Quoi de mieux comme affiche un samedi soir qu’une rencontre entre les actuelles deux meilleures équipes du championnat ? Toujours invaincues, ces deux équipes comptent bien prendre l’ascendant sur l’autre pour continuer seul en tête. C’est donc un alléchant Servette FCCF- GCZ Frauen qu’on vous propose ce samedi 24 septembre à 20 heures 00.
Toujours en grande forme
Quel début de championnat pour les joueuses Servettiennes, en effet après trois matchs elles restent toujours invaincues, et se sont débarrassées des néo-promues Rapperswil (4-0) le weekend-dernier. Le 10 septembre, on avait déjà affaire à une rencontre explosive, puisqu’elle signait le retour entre les deux finalistes de la précédente édition. Ce fût finalement à l’avantage des visiteuses puisque Servette prit sa revanche en s’imposant sur le score de 4 buts à 2. Cette fois-ci, c’est l’autre club de la capitale économique qui souhaite faire barrage au club genevois. Avec un nombre de points équivalent au Servette FCCF (9 points), soit 3 victoires consécutives en autant de matchs, l’équipe d’Éric Séverac sait que la tâche sera ardue. Par ailleurs, leur programme ressemble assez à celui des genevoises puisqu’elles ont affronté à deux reprises des équipes du bas de tableau (Yverdon et Aarau) avant de croiser le fer face aux championnes en titre, le FC Zürich Frauen (2-0). Autant dire qu’il est assez compliqué de se faire une réelle estimation quant aux chances de chacune des équipes et que ce match pourrait déjà lancer définitivement la hiérarchie du championnat.
Un GCZ surprenant
Grasshopper a toujours été une équipe de tête. En effet, lors de la saison 2020-2021, et alors qu’elle n’alla pas jusqu’à son terme, GCZ était à égalité avec le FC Bâle à la 4 ème place. La saison passée, les Zurichoises finirent à la 3ème place avec neuf points de retard sur Servette. En play-offs, elles tomberont face aux futures championnes de Suisse, le FC Zürich, lors des demi-finales sur le score de 0-3. C’est donc clairement une équipe qui souhaite s’installer progressivement dans le trio de tête mais encore plus, d’aller jouer les trouble-fêtes tout en haut du classement. Ces trois victoires consécutives dont le 2-0 lors du derby Zurichois prouve bien qu’il faudra se méfier d’elles ce samedi lors de leur venue. De plus, une victoire de leur part serait tout sauf anodine puisqu’elles s’étaient déjà imposées lors de leur dernière venue, le 17 octobre, au sein de la république genevoise. Suite à l’expulsion à la 74 ème minute d’Elodie Nakkach, suite à une double faute, Tenini et Papai crucifiaient les espoirs Servettiens en l’espace de huit minutes. Malgré l’expulsion en toute fin de partie d’Aurélie Csillag, le mal était fait et Servette voyait trois points s’envoler devant elles. Cependant, cette défaite est bien la seule en neuf rencontres entre les deux formations. Les têtes à têtes donnent Servette favori avec cinq rencontres et 3 nuls.
Si Servette compte se ressaisir en championnat et récupérer leur trophée, c’est dans des matchs comme ça qu’il faut tout donner et prendre l’ascendant. Allez Servette !
Sans trop de soucis, le Servette FC Chênois Féminin a glané sa troisième victoire en championnat.Après une probante victoire en terres zurichoises la semaine dernière, les joueuses d’Éric Sévérac ont martyrisé de bien pâles Saint-Galliennes dimanche après-midi à la Fontenette.
