Samedi à 20:30, le Servette FC se déplace à Saint-Gall pour le compte de la 19 ème journée de Super League. Un point séparant les deux équipes au classement, le match du 4 février revêt une importance toute particulière pour des Servettiens qui doivent se reprendre après leur contre-performance du week-end dernier face au FC Sion.
La course continue
À l’heure où ces lignes sont écrites, le SFC et le FCSG occupent respectivement la troisième et la quatrième place avec 26 pts et 25 pts. Une seule unité sépare les Servettiens de leurs homologues saint-gallois. Pour Servette, une victoire permettrait non seulement de se relancer après un frustrant match nul contre les Sédunois, mais également de tenir à distance un concurrent pour les places européennes. Une défaite signifierait par contre une chute de rang au classement au profit des Brodeurs, et même du FC Lucerne en cas de succès contre les Young Boys. Pour Saint-Gall, un résultat positif contre le club grenat leur permettrait de monter sur le podium et de prendre une longueur d’avance sur un concurrent à la course à l’Europe. Un résultat négatif les ferait perdre une place dans le classement en cas de victoire des Lucernois et les placerait même à égalité de points du FC Bâle, dans l’éventualité où les Bâlois remporteraient leur rencontre face aux hommes de Giorgio Contini.
L’anecdote
Chose intéressante, au cours de ses deux derniers matchs, l’équipe coachée par Peter Zeidler s’est retrouvée en supériorité numérique et n’est pas parvenue à profiter de cet avantage pour s’imposer. Face à des Bâlois réduit à 10 suite à l’expulsion du Néerlandais Wout Burger à la 54 ème minute, les Saint-Gallois n’ont pas pu faire mieux qu’un nul et ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Rebelote contre le FC Zurich : les « Brodeurs » se sont retrouvés en supériorité numérique pendant une bonne partie de la rencontre à la suite de l’exclusion à la 17 ème minute du Zurichois Bledian Krasniqi pour une faute ayant nécessité l’utilisation du VAR. Pourtant, malgré sa supériorité numérique, le FCSG a fini par s’incliner sur la plus petite des marges et ce en raison d’un but contre son camp encaissé en toute fin de partie. Ces scénarios ne sont pas sans rappeler la performance en demi-teinte des hommes d’Alain Geiger qui, malgré une large domination et l’exclusion de Wylan Cyprien, ont peut-être laissé filer 2 points précieux pour la course aux places qualificatives en Coupe d’Europe. Pour se faire pardonner auprès de leurs supporteurs, les Grenat devront impérativement l’emporter à Saint-Gall, de sorte à pouvoir lancer véritablement leur deuxième partie de saison.
Photo: Arthur Miffon
Le match
Au niveau des forces en présence, Saint-Gall devra se passer des services de leur milieu de terrain espagnol Jordi Quintillà qui est suspendu actuellement pour accumulation de cartons jaunes. Isaac Schmidt, buteur lors de la première confrontation entre les deux équipes, ne sera pas de la partie en raison d’une blessure qui le rend indisponible pour la rencontre de samedi. L’Autrichien Fabian Schubert est toujours en convalescence après avoir subi une fracture du tibia et du péroné droit à la suite d’une intervention un peu trop musclée d’Ulisses Garcia. Cependant, malgré ces absences, les « Espen » pourront tout de même compter sur le reste de leur effectif, ainsi que sur leurs nouvelles recrues, Willem Geubbels (ex-Monaco) et Leon Dajaku (en prêt du Sunderland AFC), qui feront peut-être leurs premières face à Servette.
Du côté des Grenat, il est à noter que plusieurs joueurs de l’effectif risquent une suspension en cas d’avertissements lors du prochain match. Les joueurs concernés sont Gaël Clichy (3 cartons jaunes), Timothé Cognat (3 cartons jaunes), Moussa Diallo (3 cartons jaunes) et David Douline (7 cartons jaunes). S’ils ne veulent pas manquer le déplacement à Winterthur, ils devront se montrer prudent dans leurs interventions. Malgré le départ de deux jeunes du club, le coach Geiger pourra compter sur tout son effectif et, plus particulièrement, sur un Chris Bedia auteur d’un doublé face à Sion.
Rendez-vous à 20:30 pour ce choc entre deux clubs qui sont au coude-à-coude au classement.
