Tableau Noir :  Servette FC – Young Boys

Tableau Noir : Servette FC – Young Boys

Statistiques clés :

xG selon Wyscout: Servette FC 2.58 (2) – (1) 1.18 Young Boys

Les buts attendus (xG) mesurent la qualité d’un tir en fonction de plusieurs variables telles que la qualité de la passe décisive, l’angle de tir, la position sur le terrain et la partie du corps utilisée pour tirer. L’addition des “expected goals” (buts attendus) donnent une indication sur le nombre de buts qu’un joueur ou qu’une équipe aurait dû marquer, compte tenu des tirs réalisés.

Tirs / cadrés : 

Servette : 15/4

YB : 13/1

Passes réussies : 

Servette : 347

YB: 432

Passes réussies en zone 3 :

Servette : 30

YB: 47

Possession :

Servette : 44,8%

YB: 54,2%

PPDA (passes permises par action défensives)

Servette : 16.9

YB: 12.9

Les PPDA reflètent le nombre de passes dans la zone défensive de l’adversaire que celui-ci peut effectuer. Plus ce nombre est bas, plus l’équipe fait un pressing intense et permet peu de passes à son adversaire.

Analyse :

Gros début de match de la part des Servettiens ! Lors des 20 premières minutes, ils se montrent offensifs et tirent 5 fois au but, sans compter que Kyei était à deux doigts de marquer, mais il se fait retenir dans la surface par Camara (pas de penalty selon l’arbitre). 

Notre capitaine, Anthony Sauthier, semblait en forme ce soir-là avec 10 interceptions et 80% des duels défensif gagnés (4/5). Il a sûrement permis à Stevanovic d’être plus à l’aise sur son aile et de pouvoir plus attaquer que défendre face au champion en titre.

Le nombre de passes échangées/réussies (934/779 cumulées) était assez élevé des deux côtés, soit 81,5% de passes réussies pour Servette et 85% pour YB, ce qui démontre la très bonne qualité de ce match. Les entrées en jeu d’Imeri, Fofana et Kone semblent avoir donné raison à Geiger, ils ont tous les trois été décisifs. Diallo lui aussi en fin de match provoque un penalty.

Pour finir, le grand nombre d’xG dans cette partie est du aussi à ce penalty raté en fin de match par Valls (0.76) et qui est repris par Ondoua qui manque aussi le cadre (0.22).

Échanges et les combinaisons les plus utilisées :

Le retour de Clichy se remarque immédiatement. Très présent dans le Top des passes échangées, il permet au ballon de circuler plus que d’habitude. Schalk lui aussi commence à s’habituer sur ce côté gauche et échange de plus en plus avec ses partenaires, 19 passes avec Valls et 16 avec Clichy. 

Top:

Miroslav Stevanovic

Indispensable dans le système d’Alain Geiger. Qui d’autre que lui pour fournir LA passe décisive qui allait libérer Koro Kone ? 100% de dribbles réussis sur ce match !

Flop:

Grejohn Kyei

Moins en vue lors de ce match, notre meilleur buteur n’a malheureusement pas pu faire trembler les filets. Il cumule 0.01 de xG mais il ne faut pas oublier que Camara l’empêche de marquer en début de rencontre. Un seul tir, non cadré, au total dans la rencontre. Il voit ses poursuivants au classement des buteurs revenir à sa hauteur, nul doute que cela le motivera pour les prochains matchs.

Servette – St. Gall : Le Wankdorf est proche

Servette – St. Gall : Le Wankdorf est proche

Ca y est, nous y sommes : la demi-finale tant attendue par le peuple servettien est là ! 20 ans après, les Grenat ont une opportunité en or de rallier la finale de la Coupe ce mercredi à 17h du côté du Stade de Genève face à des Brodeurs en grande difficulté en championnat.

