Un nouveau dimanche à l’image de la météo de la semaine

Un nouveau dimanche à l’image de la météo de la semaine

Un titre un peu contradictoire alors qu’on a battu le grand FC Bâle, chouchou des boîtes pharmaceutiques et de la Ligue. Alors oui on peut être content de ramener les 3 premiers points de la saison mais est-ce que la manière y était ? Ma réponse est clairement non. Retour sur un match qui a basculé grâce aux Bâlois.

Pour ce premier match à domicile de la saison 2020-2021, notre grand Servette reçoit le FC Bâle pour la deuxième journée de championnat. Je me disais que les Rhénans avaient dû laisser quelques gouttes sur leur terrain suite à leur victoire (compliquée) contre les chypriotes de l’Anorthosis (3-2). Par la même occasion, je m’attendais à ce qu’on s’ôte le pouce de notre fessier. Outre la mauvaise fin de saison « post-COVID », je n’ai pas été très satisfait des deux derniers matchs, non pas seulement à cause du résultat mais également de la façon dont on a (pas du tout) joué. Je voulais donc voir une réaction de nos gars en ce dimanche 27 septembre.

Bon, par quoi commencer ? Je ne vais pas encore épiloguer et revenir sur un dossier qui a été depuis très longtemps abordé mais NOM DE DIEU comment Koné peut-il encore louper cette action ? Sur un caviar d’Arial Mendy, notre attaquant arrive à trouver la transversale de Nikolic. Sérieusement Koro… tu peux louper ça contre des petites équipes comme celle de l’autre bout du lac mais pas lors de matchs plus importants comme celui-ci. Déjà 4 minutes de jeu et me voilà déjà rempli de frustration, d’incompréhension et de bière renversée car cette action peut peser lourd sur la suite du match mais notre attaquant va réitérer cette exploit à la 72ème avec une tête à bout portant directement dans les bras du portier adverse. Décidément, il faut vraiment que notre buteur retrouve une certaine confiance en lui car pour pouvoir atteindre de nouveaux objectifs, on a vraiment besoin d’un attaquant solide et sûr de lui.

Arrive ensuite la 24ème minutes : certes ce goal va être annulé à cause de la faute sur Mendy mais on voit encore une fois une faille dans notre défense. Comment peut-on laisser un joueur de la trempe de Stocker seul à l’entrée de la surface ? Je tiens quand même à souligner l’excellente prestation de Rouiller tant bien sur le plan défensif que sur le plan leadership. Un gaillard bien solide en défense, ça fait plaisir.

Cognat, sorti sur blessure, laisse sa place à Antunes puis sur une excellente percée d’Imeri qui laissa sur place deux Bâlois en un crochet s’élance en direction du goal mais se fait faucher par van der Werff. Le tournant du match a été cette action. Carton rouge et voilà les visiteurs contraient de jouer à 10 pendant 60 minutes. Le match change alors totalement et les Grenat commencent à attaquer et non plus à défendre. Les Bâlois commencent à avoir la tête sous l’eau.

Arrive enfin la 75ème minute de jeu, la minute de la « délivrance » : sur une remise de la tête du grand, beau, magnifique MS9, le défenseur Bâlois touche le ballon du bras et nous permet donc d’obtenir un penalty qui peut nous aider à enfin devancer les Bâlois au score. Schalk se charge de la transformer. 1-0. Il s’autorise même d’adresser une belle frappe sur le poteau droit tout juste déviée en corner à la 83ème.

Certes, nous ramènons les 3 points contre une grosse équipe du championnat, grosse équipe qui ne nous a plus battu depuis le 10 août 2019. Peut-on dire que l’on est une grosse équipe ? Je vous laisserai répondre par vous-même mais moi je ne suis pas satisfait. 2 goals sur 2 penaltys obtenus car nos adversaires pêcheurs et bourbines n’ont pas compris que le foot se joue sans les mains ne me satisfait pas. Servette nous a habitué à un jeu offensif de meilleure qualité et je veux revoir ça. Je veux que cette attaque me fasse jeter 3-4 fois ma bière en l’air lors d’un match. Je ne veux pas me contenter d’un vieux penalty dans le dernier quart d’heure du match. Par la même occasion, moi qui avais encensé notre nouvelle pépite Mendy lors de son premier match, ce dernier m’a déçu lors de ses deux derniers matchs. Beaucoup d’erreurs et de mauvaises décisions. Ressaisis-toi garçon, je sais que tu en es vraiment capable. En point positif, je voulais souligner l’excellent match d’Imeri qui a été dans tous les bons coups sur les attaques servettiennes. Il nous permet de jouer en supériorité numérique pendant plus d’une heure et c’est grâce à ça que l’on peut gagner cette rencontre.

