre club soulevait le trophée de championnes de Suisse au Stade de Genève. Depuis, elles n’ont plus foulé une pelouse genevoise dans le cadre d’un match officiel. Cette rencontre, samedi 28 août à 16 heures, sera alors l’occasion pour les championnes de Suisse en titre de retrouver leur public.
Focus sur la Champions League
Après une malheureuse défaite au Letzigrund (2-1), elles ont su se relever la semaine passée et aller chercher une qualification lors du Final Four qui avait lieu dans la ville finlandaise d’Åland. Tout commença mercredi 18 avec une belle performance de nos Grenat face aux championnes irlandaises du Glentoran Belfast United et un but de notre nouvelle attaquante espagnole Jade Boho dès la 1ère minute. S’en suivit la fameuse finale de groupe face aux championnes finlandaises et hôte de ce tournoi, l’Åland United, qui s’est débarrassée facilement de Cluj au tour précédent (4-0). Cette fois-ci, ce fût plus compliqué pour nos joueuses qui ne réussirent pas à inscrire rapidement un but afin de se mettre à l’abri. Il aura fallu attendre le temps additionnel avant la mi-temps pour que le but de la victoire nous arrive de la tête d’une joueuse formée au club et par ailleurs défenseure, en la personne de Laura Felber. Les Servettiennes retrouvent donc ce cher canton de Genève avec une qualification pour les barrages de la Champions League face à Glasgow City LFC. La première rencontre, à domicile, se tiendra mercredi 1er septembre à 19 heures 15 alors que le match retour aura lieu le 8 à 16 heures du côté de l’Ecosse et sa capitale, Glasgow. Cette rencontre face à Lugano sera donc l’occasion de régler les derniers automatismes avant cette rencontre capitale, un peu comme l’était le premier match du championnat à Zürich mais face à un adversaire d’avantage à leur portée.
Lugano, un club toujours en crise
La saison passée fût très compliquée pour l’équipe féminine du FC Lugano puisque les tessinoises ne réussirent à s’imposer qu’à une seule reprise en 28 matchs, c’était le 1er mai à domicile face au FC Lucerne (2-1). Une saison qui s’acheva donc avec 7 maigres points en leur possession et surtout un retard de 19 points sur leur premier adversaire, le FC Saint-Gall, ce qui les condamna à la huitième place du classement. Afin de sauver leur peau en Super League, elles durent prendre les armes face à Thun dans le cadre des matches de barrage. Comme leurs homologues masculins, l’équipe de l’Oberland bernois s’inclina (score final : 2-3) ce qui permit à Lugano de se maintenir et ainsi jouer le nouveau format à dix équipes. Cependant, ce début de championnat s’annonce toujours des plus compliqué pour les Bianconeri qui s’inclinèrent lourdement (1-5) dans l’enceinte lucernoise de l’Allmend, face au FC Lucerne. Maigre consolation pour elles, les deux clubs néo-promus ont également été battu sur des scores similaires, défaite 5-0 pour Aarau à St. Gall et 0-5 pour Yverdon à domicile face à Grasshopper. La lutte au maintien sera donc très probablement entre ces trois équipes.
Interview d’Elodie Nakkach
Pour ce premier article de la saison 2021-2022 du Servette FCCF, quoi de mieux que de la lancer avec l’interview d’une de nos nouvelles recrues. Pour se faire, nous avons donc décidé de nous intéresser à la nouvelle milieue de 26 ans, Elodie Nakkach. Née à Limoges, elle commence le football dans sa région avant de signer son premier contrat professionnel à l’âge de 15 ans au sein de sa ville natale, le Limoges Landouge Foot. Après une saison, elle quitte le Limousin pour rejoindre le club de l’ASJ Soyaux en D1, connu pour avoir formé et vu évoluer des joueuses emblématiques telle que la sélectionneuse Corinne Diacre ou l’ancienne lyonnaise Corine Petit. Malheureusement, suite à une blessure, sa saison sera très mitigée et afin d’obtenir du temps de jeu, elle rejoindra en 2012 la Roche-sur-Yon qui évoluait en D2.
Ce club sera une certaine renaissance pour la joueuse puisqu’elle participera à l’ascension dans l’élite française en 2014-2015. Cette montée sera ponctuée, dès la saison suivante, d’une descente immédiate et elle décide donc de retourner à Soyaux en 2016. En janvier 2018, Nakkach signe au Dijon FCO avec qui elle finira huitième la saison passée. A la recherche d’un nouveau challenge et d’une première aventure en dehors de la France, elle rejoint le club grenat à l’été 2021 et porte le numéro 6. Comme elle nous le dit : « J’avais envie de viser plus haut et ça faisait longtemps que j’étais en D1 française, jouer le maintien chaque année devenait un peu rébarbatif », la Champions League ainsi que la lutte pour le titre étaient donc des motivations pour une venue d’Elodie Nakkach au sein du club genevois.
