Censée se disputer ce samedi du côté de la Fontenette, la rencontre fut disputée ce dimanche à Balexert, ancien théâtre des exploits grenats la saison dernière. Malgré ce changement d’habitude, les Servettiennes n’ont pas fait de détail et ont étrillé des Luganaises qui auront eu le mérite de tromper la défense Genevoise.
Privées de Sandy Maendly (suspendue) et de Marta Peiro, sur le banc au coup d’envoi, les Grenat débutent timidement la rencontre, sont proches d’ouvrir le score à la 9e mais Fleury trouve la barree mais elles sont un peu gênées par des tessinoises qui cherchent à repousser l’échéance. Elle intervient à la 12e minute par l’intermédiaire d’une tête de Caroline Abbé qui reprend le corner de Revelli. Servette-Chênois va ensuite par deux fois l’occasion de doubler la mise : à la 22e par Arfaoui qui manque son affaire puis trois minutes plus tard lorsque Sarrasin se voit refuser le 2-0 pour hors-jeu. Elle oubliera ce fait de jeu à la 32e en transformant un penalty qu’elle a obtenu. Le 3-0 va tomber comme un fruit mûr quatre minutes plus tard grâce à Serrano qui s’y reprend à deux fois, grâce au poteau, un centre d’Amandine Soulard avant de rejoindre les vestiaires.
On veut encore enfoncer le clou côté genevois mais un événement va se produire à la 54e : profitant d’une perte de balle grenat, Petkova ajuste Thalmann des 20 mètres pour inscrire le 4e but des Tessinoises seulement cette saison et le septième encaissé par Servette en 15 rencontres. De quoi faire douter les locales ? Absolument pas car le 4-1 puis le 5-1 en deux minutes par Fleury et Sarrasin, cette dernière étant à la conclusion d’un gros travail de Manon Revelli. Fleury va ensuite doubler la mise avant la 70e de la tête servie par Revelli qui réalise un ”hat-trick” de passes décisives. Léonie Fleury va quant à elle réalisé le vrai coup du chapeau à la 86e, une nouvelle fois de la tête, avant qu’Amira Arfaoui ne clôt la marque à 8-1 sur un mauvais dégagement d’Ubaldi. Les Servettiennes prennent le large sur YB avec 11 unités d’avance mais deux matches en plus avant d’aller défier le FC Bâle dans deux semaines après la pause internationale et la double confrontation entre la France et la Suisse.
Servette FC Chênois Féminin – FC Lugano Femminile 8-1 (3-0)
Comme dirait le célèbre adage : ” Un derby ça ne se joue pas, ça se gagne ! ” Il semblerait néanmoins que cette citation ne soit pas connue des Servettiens depuis neuf rencontres, dont cette dernière déroute dans le nouveau stade de Luce… Lausanne ce samedi soir après une rencontre cauchemardesque.
Les Grenat vont entamer la rencontre de la pire des manières avec une opération Portes ouvertes qui permet aux pêcheurs de mener 2-0 après dix minutes de jeu seulement. Servette est totalement à côté de ses pompes durant ce premier acte et malgré une opportunité de réduire la marque, on se trouve plus proche du troisième but vaudois avant que M. Tschudi ne siffle la mi-temps. Au retour des vestiaires, les Genevois vont montrer un autre visage durant 20 minutes, le temps de revenir à 2-1 et de pouvoir revenir à 2-2, mais tout va s’effondrer avec ce troisième goal signé Puertas. Après celle subie en septembre, le SFC concède une nouvelle défaite en terres vaudoises et voit son adversaire du soir revenir à une unité mais avec un match de plus. Messieurs, on attend une réaction ce mercredi au Tessin !
Les notes de la rencontre
Jérémy Frick : 5
Trois buts encaissés malgré deux belles parades mais une petite fébrilité dans ses sorties aériennes.
Anthony Sauthier : 3
De grosses largesses défensives qui ont notamment permis aux Lausannois de doubler la mise et de se procurer bon nombres d’occasions sur son côté. Un match à oublier pour le capitaine.
Steve Rouiller : 3
Trop laxiste sur le premier but, il est en difficulté depuis la reprise et il serait bon de le faire souffler un coup afin qu’on ne le perde pas définitivement.
Yoan Séverin : 4
Il a aussi sombré avec ses coéquipiers de défense mais semblait mieux maîtriser son sujet que ses aînés. Alain Geiger a tenté le tout pour le tout en le sortant au profit d’Arial Mendy, qui n’a pas fait la différence comme d’habitude.