Dur retour à la réalité pour les supporters servettiens en ce début d’année 2023. Après un déplacement à Winterthur reporté au 8 février, le Servette FC ouvrait le bal avec une belle affiche, un derby face au club valaisan. Un beau public (14’592 spectateurs), une expulsion valaisanne et une avance de deux buts après 45 minutes, tout annonçait une belle après-midi à Genève mais les deux cadeaux offerts au FC Sion laissent un goût amer.
45 belles minutes
Tout avait pourtant bien commencé pour les Grenat. Après un bel hommage rendu à l’enfant du club, Karim Gazzetta, parti fin novembre 2022, c’est donc remplis d’entrain et de volonté de lui offrir cette victoire que les joueurs sont partis à l’assaut des cages d’Heinz Lindner, le portier sédunois. Seulement quatorze secondes après le coup d’envoi, Stevanovic offrait déjà une belle passe à Bédia. C’est donc des genevois conquérants et remplis de certitudes qui occupèrent la moitié valaisanne. Plusieurs incursions ont donc eu lieu dans cette partie du stade, laissée bien vide par une défense valaisanne sous l’eau. Ces nombreux errements profitèrent donc à Chris Bedia, lui qui n’avait plus foulé une pelouse depuis le 30 Juillet et ce même adversaire, pour inscrire un doublé et ces premiers buts de la saison. S’en suit finalement une expulsion côté FC Sion, une faute logique accompagnée d’applaudissements envers l’arbitre, un joli petit cocktail qui permet à Servette d’évoluer en supériorité numérique. A ce moment, on se dit que rien ne peut résister à ce Servette là…
La chute
Au retour des vestiaires, le public se dit que Servette ne peut que gérer tranquillement son match et empocher les trois points. Le flegme habituel des sédunois sur la pelouse ainsi que les entrées inexistantes de Balotelli et de Sio ne pouvaient annoncer un quelconque retournement de situation. Pourtant, c’est bien ce dernier qui va profiter d’une tête en retrait de Clichy manquée pour réduire la marque. Servette mène toujours 2-1 à la 56ème, malgré ce but, et donc a encore le match en mains et se doit donc de marquer le troisième but. Pflücke avait déjà loupé la coche en première partie, les attaquants genevois ne retrouveront pas le chemin des goals malgré une domination. Servette perdra tout à la 85ème minute sur un ballon perdu de Kutesa, Grgic enverra un ballon qui ricochera sur Douline pour un contre son camp. Le mal est fait, Servette ne parviendra pas à reprendre l’ascendant et aura offert le point du nul à un FC Sion, plus que chanceux.
Le MVP du match
Mention honorable à Chris Bedia et ses deux buts inscrits. Malgré le naufrage servettien en seconde partie, il aura retrouvé la pelouse de la plus belle des manières en inscrivants ses premiers goals de la saison. 2 tirs cadrés, 2 buts, on peut dire que l’efficacité était de mise pour l’attaquant ivoirien. Remplacé à la 68ème par Crivelli, on voit qu’il aura manqué sur le terrain.
Le “flop”
Le mot est dur mais il faut avouer que David Douline a été tès en dessous de ses coéquipiers. Malheureux buteur contre son camp, but qui voit offrir le nul au club valaisan, il aura surtout beaucoup loupé lors de cette partie. 2 tirs qui finiront bien loin des goals du portier sédunois, seulement 4 duels remportés et 20 pertes de balle, la performance de l’ancien joueur de Rodez est peu reluisante et on espère qu’il se reprendra avant le déplacement de samedi à Saint-Gall.
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La Tribune de Genève lançait officiellement en première page, les hostilités du match de jeudi. Quelques jours plus tard, Le Nouvelliste répliquait également par une subtile réponse dans un jeu bon enfant. Le ton est donné, le derby peut commencer.
Bonjour 2023
Le Servette FC retrouve, pour de bon cette fois-ci, le championnat de Super League. Le match de la semaine passée contre Winterthur, alors synonyme de reprise pour les hommes d’Alain Geiger, étant annulé, en raison des conditions météorologiques compliquées et d’une pelouse impraticable. Les Servettiens débutent alors leur deuxième partie de saison ce dimanche dans un derby romand qui s’annonce déjà tonitruant. 13’000 billets ont déjà trouvé preneurs, ne serait-ce pas là, un signe annonciateur d’une belle atmosphère de football ? Tous les ingrédients laissent à y penser.
Bien commencer et enchaîner ?