2001-2021, des grosses similitudes

Servette défiant le FC Saint-Gall en demi-finale de la Coupe de Suisse, cela ne sera pas une première ce mercredi 5 mai 2021. En effet, les deux équipes se sont déjà défiées il y a 20 ans presque jours pour jours, le 3 mai 2001, dans la vénérable antre des Charmilles que l’on connaît tous bien entendu. Tombeurs des Young Boys, alors en LNB, aux penaltys lors du tour précédent, les Servettiens défient des Saint-Gallois champions suisses en titre qui perdront leur couronne en fin de saison au profit de GC.

Emmenés par un ancien de la maison en la personne de Lucien Favre (tiens, encore une similitude), les Genevois avaient bataillés et c’est Alexander Frei, arrivé lors du mercato hivernal, qui avait délivré le Stade des Charmilles à la 77e minute de jeu et offert la qualification aux Grenat en finale. La suite vous la connaissez bien sur avec ce trophée Sandoz levé au ciel par Eric Pédat et ce dernier grand titre, n’en déplaise à la Promotion League et la Challenge League, remporté à ce jour par Servette.

Pour se remémorer cette confrontation, c’est par ici.

Dur retour sur terre pour Peter Zeidler et cie.

Héroïques la saison dernière à lutter jusqu’au bout le titre, perdu au détriment du rouleau compresseur YB, les Suisses orientaux connaissent une saison vraiment très compliquée, en témoigne cette huitième place en Super League avec seulement quatre points d’avance sur le barragiste vaduzien. Qu’elle semble loin l’époque où Cédric Itten et Ermedin Demirovic, partis depuis à l’étranger, faisaient peur au défenses helvétiques lors de cette saison 2019-2020. Preuve en est statistiquement parlant : sur les 12 dernières rencontres, les Brodeurs ne se sont imposés qu’à deux reprises (3-1 face à Bâle et 1-0 face à Vaduz). Une autre statistique confirme cette mauvaise passe : pire équipe à l’extérieur avec une dernière victoire hors de ses bases datant du 13 décembre.

Heureusement pour les pensionnaires du kybunpark, il leur reste la coup afin d’espérer sauver la saison. Exemptés de premier tour comme Servette, les verts et blancs sont direct rentrés dans le vif du sujet en étrillant sèchement les Young Boys 4-1 en huitièmes puis ont croisé le fer en quart avec Grasshoppers pour se qualifier sur le score de deux buts à un, suite à un début de match tonitruant. C’est donc un FC Saint-Gall privé de Youan, testé positif au Covid-19, mais comptant sur le retour de Quintilla qui viendra au bout du Lac de Genève tenter lui aussi de se qualifier pour la finale.

Servette-YB 2-1 : Le champion ? C’est de l’eau

Servette-YB 2-1 : Le champion ? C’est de l’eau

Comment préparer idéalement une demi-finale de Coupe ? En faisant tomber pour la deuxième fois de la saison le quadruple champion suisse, tout en maintenant ce statut d’unique tombeur de l’ogre bernois !

On aura vu du beau football du côté du Stade de Genève ce dimanche, avec un Servette qui se veut offensif, qui montre beaucoup d’envie mais qui comme souvent pêche à la finition en première période. Les Grenat se feront une grosse frayeur lorsque Martins Pereira croit ouvrir la marque mais la VAR s’en mêle et annule le premier but bernois, permettant à la rencontre de rester ouverte et indécise à l’heure du thé.

Le deuxième acte va voir Servette ralentir la cadence et YB être un poil plus dangereux mais la partie ne va s’emballer que durant le dernier quart d’heure (Andrea Agnelli appréciera) avec les Servettiens qui profitent d’une erreur défensive bernoise pour passer l’épaule et de manière méritée puis doubler la mise quelques. Cependant, les Genevois vont encore jouer à se faire peur avec la réduction du score et manquant l’opportunité du 3-1 sur penalty mais qu’importe, les trois points sont là et le moral au beau fixe avant mercredi !

Les notes des Grenat

Jérémy Frick : 6

Un seul arrêt à effectuer du match puis RAS. Ne peut rien sur le but de Ngamaleu.

Anthony Sauthier : 7

Certainement l’une de ses meilleures prestations de la saison pour le capitaine, qui a mis de l’ordre à droite et qui lance Stevanovic sur le deuxième but.