Dimanche, on se déplace à St-Gall pour affronter une équipe qui peine également à trouver le chemin des buts. 1 petit goal contre Vaduz et contre le FC Constantin. En espérant que cette victoire nous lance réellement cette saison, il ne me reste plus qu’une chose à dire : Allez Servette !

PS : Lors de l’écriture de cet article, j’ai eu la notification que Boubacar Fofana, ex-joueur lyonnais, allait rejoint nos rangs pour 2 ans. Bienvenue à toi, sois fier de porter ce maillot grenat, sois fier de jouer pour nous mais surtout, rend nous fier.

Crédits photo : Eric Lafargue

Tableau noir : Servette FC – FC Bâle : La première victoire de la saison face aux Bâlois

Tableau noir : Servette FC – FC Bâle : La première victoire de la saison face aux Bâlois

Statistiques clés :

xG : Servette FC 2.42 – FC Bâle 0.19

Cette statistique à elle seule résume la rencontre tant les Grenat ont dominé leur adversaire.

Tirs / cadrés : Servette 22/7 – Bâle 3/1

Dans cet aspect aussi Servette a été supérieur, les tirs venant réconforter les xG. Néanmoins, on peut également y voir un cruel manque de réalisme. Beaucoup de tirs tentés mais peu ont été cadrés et encore moins ont fini au fond. Faut-il que Servette se crée 22 occasions à chaque rencontre pour marquer 1 seul but sur penalty ?

Passes réussies : Servette 431 – Bâle 283

Servette a beaucoup fait circuler le ballon pour tenter de trouver une ouverture dans un bloc bâlois assez bas. Peu de réussite grâce à ce nombre de passes, à voir comment mieux optimiser cette circulation du ballon à l’avenir.

Analyse :

Dans le jeu, il est vrai que l’animation a été assez pauvre hormis les longs ballons en transition et les innombrables centres. 30 centres tentés dont 12 réalisés par Arial Mendy pour 13 réussis au total. Le fait de jeu est incontestablement le carton rouge de Van der Werff qui a contraint le FC Bâle à réduire leurs ambitions. Une équipe toujours autant détestable qui n’a cessé de contester les décisions arbitrales. Servette n’a pas laissé d’espoir aux Bâlois de se montrer dangereux. Pour cela, les Grenat ont privé la balle à leur adversaire, avec une possession de 57% contre 43% pour le FC Bâle.

Tops :

Kastriot Imeri :

Avec la sortie sur blessure de Cognat préalablement positionné en 10, c’est Imeri qui a repris sa place. Le meneur de jeu Genevois a sans doute délivré sa meilleure prestation à ce poste jusqu’à présent. Il a été très remuant, faisant preuve d’une grande activité et fait preuve de quelques coups de génies comme l’action de l’expulsion Bâloise. Il a d’ailleurs été élu homme du match par les supporters.

Figure 1 : Passes tentées d’Imeri

Arial Mendy :

Son apport offensif est incontestablement son point fort. Il n’a cessé d’apporter des ballons et du danger dans la surface des Rhénans. Il présente des facultés athlétiques au-dessus de la moyenne lui permettant d’avoir un volume de jeu important couplé à une très bonne endurance.

Figure 2 : Activités de Mendy

Figure 3 : Centres tentés par Mendy

Boris Cespedes :

Décidément l’un des joueurs les plus en vue du match, les statistiques parlent d’elle-même avec 11 récupérations de balle et 9 duels offensifs gagnés. Il a été très présent, distribuant pas moins de 22 ballons pour Stevanovic.

Lors des derniers matchs, nous avons pu voir le faible nombre d’échanges entre Ondoua et Cognat, généralement entre 6 et 8 passes par match. Contre Bâle, la connexion Ondoua-Cespedes a été de 13 passes soit presque deux fois plus ! On a pu voir aussi un Cespedes beaucoup plus bas qu’un Cognat. Et si c’était lui la solution ?