Si l’événement a commencé bien avant le premier coup de sifflet de l’arbitre et que les chambrages entre supporters se répandent un peu partout sur les réseaux sociaux, il en reste qu’il s’agit bien d’un match de football dont il est question. Et qui dit partie de football, dit assurément, trois points à récolter pour bien débuter ce deuxième tour. Le FC Sion version Fabio Celestini aura à cœur de se venger de sa défaite, lors de son premier match, il y a une semaine contre Lugano. Un FC Lugano, fidèle bête noire des Grenat, qui a devancé les Servettiens au classement de Super League. Les Bianconeri occupent provisoirement la deuxième place du championnat. Quant à la star italienne sédunoise, rien ne semble certain. Mario Balotelli a connu des hauts et des bas durant sa préparation hivernale, le voir débuter dans le onze serait alors une surprise. Du côté de Servette, le groupe se déplace avec la totalité de ses joueurs. On note notamment les retours de Crivelli et Bedia à la compétition.
Fini le soleil ibérique, retour dans le froid hivernal pour Servette. Une reprise qui se fera d’ailleurs en douceur aux premiers abords. Malgré un déplacement lointain en Suisse allemande, l’équipe entraînée, probablement encore quelques mois, par Alain Geiger affrontera le FC Winterthur ce dimanche 22 janvier à 16h30. Un adversaire a priori à la portée des Grenat, mais dont il faudra tout de même se méfier.
4 ans après une victoire 2-3 à Winterthur, le 20 avril 2019, c’est le retour pour Timothé Cognat et sa bande de refouler cette pelouse. On connaît le Schützenwiese comme un petit stade de 8’500 places, mais très bruyant lorsque vient le moment pour les Zürichois de soutenir leur club qui est revenu en Super League après plus de vingt cinq ans d’absence. On se souvient aussi des liesses de joies lorsqu’Alex Frei a mené en juin dernier son équipe à l’exploit de remonter dans l’élite. Toutefois, la réalité d’une Challenge League accessible l’est moins dans une Super League plus relevée. En effet, le FC Winterthur se positionne seulement en 9ème position du classement juste devant un décevant FC Zürich. À ce stade de la saison, le club rouge et blanc ne participe pas au barrage contre le troisième de Challenge League, mais il ne serait pas surprenant que cela se produise avec un effectif limité face à l’ennemi de la Limmat qui s’est davantage renforcé cet hiver. Car à l’heure actuelle, Winterthur enregistre seulement les venues de l’expérimenté gardien autrichien Markus Kuster (ex-Karlsruhe), de l’ailier tunisien Sayfallah Ltaief (Basel) et d’un M21 en la personne de Noe Holenstein. Pas de quoi fanfaronner, à moins qu’un nouveau portier fasse la différence pour cette deuxième partie de saison.
Winterthur, une équipe qui marque peu
Aussi, les chiffres ne mentent pas avec seulement 13 buts marqués pour un total de 31 encaissés. D’ailleurs, 6 de ces buts marqués proviennent des pattes de Roman Buess et de Matteo Di Guisto (3 buts chacun). La différence négative de 18 contraste fortement avec celle d’un Servette qui pointe à une incroyable deuxième place au classement pour un différentiel de +1. C’est d’ailleurs grâce à sa défense de fer que le club Grenat peut espérer ramener un bon résultat de Suisse-allemande. Les supporters sont aussi en droit d’imaginer que les retours combinés de Crivelli et Bédia, conjugué à l’émergence de talents français venus des M21 (Chaïbi et Touati) pourront faire débloquer la situation devant. Car oui, c’est là où le bas blesse puisque Servette n’a marqué que 19 pions, le troisième total le plus faible de la ligue.
Enfin, on peut constater que Winterthur s’impose pas nécessairement dans son antre. En 8 matchs à domicile, le club enregistre 3 victoires, 2 nuls et 3 (lourdes) défaites. Toutefois, et c’est l’un des points inquiétant pour Servette, l’équipe entraînée par Bruno Berner a réalisé trois victoires de suite à domicile 1-0 contre GC, Sion et St-Gall avant la pause forcée dû à la Coupe du Monde 2022. Gage que cette longue pause de deux mois aura quelques peu rouillé les Zürichois, avec l’espoir aussi que Rouiller (qui a récemment prolongé son contrat jusqu’en 2024) les empêchent de gagner!
