Reims a été dangereux à chaque attaque, cependant ils n’ont pas autant attaqué que Servette ce qui baisse leur xG et ils finissent la rencontre avec un xG de 0.46. Servette a beaucoup attaqué tout en étant moins efficace mais le nombre d’occasion monte leur xG à 0.95.
Rappel : Les buts attendus (xG) mesurent la qualité d’un tir en fonction de plusieurs variables tel que la qualité de la passe décisive, l’angle de tir, la distance par rapport au but et de quel type de tir il s’agit (pied, tête, etc…). L’addition des buts attendus d’un joueur ou d’une équipe peut donner une indication du nombre de buts qu’un joueur ou qu’une équipe aurait dû marquer compte tenu des tirs réalisés.
Tirs : Servette 14 – Reims 6
Tirs cadrés : Servette 2 – Reims 1
Bien plus suffisant que les Grenat, les reimois n’ont cadré qu’un seul de leurs tirs : le seul but de la rencontre. Servette a bien plus tenté mais a peiné à concrétiser ses occasions, gêné par un Stade de Reims bien en place et calculateur.
Analyse :
Il est clair que nous ne pouvons commencer autrement que par le but encaissé à la 4ème minute de jeu suite à une perte de balle de Kyei à mi-terrain. Sauthier est pris de vitesse par Kutesa qui parvient à adresser une passe à Berisha complètement démarqué. Après ralenti nous avons tous (dans la réaction en tout cas) mis la faute sur Ondoua mais était-ce vraiment de sa faute ?
On voit ci-dessus Cognat et Ondoua effectuant la course dans la même direction mais le problème ici est qu’aucun n’autre joueur n’est redescendu, trois joueurs se retrouvant libre de marquage. Alors certes Stevanovic arrive assez rapidement sur celui du dessous mais quid des deux autres ?
Mendy se retrouve à devoir surveiller deux joueurs, Ondoua lui s’arrête pour éviter la passe en retrait tout comme Cognat. Mais où sont Tasar et Imeri ? A qui la faute finalement ?
Néanmoin sur ce match le plus choquant a été le trou abyssal au milieu de terrain. Geiger ayant débuté en 4-2-3-1, on s’attendait à avoir du monde dans ce secteur là mais ce ne fut malheureusement pas le cas.
Preuve en est les échanges entre les 3 milieux ont été très faibles. Seulement 7 passes entre Ondoua–Cognat durant ce match-là, 4 passes entre Ondoua–Imeri et que dire des 3 passes entre Cognat–Imeri.
Sans statistique on a clairement pu voir ça sur le terrain :
Première séquence à la 9ème minute.Deuxième séquence à la 29ème minute.Dernière séquence à la 72e.
Le 4-2-3-1 de Geiger s’est souvent retrouvé en 4-4-2 avec Imeri et Kyei en pointe. Comme le montre cette image :
La précision de nos centres a aussi été très mauvaise ce soir-là : sur 22 centres seulement 6 sont tombés sur un servettien. Ceux qui ont le plus centré sont Mendy (8 centres), Stevanovic (4) et Cognat (4), les trois affichant le même taux de réussite de 25%. Au niveau des corners 6 tirés et 2 réussis seulement.
Nos attaquants ont eu donc très peu de centres à négocier pourtant les duels aériens sont en leur faveur. Kyei a gagné 3/4 duels aérien dans la surface, Kone lui 2/2, Stevanovic 2/2 et Imeri 1/1. Un manque de précision de la tête alors ? Peut-être quelque chose à travailler à l’entrainement.
Tasar semblait un peu perdu durant cette rencontre. Il a été sorti assez rapidement par Geiger et on pouvait imaginer une blessure ou qu’il le préservait pour contre Lausanne mais non, ça avait tout à fait l’air d’être plutôt un coup tactique. En effet, sa map montre qu’il n’a pas touché énormément de ballons et qu’il n’a pas joué à un poste fixe. Repiquant constamment dans l’axe, délaissant le flanc gauche à Mendy, Tasar n’a remporté aucun de ses 4 duels et uniquement réussi 6 de ses 10 passes tentées en 46 minutes. Il semble de plus en plus discret et moins impliqué dans le jeu depuis le départ de Iapichino
Imeri aussi semblait jouer plus à droite qu’au centre voir parfois en pointe. Selon la map c’est exactement ce qu’il s’est passé. Son jeu penche à droite et à l’avant du terrain alors qu’on l’imaginait plutôt jouer en numéro 10. Son positionnement au cours du match montre qu’il n’est sans doute pas le remplaçant idéal de Wüthrich et qu’on lui préfère son poste de milieu centre.