Steve Rouiller

Après l’analyse du match, on se demande comment on a pu ne pas remarquer la prestation de Rouiller ? Il fut très peu cité comme un concurrent à l’homme du match et pourtant les statistiques sont là encore une fois : 18 ballons récupérés (le meilleur total) 2 tacles glissé tous réussis et 100% de duels aérien gagnés (6 au total) ! Un vrai mur !

Flops :

Koro Koné :

Alors on dira qu’on s’acharne sur lui mais comment ne pas être fou de rage sur son loupé à la 2ème minute ? Il ne touche que 7 ballons dans la surface, a effectué 5 tirs pour 1 seul cadré. Dommage.

Gael Ondoua :

68% de passes réussies, c’est mieux que contre Reims (58%) et le LS (62%) mais tout de même pas au top pour notre milieu de terrain. 10/26 duels gagnés (38%) et 8 ballons récupérés. Dans la même lignée que les matchs précédents, mais toujours pas la bonne.

Anthony Sauthier : 

Malheureusement aussi moins bien sur ce match-là. Il avait été bon contre Reims et contre le LS il a fait du mieux qu’il a pu, jouant la deuxième mi-temps en tant que défenseur central. On l’a senti un peu à la peine sur ce match : 0/4 centres réussis, seulement 5 duels remportés sur 15 et il était à deux doigts de marquer un beau but, mais le ballon est passé au-dessus. Bâle était pourtant très peu inspiré sur ce match, il aurait pu faire mieux.

Source : Toutes les valeurs ainsi que les figures ci-dessus proviennent du site wyscout.com

Analyse effectuée par Emin Bagkan et Gabriel Soares

Servette FC – FC Bâle 1-0 (0-0) : Première réussie à domicile !

Servette FC – FC Bâle 1-0 (0-0) : Première réussie à domicile !

Pour cette rencontre du 27 septembre, on pourrait établir un parallèle avec le match Lausanne d’il y a sept jours : une équipe venant de disputer un match européen trois jours auparavant qui se déplace chez une autre qui veut empocher sa première victoire cette saison. Comme lors du derby, le résultat a été le même : une victoire pour l’équipe qui recevait !

Pour cette première à domicile en Super League version 2020-2021, Servette aurait pu (dû) se mettre à l’abri dans les premières minutes avec cette occasion de Koné. La première période va être très fermée mais deux événements vont faire basculer le court du match : le but annulé de Stocker à la 22e minute puis l’exclusion de Van der Werff à la demi-heure. Quel dommage pour le FC Novartis qui est aussi étincelant dans le jeu que le français de Wejdene (ceux qui ont la référence comprendront) et ne peut compter sur sa carte arbitre ce dimanche….

Le match va dès lors être à sans unique, avec des servettiens manquant de justesse technique et des bâlois jouant la montre. On voit d’ores et déjà le scénario des bâlois qui vont réussir à décrocher le nul en garant l’autobus mais dieu merci, les dieux du foot auront été Grenat jusqu’au bout : on est aux portes du dernier quart d’heur quand M. Piccolo désigne le point de penalty. Alex Schalk donne la victoire à ses couleurs et évite le début d’une période de doute du côté du SFC:

LES NOTES

Jérémy Frick : 6

Une après-midi relativement tranquille pour le portier, qui n’aura eu quasiment rien à faire.

Anthony Sauthier : 6

Beaucoup mieux que lors de ses dernières sorties, il aurait même pu enfin inscrire son premier but dans l’élite pour son club de coeur par deux fois. Remplacé par Moussa Diallo (non noté) qui a effectué une entrée intéressante et mériterait certainement plus de temps de jeu.

Steve Rouiller : 6

Peu mis à contribution, il aura fait le boulot quand il le fallait.

Vincent Sasso : 6

Même discours que son compère de charnière.

Arial Mendy : 6

Très actif côté gauche, il ne passe pas loin de marquer mais a eu du déchet dans ses centres.

Boris Cespedes : 7

Quel match à mi-terrain pour celui qui qui s’envolera dans les prochains jours pour la Bolivie pour aller affronter Messi et Neymar. Patron au milieu, notamment dans la récupération, son absence conjugué à la blessure de Cognat pourrait porter préjudice aux Grenat.

Gaël Ondoua : 5

C’est décidément un début de saison compliqué pour le camerounais qui a réalisé une rencontre en demi-teinte avec beaucoup de pertes de balles à son actif.

Miroslav Stevanovic : 7

Toujours présent à droite, il est à l’origine du penalty et aurait pu être crédité d’un assist sur la tête de Koné.