Steve Rouiller : 7

Si Servette aura été très peu inquiété par le champion en ce dimanche après-midi, c’est certainement en grande partie grâce à lui !

Yoan Séverin : 5

Deux-trois erreurs dont celle qui a amené le but des Bernois, un peu moins serein que d’habitude.

Gaël Clichy : 7

Quand Clichy est là, tout va ! Une grosse présence dans les phases offensives dont celle qui aurait pu amener l’ouverture du score en première mi-temps. Remplacé par Arial Mendy qui fut bien correct.

Gaël Ondoua : 7

A la récupération ainsi qu’au pressing : le numéro 29 grenat a été partout sur le terrain, gênant les phases de constructions adverses et apportant de la sérénité.

Théo Valls : 6

Un match relativement correct pour le regista nîmois qui aurait pu ponctuer son match avec son penalty mais Guillaume Faivre en a décidé autrement.

Timothé Cognat : 7

L’homme aux 50 poumons a été sur tous les fronts au milieu du terrain avec une activité remarquable et des percées qui cassent les lignes. Un jaune récolté injustement qui l’a frustré par la suite et notamment sur sa sortie pour Kastriot Imeri qui juste avant sa blessure a eu le temps de se mettre en évidence avec une passe décisive. Sa blessure permet à Moussa Diallo de rentrer et d’aller obtenir le penalty.

Miroslav Stevanovic : 8

Moins précis dans le dernier geste durant les 45 premières minutes, c’est pourtant lui qui récupère le cuir suite à l’erreur de Zesiger puis adresse son assist pour le deuxième but. Activité à droite toujours importante.

Alex Schalk : 6

Bien en jambe, il a fait son match durant les 68 minutes qu’il a passé sur le terrain. Sa sortie a permis à Boubacar Fofana d’inscrire sa quatrième réalisation de la saison.

Grejohn Kyei : 5

Un peu en-dessous de ses coéquipiers, il a eu de la peine à se mettre en évidence et à se créer des occasions. Remplacé par Koro Koné qui a enfin mis fin à la série noire en inscrivant son premier goal cette saison.

Servette FCCF – St. Gall-Staad 5-2 : retour des 3 points

Servette FCCF – St. Gall-Staad 5-2 : retour des 3 points

Les Servettiennes se savaient attendues après leurs deux revers au Stade de Genève face à Zurich, on pourra dire au coup de sifflet final qu’elles ont répondu présent en disposant 5-2 du FC Saint-Gall-Staad pour renouer avec le succès et mieux, augmenter leur avance sur leurs rivales zurichoises !

Privées de Paula Serrano qui était suspendue, les Grenat, avec Felber à la place d’Hurni dans le XI, entament de la meilleure des manières à la cinquième minute en ouvrant la marque par la capitaine Sarrasin, idéalement servie par une talonnade de Maendly. Inefficaces devant la semaine dernière, les Genevoises tentent de se mettre à l’abri le plus rapidement possible et y parviennent à la 24e : une service cinq étoiles de Manon Revelli pour Marta Peiro qui crucifie Oertle pour doubler la mise. On retrouve l’Espagnole à la 37e mais elle ne concrétise pas le gros travail de Fleury sur l’aile gauche et ne trouve que le poteau.

Le début de deuxième période voit encore une fois Léonie Fleury se mettre en évidence à la 57e mais ni Sarrasin ni Revelli ne profitent de son centre. Servette aura deux opportunités de passer à trois longueurs d’avance avec Sarrasin et Maendly mais les deux Genevoises vont buter sur la portière saint-galloise. Malgré ses occasions galvaudées, le SFCCF ne va pas inscrire un mais deux réalisations, le tout en l’espace de 120 secondes : le 3-0 vient des pieds de Sarrasin sur un centre de Fleury et le quatrième d’une superbe inspiration de Revelli qui enveloppe son envoi du pied gauche s’il vous plaît dans le petit filet adverse.