Ondoua lui a paru au premier regard moins bon qu’a son habitude : que disent les statistiques ? Au niveau de ses passes courtes, il affiche un bon taux de 80% de passes réussies, c’est en-dessous de sa moyenne de la saison passée (86%) mais pas accablant. Il a perdu 13 ballons et en a récupéré 11 (la saison passée sa moyenne était de 8 ,31 et 9,35) donc il était effectivement un peu en-dessous de ses statistiques habituelles.
La paire Sasso–Rouiller a elle été bonne : souvent bien alignée pour les hors-jeu et pas vraiment responsable sur le but. Ils ont essayé de tenir la baraque au maximum et ce sont eux qui se sont échangé le plus de passes (41). Toujours au niveau de la défense certains ont parlé de la prestation moyenne de Sauthier. Cependant niveau statistique là aussi il surprend. C’est en effet lui qui a récupéré le plus de ballon (21), il a effectué 2 centres, tous deux réussi (1/3 des centres réussi de l’équipe) et c’est le deuxième à avoir échangé le plus de passe avec un coéquipier (27), en l’occurrence Stevanovic. Coupable tout de même sur l’action du but se faisant déborder sur son côté et n’ayant pas réussis à éviter la passe décisive de Kutesa.
Conclusion :
En déduit-on finalement de ce match ? Servette a dû faire face à une équipe jouant en transition et en verticalité faisant preuve d’une redoutable efficacité. Reims a été capable de tenir le score jusqu’à la fin du match et obtenir la qualification. Servette doit améliorer sa présence au milieu de terrain, ainsi que sa finition. Le nombre de tirs (14) montre que l’équipe a tenté mais manque de justesse et de précision. La différence entre une équipe ambitieuse proposant du jeu contre une équipe pragmatique et suffisante n’a pas récompensé les plus méritants. Toujours est-il que Servette a fièrement fait opposition au 6ème de Ligue 1 et ses 45 millions euros de budget et prouvé qu’il était capable de se confronter à des équipes européennes.
Des transferts à l’horizon ?
Peut-être recruter un 3ème milieu pour jouer en 4-3-3 laissant le poste de 8 à Cognat avec moins de travail défensif. Imeri rentrerait donc en concurrence avec Cognat et la paire Ondoua–Cognat ne serait plus aussi distancée que lors de ce match-là.
L’acquistion d’un milieu offensif (10) apportant de la technique semble plus que jamais indispensable dans l’optique où Geiger souhaiterait pouvoir continuer en 4-2-3-1. Ce joueur devrait pouvoir lier l’attaque et le milieu et éviter que des écarts important ne se reproduisent ainsi qu’apporter du soutien aux attaquants.
De plus, le manque de profondeur au poste d’ailier pour suppléer Stevanovic ou Tasar pourrait coûter des points dans le futur en cas de suspension, de blessure ou de fatigue. Ajdini paraît peu convainquant pour l’instant et Antunes pourrait évoluer à un poste de milieu offensif.
Lausanne-Sport – Servette FC
Statistiques clés :
xG : Servette 2.31 – Lausanne 1.43
Étonnamment, Servette a obtenu des xG supérieurs à Lausanne. À noter que le penalty obtenu compte pour 0.75. Les occasions qui précédent le penalty avec notamment la latte de Sasso expliquent également la valeur calculée sans parler du fait que Servette a beaucoup tiré dans les dernières minutes, améliorant ses xG. Il y a eu 5 tirs de Servette jusqu’à la 77ème minute et à ce moment-là, les xG correspondaient à 0.40 pour les Grenat.
Tirs : Servette : 17 – Lausanne : 8
Tirs cadrés : Servette : 6 – Lausanne : 4
Analyse :
Dans le jeu, Lausanne a proposé un jeu totalement différent que celui de Reims. Il est donc intéressant d’évaluer l’aspect tactique face à 2 formations que tout oppose. Les vaudois ont imposé un pressing continu tout le long du match empêchant les Grenat de développer leur jeu.