C’est avec une composition quasi-similaire à celle contre le FC Zürich que Servette s’est présenté face au néo-promu. Après un temps d’adaptation et d’observation, il aura fallu peu de temps aux Grenat pour ouvrir le score. C’est donc après seulement 12 minutes que la recrue venue Tottenham, Maéva Clémaron, ouvre son compteur d’une frappe limpide après un joli lob sur une défenseure alémanique. Un geste technique de toute classe, venu du côté droit de la surface de réparation. Pendant la première mi-temps, la machine servetienne prend dès lors ses marques pour finalement rentrer au vestiaire avec deux buts supplémentaires, malgré plusieurs occasions dont un poteau de Malena Ortiz. Le second but, œuvre de Cassandra Korhonen, est venu d’un excellent travail de Natalia Padilla sur le côté gauche (31e) tandis que le troisième est venu du pied de l’internationale suisse et milieu de terrain Sandrine Mauron (32e). Un but survenu dans la foulée de celui de sa coéquipière suédoise qui a butté par deux fois sur la gardienne Fiona Flühler. Le constat est sans appel : ces trois recrues se sont imposées rapidement dans cette équipe, devenant des pions indispensables du jeu prôné par Éric Sévérac.
𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐞𝐧𝐜𝐡𝐚𝐢𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐂𝐥𝐞́𝐦𝐚𝐫𝐨𝐧 🤯
Le superbe travail individuel de 𝐌𝐚𝐞́𝐯𝐚 𝐂𝐥𝐞́𝐦𝐚𝐫𝐨𝐧 pour l'ouverture du score face à Rapperswil ! 🔥
Au retour des vestiaire, la capitaine Monica Mendes reprend sa place en défense en remplacement d’Agata Filipa. Ce sera un coup de maître de la part de l’entraîneur Grenat puisque la Portugaise sera gratifiée d’un but suite à un coup-franc et une bévue de la gardienne saint-gallienne (68e). Ce sera le quatrième et dernier but de cette rencontre, maîtrisée de bout en bout. Dde quoi asséner un coup de massue à une équipe de FC Rapperswil sans grandes forces face au désormais leader du championnat. À égalité de points avec GC Frauen.
L’addition aurait pu être plus lourde en cette journée ensoleillée si Marta Peiro n’aurait pas manqué son penalty dans les dernières minutes de la rencontre. Mais au final, le Servette FCCF s’est sorti du piège que tendent parfois ces redoutables équipes néo-promues. Il y a presque un an, Servette avait par exemple été mis en difficulté par Yverdon-Sport dans leur stade. Ce n’était pas le cas aujourd’hui, preuve que l’équipe commence à se solidifier en vue des échéances prochaines et des objectifs fixés: remporter enfin la Coupe de Suisse et récupérer son titre de champion.
Parlant d’échéance, la prochaine rencontre du club Grenat aura lieu samedi 24 septembre prochain, à 20h à la Fontenette. Hasard du calendrier, les Genevoises affronteront GC pour essayer de définitivement prendre ses distances avec le club zürichois.
Le onze Grenat
Ines Pereira; Agata Filipa (46e Monica Mendes), Laura Felber, Kattalin Stahl, Michèle Schnider; Élodie Nakkach (c), Sandrine Mauron (60e Laura Tufo), Maéva Clémaron (60e Thaïs Hurni); Natalia Padilla, Malena Ortiz (67e Daina Bourma); Cassandra Korhonen (59e Marta Peiro)
Après le court déplacement à Colovray au tour précédent, c’est un deuxième déplacement romand qui attendait Servette en ce week-end de 1/16e de finale de Coupe de Suisse. La Chaux-de-Fonds, club de milieu de tableau de 1ère Ligue Classic (battu par les M21 servettiens 2-0 en début de saison), recevait les Grenat dans le froid du stade de la Charrière en espérant bien pouvoir créer l’exploit. Spoiler Alert: Il n’en a rien été, et il s’en fût de beaucoup pour que l’exploit ait lieu.
Pascal Oppliger, l’entraîneur chaux-de-fonnier, estimait avant le match les chances de son équipe de créer l’exploit à 15%. Au vu de la composition très largement remaniée que présentait le SFC ce samedi, on aurait presque pu penser que ces 15% étaient frileux. Servette se présentait en effet sans les titulaires habituels: Frick, Clichy, Cognat, Stevanovic, Diallo et Bauer, même pas inscrits sur la feuille de match. A ceux-ci s’ajoutait les absences de Bedia, Behrami, Cespedes, Sawadogo, Samba et Souare (!). Un semi casse-tête auquel Geiger répondait en alignant un milieu de terrain très offensif formé de Valls, Antunes et un Kutesa très actif en soutien d’une ligne offensive Rodelin-Crivelli-Fofana intéressante sur le papier. En défense, c’est Magnin qui prenait le couloir droit et le surprenant Anthony Baron qui suppléait Clichy. Enfin, Rouiller récupérait sa place dans l’axe aux côtés de Séverin. Dans les buts, Omeragic prenait la place de Frick.