La messe est dite, cependant les Brodeuses vont obliger Thalmann à se mettre en évidence à la 71e puis réduire le score trois minutes plus tard sur un penalty consécutif à une poussette de Laura Felber. Pas de quoi inquiéter les leaders de Super League qui iront marquer le cinquième goal à la 89e grâce à Natalia Padilla qui profite d’un centre de Manon Revelli. Le 5-2, inscrit une nouvelle fois sur penalty, ne sera qu’anecdotique. Servette-Chênois remporte la première de ses six finales et profite du nul entre GC et Zurich (0-0) pour mettre ces dernières à sept points !

Servette FC Chênois Féminin – FC St. Gallen-Staad 5-2 (2-0)

Stade de la Fontenette, 100 spectateurs.

Arbitre : M. Roux

Buts : 6e Sarrasin 1-0, 24e Peiro 2-0, 69e Sarrasin 3-0, 70e Revelli 4-0, 74e Brecht (pen) 4-1, 88e Padilla 5-1, 95e Ess (pen) 5-2

Servette-Chênois : Thalmann – Revelli, Felber (84e Hurni), Abbé, Spälti – Gillioz, Maendly (75e Duclos) – Sarrasin (cap.) (75e Padilla), Lagonia (66e Arfaoui), Fleury (84e Soulard) – Peiro. Entraineur : Eric Sévérac.

St. Gall-Staad : Oertle – Bernet, Böni (cap.) (62e de Freitas), Christen, Sutter (46e Bradke) – Wyss (62e Iseli) – Aeberhard (69e Caputo), Ess, Li Puma – Batliner – Brecht. Entraineur : Marco Zwyssig.

Avertissements : 38e Li Puma, 59e Maendly, 92e Ess, 94e Thalmann.

La réaction de Manon Revelli et Eric Sévérac après le match

Les photos de la rencontre

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Servette FC- BSC Young Boys : La demi dans le viseur

Servette FC- BSC Young Boys : La demi dans le viseur

Sept jours après une victoire du côté du Cornaredo (0-1), les Servettiens retrouvent le stade de Genève ce dimanche 2 mai dès 16:00. Seulement 72 heures avant un match crucial de demi-finale de Coupe de Suisse, c’est d’abord le tout juste titré champion pour la quinzième fois, les BSC Young Boys, qui croiseront leur route et ne compteront clairement pas leur lâcher des points importants à la course à l’Europe.

Un Servette qui retrouve de ses couleurs

C’est un mois de mai chargé qui s’annonce pour l’équipe entraînée par Alain Geiger avec pas moins de six rencontres programmées dont une demi-finale mercredi 5 mai. Cela sera d’ailleurs peut-être l’occasion pour Servette de rééditer l’exploit obtenu un 13 décembre 2020, lors duquel le club grenat s’était imposé 1-2 au stade du Wankdorf. Performance d’autant plus incroyable qu’ils ont stoppés une impressionnante série de 35 matchs sans défaites à domicile et demeure la seule équipe à avoir pu lever les bras au ciel à la fin des trois coups de sifflet final face aux Bernois cette saison.

Depuis le début de la saison, le club du bout du lac a empoché 4 points sur 9 possibles face au club de la capitale, et ceci en ne s’inclinant qu’à une reprise le 21 février sur un score de 2-0. Malgré de piètres performances face aux clubs défavorisés tel un FC Sion en quête de points ou un Vaduz dont le plan de jeu fait penser aux heures les plus sombres de notre histoire, les Grenat réussissent plutôt bien face aux clubs du haut du classement. Cependant, il ne faudra pas s’y méprendre, malgré des statistiques plutôt remarquables, le club de la capitale ne se laissera clairement pas marcher dessus et comptera bien engranger plus de points malgré un titre déjà acquis.

Cette rencontre sera d’ailleurs l’occasion de retrouver deux joueurs suspendus dernièrement, à savoir le capitaine genevois Anthony Sauthier ainsi que Moussa Diallo, tous deux absents lors de la victoire à Lugano et remplacés par le jeune défenseur Nicolas Vouilloz.