Gaël Clichy : 4
Sa montée offensive coûte le troisième but aux Grenat. ll n’a pas été dans le coup hier soir.
Boris Cespedes : 3
Une prestation nettement insuffisante pour le numéro avec beaucoup de déchet dans ses passes et des pertes de balles. Il sera suspendu pour le déplacement à Lugano et sa sortie a permis à Mathis Holcbecher de gratter quelques minutes de jeu.
Théo Valls : 4
Un match discret pour l’homme en forme du moment qui n’a joué que la première mi-temps puis de sortir au profite de Kastriot Imeri (3), également brouillon et qui perd le ballon amenant au 3-1
Timothé Cognat : 5
Pleinement hors du coup en première période, il s’est remobilisé par la suite avec ce caviar pour la réduction du score et avec des percées dans le premier quart d’heure. Il a été moins en vue en fin de match.
Miroslav Stevanovic : 3
Match compliqué pour le bosnien. Il manque l’occasion d’ouvrir le score à la 3e minute mais a accusé le coup ensuite avec énormément de mauvais ballons et de mauvais choix.
Alex Schalk : 4
Sa déviation de la tête met sur orbite Cognat pour le seul but genevois mais c’est l’une des rares occasions qu’il a eu de se montrer. Ricardo Alves l’a substitué au pied levé avec une entrée très peu convaincante.
Grejohn Kyei : 6
L’un des rares à avoir surnagé à la Tuilière et son huitième but inscrit sur ce beau service de Cognat. Koro Koné l’a remplacé dans le dernier quart d’heure mais ne s’est pas montré à la hauteur du Français.
Voici les xG* des 3 derniers matchs selon Wyscout ainsi que les scores :
Lucerne 2.48 (3) – (0) 1.33 Servette
Servette 2.48 (4) – (2) 0.93 Lucerne
Servette 1.98 (2) – (2) 1.38 St Gall
*Les Expected Goals (xG) font partie d’un modèle prédictif utilisé pour évaluer la probabilité de marquer un but pour chaque tir effectué. Le modèle xG calcule la probabilité de marquer un but en fonction de plusieurs paramètres tels que la position sur le terrain ou la partie du corps utilisée pour tirer.
Si on additionne uniquement les chiffres de ces 3 matchs, les xG correspondent approximativement au total des buts marqués. 5.79 xG pour 6 buts. Servette n’est donc ni en sur-performance ni en sous-performance sur l’ensemble de ces 3 matchs.
Défensivement, ce qui se répète ce sont les erreurs défensives à la relance avec la volonté, qui se comprend, de construire depuis l’arrière. Malheureusement, les 2 ballons perdus dans notre camp se sont payés cash. Quelques fois, il faudrait peut-être déroger à ce principe surtout si l’adversaire nous presse ou que le terrain ne le permet pas.
Dans le jeu, Servette a proposé une animation offensive plus directe surtout lors du match remporté contre Lucerne (l’action Valls-Fofana en témoigne) et c’est d’ailleurs sur ce match, gagné 4-2, que Servette a eu le moins la possession (48%) avec 316 passes contre 55% avec 439 passes lors de la défaite 3-0 à Lucerne. Ce jeu direct était d’ailleurs caractéristique au Servette 2019-2020. Valls a pris de l’ampleur et a su se montrer décisif grâce à ses passes décisives (1.37 xA et 0.32 xG sur les 3 matchs). Kyei figure toujours parmis les meilleurs du championnat en terme xG et cumule 0.85 xG sans pénalty et 2.35 avec sur ces 3 matchs. Fofana est toujours aussi intéressant sur son flanc gauche pour éliminer et provoquer des fautes à ses adversaires (8 dribbles réussis, 6 fautes subies) Schwegler **** .
Enfin, pour franchir un cap, on doit tuer. On ne peut pas se permettre de louper des penaltys à des moments aussi cruciaux même si, fort heureusement, l’équipe a du caractère et démontre qu’elle est capable de revenir au score avec la manière.
Pourquoi ce titre me direz-vous ? Parce ce 187e derby du Lac de Genève se disputera pour la première fois dans le nouvel écrin du Lôzanne Sport, inauguré en novembre 2020 un peu plus d’un an après la Genev… Vaudoise Arena et un certain LHC-GSHC. Si vous suivez un peu le hockey, vous avez certainement fait le lien 😉 .