Lors du premier acte, rien de bien croustillant à se mettre sous la dent. Servette affichait ses difficultés habituelles à déstabiliser un bloc bas, avec des transitions trop lentes pour réellement mettre hors de position la défense adverse. La Chaux-de-Fonds, de son côté, était là, sans grande surprise, pour résister le plus longtemps possible. Cela aura donné 45 premières minutes extrêmement verrouillées. Servette se distinguant à peine par trois coups de tête hors cadres de Fofana, Séverin et Kutesa et une frappe depuis l’orée des 16m de Kutesa, non-cadrée elle aussi. Côté FCC? Rien, si ce n’est éventuellement une frappe contrée par Magnin dans la surface de réparation d’Omeragic.
Pour autant, on sentait Servette serein, à l’affût de la moindre erreur de marquage ou de la moindre baisse d’intensité physique de la défense adverse, sans cesse harcelée par Crivelli tout au long du match. S’il n’est pas le joueur le plus intéressant techniquement, il impose un défi physique extrême à la défense centrale adverse qui est précieux dans ce genre de match et en Super League en général. Ses nombreux mouvements, infructueux en 1ère mi-temps, auront certainement participé à affaiblir les par ailleurs solides Frossard et Noundou de l’axe central chaux-de-fonnier.
Au retour des vestiaires, un scénario similaire se mit en place avec un Servette dominateur et un FCC attentiste, prêt à profiter du moindre contre pour essayer de faire douter les genevois. Sauf que cette fois-ci, il ne fallut pas plus de 5 minutes aux servettiens pour décanter la situation. 50e minute: Valls délivre un très bon coup-franc à une trentaine de mètre de buts, décalé sur le côté gauche, Rouiller se libère du marquage adverse pour placer une tête sous la barre que le gardien adverse ne pourra qu’effleurer. C’est 1-0 et le plus dur était déjà fait. Il n’y aura certainement pas un supporter Grenat pour ne pas se réjouir de ce but d’un Rouiller toujours exemplaire, malgré un début de saison plus compliqué pour lui cette année.
Malgré une réaction adverse attendue mais qui n’aura pas lieu, c’est Servette qui va continuer à mettre le pied sur le ballon en cette 2e mi-temps, se gardant de prendre le moindre risque de subir l’égalisation. En toute logique, c’est 15 minutes plus tard que le 0-2 tombera, également d’une tête, celle de Crivelli cette fois, sur un centre de Pflücke, mettant un terme aux derniers espoirs jurassiens.
Les dernières minutes feront plus office de remplissage qu’autre chose. On regrettera peut-être ne pas avoir vu le jeune Dias Patricio plus longtemps (entrée à la 84e minute) mais l’essentiel est ailleurs. Servette est en 1/8e de finale et l’aventure continue à la veille de ces 2 semaines de pause internationale. On attendra encore avec impatience le tirage au sort de ce soir pour connaître le futur adversaire du SFC.
Le prochain tour se déroulera les mardi 8, mercredi 9 et jeudi 10 novembre. En espérant que ce ne soit pas le dernier.
Notes
Omeragic (5): Rien à signaler pour le portier servettien car rien à faire pour lui. Ni bon, ni mauvais, il n’a pas été testé.
Magnin (5): Il a été bon défensivement, bien en place et n’a pas hésité à effectuer de nombreux appels dans le dos de Rodelin en phase offensive. Peu servi malheureusement, mais une bonne performance du jeune servettien.
