ADN avec Jean-Pierre Nsame (Teleclub Romandie)

ADN avec Jean-Pierre Nsame (Teleclub Romandie)

“Ma relation avec Adi Hütter était bizarre, on avait du mal à se comprendre.” Tout en sincérité, Jean-Pierre Nsame s’est dévoilé au micro de Loïc Reffet dans ce nouvel épisode d’ADN. De sa formation à Angers jusqu’aux trois titres consécutifs avec Young Boys, en passant par un prêt compliqué à Carquefou, l’attaquant franco-camérounais revient sur son parcours sinueux et évoque les obstacles qu’il a rencontré pour se forger dans l’adversité.

Gérard Castella ”Les lausannois étaient trop confiants”

Gérard Castella ”Les lausannois étaient trop confiants”

Geoffrey Tréand: “À Servette je n’ai qu’un seul regret…”

Geoffrey Tréand: “À Servette je n’ai qu’un seul regret…”

De retour à Genève après une carrière bien remplie en Super League, l’ancien numéro 10 du Servette FC a accepté de revenir sur son aventure au Servette FC. Arrivé juste après la faillite de 2005, le français a gravi les échelons en passant de la 1ère ligue (ou Promotion League pour les plus jeunes) à la Super League. Geoffrey a Servette dans le coeur et ne s’en cache pas ! Au micro de Servettiens.ch, il revient sur sa carrière en grenat.

L’interview est disponible sur les différentes plateformes d’écoutes ci-dessous :

https://podcasts.apple.com/ch/podcast/geoffrey-tr%C3%A9and-%C3%A0-servette-je-nai-quun-seul-regret/id1380317660?i=1000475736104&l=fr

Vitorino Hilton: “Je garde de très bons souvenirs de mon passage au Servette FC”

Vitorino Hilton: “Je garde de très bons souvenirs de mon passage au Servette FC”

Du haut de ses 42 ans et de plus de 466 matchs en Ligue 1, Vitorino Hilton incarne une forme de modestie plutôt rare au plus haut niveau. Contacté par nos soins, l’ancien numéro 4 du Servette FC a tout de suite accepté de revenir sur son expérience servettienne. De son arrivée en Europe à l’épopée européenne de 2001-2002 en passant par la transition Charmilles-La Praille, Vitorino se livre pour l’une des premières fois sur son passage à Servette.

Apple Podcast :

https://podcasts.apple.com/ch/podcast/vitorino-hilton-je-garde-tr%C3%A8s-bons-souvenirs-mon-passage/id1380317660?i=1000472537096&l=fr

Si vous souhaitez savoir s’il est toujours au niveau, on vous laisse vous faire votre propre avis ci-dessous :

Sebastien Roth “En 2010, je voulais revenir à Servette mais…”

Sebastien Roth “En 2010, je voulais revenir à Servette mais…”

On lui promettait un futur à la hauteur de son potentiel mais la faillite du club grenat a tout remis en question, comme quoi la carrière d’un joueur tient parfois à très peu de chose. L’ancien portier du Servette FC de 2000 à 2005 Sébastien Roth nous a accordé une interview sans détour. De ses débuts à Servette à la faillite mortifiante de 2005, l’ancien international Suisse n’a éludé aucun sujet et nous parle même de son retour avorté à Servette en 2010.

“Servette ? Une Référence Pour Moi”


“Au début, j’avais un contrat de 6 mois avec Servette pour faire mes preuves !”


Des Charmilles à la faillite


Bagarre Générale À Neuchâtel


L’époque Marc Roger


2005 : Le début de la fin


“Marc Roger voulait me vendre trois millions alors que je n’étais plus payé depuis des mois !”


Comment Van der Sar a empêché Sébastien Roth de signer à Bolton


“En 2010 je voulais revenir à Servette mais…”

Les extraits de cette interview sont aussi écoutables sur :

Spotify : https://open.spotify.com/show/7azExSeCt7YLfIlKTwOUxe?si=JMrPBi7YSEeuX4BO2D1DQw

Apple Podcast : https://podcasts.apple.com/ch/podcast/servettiens-ch/id1380317660?l=fr

Sonny Anderson, de Servette au FC Barcelone.