(Début du match l’équipe jouait en 4-4-2)
L’association Turkes-Zeqiri a posé de nombreux problèmes à Servette. De plus, l’équipe nous a paru peu inspirée et manquait d’animation offensive. Stevanovic était surveillé de très près par les Lausannois puisque Contini avait prévu un surnombre de 3 joueurs sur son flanc droit.
(2ème MT en 3-4-3)
L’équipe a évolué en 4-4-2 durant la 1ère mi-temps puis Geiger a opté, de manière inédite, pour un 3-4-3 avec Mendy et Diallo en pistons dès l’entame de la 2ème mi-temps. Peut-être pour contrer le 3-5-2 de leur adversaire ? De bon augure puisque Servette aborde le match de manière plus conquérante avec de meilleures intentions.
La vitesse d’exécution du LS et son pressing leur ont quand même souvent amené des actions intéressantes. Par exemple, deux fois Sauthier (qui était devenu le 3ème défenseur central) s’est retrouvé en deux contre deux mais les deux fois il s’en est sorti avec malice.
Mais c’est seulement à partir de la 80ème que les Grenat ont pris le jeu à leur compte, grâce aussi au bloc lausannois qui a reculé pour tenter de maintenir le résultat. Il faut dire aussi que Diaw a sorti un grand match ce soir : manchette, arrêt réflexe, bon au pied, très bon match pour le portier adverse.
Il y a eu beaucoup occasions dangereuses pour Servette entre la 77ème et la 90ème (12 tirs !!!) Cependant même si nous avions égalisé à ce moment-là, cette analyse serait restée la même, car même avec ce petit but d’écart l’équipe sait très bien que le résultat cache ce qui s’est réellement passé sur le terrain, c’est-à-dire une domination Lausannoise.
Tasar très discret une fois de plus. Un seul mot : fantomatique. 9 passes tentées pour 5 réussies, 3 dribbles tentés pour 1 réussi. On ne peut plus mentir, Valon Tasar est dans le dur. Nous n’avons pas trouvé une statistique à mettre en avant.
Le volume de jeu de Mendy le contraint sans doute à être moins présent. Il a eu tendance à apporter le surnombre au front de l’attaque sans avoir pu se mettre en avant. Il a beaucoup tenté, effectuant aussi 3 transversales en direction de Stevanovic, toutes réussies ! Réussissant aussi 6 de ses 10 centres tentés
Notre tourniquet Cognat fut un peu moins en jambes sur ce match-là. Mais après ce qu’il a donné lors du précédent match c’est compréhensible. 76% de passes et 45% de ses passes vers l’avant réussies (82% et 73% contre Reims).
Points communs entre les 2 matchs :
Les coups de pied arrêtés mal exploités (21 coups de pied arrêtés sur le cumul des 2 matchs) ainsi que le manque d’un vrai meneur de jeu capable de fluidifier la circulation du ballon et d’apporter des solutions dans l’animation offensive. Les milieux de terrain semblaient plus proches, cependant Cognat a plus échangé de passe avec Cespedes (6 passes), rentré à la 59ème qu’avec Ondoua durant le match (5 passes).
Analyse effectuée par Emin Bagkan et Gabriel Soares.
On dit souvent qu’un match dure 90 minutes pour signifier que rien n’est jamais fini, mais dans le cas de ce dernier derby du Lac de Genève à la Pontaise, ce dicton devrait être employé pour résumé le non-match des servettiens durant les 80 premières minutes même si les dix dernières auraient pu sauver la mise.
La première mi-temps ne restera pas dans les annales de l’histoire Grenat tant elle fut insipide du côté des genevois qui ont été bousculés par des lôzannois qui ont parfaitement joué le coup en ouvrant le score juste après le premier quart d’heure alors qu’ils s’étaient vus refuser l’ouverture de la marque du score peu avant. Totalement amorphes (l’Europa n’a pas aidé), les joueurs d’Alain Geiger ne sont menés que d’une unité à la pause.
Au retour des vestiaires, alors que l’on voyait un semblant de mieux, le dernier quatrième de Super League sera crucifié à l’heure de jeu sur coup franc et pourra remercier la VAR d’exister car sans elle, l’addition aurait pu être plus lourde. Comme dit en introduction, Servette ne se réveillera que lors des dix dernières minutes, parvenant à réduire la marque et entretenir le suspense. Disposant de possibilités pour arracher le nul, qui aurait été très bien payé, le SFC entame sa saison de mauvaise façon face au rival lémanique.