Un Servette (enfin) au complet
Côté Servettien, le retour des stages hivernaux à Alicante (Espagne) et Vilamoura (Portugal) a apporté une bonne nouvelle au staff… et aux supporters ! Le club peut compter sur un effectif complet et sans pépins. Après, à quelques heures d’affronter le FC Winterthur, des surprises peuvent toujours survenir. Mais l’avantage est que les options sont pleines pour Alain Geiger. Fera-t-il confiance d’entrée à Crivelli, qui a montré de belles choses pour ses apparitions sous le maillot Grenat ou reconduira-t-il un Rodelin parfois décevant sur le front de l’attaque? Les paris sont ouverts.
Quoiqu’il en soit, aucune recrue n’est venue s’ajouter à un effectif déjà bien ciselé. Comme souligné auparavant, la différence se fera peut-être avec les joueurs provenant des M21 car ceux-ci survolent leur championnat. Certains ont d’ailleurs pu se mettre en évidence lors des (nombreux) matchs amicaux joués cet hiver contre la Spezia (0-3), Utrecht (1-0), Annecy (4-2), Hoffenheim (1-3) ou encore l’Angola (1-1).
Pour son dernier match de 2022, c’est du côté d’Yverdon que le Servette FCCF s’est rendu. Dans un froid glacial, les Grenat ont cueilli facilement sa 10ème victoire en 10 matchs en disposant des Vaudoises sur le score de 2-0. Un résultat probant, mais attendu, qui a été possible grâce à l’inévitable Natalia Padilla et son neuvième but de la saison.
Au grand froid une petite foule. Ou c’est la gueule de bois suite à la qualification de la Suisse qui a fait fuir le public. On ne saura jamais. Quoiqu’il en soit, le sympathique Stade Municipal était tout de même garni de quelques spectateurs pour soutenir des Yverdonnoises qui pointent au dernier rang, avec seulement un point marqué et plus de trente buts encaissés. C’est bien faible pour affronter l’ogre Servettien et cela se constate dès le début du match où Paula Serrano est déjà proche de marquer (3e). Malgré un début de match un peu poussif, ce qui n’est pas dans son habitude, Servette s’imposera tout de même face à une équipe qui a cadré moins de dix fois en dix match selon un supporter local. Et on peut le croire, vu la faiblesse de l’opposition du jour qui fut maintenue à flots par la talentueuse gardienne Gilianne Roch.
Pour mettre en place son jeu et battre cette équipe, Servette a pu s’appuyer sur un excellent milieu de terrain qui distille les joueuses sur les ailes. C’est aussi sur cette partie du terrain que se distingue la capitaine Élodie Nakkach qui, d’une frappe limpide et lointaine terminant sur le poteau, alerta une première fois Yverdon Sport (11e). Ce sera seulement quelques minutes plus tard que le deuxième boulet de canon envoyé des 30 mètres par la Marocaine aura son effet : la lucarne est nettoyée et cela fait 1-0 pour les visiteuses (18e). Dans la foulée, Natalia Padilla confirme sa bonne forme avec un subtil but de la tête suite à un centre venu de la gauche (19e). Puis, plus rien…
Une deuxième mi-temps insipide
Malheureusement, la deuxième mi-temps n’est plus du même acabit que la première, lorsque différentes joueuses s’étaient mises en avant (Paula Serrano à la 31e, Alice Berti à la 42e). Car effectivement, il n’y eu qu’un penalty provoqué par Marta Peiro à la 90e pour espérer aggraver le score. Aggraver, oui, car malheureusement Padilla s’est ratée en tirant en plein sur Roch. Du côté d’Yverdon, les quelques incursions n’auront jamais à alerté Laura Droz, titularisée pour conclure l’incroyable série de 10 matchs sans défaites en championnat.
Pour conclure, on soulignera l’entrée en jeu de Marta Peiro afin qu’elle puisse jouer ses dernières minutes en Grenat. La rumeur circulait dans les travées du stade et elle fut confirmée par l’entraîneur Grenat en fin de rencontre. Si la joueuse espagnole semble rester dans l’organisation servettienne pour la suite de sa carrière, elle ne foulera plus les terrains en raison de sa maladie diagnostiquée l’an dernier. L’endométriose aura eu raison de la carrière de la sympathique attaquante, mais elle laissera un souvenir impérissable de professionnalisme au sein de la maison servetienne. La célébration offerte par ses coéquipières en fin de match aura été le plus bel hommage qui aurait pu lui être fait.