Sonny Anderson, de Servette au FC Barcelone.

Du Servette FC au Barça, en passant par Marseille, Monaco et Lyon : qui prédisait cet avenir à ce petit gaillard tout souriant ? Voici l’histoire du brésilien Anderson Da Silva, ou plutôt Sonny Anderson, une histoire qui en fera rêver plus d’un.

Rivaldo, Neymar, Ronaldinho, Ronaldo et Romario, pour ne citer qu’eux, sont tous grandement talentueux, mais qu’ont-ils en commun ? Ils ont rayonné au Brésil avant de venir exhiber tout leur talent en Europe et principalement au FC Barcelone. Ce n’est pourtant pas du tout le cas pour notre très cher Sonny Anderson. Arrivé dans l’anonymat en Europe en 1992, il a posé tout d’abord ses valises au Servette FC.

Un inconnu au bout du lac

Son histoire a tout du conte de fées : il arrive en terres genevoises à 21 ans pour effectuer un essai mais ce n’est pas lui qu’on attendait. En effet, le joueur attendu en question a fait faux bond à son agent et pour le remplacer, l’agent décida de venir avec Sonny.

Totalement inconnu des dirigeants genevois, il effectua son premier essai lors d’un match amical opposant le club Grenat à l’AS Monaco d’Arsène Wenger. Une équipe qui d’ailleurs avait son petit lot de pépites, avec par exemple Emmanuel Petit, Youri Djorkaeff et George Weah.

Suite à ces essais, le président du Servette FC de l’époque, Paul-Annick Weiler, se prit de sympathie pour le joueur. « C’était un grand monsieur. Comme un père, déclarait Sonny Anderson à la presse1. Il me protégeait. Il veillait à ce que les gens ne profitent pas de moi. J’ai toujours eu une confiance totale en lui ». Il décida de garder Sonny dans son effectif.

Les Brésiliens ensorceleurs

(Sonny Anderson à gauche, José Sinval au centre et Renato Canil à droite)
(Sonny Anderson à gauche, José Sinval au centre et Renato Canil à droite)

Avait-il décelé l’immense talent du joueur ou avait-il été juste conquis par son sourire lumineux ? Un peu des deux, Weiler était un excellent homme d’affaire et dans ce domaine comme dans le foot, il faut avoir le nez creux.

Sonny Anderson ne lui a en tout cas pas fait regretter son choix. En effet, pour sa première saison au club en 1992-1993, il marqua pas moins de 20 buts en championnat. Accompagné de Renato Canil (10 buts), un autre Brésilien arrivé en même temps que lui, et de l’inoubliable José Sinval (5 buts), Servette avait là une belle brochette de Brésiliens. Avec Oliver Neuville (ex-international allemand, finaliste de la Coupe du Monde 2002) en soutien, l’attaque Servettienne avait fière allure. Sur les 48 buts marqués en championnat cette saison, 35 venaient des trois brésiliens.

Fait notable lors de cette saison : le match contre le FC Sion, lorsque Servette infligea 5 buts à la défense sédunoise, aux Charmilles. Un match que n’oubliera sûrement pas Alain Geiger, jouant à cette époque chez les valaisans. Sonny Anderson et José Sinval ont signé un doublé chacun permettant aux Genevois de gagner le match 5 buts à 2.

Servette finira la saison à la troisième place du classement et Sonny Anderson commence à voir arriver ses premiers courtisans.

Une adaptation express

Car un Brésilien avec du talent, ça se remarque. Pré-saison 93-94, lors du match amical entre le Servette FC et l’Olympique de Marseille le 14 juillet 1993, tous les spectateurs présents ont pu constater la hauteur du talent de notre cher Sonny, avec un but et une victoire 3-2 pour le club Grenat.

(Sonny Anderson face aux Girondins de Bordeaux de Zinédine Zidane)

Par la suite, il éclabousse le championnat par son talent. Il marque 11 buts en 18 matchs jusqu’à la mi-saison et fait rêver les supporters Grenats. On n’oublie pas aussi son match en Coupe UEFA face aux Girondins de Bordeaux avec nul autre que Zinédine Zidane, où il marque le seul but pour les Servettiens après un rush incroyable.