LES NOTES
Jérémy Frick : 5
Non-coupable sur les deux réalisations de Turkes et Schneuwly et sauvant la baraque à deux reprises, il a néanmoins pénalisé son équipe dans la relance avec son jeu au pied défaillant.
Anthony Sauthier : 4
Beaucoup de difficultés face à Andy Zeqiri qui lui a donnée le tournis. Pas dans le rythme.
Steve Rouiller : 6
Un match sérieux et appliqué pour le valaisan pour qui les déboires de la fin de saison dernière ne semblent être plus qu’un lointain souvenir.
Vincent Sasso : 6
Il aurait pu ouvrir la marque juste avant le penalty de Kyei en trouvant la barre transversale. Comme son compère de charnière, sérieux et appliqué.
Arial Mendy : 5
Une grossière erreur qui coûte le premier but à ses coéquipiers et de nombreuses montées offensives auxquelles il a eu de la peine à répliquer défensivement.
Timothé Cognat : 4
Une grosse occasion bien stoppée par Mory Diaw qui ne fera pas oublier sa rencontre bien terne, certainement en difficulté à cause de 4-4-2 imposé par le coach.
Gaël Ondoua : 4
Du mieux par rapport à jeudi soir mais c’est toujours insuffisant, il semble ne plus être concerné. Remplacé par Grejohn Kyei, qui n’a pas tremblé sur la sanction suprême et devenir le premier buteur Grenat cette saison en championnat.
Miroslav Stevanovic : 5
Ses coéquipiers ne l’ont pas trouvé sur son aile droit, il aura malgré tout tenté mais vainement.
Varol Tasar : 3
60 minutes de jeu ou il aura été transparent et inoffensif sur sont côté gauche comme contre Reims. Il est certainement à cours de rythme et c’est pour cela qu’il a été supplée à l’heure de jeu par Boris Cespedes, qui a amené de la sérénité à mi-terrain.
Alex Schalk : 4
En manque de temps de jeu, il n’a pas été trouvé par ses coéquipiers et n’a pas été décisif. Il est sorti à la pause au profit de Moussa Diallo (6), très intéressant durant le deuxième acte et qui a eu une balle d’égalisation. Onaimerait le revoir titulaire.
Koro Koné : 5
Bien en jambe sur cette rencontre, il n’a néanmoins pas su faire la différence et s’est éteint au fil du match. Il a cédé sa place à Alexis Antunes qui aurait mérité plus de temps de jeu.
La déception de l’élimination face au Stade de Reims devra être vite digérée car Servette va enchaîner directement avec la première journée de Raiffeisen Super League en se déplaçant dans sa banlieue pour y affronter le petit village de Lôzane demain à 16h. Comme dirait le fameux adage : ”Un Derby ça ne se joue pas, ça se gagne” et les Grenat seraient bien inspirés de s’imposer au vue du calendrier compliqué qui s’annonce…
La parenthèse européenne s’est achevée ce jeudi soir face aux rémois et juste avant le début de l’édition 2020/2021 du championnat Suisse qui débute ce dimanche pour les servettiens qui se déplacent à domicile dans le Grand Genève ce dimanche pour se rendre dans le frigidaire que l’on nomme La Pontaise qui connaîtra pour la dernière fois une victoire du Servette FC après la bataille de boule de neige il y a un an et demi et bien évidemment le 5-2 de 1999. A la différence de ces deux succès, la rencontre se disputera sans supporters genevois, les autorités ayant estimé que pour le dernier derby du Lac de Genève dans l’enceinte d’Athletissima cela serait humiliant pour le FC Ineos de jouer une dernière fois à l’extérieur dans son stade mythique. On pourra aussi citer le fameux planté de drapeau de Matias après une victoire 2-0 en 2011 mais on se souviendra par la même occasion de la douloureuse défaite 3-0 le 29 mai 2013 qui a condamné le SFC à la première (et seule) relégation sportive de son histoire.
