Tableau noir : FC Bâle – Servette FC

Tableau noir : FC Bâle – Servette FC

Introduction 

Match comptant pour la 24e journée de championnat opposant le 3e et le 4e au classement et par la même occasion les meilleures défenses de Super League. Cela faisait 19 ans que les Grenat ne se sont plus revenu de Bâle avec le moindre point. Les Bâlois reviennent d’un déplacement contre l’Apoel Nicosie dans lequel ils sont allés s’imposer 0-3. Ils y ont, sans doute, laissé des forces et le club traverse actuellement une période compliquée, à Servette d’en profiter.

Système

Geiger devait composer avec le seul avant-centre disponible, Kone. Cognat, décalé sur le flanc gauche, c’est Tasar qui agis en tant qu’électron libre pour pallier l’absence de véritable meneur de jeu. On a d’ailleurs senti que Cognat était plus discret et moins à l’aise que lorsqu’il évolue dans l’axe. Cespedes, lui, garde sa place de titulaire.

Image tirée de transfermarkt.com

Analyse

C’est un match rythmé par des mi-temps dominées par une des équipes à la fois. En effet, si les Bâlois ont réussi à se montrer plus dangereux et à marquer 2 buts en 1ère mi-temps, ce sont les servettiens qui ont délivré une meilleure 2ème mi-temps en marquant 2 buts durant leurs temps fort. Au final, l’équipe qui à chercher à jouer s’est vu récompenser de ses efforts. Les statistiques de chaque mi-temps confirment cette tendance. La première mi-temps à gauche dominée par Bâle et la seconde à droite dominée par Servette.

Images tirées de sofascore.com

On aperçoit clairement que Servette a dominé en termes de tirs total (13 contre 4) et 60% de possession de balle. Une leçon à tirer de tout ça ? Sans doute que le football moderne récompense davantage l’équipe qui prend le plus de risque.

Image tirée de sofascore.com

Toutefois, les joueurs sont allés chercher ce point avec les tripes et la manière et c’est tout à leur honneur. On notera, tout de même, beaucoup de déchets techniques, car les Bâlois étaient très agressifs et proches du porteur de balle (151 pertes de balle). Xhaka et Ondoua à mi-terrain se sont délivré un match combatif et c’est les Grenat qui s’en tirent avec 60 duels gagnés contre 47 côté Bâlois. Bien que, Fabian Frei, en mauvais perdant qu’il est en disant: « Je ne sais pas comment on a fait pour ne pas gagner ce match, ils n’ont pas eu d’occasions » Servette n’a pas démérité et s’est même procuré plus d’occasions manquées (3) que son FCB (1). Le résultat, est, somme toute logique et les Grenat auraient même pu l’emporter avec un peu plus d’efficacité.

FC Bâle – Servette : Rien n’est jamais joué d’avance

FC Bâle – Servette : Rien n’est jamais joué d’avance

Énorme, fantastique, fort, etc… Les qualificatifs pour décrire la performance de Servette ce dimanche sont nombreux face au grand (sur les dernières années seulement) FC Bâle et qui plus est au Parc Saint-Jacques, ce stade maudit pour les servettiens depuis deux décennies.

Pourtant, le début du match fut totalement à l’opposé de ce que proposait le Servette FC depuis quelques semaines, avec un attentisme flagrant de l’arrière-garde genevoise combiné à un réalisme flagrant des bâlois qui fait que le FCB mène 2-0 après 20 minutes et cela ne souffre d’aucune contestation tant le SFC est hors du coup offensivement et fébrile derrière. On pouvait craindre le pire au moment de retourner aux vestiaires avec l’écart entre les deux équipes.

C’est tout le contraire qui se produisit en seconde période avec des Grenat qui sont métamorphosés et partent à l’abordage des buts de Jonas Omlin sans toutefois réussir à concrétiser les occasions. Cependant, malgré leur volonté de laisser le ballon à l’adversaire, Bâle va se créer des opportunités et on pense que Servette a laissé passer sa chance. Le tournant du match arrive à un quart d’heure du terme avec ce péno concédé par les Rotblau et converti par Imeri. L’actuel troisième de Super League aura une balle de match mais c’est sur un exploit de Stevanovic que le SFC va aller chercher le point du match nul, un score de 2-2 qui semble équitable au vue du match

Les notes

Frick : 6

Laissé à l’abandon sur les deux goals rhénans et malgré ses deux buts encaissés, il a passé un match très tranquille. C’est lui qui fait le dégagement pour Koné lorsque celui-ci vas aller obtenir le penalty.

Sauthier : 6,5

En difficulté lors du premier acte, il a été au rendez-vous offensivement mais cela s’est vu en fin de rencontre avec beaucoup d’espaces en fin de rencontre.