Le président-député-ministre de l’Olympique de Marseille, Bernard Tapie, ayant dû se séparer de la plupart de ses joueurs offensifs suite aux scandales de cette année-là, décide de lui mettre le grapin dessus. Weiler négocie intelligemment un départ en prêt et accepte de laisser filer son meilleur buteur.

Les Grenats arriveront à tenir la cadence sans leur brésilien fétiche et finiront champions cette saison-là. Il faut dire qu’Oliver Neuville palliera parfaitement à son absence, en terme de buts en tout cas, terminant la saison avec 16 buts marqués en championnat.

Mais revenons sur Sonny Anderson et son arrivée dans le sud de la France. Ayant déjà étonné par sa facilité d’adaptation en Suisse car comme nous le savons, tous les sud-américains peinent à s’habituer aux conditions hivernales de l’Europe, il surprend encore lorsqu’il change de niveau car il ne faut pas se mentir, passer de LNA à la Divison 1 (Ligue 1 de l’époque) n’est pas chose aisée. Mais notre brésilien ne s’en soucie guère et dès son premier match face au FC Martigues, il claque son premier but.

Il finira sa saison avec 16 buts en 20 matchs de Ligue 1, portant son total à 27 buts en 38 matchs dans les deux championnats et en finissant pas loin des meilleurs buteurs de la saison en France,  aux côtés de Youri Djorkaeff (AS Monaco), Roger Boli (RC Lens) et Nicolas Ouédec (FC Nantes) finissant eux aussi meilleurs buteurs avec 20 buts. Il aide le club à atteindre la 2ème place du classement derrière le Paris Saint-Germain, mais Marseille sera victime de ses scandales et sera rétrogradé en 2ème Division.

La vie sur le Rocher

Durant l’été 1994, Anderson Da Silva, de son vrai nom, revient au Servette, qui vient d’être couronné champion de Suisse. Notre cher président de l’époque lui offre alors un bon de sortie. Ce sera l’AS Monaco qui remporte les enchères en achetant le brésilien pour 32 millions de francs français (ce qui ferait aujourd’hui 5 millions de francs suisses). Weiler en profite pour insérer une clause dans le transfert, une clause connue de tout bon joueur de Football Manager, qui permettrait au club de toucher 45% sur une plus-value en cas de futur transfert. Une clause gagnante en cas d’explosion du joueur, mais aussi une clause qui, à l’avenir, l’empêchera de jouer pour un certain club Rouge et Bleu mais on y reviendra plus tard.

Le top 5 et flop 5 de la (petite) colonie brésilienne de l'AS ...

Pour sa première saison sur le Rocher, il ne joue que 23 matchs en championnat, en raison d’une blessure mais plante 11 buts pour une première saison honorable avec une 6ème place au classement pour le club. C’est lors de la saison 95-96 que Sonny Anderson se distingue, avec 21 buts en championnat, il finit meilleur buteur de Ligue 1 et lors de la saison suivante, permet au club de devenir champion de France grâce à ses 19 pions.

Elu aussi meilleur joueur de la saison, il ne tarit pas d’éloges par rapport à cette époque-là : « On était amis, dit-il au sujet de ses coéquipiers2. On avait un groupe exceptionnel. Barthez, Dumas, Scifo, Benarbia, Ikpeba, Henry, Djetou… on est liés, solides sur le terrain. On est champions à quatre journées de la fin. »

C’est donc après cette saison-là que beaucoup de clubs viennent taper à sa porte. Beaucoup de clubs souhaitent attirer le buteur brésilien dans ses rangs, dont le Paris Saint-Germain à l’époque. Le club Rouge et Bleu souhaitant renforcer son effectif après une défaite en finale de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes (C2) face au FC Barcelone, mais l’AS Monaco se refuse de leur vendre son joyau.

Pourquoi ? Tout d’abord le souhait de ne pas renforcer la concurrence, mais pas que car Servette avait brillamment négocié le transfert de son Brésilien en y insérant la fameuse clause des 45% sur la plus-value. Ce qui ferait donc presque la moitié de la plus-value dans les poches de l’actionnaire majoritaire du club Grenat, à savoir Canal+ et qui était propriétaire du Paris Saint-Germain à l’époque ? Canal+.