Timothé Cognat : non noté

Une blessure aux ischios qui doit entraîner sa sortie. Son remplaçant Alexis Antunes (7) a effectué 80 minutes de très bonne facture, son prêt lui a fait énormément de bien et il pourrait tirer son épingle du jeu cette saison. Il a cédé sa place dans les arrêts de jeu à Yoan Severin (non noté) qui a refait son apparition presque 365 jours plus tard (sa dernière apparition remonte au 29 septembre 2019 !)

Kastriot Imeri : 7

L’un des rares à avoir crée du danger et certainement le plus percutant sur le terrain. Il provoque l’expulsion du bâlois et son remplacement, un peu incompréhensible il faut l’avouer, a permis à Alex Schalk (non noté) d’inscrire son premier but cette saison en ne tremblant pas face à Nikolic.

Koro Koné (6)

Une part importante dans le jeu servettien, beaucoup de vivacité mais ses ratés auraient pu coûter cher à son équipe.

Servette FC- FC Bâle : le retour à la Praille

Servette FC- FC Bâle : le retour à la Praille

Après la défaite survenue dans le magnifique et moderne Stade de la Pontaise en banlieue genevoise (1-2), les Genevois vont donc devoir mettre les bouchées doubles ce dimanche à 16 heures s’ils souhaitent lancer du mieux qu’il faut leur seconde saison consécutive en Super League.

La rencontre :

Le Servette FC n’a pas réussi à entrer dans le championnat de la même manière que la saison dernière. Alors qu’ils avaient obtenu un superbe résultat sur la pelouse du Wankdorf (1-1), cette fois-ci ils ont vu un club de pêcheurs les surpasser dans tous les domaines et remporter ce derby du lac de Genève. Cependant n’importe quel supporter sait que ce ne sera que partie remise. Pourtant, cette entrée en matière ne rassure en rien les supporters. En effet, le club grenat se prépare à un mois des plus compliqué avec des rencontres face au trio de la saison passée avec la venue du FC Bâle ce dimanche, la réception du champion en titre bernois le samedi 17 Octobre et entre-temps un déplacement sur la pelouse du FC Saint-Gall est également à prévoir le dimanche 4 octobre. Les Servettiens n’ont donc hérité en rien d’un début de championnat facile où les points sont donc déjà des plus vitales. Il ne faut pas oublier que le Servette FC n’est plus dans la peau du néo-promu, statut offert au petit frère de l’OGC Nice désormais, et c’est donc un club attendu qui rentrera sur la pelouse du Stade de Genève en ce dernier week-end de septembre.

217 jours après un dernier déplacement pour le peuple genevois à l’extérieur, comble de l’ironie face à notre adversaire du jour, le Servette FC retrouve la route du FC Novartis. Les plus de 700 spectateurs genevois qui se sont déplacés du côté du Parc Saint-Jacques se souviendront sûrement longtemps de cette ambiance qui régnait dans le parcage du deuxième club le plus titré de Suisse (merci les millions de l’industrie pharmaceutique) et cette remontada à la genevoise grâce à des buts de Kastriot Imeri sur penalty (75’) et de Miroslav Stevanovic à seulement trois minutes de la fin du temps réglementaire. C’est cette hargne sur le terrain et cette volonté d’arracher les trois points que tout bon supporter genevois souhaite retrouver au sein du groupe d’Alain Geiger mais plutôt dès le début de la rencontre et non les quinze dernières minutes du match. Cependant, le club dirigé désormais par Ciriaco Sforza, ancien entraîneur de Thun et Grasshopper en Super League et de Wohlen puis récemment Wil dans la ligue inférieure, n’a pas non plus réussi à séduire les Rotblau de ses qualités d’entraîneur en concédant le match nul face au promu liechtensteinois (2-2. Il faudra donc savoir profiter de cette faiblesse défensive bâloise afin de pouvoir prendre les premiers trois points de cette saison 2020-2021 et rééditer la performance du 23 Novembre 2019, rencontre lors de laquelle les Grenat s’étaient imposés 2-0 sur des réalisations de Stevanovic et Koné. L’arbitre de la rencontre sera le tessinois Luca Piccolo qui avait déjà arbitré la dernière rencontre entre les deux formations lors de la reprise post-Covid le 16 juillet dernier (2-2), il a arbitré sept rencontres du Servette FC pour trois victoires, deux nuls et deux défaites, dont une première rencontre en Promotion League lors d’un déplacement à Cham (3-3) un 22 août 2015.