Un champion déjà titré et qui travaille bien

Pour aborder le match contre YB, nous avons eu la chance d’échanger avec Gérard Castella, désormais responsable de la formation au sein du club bernois : « YB a de la chance d’avoir Christophe Spycher comme directeur sportif. Au niveau de la mentalité, il y a une petite différence avec Servette. On a l’envie de progresser chaque jour au quotidien, on cherche à être plus performant chaque jour »

Alors est-ce que le succès bernois n’est qu’une question de moyen ? Castella balaye cet argument : « Il faut anticiper les choses et être attentif. Il faut avoir un bon réseau et attendre la bonne opportunité, le bon profil. Avant de recruter un joueur, il y a une profonde réflexion qui se mène autour de ce dernier avant de le recruter y compris au niveau de la mentalité» Quid des jeunes ? Le mot est lâché et impossible pour nous de ne pas poser la question autour de la formation du côté de Servette, Gérard Castella rétorque « Ne pas faire jouer les jeunes à Servette? Ce n’est pas un problème de jeune mais de qualité! Faire jouer les jeunes pour faire jouer les jeunes ce n’est pas comme ça que ça fonctionne».

Alors quel avenir pour les jeunes à Servette et de manière plus globale en Super League? « Quand un club étranger arrive pour prendre un de nos jeunes on ne peut pas faire grand-chose hormis dire à part leur proposer un projet sportif mais si le joueur souhaite partir on ne peut rien faire » Si l’appât du gain existe, est-ce que de vouloir partir trop tôt n’est pas synonyme de se bruler les ailes? Pas certain « M’Babu a signé à Newcastle à 16 ans et il est revenu à 19 ans à YB et aujourd’hui il est en équipe nationale, alors où est la réalité? » Servette affrontera YB dimanche et Gérard Castella n’y sera évidemment pas insensible « mon club et restera Servette! » Pour dimanche il est possible de voir quelques éléments de la formation bernoise aligné sur la feuille de match « Lorsqu’un jeune commence un match où qu’il entre en cours de jeu, c’est toujours une reconnaissance importante pour nous ».

Retrouvez cette interview en intégralité ici:

Servette FCCF – St. Gall-Staad: Focus sur le championnat

Servette FCCF – St. Gall-Staad: Focus sur le championnat

Sept jours après la rageante élimination de nos Servettiennes en quart de finale de la Coupe de Suisse face au FC Zürich (0-1), le championnat fait son retour ce samedi 1er mai à 17 heures au stade de la Fontenette pour la réception des Brodeuses. Une bonne occasion de garder l’avance de cinq points sur leurs rivales zurichoises.

Un Saint-Gall en dent de scie

Le club de Suisse orientale occupe actuellement 6ème place du classement, à égalité avec le FC Lucerne qui les suit. Malgré ses 12 défaites en 22 matchs, les Saint-Galloises ont malgré tout réussi à engranger quelques points lors de leurs dernières sorties : lors de leurs cinq dernières rencontres, elles se sont imposées à trois reprises, deux fois face à la lanterne rouge luganaise ainsi qu’une éclatante victoire à domicile face à Young boys, troisième, sur le score de 6-2. Cependant, elles se sont également inclinées à deux reprises dont une défaite face au FC Lucerne qui est leur principale opposante au classement et une seconde lors de la réception de Servette le 13 mars, durant laquelle Amira Arfaoui offrait la victoire à son équipe (0-1). Les Genevoises mènent les débats des confrontations directes, puisqu’elles se sont imposées lors des 3 rencontres, deux fois à Saint-Gall sur le même score de 0-1, puis à domicile du côté de Marignac avec une éclatante victoire de 4-0 suite à un but contre son camp de Valeria Iseli, un doublé d’Amira Arfaoui et une réalisation de Marta Peiro. Ce match sera donc l’occasion pour les Servettiennes de consolider leur avance de cinq points sur un FC Zürich bien décidé à ne rien lâcher.