De plus, elle est également coéquipière en sélection de notre ancienne joueuse Yasmina Laaroussi, désormais à Yverdon. En effet, les deux joueuses représentent le Maroc sur la scène internationale, une véritable fierté pour Nakkach : « J’avais vraiment envie de porter le maillot, c’est une réelle fierté et j’espère qu’on fera de grandes choses à la Coupe d’Afrique des Nations qui aura lieu à domicile, on espère que tout le pays sera derrière nous et qu’on ira le plus loin possible. » Internationale marocaine depuis 2017, elle compte 13 sélections au sein des Lions de l’Atlas.
“Il y a une vraie harmonie dans le groupe, on est soudées”
En six saisons dont plus de 95 matches en D1 et 71 en D2, Elodie Nakkach a su engranger une réelle expérience sur le sol français dont une réelle combativité et détermination. En commençant tôt, elle dut alors muscler son jeu et être plus présente dans les duels. Tant de qualités qui lui serviront pour la suite de sa carrière sur sol helvétique : « Chaque année, j’ai rencontré de nouvelles personnes et on apprend beaucoup sur elle et leur façon de jouer, cela apporte aussi de la concurrence et ainsi nous demande de nous surpasser personnellement mais aussi pour l’équipe. J’ai beaucoup appris aussi à me canaliser afin de me concentrer principalement sur le jeu et non les événements extérieurs». Elle a eu le droit à sa première titularisation lors de la première rencontre de championnat à Zürich, puis un cumul de 42 minutes lors des deux rencontres en Finlande, nous ne pouvons donc que lui souhaiter une excellente saison et cela passe déjà par la rencontre contre Lugano ce samedi.
“Je suis contente d’avoir pu effectuer mes premières minutes dans le championnat suisse”
Ces deux matchs sont compris dans l’Abo + donc aucune excuse. Tous au stade pour encourager nos joueuses face à Lugano samedi puis mercredi contre Glasgow !
Pour ce dimanche 22 août 2021, nous recevons un FC Lucerne très mal parti dans ce début de championnat. 3 matchs pour un seul petit point gagné et déjà 9 goals encaissés en 3 matchs. Un beau ratio de 3 ballons que doit aller chercher Vasic dans ses filets par rencontre, cela serait bête de ne pas en profiter. Rappelons-nous également que nous sommes sur 2 défaites de rang (Lugano puis Bâle). Fabio Celestini tendu en avant match, des Servettiens gonflés à bloc et des chants lointains qui résonnent dans le stade… tout semble s’aligner pour nous offrir une belle après-midi.
En effet, le Maestro grenat, l’immense Stevanovic n’aura mis que 16 minutes pour faire ce qu’il sait faire de mieux. Alors certes il sait tout faire mieux que vous, mieux que moi mais lorsqu’il est dans ses bons jours, le joueur genevois est inarrêtable. Celui-ci dépose un caviar de centre à notre meilleur joueur de tête de par sa taille et son physique : Timothé Cognat. Il s’agit là très certainement d’un schéma de jeu que nous allons revoir à maintes reprises dans le championnat et très certainement dans des très grandes compétitions européennes. MS9 pour les intimes s’illustre encore une fois avec une talonnade digne du mode FIFA Street et se permet même de marquer alors qu’il voulait centrer. Mais qui peut arrêter un tel Homme ? Ce dernier s’offrira même un but. C’est bien sympa de mettre ses copains dans la lumière mais il faut parfois aussi se faire plaisir. Et en se faisant plaisir, il m’aura fait plaisir. Pour conclure avec brio cette après-midi, saluons l’action du 4ème goal avec un superbe jeu dans la surface entre Oberlin et Rodelin. Chapeau Messieurs.
Outre le score qui peut faire croire que le match était facile (il l’était), je tenais à saluer le jeu de nos gaillards qui nous ont régalé sur tous les secteurs. Pressing haut, présence physique, tirs au but, duels gagnés etc… Tout était là. Certes Lucerne n’est pas au top en ce début de saison mais cela n’enlève en rien la qualité de jeu offerte par les hommes d’Alain Geiger. Et si ce match nous aura paru facile, c’est grâce à nous joueurs. Toutes ces petites erreurs qui nous faisaient commencer le match en étant menés au score, ces erreurs à répétitions, cette timidité que l’on pouvait sentir lors des attaques,
Pour conclure cette belle après-midi, il m’a semblé entendre au loin, venant du côté de la Tribune Nord, quelques sons, quelques coups de tambour et des cris de passionnés. Quel plaisir de réentendre certains chants, de ressentir, toute proportion gardée, cette ferveur du 12ème homme pour pousser son équipe lorsque celle-ci en a besoin. Que les gens comprennent ou ne comprennent pas la décision des supporters ne pas entrer dans le Stade, cette réflexion est propre à chacun. Mais personne ne pourra le nier, sentir cette énergie qui s’émane de la Tribune n’aura été que bénéfique cette après-midi.
Le prochain match nous fera affronter les sauterelles de Zürich. Les plus anciens connaissent les rivalités entre ces deux clubs qui, à une certaine époque, roulaient sur la Suisse entière. Le retour du match Aigle vs. Sauterelle est un vrai régal pour les plus anciens. En espérant que le score soit à l’image de la chaîne alimentaire.