Théo Valls : un crocodile à Genève

Le Servette FC a enregistré une nouvelle arrivée ce mardi avec l’arrivée du milieu de terrain Théo Valls. Jeune joueur de 24 ans, il arrive tout droit de la Ligue 1 Uber Eats, lui qui a disputé 161 matchs sous les couleurs du Nîmes Olympique dont 53 en Ligue 1 avec un but inscrit et deux passes décisives ainsi que 92 en Ligue 2 (3 buts ; 4 passes décisives). Il foula pour la première fois une pelouse en tant que professionnel lors d’une rencontre de Ligue 2 contre La Berrichonne de Châteauroux. Après avoir pourtant participé à 23 rencontres sur 28 possibles lors de la saison 2019-2020 qui s’arrêta suite au Coronavirus, son club formateur a décidé de ne pas prolonger son contrat et il se retrouve alors libre de tout engagement. Il s’est engagé pour une durée de trois ans au sein du club grenat.

Deux matches pour le prix d’un, que demande le peuple ?

Deux matches pour le prix d’un, que demande le peuple ?

Triste semaine pour moi, pour les Servettiens et pour Genève. Servette a tout d’abord été éliminé lors du 2ème tour de qualification pour l’Europa League par Reims puis battu en ouverture de la saison 2020/2021 par le club anecdotique du lac de G’nève.

Jeudi soir, bière en main sur l’esplanade du Stade de Genève, je pensais que la soirée allait finir en beauté avec une victoire contre Reims. Mon ami avec ses deux bouteilles de champagne au frais était impatient de les ouvrir. Attention toutefois à ne pas se faire rincer (rires) car en effet, cet adversaire n’était pas à prendre à la légère.

Les Grenats (toujours en noir) entamèrent de la pire des façons leur match. Dès la 4ème minute de jeu, Sauthier se fait prendre de vitesse sur son côté droit ce qui laisse Kutesa (snif) tout le champ libre pour ajuster un centre à ras terre dans l’ÉNORME trou au milieu des seize. Berisha ne tremble pas et ça fait goal. En revoyant le match je n’arrivais pas à y croire : Les gestes barrières ne s’appliquent pas entre les défenseurs de dieu ! Ouverture du score: 0-1.

La suite de la première mi-temps se veut plus dynamique du côté Servettien que rémois. Quelques occasions de Cognat, Stevanovic et une tête d’Imeri dans les mains du gardien (même Karius l’aurait stoppée) mais toujours rien ne finit au fond des filets. Frustration.

On commence la 2ème mi-temps avec un tir d’Imeri qui passe (encore) au dessus de la cage du gardien adverse. C’est tout. Rien d’autre. Décevant d’une équipe qui est menée au score de ne pas faire plus, sans compter que c’est le poteau qui nous sauve du 2-0… Le champagne reste au frais pour dimanche (que j’étais naïf de le penser).

Nous sommes dimanche et c’est la reprise du championnat. Qui dit déplacement à Lausanne dit obligatoirement bons souvenirs : je parle évidemment de ce match d’avril 2019 sous la neige qui aura laissé les spectateurs lausannois dans le froid et en Challenge League. On affronte donc le néo-promu pour début ce championnat.

En regardant le match à la télé, je me suis demandé si le peuple autochtone de Lausanne avait compris qu’il était possible d’aller au stade. Corona ou pas, le «fidèle» (10-12 personnes max) public de pêcheurs répondait présent après une bonne journée bateau sur les bords du lac de G’nève. Que fut ma surprise lorsque je vis que finalement le match se transforma en un entrainement pour le LS: plutôt à l’aise avec la balle, occasions construites et beaucoup (trop) d’actions depuis la droite. C’est sur une certaine logique que le Petit Poucet romand ouvre le score par Turkes (dans tout les bons coups cette après-midi) au quart d’heure de jeu. Si j’étais un journaliste lambda, j’aurais dit que les Genevois avaient oublié de descendre du bus (arrêtez avec ça d’ailleurs). Servette ne nous a RIEN proposé dans cette première mi-temps. Un milieu inexistant, des relances au pied de la part de Frick qui finissent directement en tribune et une attaque sans réelle occasion de marquer, c’est triste.