Baron (5): C’est la première fois que j’entendais son nom, mea culpa. Très solide défensivement et à l’aise à la relance des deux pieds, je l’ai trouvé très rassurant. Aurait pu apporter plus en phase offensive mais, à sa décharge, il y avait embouteillage à gauche avec Fofana et Kutesa qui a eu tendance à beaucoup occuper ce côté du terrain.
Rouiller (7): Rien à dire défensivement. Surtout, il libère l’équipe grâce à son coup de tête en début de seconde période pour le 0-1. Précieux hier dans son dépassement de fonction.
Remplacé par Monteiro (non-noté) en toute fin de rencontre.
Séverin (5): Comme son compère Rouiller, très solide et dur dans les duels hier. Tout ce qu’il fallait pour que Servette puisse passer un samedi tranquille. De plus en plus une valeur sûre en défense centrale.
Antunes (5): Plutôt bon jusqu’à sa sortie sur blessure. On espère que ce n’est pas trop grave. Il a 2 semaines pour se remettre sur pied. Rien de particulier à dire sur sa prestation. Ni mauvais, ni extraordinaire.
Remplacé à la 30e minute par Pflücke (5), discret mais tout de même passeur décisif pour Crivelli.
Valls (6): Il a dominé le milieu de terrain techniquement sur ce match. Toutes les constructions sont passées par lui et il est passeur décisif sur l’ouverture du score avec un très bon ballon délivré sur coup-franc. Il a totalement l’étoffe d’un titulaire dans cette équipe bien qu’il commence moins les matchs ces derniers temps.
Kutesa (6): Remuant, il a touché beaucoup de ballons à un poste qu n’est pas totalement le sien. Pas toujours parfait techniquement, il est quand même précieux avec sa percussion balle au pied dans une équipe qui en manque parfois. Dommage qu’il n’ait pas été décisif. Servette a clairement gagné au « change » Oberlin-Kutesa.
Rodelin (5): Toujours à l’aise techniquement, toujours relativement nonchalant. Il n’a pas fait la différence aujourd’hui mais on ne peut pas dire qu’il ait fait un mauvais match. Dommage qu’il n’ait pas plus combiné sur son côté avec Magnin qui a été généreux dans les appels ce samedi.
Fofana (4): Encore et toujours une nonchalance et une implication à la limite du tolérable. De glissades en pertes de balle, il se comporte comme une star mais n’est pas décisif contre une équipe de 4e division. On admire toujours autant son aisance technique mais il semble ne pas comprendre qu’il doit en faire plus pour devenir un joueur important de l’équipe. Inquiétant.
Remplacé à la 61e après son carton jaune par Douline (5), qui a juste eu à tenir son rang pour assurer le coup.
Crivelli (7): Tout l’inverse de Fofana. On n’admire pas forcément son aisance technique. Mais quelle débauche d’énergie et quelle combativité. Il ne cesse de harceler la défense par son aggressivité et ses appels. Il est récompensé ce samedi par son 2e but sous ses nouvelles couleurs. Tout ceci en 132 minutes de jeu. Son bilan de 2 buts et un KO technique sur un joueur zurichois en 3 matchs enthousiasme déjà le peuple grenat.
Remplacé par Dias Patrico (non-noté) en toute fin de rencontre
Photos: Adrien Schweizer
[Best_Wordpress_Gallery id=”97″ gal_title=”Chaux de Fonds- Servette FC (17.09.2022)”]
Pour la première fois de son existence, le néo-promu saint-gallois s’en va du côté de Genève et son stade de la Fontenette pour y affronter l’équipe locale. Ce dimanche à 15:00, les deux formations s’affronteront dans le cadre de la troisième journée du championnat.