Gagner enfin un derby
8 : c’est le nombre de rencontres sans victoires face aux autres clubs romands de Super League. Il faut donc remonter au match de la promotion du 10 mai 2019 pour trouver trace d’un succès de Servette face à l’un de ses deux rivaux toutes compétitions confondues et au 22 mai 2013 (4-0 face aux sédunois) pour un succès dans l’élite, autant dire presque une éternité. Une anomalie voir une frustration pour les supporters compte-tenu de la place de meilleur Romand actuellement au classement. À l’heure où les Grenat vont fouler pour la première fois la pelouse du Stade de la Tuilière, ils voudront très probablement réparer leur dernière sortie à la Pontaise en septembre dernier et cette défaite sur le score de deux buts à un. Heureusement pour les Servettiens, leurs deux bourreaux ne seront pas présents sur le pré ce samedi à 18h15, Christian Schneuwly ayant signé au SLO et Aldin Turkes s’étant blessé gravement au genou.
Un petit message à faire passer à nos joueur : 8 matches sans victoire face à Lausanne et Sion. Tout est dit. #ServetteFC@ServetteFC
Du côté lausannois, on nage en plein doute. À la recherche d’un premier succès en 2021, leur ultime victoire remontant au 20 décembre (2-1 face à Lucerne), l’équipe réserve de l’OGC Nice a déjà croisé le fer avec nos Grenat le 31 janvier dernier avec le score que vous connaissez tous. Leur calendrier en ce début d’année ressemble à un chemin de croix (double déplacement chez YB et réception de Bâle, trois rencontres conclues par un zéro pointé) et si en plus leur première échéance de l’année civile s’est conclue par une défaite face à Sion, cela fait une équipe totalement dans le doute. Pour pallier à la blessure de Turkes, le club d’INEOS a recruté dans les derniers jours l’attaquant congolais Jonathan Bolingi en provenance d’Ankaragücü, club de Süper Lig turque chez qui il était prêté par le Royal Antwerp.
Servette va-t-il creuser l’écart avec son adversaire du week-end et potentiellement se retrouver sur le podium à la fin de journée ou alors voir ceux qui prétendent que le nom du Lac est une tautologie revenir à une unité ? Répons samedi soir peu après 20h !
Ce samedi 13 février à 17h du côté de la Fontenette le cancre du championnat, le club tessinois de Lugano, effectue un voyage périlleux du côté de Genève pour faire tomber l’actuel leader du championnat, le Servette FCCF. Une mission qui s’annonce périlleuse pour un club qui n’a encore obtenu le moindre point…
Un Lugano en perdition
Rien ne va plus pour le club Luganais… Déjà sauvées la saison passée grâce à l’arrêt des compétions suite au Covid-19 alors qu’elles n’avaient engrangé que quatre points en 16 rencontres, la saison est encore plus compliquée cette année, les tessinoises ayant perdu leurs 13 rencontres de championnat et encaissé 73 buts (5.61/match) soit autant que Zürich, Young Boys et St. Gall réunis. Pourtant, l’entraîneur Antonelli peut compter sur plusieurs arrivées cet hiver avec par exemple le retour de l’Italienne Chiara Cecotti (Serie B italienne) ou les internationales Roumaines Teodora Meluta (Cluj) et Cristina Carp (D1 danoise) mais rien n’y fait avec déjà une première défaite en début d’année lors de la réception du FC St.Gall-Staad, cinquième au classement, sur le score de 1-3. La deuxième partie de saison s’annonce donc déjà bien longue pour une équipe qui va vite devoir trouver la solution si elle souhaite se maintenir en Super League.
Focus sur Léonie Fleury
Cette semaine, nous avons eu la chance d’interviewer Léonie Fleury, notre attaquante française arrivée au bout du Lac, au Servette FCCF, durant l’été 2019. La joueuse d’Annecy a débuté sa carrière dans le club de Saint- Etienne chez les U19 avant de jouer son premier match professionnel à l’âge de 16 ans. Elle y restera jusqu’en 2017, soit six saisons, avant de signer du côté de Soyaux puis Rodez. Cette expérience chez les Verts reste malgré tout un excellent souvenir pour elle, club dans lequel elle a pu beaucoup apprendre pour la suite de sa carrière et qui lui permettra également de rencontrer une autre de nos joueuses, Marie Duclos.