Rouiller : 6,5

Un peu tendre en début de match mais il s’est bien remis dans le sens de la marche.

Sasso : 6,5

Un peu attentiste sur l’ouverture du score au niveau du marquage, il est aussi  »coupable » de dévier la frappe de Fabian Frei mais comme son compère de charnière, il a tenu son rang par la suite.

Iapichino : 5,5

Sa prestation la moins aboutie depuis son retour en octobre. En difficulté sur son côté gauche tout au long de la rencontre.

Stevanovic : 8

Le  »match-nul » winner avec sa splendide frappe en fin de rencontre qui permet à Servette de repartir avec un précieux point. Dommage d’avoir été trop altruiste sur l’action ou il transmet le ballon à Koné.

Cespedes : 5

Totalement à contre-courant durant la première période, ce n’a pas été une surprise de le voir sortir avant l’heure de jeu.

Ondoua : 8

Belle performance du futur international camerounais (oui, on s’emballe) qui est revenu au niveau de son début de saison après un petit passage à vide.

Cognat : 7

Pas à son aise en début de match sur le côté gauche, il a repris du galon lorsqu’il fut repositionné dans l’axe.

Tasar : 7

Aligné en second attaquant, il a nettement mieux fait le job lorsqu’il est repassé sur le flanc gauche. Il aurait mérité d’inscrire un but.

Koné : 6,5

Généreux collectivement, il rate une grosse occasion en début de rencontre qui sera suivie par l’ouverture du score. Il a pesé sur la défense rhénane par la suite, en obtenant notamment le penalty qui remet Servette dans le match.

Imeri : Bonus

Un carton jaune stupide dès son entrée mais un sang-froid en moment de réduire l’écart. Sa montée au jeu à Saint-Gall est un lointain mauvais souvenir.

Alves : Bonus

Entrée très intéressante.

Routis : non noté

Trop peu de temps de jeu.

FC Basel-Servette FC : A l’assaut de la 3ème place

FC Basel-Servette FC : A l’assaut de la 3ème place

Le peuple genevois va se déplacer en masse du côté de la cité rhénane afin d’y affronter le club local ce dimanche 23 Février sur le coup des 16 heures. Le moral gonflé à bloc d’une large victoire face aux Zurichois, ils comptent bien revenir à hauteur de leur adversaire du jour.

La rencontre :

Les Servettiens surfent sur une impressionnante série de victoires depuis début décembre malgré un léger accrochage survenu le 9 février sur la pelouse du Kybunpark lors de la défaite sur le score de 1-0 face à St. Gall. Le week-end passé, ils ont pu démontrer au public genevois que leur quatrième place était plus que méritée, malgré le statut de néo-promu, et que l’équipe, emmenée par le capitaine Anthony Sauthier, a la capacité de faire bien plus que leur objectif de maintien du début de saison mais bien d’aller essayer de titiller ce fameux podium détenu par les inévitables 3 mousquetaires que sont Bâle, Young boys et Saint Gall. Cependant, s’il y a bien une stat que les supporters genevois (sauf les moins de 20 ans) ont en tête, c’est bien cette date de 1998. En effet, les Grenat ne se sont plus imposés au St. Jakob Park depuis le 25 octobre 1998 et un splendide doublé de Franck Durix. D’ailleurs ceux qui connaissent un minimum l’histoire de leur club (bisou à Constantin Georges), les Genevois soulevaient leur 17ème et dernier trophée de Ligue Nationale A et verra d’ailleurs la relégation en Ligue Nationale B de notre tendre et cher ami qu’est le FC Sion (on vous aime aussi les rageux). Ce Bâle-Servette est donc l’affiche de cette 23ème journée de Super League (oui, Saint-Gall et YB sont des équipes de seconde zone) entre une formation qui souhaite se relancer après une défaite sur sa pelouse face à la lanterne rouge et de l’autre une équipe plus qu’en forme et qui espère bien revenir à égalité avec son adversaire du jour.

Auteur d’une prestation XXL dimanche dernier, Stevanovic rééditera-t-il la même face aux Rhénans ?