Le renouveau
Depuis son élimination en Champions League, le Servette FC Chênois féminin a retrouvé de sa superbe. Alors que nos joueuses faisaient leur rentrée annuelle lors de la réception d’Yverdon, match qui se solda sur une victoire nette et sans bavure de 6 buts à 0, elles s’imposèrent à nouveau et pas face à n’importe quelle équipe. En effet, l’équipe emmenée par la défenseure portugaise Monica Mendes se déplaçait du côté de l’Heerenschurli de Zürich samedi passé, un déplacement toujours périlleux et anecdotique pour l’état de forme et la suite de la saison. Alors qu’elles étaient menées à la mi-temps à la suite de l’ouverture précoce de Nadine Riesen dès la 7 ème minute puis du but de Fabienne Humm sur penalty à la 41 ème, elles retournèrent complètement la partie à leur avantage. La messe fût dite par l’intermédiaire de Kattalin Stahl, tout juste entrée en jeu, puis par Agata Pimenta et finalement un doublé en l’espace de 2 minutes par la patte de l’internationale polonaise Natalia Padilla. Ces deux victoires consécutives placent donc l’équipe genevoise en très bonne posture avant la réception du néo-promu Rapperswil. Alors que Grasshopper reçoit ce weekend son rival, le FC Zürich, le Servette FCCF pourrait déjà prendre les manettes du classement en cas de victoire dimanche et d’un faux-pas de GCZ.
Des débuts en Super League compliqués
La saison passée, après 18 journées de championnat, le club saint-gallois obtint une belle deuxième place derrière le FC Thoune. Alors que Lugano était déjà assuré de finir en LNB, suite à des problèmes financiers, le tour de relégation se joua alors entre les deux premiers de la ligue inférieure (Rapperswil et Thoune) ainsi qu’Yverdon, alors neuvième de Ligue Nationale A. C’est au bout de 4 rencontres que le nom des deux équipes fût connu, au grand bénéfice du FC Rapperswil-Jona, avec six points en poche, en finissant de la plus belle des manières puisqu’elles remportèrent leurs deux derniers rencontres, tout d’abord 1-5 à Thoune puis 2-0 face à Yverdon. Ce tournoi leur permit alors de jouer dans la plus haute ligue lors de la saison 2022-2023. Par ailleurs, lors de leur parcours en Coupe de Suisse, elles s’inclinèrent en huitième de finale face à Yverdon (1-3), après s’être débarrassé du FC Affoltern (tapis vert) et de Lugano (3-1) après prolongation. Malheureusement pour elles, après le rêve vint la réalité et elle commence à être dure pour les saint-galloises. En effet, elles s’inclinèrent à domicile pour leur premier match de la saison face au FC Lucerne (2-3) puis à nouveau samedi 27 août face à une équipe zurichoise qui retrouvait son terrain de jeu (7-0). On pourrait presque les plaindre d’affronter à deux reprises les deux équipes favorites du championnat.
La mission s’annonce donc ardue pour des néo-promues qui cherchent encore à marquer le moindre point. Tous au stade pour soutenir des Grenatà la recherche de leur titre!
C’est en tant que co-leader (première fois depuis août 2003 !) du championnat suisse que les Servettiens se déplacent samedi en fin d’après-midi au Stade de la Charrière. Les Grenat retrouvent les joies, la ferveur et l’engouement populaire de la Coupe de Suisse.
Se méfier de l’eau qui dort
Après s’être débarrassés au premier tour du Stade Nyonnais, les hommes d’Alain Geiger affronteront dans quelques jours un FC La Chaux-de-fonds en peine en ce début de championnat de première ligue. Pointée au neuvième rang, la formation neuchâteloise compte 8 unités sur 18 possibles. Mais en Coupe de Suisse, tout est possible. N’était-ce pas Etoile Carouge, alors en promotion league, qui avait fait douter le grand FC Bâle, avant de le sortir en 1/8 ème de finale la saison passée ? Il en reste que la forme actuelle du co-leader de Super League (on le répète, mais cela fait du bien à le lire) laisse peu de place à une surprise. Depuis sa défaite contre le BSC Young Boys, Servette n’a marqué pas moins de 12 buts sur ses quatre dernières rencontres, témoignant d’une efficacité offensive retrouvée. L’écart d’échelons entre les deux formations fait également pencher la balance du côté d’une nette victoire servettienne.
Quel onze ?