Du côté de la réserve de l’OGC Nice, on est en pleine euphorie de la promotion obtenue fin juillet mais surtout avec un projet sportif aussi bien expliqué qu’un coaching de Giorgio Contini. Les vaudois ont failli réussir l’exploit la saison dernière de refaire le coup de la précédente de louper une promotion dans l’élite qui leur tendait les bras. Disposant d’une puissance financière conséquente (merci la pétro-chimie), la ville de la pêche a préféré opté pour un recrutement junior cet été, à l’exception de l’arrivée de Zekhnini en provenance de la Fiorentina, et a laissé partir bon nombre de cadres avec Ndoye (Nice), Dominguez et Pasche (tous deux à Xamax). Il se dit même que l’équipe chère à Thomas Wiesel pourrait perdre bientôt leur joyaux Zeqiri qui tarde toujours à prolonger et risquerait de quitter librement le club d’ici un an. Ceux qui nomment le Lac de Genève ”Lac Léman” ont débuté officiellement leur saison le week-end dernier en s’imposant chichement face au Stade Nyonnais (3-1) et c’est le devoir des hommes d’Alain Geiger de montrer que le lac est genevois !
On entend très souvent la fameuse expression ” L’important c’est la qualification ” de la bouche des joueurs et entraîneurs. C’est cette même phrase qui résumerait bien la prestation rémoise de ce jeudi soir au Stade de Genève, un Stade de Reims venu démontrer toute l’étendue de la Ligue 1 Uber Eats en Europa League, à savoir de la suffisance à l’état pur face à un Servette qui n’a pas démérité.
Les Grenat ont appris la dure leçon de l’expérience dès le début de la rencontre avec cette faute de marquage qui coûte l’ouverture du score par Berisha, laissé seul au point de penalty. Dès lors, la rencontre va se résumer à un attaque-défense, les servettiens partant à l’abordage du but d’une équipe champenoise se contentant de gérer son avantage. Des occasions, les Grenat en ont eu au cours du premier acte mais sans réellement mettre en danger le portier des français.
La deuxième période voit encore les pensionnaires de la Praille tenter d’égaliser mais cela sera nettement moins concluant que durant les 45 premières minutes. On ressent clairement un manque de compétition et physique chez les genevois qui ne parviendront pas à remettre les compteurs à zéro. Ce seront même les Rémois qui auront une balle de break à la dernière seconde par Sierhuis mais le batave trouvera finalement le poteau de Jérémy Frick. Des regrets au final pour Servette qui aura fait une erreur fatale et qui n’aura pas su se rattraper.
LES NOTES
JérémyFrick : 6
Laissé à l’abandon par sa défense sur le 0-1, le portier n’aura eu juste qu’une intervention à faire dans la rencontre à l’heure de jeu en sortant dans les pieds de Touré. Il aura passé un match relativement tranquille.
Anthony Sauthier : 6
Malgré un laxisme face à Kutesa qui a tout loisir de servir Berisha pour le seul but de la rencontre, il a réalisé un match très correct et a su faire abstraction de cette ”erreur” avec une bonne présence offensive.
Steve Rouiller : 6
Toujours à l’aise dans la relance et sur les transversales, il n’a pas été beaucoup mis à contribution.
Vincent Sasso : 6
Quelques approximations dans les transversales mais globalement, sa rencontre a été bonne dans l’ensemble.
Arial Mendy : 5
Très attendu après son excellent match face à Ruzemberok, le sénégalais n’a pas su reproduire la même prestation, ne disposant pas des espaces requis pour qu’il s’exprime. Toucher aux adducteurs, il a cédé sa place à Moussa Diallo (non noté), qui a réalisé ses premières minutes officielles sous son nouveau maillot.
Timothé Cognat : 6
Toujours disponible et dans son rôle de mobylette à mi-terrain, le numéro 8 a su casser les lignes pour porter les offensives genevoises, sans succès malheureusement.
Gaël Ondoua : 4
Très présent dans les médias ces derniers temps pour aborder cette rencontre, le camerounais aurait certainement dû évité ce manège médiatique car il nous avait clairement habitué à mieux. Le but de Berisha est clairement pour sa pomme (il le laisse sans marquage). Il n’était pas dans le coup, à croire qu’il avait la tête ailleurs…
MiroslavStevanovic : 6
Pas servi dans les meilleures conditions sur son aile droite, il a appliqué son habituelle combativité mais sans succès.
Kastriot Imeri : 6
Il s’est procuré les deux plus grosses occasions servettiennes (tête bien captée par Rajkovic et frappe frôlant la latte) mais a manqué de rythme en début de seconde période. Remplacé par Alex Schalk (non noté) qui, isolé côté gauche, n’a pas eu l’occasion de se mettre en valeur.