L’adversaire :

Le FC Novartis enchaîne les contre-performances depuis ce début de l’année en s’inclinant à 3 reprises face aux Bernois (0-2) et St-Gallois (1-2), soit deux formations face auxquels ils se doivent de marquer des points dans le but de ne pas se laisser distancer, mais surtout cette défaite survenue sur leur pelouse face au FC Thoune alors qu’ils tenaient le match mais à l’instar des Bernois, le dernier geste leur faisait défaut. Heureusement pour eux, l’équipe entraînée par Marcel Koller est quelque fois capable de réalisme, comme ce fût le cas au Letzigrund en s’imposant 4 buts à 0 face au FC Zürich. Les genevois ont donc l’avantage d’affronter une équipe actuellement en plein doutes et qui sera d’ailleurs diminuée suite à un long déplacement sur l’île chypriote dans le cadre des 1/16ème de finale de l’Europa League face à l’APOEL Nicosie malgré une victoire facile 3-0. De plus, la chance étant de leur côté pour une fois, le FC Bâle n’est pas épargné par les blessures puisque l’on ne dénombre pas moins de 6 joueurs en convalescence dont le genevois Kevin Bua, auteur de 4 buts et 6 assists en 19 rencontres, et le milieu central Luca Zuffi.

Avec un contrat qui expire en fin de saison et qui ne sera reconduit qu’en cas de titre, l’ancien joueur de Grasshoper, Marcel Koller, sait très bien que ses jours sont comptés. Ces deux prochains rendez-vous de la semaine vont donc s’avérer plus que décisif pour la suite de sa carrière, lui qui se retrouve dans une position instable, bien que le FC Bâle soit le dernier représentant suisse sur la scène européenne et que son club soit encore en course en Coupe de Suisse, cette 3ème place en championnat fait tâche. Il faut remonter à la saison 1997-1998 pour voir un FC Bâle cumuler 4 défaites lors de ses 5 derniers matches et à l’époque c’était un certain…Guy Mathez qui était sur le banc rhénan.

Le FC Bâle ne semble plus aussi intouchable qu’auparavant. Vérification ce dimanche ?
Tableau noir : Servette FC – FC Zürich

Tableau noir : Servette FC – FC Zürich

Introduction

Les Grenat sortaient d’une défaite amère face au surprenant leader St-Gall lors duquel les joueurs avaient loupé des montagnes. L’équipe étonne tout de même dans ce championnat en tant que promu et démontre qu’elle détient les armes pour tenir une cadence digne d’un champion. Zurich lui, n’avait plus perdu depuis septembre à l’extérieur et gardait le 0-5 au Letzigrund en travers de la gorge.

Le système

Geiger opte pour un 4-4-2 sur le papier avec Kyei et Tasar en pointe. Néanmoins, sur le terrain l’équipe évoluait plutôt en 4-2-3-1 avec Tasar sur l’aile gauche et Cognat en 10.

L’analyse

« On savait que le bloque Zurichois allait jouer assez haut donc on a plongé dans le dos de la défense ». Ces propos tenus par Geiger en conférence d’après-match résument bien le match des servettiens.

Effectivement, ce match le confirme définitivement : Geiger ne privilégie pas la possession, mais le jeu en transition rapide. 8 contre-attaques contre 0. Désormais, l’équipe porte un véritable ADN qu’elle a pris du temps à trouver, mais qui fonctionne très bien depuis quelques temps. Servette a largement dominé la rencontre dans tous les compartiments dirons-nous. En réalité, la possession était étonnement zurichoise (55%), mais le nombre de tirs (20) et tirs cadrés (12), les grandes chances (11), et les occasions manquées (7) sont en faveur des Grenat.

Le moment clé du match : Lors du 1-1 concédé à la 64e beaucoup d’équipes se seraient contentées du nul et auraient reculé. Pourtant, 3 min après l’équipe reprend l’avantage. C’est un état d’esprit courageux qui est tout à l’honneur de Geiger et ses joueurs. Le paradoxe de chercher constamment de jouer vers l’avant c’est d’être également la meilleure défense du championnat avec 21 buts concédés.

Sir Miroslav Stevanovic et Koné

La stat insolite : 7 grosses occasions créés. D’après SofaScore, c’est la première fois depuis 2015-2016 qu’un joueur atteint ce chiffre lors d’une rencontre. Miroslav Stevanovic le meilleur passeur (11) du championnat l’a fait ce qui lui vaudra, entre autres, la superbe note de 9,7/10, qui est d’ailleurs la meilleure note de la saison attribuée sur le site pour Servette. Il aura eu, comme souvent, une grande activité sur son aile droite comme le montre le schéma.

Là où Koné surprend c’est qu’il réussit souvent à se créer admirablement des occasions, mais peine à les concrétiser quand elles lui sont offertes. Un manque de confiance où un manque de talent ? La question mérite d’être posée. Toujours est-il qu’il répond de la meilleure des manières en marquant un triplé en 25 minutes de jeu. La stat : 3/5 duels aériens remportés. Du haut de ses 1m79, c’est un joueur bénéficiant d’un jeu de tête redoutable permettant de jouer en remise avec ses coéquipiers ou alors de marquer comme pour 2 de ses 3 buts autour de défenseurs bien plus grand que lui.

Toutes les images sont tirées du site sofascore.com