La focale se déplacera sûrement davantage sur l’ambiance d’un match entre le petit Poucet de première ligue et le « gros » cador de Super League que sur la confrontation footballistique. Néanmoins, une interrogation se pose sur le onze de l’entraîneur genevois. Ce match de coupe arrive à point nommé pour faire souffler quelques cadres du groupe. On pense notamment au capitaine Jeremy Frick, à l’homme en forme Timothé Cognat et à ses ailiers titulaires Pflücke et Stevanovic. Modifier sa composition de départ, sans pour autant baisser en qualité de jeu, là est aussi un point positif qui avait tendance à manquer la saison précédente. L’arrivée de Crivelli et le retour de Kutesa ont donné un second souffle positif, à l’image de leurs entrées contre Zürich le week-end passé. Les deux recrues auront d’ailleurs probablement davantage de minutes, si ce n’est une place de titulaire, samedi à 18 :00. Alors, qui sortira vainqueur du combat mythologico-footballistique : David ou Goliath ?
xG selon Wyscout: Servette FC 1.11 (3) – (2) 0.62 FC Zurich
Les buts attendus (xG) mesurent la qualité d’un tir en fonction de plusieurs variables telles que la qualité de la passe décisive, l’angle de tir, la position sur le terrain et la partie du corps utilisée pour tirer. L’addition des “expected goals” (buts attendus) donne une indication sur le nombre de buts qu’un joueur ou qu’une équipe aurait dû marquer, compte tenu des tirs réalisés.
Tirs / cadrés :
Servette : 12/5
FC Zurich : 9/3
Passes précises :
Servette : 352
FC Zurich : 275
Passes précises en zone 3 :
Servette : 39
FC Zurich : 25
Possession :
Servette : 55%
FC Zurich : 45%
PPDA (passes permises par action défensive)
Servette : 8.9
FC Zurich : 11.81
Les PPDA (passes permises par action défensives) reflètent le nombre de passes que l’adversaire peut effectuer dans sa zone défensive. Plus le nombre est bas, plus l’équipe en question a effectué un pressing intense et a permis peu de passes à son adversaire. Plus le nombre est haut, plus l’équipe en question a laissé son adversaire effectuer des passes dans sa zone défensive. Le nombre final obtenu est la moyenne calculée au cours du match qui sert à mesurer l’intensité d’un pressing.
Analyse :
Un match de folie avec un scénario rêvé, pourtant cette équipe de Zurich ne ressemblait pas à une équipe de bas de tableau, même à 10 les Zurichois ont donné du fil à retordre aux Grenat. Depuis le début de saison, Servette joue assez bas sur le terrain mais avec un jeu de transition rapide vers l’avant. Ce jeu en transition ne permet pas aux milieux de combiner et de garder la balle, néanmoins il permet à des joueurs comme Clichy ou Vouilloz, à l’origine de 2 des trois actions qui ont amené les buts, d’utiliser leurs qualités de passes longues. Autrement, on retrouve Cognat à la baguette dans l’entrejeu. Il fait d’ailleurs un début de saison tonitruant. Son manque de réalisme lui a souvent fait défaut même si cela ne reflète pas son apport importantissime dans le jeu 0.12xA et 0.3xG sur ce match pour 1 but et 1 assist. Ce qui caractérise aussi le renouveau de ce Servette, c’est Crivelli qui apporte de la puissance et de la technique sur le flanc de l’attaque. On l’a vu proposer quelques remises intéressantes et gagner des duels en puissance (24 ballons touchés, 1 tir cadré, 7 passes, 2 duels gagnés). Les chiffres analysés ci-dessus sont tous en faveur de Servette. On notera tout de même les 1.11 xG par rapport aux 3 buts marqués qui montre que Servette a su faire preuve de réalisme.
Échanges et les combinaisons les plus utilisées :
Vouilloz et Severin sont en tête des combinaisons effectuées avec 40 échanges ! Les milieux ont de la peine à se trouver de part le jeu très direct, aucun ne figure parmi les 6 premiers. Le placement des joueurs est très symétrique. On note que Crivelli a eu un positionnement plus haut que Rodelin sur le terrain.
Top : Cognat
1 but et un assist, le dynamiteur de l’équipe par lequel la plupart de nos actions sont passées. Il est en feu en ce début de saison pourvu qu’il continue ainsi