On se dit que cette deuxième mi-temps ne pourra pas être pire mais si. Toujours une très nette domination vaudoise et une absence totale d’envie et de pressing des Servettiens. Arrive alors ce coup franc pour Schneuwly qui le glissa au ras du poteau de notre dernier rempart, 2-0 au tableau d’affichage. L’addition aurait pu être encore plus salée si les attaquants vaudois avaient appris ce qu’était le hors-jeu (8 au total, il serait temps d’apprendre les règles du football). Kyei sauve l’honneur sur son penalty transformé à la 83ème minute.

Je tenais à dire qu’un match se joue de la 1ère à la 90ème minute. On n’aura vu l’attaque genevoise que lors des 10 dernières minutes avec quelques cafouillages dans la défense lausannoise qui montre que lorsque l’on appuie un peu plus, ces vaudois ne sortent pas la tête de l’eau (à l’opposé des poissons qu’ils nous pêchent).

Une semaine à oublier, une nouvelle à préparer et le match contre le FC Bâle dimanche à domicile. Messieurs, proposez-nous du beau jeu, celui qui nous a fait vibrer ces temps, celui qui nous rendait fier. Toujours à tes côtés mon Servette.

PS: j’avais la même réaction que Cognat lors des deux matchs…

Tableau noir : Reims et Lausanne, un début de saison difficile pour les Servettiens.

Tableau noir : Reims et Lausanne, un début de saison difficile pour les Servettiens.

Servette FC – Stade de Reims

Statistiques clés :

xG (expected goals) : Servette 0.95 – Reims 0.46

Reims a été dangereux à chaque attaque, cependant ils n’ont pas autant attaqué que Servette ce qui baisse leur xG et ils finissent la rencontre avec un xG de 0.46. Servette a beaucoup attaqué tout en étant moins efficace mais le nombre d’occasion monte leur xG à 0.95.

Rappel : Les buts attendus (xG) mesurent la qualité d’un tir en fonction de plusieurs variables tel que la qualité de la passe décisive, l’angle de tir, la distance par rapport au but et de quel type de tir il s’agit (pied, tête, etc…). L’addition des buts attendus d’un joueur ou d’une équipe peut donner une indication du nombre de buts qu’un joueur ou qu’une équipe aurait dû marquer compte tenu des tirs réalisés.

Tirs : Servette 14 – Reims 6

Tirs cadrés : Servette 2 – Reims 1

Bien plus suffisant que les Grenat, les reimois n’ont cadré qu’un seul de leurs tirs : le seul but de la rencontre. Servette a bien plus tenté mais a peiné à concrétiser ses occasions, gêné par un Stade de Reims bien en place et calculateur.

Analyse :

Il est clair que nous ne pouvons commencer autrement que par le but encaissé à la 4ème minute de jeu suite à une perte de balle de Kyei à mi-terrain. Sauthier est pris de vitesse par Kutesa qui parvient à adresser une passe à Berisha complètement démarqué. Après ralenti nous avons tous (dans la réaction en tout cas) mis la faute sur Ondoua mais était-ce vraiment de sa faute ?

On voit ci-dessus Cognat et Ondoua effectuant la course dans la même direction mais le problème ici est qu’aucun n’autre joueur n’est redescendu, trois joueurs se retrouvant libre de marquage. Alors certes Stevanovic arrive assez rapidement sur celui du dessous mais quid des deux autres ?

Mendy se retrouve à devoir surveiller deux joueurs, Ondoua lui s’arrête pour éviter la passe en retrait tout comme Cognat. Mais où sont Tasar et Imeri ? A qui la faute finalement ?

Néanmoin sur ce match le plus choquant a été le trou abyssal au milieu de terrain. Geiger ayant débuté en 4-2-3-1, on s’attendait à avoir du monde dans ce secteur là mais ce ne fut malheureusement pas le cas.

Preuve en est les échanges entre les 3 milieux ont été très faibles. Seulement 7 passes entre OndouaCognat durant ce match-là, 4 passes entre OndouaImeri et que dire des 3 passes entre CognatImeri.

Sans statistique on a clairement pu voir ça sur le terrain :

Première séquence à la 9ème minute.

Deuxième séquence à la 29ème minute.

Dernière séquence à la 72e.

Le 4-2-3-1 de Geiger s’est souvent retrouvé en 4-4-2 avec Imeri et Kyei en pointe. Comme le montre cette image :

La précision de nos centres a aussi été très mauvaise ce soir-là : sur 22 centres seulement 6 sont tombés sur un servettien. Ceux qui ont le plus centré sont Mendy (8 centres), Stevanovic (4) et Cognat (4), les trois affichant le même taux de réussite de 25%. Au niveau des corners 6 tirés et 2 réussis seulement.