Le PSG n’aura donc ni Sonny Anderson, ni Ronaldo, au Barça à l’époque, qui était en contact avec Michel Denisot pour un hypothétique transfert mais R9 quittera bel et bien le FC Barcelone pour rejoindre l’Inter Milan et les Blaugranas se penchent alors sur Sonny pour le remplacer.

D’inconnu à international

100 millions de francs français. Voici le prix du transfert de Sonny Anderson au FC Barcelone. Avec la clause de plus-value, 30 millions de francs rentrèrent directement dans les caisses du Servette FC.

Malgré une première année compliquée pour lui sur le plan sportif, Van Gaal ne lui faisant pas pleinement confiance, il enquille quand même 10 buts en 23 matchs. La saison suivante, l’entraineur recrute Patrick Kluivert, preuve de sa non confiance à l’attaquant Brésilien. Il déclarera plus tard n’avoir jamais eu réellement sa chance. « Ce n’est pas contre Patrick (Kluivert), mais vu le discours du coach, même si j’avais été en pleine forme et lui non, je n’aurais pas joué »2.

Au final il n’aura jamais réellement sa chance en catalogne. Il décida donc de partir à la fin de saison. Un passage court dans l’un des plus grands clubs au monde certes, mais les supporter en gardent encore un bon souvenir. Au final il claqua 22 buts en 72 matchs toutes compétitions confondues (dont 16 buts en 47 matchs de championnat).

Ce sera Jean-Michel Aulas qui ira le chercher. Il ne dépense pas loin de 120 millions de francs français pour s’attacher les services du brésilien. L’Olympique Lyonnais fait donc un gros coup dans le marché des transferts en s’attachant un joueur international de 28 ans. Le club à l’époque ne compte que des Coupes de France à son palmarès et compte sur son nouvel attaquant pour changer la donne.

Et le joueur ne va pas le décevoir ! Pour sa première saison en 1999-2000, il amène Lyon jusqu’à la 3ème place au classement  avec 23 buts en championnat et finit meilleur buteur. En 2000-2001, il est encore le meilleur avec 22 buts, et obtient une deuxième place au classement pour l’OL ainsi que la Coupe de la Ligue.

Pour sa troisième saison au club, il ne marque « que » 14 buts, mais aide les Lyonnais à conquérir quelque chose de beaucoup plus important : Leur premier titre en championnat, en 2002. Une expérience merveilleuse pour lui :

« Aujourd’hui partout où on parle de moi, on parle de moi comme d’un Lyonnais, declara-t’il3. Et c’est normal ! J’ai passé quatre ans au club [..] A Lyon, on a construit quelque chose ensemble, on a gagné ce premier titre. »

Le premier titre d’une longue série pour le club. Sonny Anderson effectue encore une saison au club Lyonnais, ponctuée de 12 buts en 24 matchs et de son 3ème titre en tant que champion de France (1 avec Monaco et 2 avec OL) puis s’envole pour Villareal et retrouver la Liga.

Fin de carrière professionnelle et après carrière.

Il reste un peu plus d’une saison à Villareal, le temps de marquer 24 buts en 59 matchs et d’aider le club à atteindre les demies-finales de la Coupe de l’UEFA, où il finira meilleur buteur de la compétition avec 7 buts. Puis il prend la direction du Qatar pour deux saisons, jusqu’en 2006 et il mettra un terme à sa carrière professionnelle lors de son jubilé à Gerland.

Il est ensuite embauché par l’OL pour être l’entraineur des attaquants de l’équipe. Il reste à ce poste jusqu’en 2011 avant de faire un (très) court passage en Suisse à Xamax. Depuis il est devenu consultant TV, sur la chaine BeIN Sports.

De Servette où il n’était pas celui attendu jusqu’aux plus grands clubs européens, Sonny Anderson nous aura toujours surpris. Elle est si loin l’époque où nous avons eu cette pépite au club Grenat, à quand la prochaine ?

(1Article Le Temps de Giuseppe Costa publié le mercredi 9 février 2000)

(2Article SoFoot de Flavien Bories publié le 7 mai 2017)

(3Article Café du commerce publié le 18 juin 2019)

Servettiens.ch

GRATUIT
VOIR