Les Servettiens se déplacent ce dimanche 9 février à St Gall pour y affronter l’équipe locale dans un match au sommet entre la meilleure défense de Suisse et la meilleure attaque. Les Grenat ne sont encore jamais repartis avec les 3 points du Kybunpark et ils comptent bien mettre fin à la malédiction dans cette splendide rencontre.

La rencontre :

Les Grenat sont dans une forme étincelante suite à une série de 9 matchs d’invincibilité, leur dernière défaite remontant au 1er décembre sur la pelouse du Cornaredo. Depuis, ils ne connaissent que la victoire malgré un léger accrochage lors du match amical face à la meilleure équipe lausannoise, le Stade Lausanne-Ouchy (1-1). Ils se doivent d’ailleurs d’avoir en tête la fameuse rencontre à la Maladière qui les ont vus briser le signe indien en empochant les 3 points, ce qui n’était plus arrivé depuis 2003. En effet, les genevois ne se sont jamais imposés dans la nouvelle enceinte des Brodeurs, la dernière victoire remontant au 24 avril 2002 dans l’ancien Espenmoos. Les réussites servetiennes avaient été l’œuvre de Frei, Lonfat et Pinto, soit une série de 11 déplacements sans victoire depuis ce jour-là. Cependant, il ne faudrait pas relativiser le bonheur des supporters grenat, tant les performances de l’équipe emmenée par Alain Geiger forcent le respect. Alors que l’objectif du maintien, toujours en tête tant qu’il ne sera pas mathématiquement atteint, reste l’objectif principal, Anthony Sauthier et compagnie se permettent le luxe de talonner le FC Bâle, seulement 3 longueurs de retard, et de laisser les plus impatient rêver d’Europe. Pourtant, bien que Saint-Gall reste comme la meilleure équipe du championnat sur le tableau, les chiffres parlent d’avantage en faveur de la ville du bout du lac. Depuis le dernier affrontement, 9 matchs les séparent. Ces rencontres ont permis aux hommes de Zeidler de s’emparer du trône détenu jusque-là par le club de la capitale. Pourtant, les Servettiens se sont emparés de 22 points sur 27 possibles, en s’imposant à 7 reprises, un nul à Sion et une défaite à Lugano. Aucune autre équipe n’a réussi à engranger autant de points sur cette durée, même pas les Brodeurs qui ont concédés deux défaites sur la pelouse de l’ancien leader et à domicile, lors de la dernière rencontre de 2019, en s’inclinant 3-1 face au FC Zürich. Cependant, il faut bien relativiser et ne tirer de conclusion hâtive, c’est bien l’équipe à domicile qui est plus que favorite mais il faut bien se rendre compte des progrès grenat.

Les Servettiens vont-ils réussir à refroidir la chaude ambiance du kybunpark ce dimanche ?

L’adversaire :

La Super League n’a plus vécu une telle course au titre depuis fort longtemps. Écrasée par un FC Bâle intouchable pendant 8 ans, soit de 2010 à 2017, puis un BSC Young Boys depuis deux années, qu’elle nous avait presque fait oublier les saint-gallois qui œuvrent dans l’ombre. Cette révolution, orchestrée par Zeidler, est surtout la patte d’une jeune équipe de gamins insouciants qui n’ont clairement pas peur de bousculer la hiérarchie imposée par les deux grands dictateurs du football suisse. Les spectateurs ne peuvent donc que se demander s’ils vont réussir à tenir le rythme effréné imposé par les Bernois, qui restent co-leader, ou s’ils vont réussir à ramener à nouveau le trophée de champion 20 ans après, lorsque le championnat s’appelait encore Ligue Nationale A, ce qui doit laisser des souvenirs aux puristes et grands défenseurs de l’époque des Charmilles. Cependant, ce succès n’est bien sûr pas qu’en partie celui des joueurs, mais aussi celui de tout le staff technique derrière eux. A commencer par l’entraîneur, Peter Zeidler, qui est arrivé durant l’été 2018 du côté de Saint-Gall. L’entraîneur allemand n’a jamais connu le monde professionnel en tant que joueur puisqu’il débute sa carrière en 1998 au sein du VfB Stuttgart en tant que directeur du centre de formation. C’est véritablement sa philosophie de jeu minutieusement organisée et travaillée qui permet désormais à son équipe de tenir tête aux cadors. Mais c’est également grâce au directeur sportif en la personne de l’ancien international helvétique, Alain Sutter, arrivé en janvier 2018 et qui a permis un recrutement axé sur la jeunesse. En effet, le contingent est le plus jeune de Suisse avec une moyenne d’âge de 23.4 ans, bien loin de Servette et ses 25.6 années. Cette direction a également un but économique, comme ce fût le cas pour l’ancien genevois Dereck Kutesa qui a rejoint le Stade de Reims pour 1,7 millions de francs. L’exemple le plus frappant est sans aucun doute à voir du côté de nos voisins français et de l’AS Monaco qui avait réussi à se faire 122 millions de recettes pour deux joueurs (Fabinho et Lemar) qui avaient coûté 4 millions au total à l’achat. De plus, ce sera l’occasion de retrouver un deuxième jeune issu du centre de formation grenat avec l’arrivée de Lorenzo Gonzalez qui complète un effectif déjà bien fourni en genevois par la présence de Guillemenot, Ribeiro et Rüfli. Avec une moyenne de 2.35 buts marqués en 20 rencontres, l’attaque saint-galloise est donc prête à affronter la défense genevoise emmenée par Rouiller, elle qui encaisse moins d’un but/match (0.95).

Nouveaux leaders, les Brodeurs caressent le secret espoir d’aller au bout !
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