Battus 0-6 par Young Boys il y a deux semaines, les Grenat doivent reprendre leur marche en avant ce dimanche au kybunpark (16h30). En face, les Brodeurs seront à la recherche d’une deuxième victoire cette saison pour ne pas voir le Lausanne-Sport et Lucerne revenir à leur hauteur.
Lors de leur dernière confrontation, les Grenat avaient facilement remporté la partie 5-1 face aux hommes de Zeidler, rapidement réduits à 10 suite à l’expulsion de l’ancien de la maison, Jérémy Guillemenot. Depuis, les Brodeurs broient du noir. Ils n’ont plus ajouté de points à leur compteur, avec des défaites lors de leurs trois derniers matchs face à Bâle, YB et GC. Les Saint-Gallois nous avaient pourtant habitué à mieux lors des dernières saisons, tant sur le fond que sur la forme.
A titre de comparaison, lors de l’exercice 2020/21, l’équipe de Peter Zeidler avait encaissé une moyenne de 1.33 buts par match alors qu’en termes d’Expected Goals (XGs), la moyenne était de 1.72 de buts encaissés attendus. Cette saison, on peut observer une tendance contraire. Les Saint-Gallois ont pris quasiment un but de plus par match que ce qui était prédit par les XGs. Une moyenne de 2.56 buts encaissés alors que les XGs estiment que cela aurait dû tourner autour des 1.60. Une tendance que les hommes de Geiger devront maintenir s’ils comptent s’imposer en terres saint-galloises.
Mais les Servettiens ont un défaut qu’il va falloir corriger ce week-end : ils voyagent mal. Les Grenat n’ont toujours pas réussi à ramener les trois points à Genève depuis le 25 juillet et la victoire à Tourbillon contre un petit FC Sion. Le bilan à l’extérieur se résume à une gifle 1-5 à Bâle et des matchs nuls contre les deux équipes zurichoises. Il va falloir faire mieux ce dimanche, face à un adversaire qui sent le souffle du barragiste lausannois dans son dos.
Pour ce faire, les Genevois pourront compter sur un Imeri en feu avec l’équipe Suisse M21 cette semaine. Une passe décisive ainsi qu’un magnifique but sur coup franc sont venus s’ajouter à ses statistiques sous le maillot rouge à croix blanche. On a pu le voir exprimer tout son talent en 10, un poste où Geiger ne l’a pas encore fait jouer cette saison.
L’autre Grenat qui a aussi profité de la trêve pour continuer de montrer qu’il est un fantastique joueur de football est Stevanović. Le Bosnien s’est montré décisif avec sa sélection, notamment avec un assist face à l’Ukraine qui permet de garder en vie la Bosnie dans son groupe en vue d’une qualification pour la Coupe du Monde 2022.
Zeidler lui a utilisé la pause internationale pour retravailler les éléments défaillants de son équipe. St-Gall s’est imposé en match amical 1-3 face à l’Union Berlin, avec notamment un but splendide de Salifou Diarrassouba, joueur prêté par l’ASEC Mimosas.
Dimanche, nous verrons qui de Servette ou St-Gall, deux équipes qui nous habituer à de grands matchs ces dernières saisons, sera le mieux armé pour empocher les trois points. Et ce, pour notre plus grand plaisir !
En ce dimanche 3 octobre 2021, les Grenat reçoivent le champion Suisse 2020-2021 au Stade de Genève. Un défi de taille, compte tenu du parcours que réalise YB en ce début de saison : 2e du championnat, une excellente 2e place dans leur groupe de Ligue des Champions grâce notamment à une victoire dans le Fergie-time contre Manchester United. Une sacrée ironie non ? Mais restons concentré sur notre championnat dont les droits TV sont en pleine négociation avec les plus grandes chaînes de télévision. Eh oui, le championnat suisse, selon plusieurs médias, vaut mieux que la Premier League. C’est un fait. Notre dernière rencontre contre les oursons de Berne se sera terminée sur une victoire servettienne sur le score de 2-1. Pourrons-nous à nouveau battre cette solide armada jaune et noir ?