Nos attaquants ont eu donc très peu de centres à négocier pourtant les duels aériens sont en leur faveur. Kyei a gagné 3/4 duels aérien dans la surface, Kone lui 2/2, Stevanovic 2/2 et Imeri 1/1. Un manque de précision de la tête alors ? Peut-être quelque chose à travailler à l’entrainement.

Tasar semblait un peu perdu durant cette rencontre. Il a été sorti assez rapidement par Geiger et on pouvait imaginer une blessure ou qu’il le préservait pour contre Lausanne mais non, ça avait tout à fait l’air d’être plutôt un coup tactique. En effet, sa map montre qu’il n’a pas touché énormément de ballons et qu’il n’a pas joué à un poste fixe. Repiquant constamment dans l’axe, délaissant le flanc gauche à Mendy, Tasar n’a remporté aucun de ses 4 duels et uniquement réussi 6 de ses 10 passes tentées en 46 minutes. Il semble de plus en plus discret et moins impliqué dans le jeu depuis le départ de Iapichino

Imeri aussi semblait jouer plus à droite qu’au centre voir parfois en pointe. Selon la map c’est exactement ce qu’il s’est passé. Son jeu penche à droite et à l’avant du terrain alors qu’on l’imaginait plutôt jouer en numéro 10. Son positionnement au cours du match montre qu’il n’est sans doute pas le remplaçant idéal de Wüthrich et qu’on lui préfère son poste de milieu centre.

Ondoua lui a paru au premier regard moins bon qu’a son habitude : que disent les statistiques ? Au niveau de ses passes courtes, il affiche un bon taux de 80% de passes réussies, c’est en-dessous de sa moyenne de la saison passée (86%) mais pas accablant. Il a perdu 13 ballons et en a récupéré 11 (la saison passée sa moyenne était de 8 ,31 et 9,35) donc il était effectivement un peu en-dessous de ses statistiques habituelles. 

La paire SassoRouiller a elle été bonne : souvent bien alignée pour les hors-jeu et pas vraiment responsable sur le but. Ils ont essayé de tenir la baraque au maximum et ce sont eux qui se sont échangé le plus de passes (41). Toujours au niveau de la défense certains ont parlé de la prestation moyenne de Sauthier. Cependant niveau statistique là aussi il surprend. C’est en effet lui qui a récupéré le plus de ballon (21), il a effectué 2 centres, tous deux réussi (1/3 des centres réussi de l’équipe) et c’est le deuxième à avoir échangé le plus de passe avec un coéquipier (27), en l’occurrence Stevanovic. Coupable tout de même sur l’action du but se faisant déborder sur son côté et n’ayant pas réussis à éviter la passe décisive de Kutesa.

Conclusion :

En déduit-on finalement de ce match ? Servette a dû faire face à une équipe jouant en transition et en verticalité faisant preuve d’une redoutable efficacité. Reims a été capable de tenir le score jusqu’à la fin du match et obtenir la qualification. Servette doit améliorer sa présence au milieu de terrain, ainsi que sa finition. Le nombre de tirs (14) montre que l’équipe a tenté mais manque de justesse et de précision.  La différence entre une équipe ambitieuse proposant du jeu contre une équipe pragmatique et suffisante n’a pas récompensé les plus méritants. Toujours est-il que Servette a fièrement fait opposition au 6ème de Ligue 1 et ses 45 millions euros de budget et prouvé qu’il était capable de se confronter à des équipes européennes.

Des transferts à l’horizon ?

Peut-être recruter un 3ème milieu pour jouer en 4-3-3 laissant le poste de 8 à Cognat avec moins de travail défensif. Imeri rentrerait donc en concurrence avec Cognat et la paire OndouaCognat ne serait plus aussi distancée que lors de ce match-là.

L’acquistion d’un milieu offensif (10) apportant de la technique semble plus que jamais indispensable dans l’optique où Geiger souhaiterait pouvoir continuer en 4-2-3-1. Ce joueur devrait pouvoir lier l’attaque et le milieu et éviter que des écarts important ne se reproduisent ainsi qu’apporter du soutien aux attaquants.