”J’ai beaucoup appris à l’AS Saint-Étienne”
Quand Servette lui fait une offre durant l’été 2019, elle n’hésite pas. Cette opportunité lui permet également de changer d’air et de découvrir un tout nouveau championnat. Paradoxalement, sa première expérience à l’étranger lui permet d’exaucer son souhait de rentrer à la maison. Tous les jours, elle pendule entre Annecy et Genève, où elle travaille comme serveuse dans un restaurant avant d’enchaîner avec le foot. Léonie Fleury réussit à facilement s’adapter puisqu’elle inscrira 12 buts lors de la saison 2019-2020, ce qui la classera à la troisième place des meilleures buteuses, puis déjà neuf réalisations cette saison, alors qu’elle est cantonnée à un rôle de joker.
”Le projet du Servette FC Chênois Féminin m’a beaucoup plu”
Cependant, cette position même si elle est difficile à gérer, ne l’effraie pas tant que ça pour l’instant puisqu’elle reste malgré tout décisive pour son équipe avec ses neuf buts et apporte ce dont l’équipe a besoin, un rôle que lui donne actuellement le coach Éric Séverac, lui préférant Maeva Sarrasin mais toujours sujet à changement et on sait que Léonie Fleury a toutes les capacités pour retrouver une place dans le 11.
”Ce n’est pas facile d’être joker”” J’accepte ce rôle de joker”
Ce week-end, les Grenat affrontent la lanterne rouge, le FC Lugano, et les joueuses savent très bien que les supporters, que ce soit au stade ou devant un écran, seront présents pour les soutenir dans cette marche au titre.
”On remercie tous ceux qui nous suivent match après match !”
Alors qu’on pensait le moment enfin arriver, c’est finalement sur une énième ”non-victoire” face aux hommes de Peter Zeidler que cette rencontre en retard de la 15e journée s’est achevée sur un score de parité. Ce partage des points semble avoir satisfait tout le monde mais aurait pu tourner à la catastrophe en fin de rencontre.
Chassez le naturel, il revient au galop. Comme depuis le début de l’année civile, les Grenat ont pris cette mauvaise habitude d’encaisser le premier but relativement tôt et encore sur une nouvelle relance défensive ratée mais heureusement comme leur dernière sortie face à Lucerne, les Servettiens vont immédiatement réagir en égalisant rapidement et en étant tout près de renverser la tendance. Malheureusement, comme lors du déplacement à la Swissporarena (oh, encore une similitude), le portier adverse s’est interposé sur la sanction suprême. On craint que le match ne tourne en faveur des Suisses orientaux avec ce deuxième but signé par Guillemenot mais la réalisation contre son camp de Fazliji va premettre à tout le monde de repartir avec un point chacun.
Les notes de la rencontre
Jérémy Frick : 7
Pas aidé par sa défense sur le 0-1 puis totalement impuissant sur le deuxième goal adverse, il a réalisé de bonne sorties aérienne ainsi que quelques parades décisives.
Moussa Diallo : 5
Même constat que face à Lucerne : bon offensivement mais friable derrière. Touché juste avant la mi-temps, il a cédé sa place pour le retour du capitaine Anthony Sauthier (6), lequel a remis un peu de l’ordre à droite.
Steve Rouiller : 6
Une relance hasardeuse qui coûte l’ouverture du score. Il s’est bien remis de son erreur par la suite.
Yoan Séverin : 6
Un match sérieux comme à l’accoutumée pour le Français.
Gaël Clichy : 4
Coupable sur le deuxième but et un dégagement raté, l’ancien Citizen a été un peu mis en difficulté mais cela s’explique certainement par l’enchaînement des échéances.
Boris Cespedes : 6
Comme d’habitude, une prestation sérieuse pour le milieu de 25 ans.
Théo Valls : 7
Il aurait pu être le briseur de la malédiction à la dernière minute mais Zigi n’a rien laissé passé. A l’origine du deuxième but Genevois.
Timothé Cognat : 6
Une grosse débauche d’énergie mais quelques fois brouillons même si son match est relativement bon dans sa globalité. Kastriot Imeri l’a remplacé pour les dernières minutes avec une belle combativité.
Miroslav Stevanovic : 6
Un centre téléguidé pour l’égalisation à 1-1 mais très peu trouvé par ses coéquipiers. Des mauvais choix en fin de match mais une bonne prestation dans l’ensemble.
Boubacar Fofana : 5
De la vitesse, de la percussion mais du déchet dans son jeu encore. Touché à la clavicule, il sort au profit d’Alex Schalk, à qui il manque encore du rythme.
Grejohn Kyei : 7
Beaucoup ne retiendront que son penalty raté mais d’autres retiendront son septième but de la saison, inscrit de la tête, et qui aurait pu être suivi de son huitième à quelques millimètres près. Koro Koné, qui l’a remplacé, a eu toutes les peines du monde à se montrer à la hauteur.