Y a pas à dire, les matchs à 16h30 un dimanche sont nettement meilleurs que ces foutus matchs programmés à 14h15. Premièrement, car mon réveil est en général programmé pour 14 heures un dimanche, mais surtout que regarder un match avec le soleil qui vient flirter avec mon visage pour me laisser une marque rouge dégeulasse digne des plus beaux Anglais que l’on voit chaque été à la plage, ce n’est pas le meilleur atout séduction pour séduire Corinne de la compta’ à la machine à café le lundi matin. Bref, j’étais déjà heureux de pouvoir aller tranquillement au Stade à des heures décentes, je me disais que tous les astres étaient alignés pour passer une bonne après-midi.
Que nenni ! 20 premières minutes hachées, des fautes de tous les côtés et peu d’actions réellement dangereuses. On s’ennuyait un peu. À plusieurs reprises, M. Fahndrich aurait pu dégainer sa petite biscotte. Peut-être ne l’a-t-il pas fait pour ne pas montrer son adoration pour la couleur jaune ? En effet, celui-ci a préféré sortir directement le rouge pour notre portier Jeremy Frick. Sur une faute de la plus haute gravité qui a mis en danger l’intégrité physique du joueur bernois, notre gardien se fait donc sortir « logiquement ». Nous assistons donc impuissant au tournant du match à la suite de cette double sanction. Penalty + rouge = goal + infériorité numérique.
Je ne parlerai pas de la deuxième mi-temps, car celle-ci a déjà été effacée de ma mémoire. Je saluerai juste le bon match qu’aura réalisé Omeragic. Solide sur beaucoup d’actions, quelques belles parades et un beau plongeon sur le penalty de Moumi. Il n’était qu’à quelques centimètres de toucher ce ballon, ce qui aurait pu, peut-être, changer le cours du match. Félicitations également au public qui sera resté jusqu’au bout, qui aura encouragé son équipe et qui aura chanté plusieurs minutes après le coup de sifflet final.
« La plus belle des gloires n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute ». Ce vieil adage de notre cher Confucius prend aujourd’hui tout son sens. On a pris une ÉNORME fessée contre Berne, c’est un fait. Une page se tourne, une nouvelle doit être écrite. Après cette défaite digne d’un grand Benoit Paire, il est temps de relever la tête. La semaine internationale tombe à pic. Après les points perdus contre Lausanne et Berne, une très nous fera certainement du bien pour repartir du bon pied. La relance genevoise se passera le 17 octobre prochaine du côté du Kybunpark. Il faudra se mobiliser afin d’aller encourager nos gaillards et leur montrer qu’à travers la Suisse, on sera là. Pour nos couleurs, pour notre fierté !
xG selon Wyscout: Servette FC 0.56 (0) – (6) 4.17 Young Boys
Les buts attendus (xG) mesurent la qualité d’un tir en fonction de plusieurs variables telles que la qualité de la passe décisive, l’angle de tir, la position sur le terrain et la partie du corps utilisée pour tirer. L’addition des “expected goals” (buts attendus) donne une indication sur le nombre de buts qu’un joueur ou qu’une équipe aurait dû marquer, compte tenu des tirs réalisés.
Tirs / cadrés :
Servette : 9/1
Young Boys : 21/12
Passes précises :
Servette : 259
Young Boys : 466
Passes précises en zone 3 :
Servette : 17
Young Boys : 57
Possession :
Servette : 38%
Young Boys : 62%
PPDA (passes permises par action défensive)
Servette : 20
Young Boys : 6.09
Les PPDA (passes permises par action défensives) reflètent le nombre de passes que l’adversaire peut effectuer dans sa zone défensive. Plus le nombre est bas, plus l’équipe en question a effectué un pressing intense et a permis peu de passes à son adversaire. Plus le nombre est haut, plus l’équipe en question a laissé son adversaire effectuer des passes dans sa zone défensive. Le nombre final obtenu est la moyenne calculée au cours du match qui sert à mesurer l’intensité d’un pressing.