De plus, le manque de profondeur au poste d’ailier pour suppléer Stevanovic ou Tasar pourrait coûter des points dans le futur en cas de suspension, de blessure ou de fatigue. Ajdini paraît peu convainquant pour l’instant et Antunes pourrait évoluer à un poste de milieu offensif.

Lausanne-Sport – Servette FC

Statistiques clés :

xG : Servette 2.31 – Lausanne 1.43

Étonnamment, Servette a obtenu des xG supérieurs à Lausanne. À noter que le penalty obtenu compte pour 0.75. Les occasions qui précédent le penalty avec notamment la latte de Sasso expliquent également la valeur calculée sans parler du fait que Servette a beaucoup tiré dans les dernières minutes, améliorant ses xG. Il y a eu 5 tirs de Servette jusqu’à la 77ème minute et à ce moment-là, les xG correspondaient à 0.40 pour les Grenat.

Tirs : Servette : 17 – Lausanne : 8

Tirs cadrés : Servette : 6 – Lausanne : 4

Analyse :

Dans le jeu, Lausanne a proposé un jeu totalement différent que celui de Reims. Il est donc intéressant d’évaluer l’aspect tactique face à 2 formations que tout oppose. Les vaudois ont imposé un pressing continu tout le long du match empêchant les Grenat de développer leur jeu.

(Début du match l’équipe jouait en 4-4-2)

L’association Turkes-Zeqiri a posé de nombreux problèmes à Servette. De plus, l’équipe nous a paru peu inspirée et manquait d’animation offensive. Stevanovic était surveillé de très près par les Lausannois puisque Contini avait prévu un surnombre de 3 joueurs sur son flanc droit.

(2ème MT en 3-4-3)

L’équipe a évolué en 4-4-2 durant la 1ère mi-temps puis Geiger a opté, de manière inédite, pour un 3-4-3 avec Mendy et Diallo en pistons dès l’entame de la 2ème mi-temps. Peut-être pour contrer le 3-5-2 de leur adversaire ? De bon augure puisque Servette aborde le match de manière plus conquérante avec de meilleures intentions.

La vitesse d’exécution du LS et son pressing leur ont quand même souvent amené des actions intéressantes. Par exemple, deux fois Sauthier (qui était devenu le 3ème défenseur central) s’est retrouvé en deux contre deux mais les deux fois il s’en est sorti avec malice.

Mais c’est seulement à partir de la 80ème que les Grenat ont pris le jeu à leur compte, grâce aussi au bloc lausannois qui a reculé pour tenter de maintenir le résultat. Il faut dire aussi que Diaw a sorti un grand match ce soir : manchette, arrêt réflexe, bon au pied, très bon match pour le portier adverse.

Il y a eu beaucoup occasions dangereuses pour Servette entre la 77ème et la 90ème (12 tirs !!!) Cependant même si nous avions égalisé à ce moment-là, cette analyse serait restée la même, car même avec ce petit but d’écart l’équipe sait très bien que le résultat cache ce qui s’est réellement passé sur le terrain, c’est-à-dire une domination Lausannoise.

Tasar très discret une fois de plus. Un seul mot : fantomatique. 9 passes tentées pour 5 réussies, 3 dribbles tentés pour 1 réussi. On ne peut plus mentir, Valon Tasar est dans le dur. Nous n’avons pas trouvé une statistique à mettre en avant.

Le volume de jeu de Mendy le contraint sans doute à être moins présent. Il a eu tendance à apporter le surnombre au front de l’attaque sans avoir pu se mettre en avant. Il a beaucoup tenté, effectuant aussi 3 transversales en direction de Stevanovic, toutes réussies ! Réussissant aussi 6 de ses 10 centres tentés

Notre tourniquet Cognat fut un peu moins en jambes sur ce match-là. Mais après ce qu’il a donné lors du précédent match c’est compréhensible. 76% de passes et 45% de ses passes vers l’avant réussies (82% et 73% contre Reims).

Points communs entre les 2 matchs :

Les coups de pied arrêtés mal exploités (21 coups de pied arrêtés sur le cumul des 2 matchs) ainsi que le manque d’un vrai meneur de jeu capable de fluidifier la circulation du ballon et d’apporter des solutions dans l’animation offensive. Les milieux de terrain semblaient plus proches, cependant Cognat a plus échangé de passe avec Cespedes (6 passes), rentré à la 59ème qu’avec Ondoua durant le match (5 passes).

Analyse effectuée par Emin Bagkan et Gabriel Soares.

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