A l’époque, alors que j’étais jeune et déjà très charismatique, je me rendis pour la première fois au Stade des Charmilles. En rentrant dans cette enceinte qui deviendra mon QG pour de nombreuses années, une chose me frappa : la nullité de Fabrizio Bullo et d’Alain Gaspoz mais surtout une odeur ! Celle de la pelouse. À cette époque pas si lointaine jouer sur une autre surface semblait être une douce hérésie. C’est toujours le cas dans certains pays comme l’Angleterre. Parler de gazon synthétique à un anglais c’est comme prononcer « Huitante » à Genève et cela engendrera la même sentence : Une salade de phalange à pleine puissance histoire d’éduquer le triste individu en question.

Seulement voilà, les choses ont évolué, le fléau du synthétique à commencer à se répandre un peu partout enlevant une partie de l’identité du football. La devise est simple « l’économie a toujours raison ». C’est ainsi que l’on accepte de vendre son âme à cet infâme gazon pour faire plaisir à Micheline de la Compta’. Évidemment, le financier est comme un adversaire du PSG en huitième du finale de la Ligue des Champions: il gagne toujours!  On ne se soucie pas de savoir les conséquences de l’aspect sportif… Les joueurs qui ne sont pas du tout enclin face à ce changement imminent à l’image de Varol Tasar qui s’exprimait dans la Tribune de Genève suite à la victoire face à Neuchâtel Xamax

C’était un combat, comme à chaque fois que nous évoluons là-bas. Le synthétique rend toujours le match plus compliqué pour moi, mais je suis content d’avoir pu inscrire le 2-0 et d’avoir pu permettre à mon équipe de s’imposer grâce à celui-ci.

Avoir cela à la Praille ? Non merci !

Et le club dans tout ça?

Si vous avez la chance de me côtoyer vous savez probablement que je suis pas le dernier quand il s’agit d’être critique envers Servette. Pour cette fois je vais m’abstenir car le club a pris la solution la plus facile. Effectivement, elle ne m’enchante pas mais cela ne serait que provisoire. Après la votation avortée du pré-du-Stand, le club n’avait pas de plan B il a donc fallut trouver une solution d’urgence là ou les politiques ont encore une fois fait usage de leur arme privilégiée à savoir: Fermez les yeux et ne surtout rien faire.

Un RDV prévu avec la fondation cette semaine !

En faisant abstraction de l’aspect éthique, il faut bien aller dans le sens du pragmatisme au détriment de la vision romantique et utopiste que je peux avoir de la situation.  La solution de ce nouveau gazon semble de plus en plus probable. La faute à une république genevoise dont la priorité se trouve plus dans le fait de changer des panneaux plutôt que de s’occuper de problèmes un brin plus urgent, comme un centre d’entrainement pour le Servette FC par exemple… Néanmoins sachez que la Fondation est absolument contre ce changement de surface de jeu et qu’une réunion aura lieu cette semaine pour valider ou pas ce changement de gazon. Pour terminer une figure emblématique a un jour eu une réflexion que je vais me permettre de lui emprunter « Les évolutions ne sont pas toujours gages de bonnes idées, elles doivent être combattues quand ces dernières sont funestes »

Crédits photo : Radio Lac

Servettiens.ch

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