Focus sur Amandine Soulard

Depuis bientôt deux saisons, le Servette FC Chênois Féminin peut compter sur une joueuse française de qualité. La joueuse d’Haute-Savoie, a fait ses classes au sein de l’un des meilleurs centres de formation en Europe, celui d’une équipe qui a remporté à sept reprises la Ligue des Champions, l’Olympique Lyonnais. Cette expérience s’est bien passé pour Amandine Soulard mais comme elle nous l’a dit : «  Le niveau d’exigence était très haut, on est dans un grand club donc il faut vite se mettre au niveau surtout lorsqu’on côtoie des joueuses qui sont déjà en équipe de France». Elle évoluera surtout avec la réserve, en D3, mais avec quand même 2-3 trois apparitions en D1 avec l’équipe première. En 2006, elle signe son premier contrat professionnel avec le RC Saint-Etienne, club qui évolue en D2 et qui par la suite fusionnera avec l’ASSE. Après 9 années de bons et loyaux services chez les Verts avec qui elle remportera la coupe de France en 2011 face à Montpellier ainsi que la première promotion du club dans l’élite en 2007. Après un passage d’une saison à Dijon entre 2015 et 2016, elle s’en va à Marseille avec qui elle évoluera pendant 3 saisons dont deux en première division puis la dernière dans l’échelon inférieur. Comme elle l’exprime :   « Après une saison catastrophique on est descendues donc c’était un devoir de remonter le club en D1. Il faut l’OM en D1, c’est des affiches de malade qu’il peut y avoir».

” Porter le maillot de l’OM n’est pas évident”

Avec ses 153 matchs de D1 française, c’est donc une grande expérience que la joueuse a comme bagages. Lors de sa carrière, deux des clubs dans lesquels elle passa fusionnèrent avec le club masculin de la ville. Ce fût le cas pour le Racing Club de Saint-Etienne qui fusionne en 2009 avec l’ASSE ainsi que le FC Lyon en 2004 qui transfère ses droits sportifs à l’Olympique Lyonnais afin de créer sa propre section féminine et ainsi continuer d’évoluer en D1. ‘’ Ceci permet aux joueuses de s’entraîner avec des équipements et des structures plus professionnels. De plus, l’intérêt s’accroît en même temps avec de nombreux supporters qui parlent de nos ou viennent nous voir. Cela permet ainsi de développer le football féminin avec une professionnalisation qui s’accompagne.’’ Il y a également des retours satisfaisants pour les clubs, que ce soit Servette en Champions League ou le palmarès impressionnant sur la scène européenne à Lyon, deux exemples qui sont moins présents chez les équipes masculines.

” Une énorme évolution entre 2005 et 2018″

Après avoir fait le tour dans le championnat français, elle décide donc d’opter pour un challenge à l’étranger en signant au Servette FC Chênois Féminin en 2019. ‘’ J’avais besoin de revenir aux sources, étant partie à 15 ans du domicile familial. Jouer dans un autre championnat tout en étant à 40 minutes de chez moi, c’est parfait ! ’’ L’argument Ligue des Champions a bien évidemment pesé dans la balance : ‘’ On ne va pas se mentir, toute joueuse a comme objectif de jouer la LDC et en France, sauf si tu joues à l’OL ou au PSG, c’est difficile de la disputer.’’ Positionnée à droite, elle n’hésite pas à multiplier les courses durant 90 minutes. Alignée comme piston droit en 2019-2020 (‘’Le poste qui me convient le mieux’’), elle joue désormais comme ailière du fait de l’arrivée de Manon Revelli en prêt. Un changement de poste compliqué ? ‘’ Pas vraiment, nous confie-t-elle. C’est un poste qui ne m’est pas étranger vu que j’y avais déjà évolué par le passé. Cela ne m’empêche pas de tout donner ! ‘’

Un style de jeu différent entre la Suisse et la France”

Amandine sera certainement sur le pré ce samedi à la Fontenette pour aider ses coéquipières à retrouver le chemin du succès et peut-être inscrire son cinquième but de la saison. Une rencontre qui sera à suivre sur notre site et application.