Varol Tasar : 5
Il ne s’est pas vraiment mis en évidence durant les 45 premières minutes, si ce n’est sur un centre-tir capté par le portier serbe de Reims, et il a été remplacé à la pause au profit de Koro Koné (5) qui malgré toute la bonne volonté du monde n’a pas été transcendant.
Grejohn Kyei : 5
Face à son club formateur, le franco-ghanéen a toutefois eu une petite occasion en début de seconde période mais son match est dans sa globalité assez moyen, il est vrai aussi qu’il n’a pas été mis dans les bonnes conditions par ses coéquipiers.
Le Servette FC continue sa route sur le chemin de l’Europa League en toute sérénité mais surtout avec plein d’envie. Après s’être défait du MFK Ružomberok sur le score de 3-0, c’est le club mythique des années 50, le Stade de Reims, qui constituera un obstacle aux Grenat.
C’est un temps que les moins de 20 ans ne peuvent connaître mais le Stade de Reims, bien qu’en proie à certaines difficultés ces dernières années tout comme notre club bien aimé, revoit une compétition européenne pointer le bout de son nez 57 ans après sa dernière apparition, grâce à une belle 6ème place obtenue en Ligue 1. Tout comme Servette, le club français avait participé à la première Coupe d’Europe des clubs champions en 1956, édition lors de laquelle il s’inclinera en finale contre le Real Madrid (4-3), avant de s’incliner encore une fois contre le même adversaire en 1959 (2-0). Les rouges et blancs ont connu une longue période de disette dans les années 70, qui coïncidera avec une relégation en D2 en 1979 après s’être sauvé de justesse de la faillite une année auparavant. En 1991, le coup d’éclat survint malheureusement, le club est mis en liquidation judiciaire et se doit de repartir depuis la Division d’honneur, ce qui correspond au sixième échelon du football français. En 2012, le Stade de Reims fait son retour dans l’élite, 33 ans après sa dernière saison en Ligue 1.
La reprise du championnat français permettra sans nul doute aux joueurs rémois de partir avec un maigre avantage. Maigre car depuis la reprise, ils n’ont su confirmés les espoirs portés sur eux en s’inclinant lors de leurs deux dernières rencontres face à Lille (0-1) puis du côté d’Angers (1-0), et engrangeant un point lors de la 1ère journée sur la pelouse monégasque (2-2). On a vu une équipe bien trop fébrile en défense et ce alors que c’était leur force la saison passée. Malgré les nombreux départs, ils peuvent compter sur les arrivées de l’international Kosovar Valon Berisha en provenance de la Lazio ainsi que l’attaquant Anastasios Donis du VfB Stuttgart (qu’on a pu découvrir à Lugano en 2015-2016). De plus, ce sera l’occasion de retrouver un ancien de la maison, Dereck Kutesa, qui rejoignit la Ligue 1 le 27 août 2019 en provenance du FC St. Gallen 1978 pour un montant de 1.7M d’Euros.
Le Servette FC, lui de son côté, s’est préparé en toute sérénité pour ce deuxième tour de qualification. Désormais, le Servette FC a cette lourde tâche de confirmer au sein de son championnat national, heureusement l’armature principale n’a pas tant été perturbée. Ce mardi, nous apprenions la signature de Dennis Iapichino pour l’ennemi de toujours, mais sans réelle incidence pour le groupe, lui qui de toute façon avait refusé les propositions de prolongation. Afin de le remplacer, Arial Mendy a pleinement rempli sa tâche en inscrivant déjà son premier but sous ses nouvelles couleurs lors de la rencontre face à Ružomberok. Bien que le nouveau directeur sportif, Philippe Senderos, soit à la recherche d’un milieu axial, un huit ainsi que d’un attaquant rapide, qui peut prendre la profondeur, on espère que le groupe ne subira pas trop de changement jusqu’en octobre, date de fermeture du mercato.
Les deux clubs connaissent donc une trajectoire très similaire, on peut donc facilement comprendre qu’ils aient à cœur de retrouver la petite sœur de la Champions League. C’est pour cela que nos joueurs comptent sur notre soutien ce jeudi 17 septembre sur l’esplanade nord du Stade de Genève, le port du masque reste vivement conseillé.