Analyse
Young Boys a dominé Servette dans toutes les statistiques analysées ci-dessus. Bien entendu, le rouge de Frick a complètement chamboulé le match. Pour exemple, le PPDA de Servette avant le carton se situait autour de 11 et a complètement augmenté jusqu’à atteindre 48 en fin de match (Cela signifie une baisse importante de l’intensité du pressing). Dès l’entame du match, YB n’a pas hésité à presser très haut empêchant Servette de construire depuis l’arrière.
Cela n’arrive que très rarement pour être souligné et cela a passablement perturbé les Grenat et une fois retrouvés à 10 avec un genou à terre, les Bernois n’ont pas joué avec les sentiments pour nous achever. Geiger a dû procéder à quelques ajustements positionnant une fois de plus Rodelin en milieu de terrain car Cognat est absent et Douline ne parvient pas à s’imposer. Kyei n’a pas été titularisé et est sorti quelques minutes après son entrée en jeu
Échanges et les combinaisons les plus utilisées :
Clichy et Valls se retrouvent comme souvent en tête de ce classement. On remarque que le positionnement moyen des joueurs est plus bas que d’habitude. Un autre point important à relever, la peine à trouver l’axe du terrain avec notamment Rodelin puis Kyei après.
Top : Imeri
Imeri un des seuls Grenat à apporter du danger. Il a tenté des percées avec des dribbles et des tirs. Pas vraiment compris sa sortie du terrain
Flop : Frick
Pour le fait de jeu qui a chamboulé le reste de la partie. Frick reste tout de même un héros sur plusieurs matchs et ce n’est pas sur uniquement une erreur qui va remettre en cause son poste.
Ah, cette fameuse 43e minute qui fit basculer la rencontre… il était environ 17h15 et la rencontre entre Grenat et Bernois venait de tourner.
Avant ce fait de jeu, nous assistions à une partie bien équilibrée entre des Servettiens qui se montrèrent plutôt à l’aise durant le premier quart du match en faisant jeu égal avec son adversaire. Young Boys va ensuite montrer toutes ses qualités jusqu’à ouvrir le score juste avant la pause. Malgré l’infériorité numérique, les Grenat vont tenter de revenir au score mais vont complètement couler avec un deuxième et un troisième but inscrit par YB. Les Genevois vont boire le calice jusqu’à la lie avec trois autres réalisations inscrites au milieu d’une défense totalement apathique. Un après-midi bien maussade du côté du Stade de Genève…
LES NOTES DES GRENAT
Il fut très fébrile, notamment dans son jeu au pied, et on pressentait un match compliqué pour lui. On ne s’est pas trompé avec cette faute de main, suivi de ce penalty concédé et de ce carton rouge.
Il était dans le coup en première période sur bon nombre d’interceptions pour régner sur son côté droit. Comme ses coéquipiers, il a été rattrapé par la réalité en seconde période.
Quelques peu fébrile sur les relances lors des 45 premières minutes, il a limité la casse lors des 45 dernières mais ce fut insuffisante.
Sa première période fut impeccable avec des interventions décisives salvatrices. Comme ses coéquipiers, il a sombré en seconde période. Remplacé par Yoan Séverin.
De la sérénité derrière ainsi que des percées pour amener de la puissance offensive : c’est ce qu’on retiendra de sa première mi-temps.
Il s’est fait bouger tout le long de la rencontre par ses alter-egos bernois qui l’ont empêché de mettre en avant toutes ses qualités.
Certes, il se procure la première occasion de la rencontre mais il a été par la suite transparent et en difficulté.
Une nouvelle fois aligné au milieu du terrain, il est passé totalement à côté de son match malgré un début plus tôt encourageant. Remplacé par Grejohn Kyei qui a lui-même cédé sa place 15 minutes plus tard à Moussa Diallo.
Il aura tout tenté en vain mais il est vrai qu’il fut bien muselé par la défense adverse.
Pas aidé par le système de jeu qui consistait à lui balancer des ballons en dégagement, il a été l’une des victimes du carton rouge car c’est lui qui a été remplacé pour permettre l’entrée du gardien.
L’un des seuls à avoir beaucoup tenté devant et à se procurer des occasions, sans succès. Sa sortie au profit d’Alexis Antunes reste incompréhensible.
De belles parades pour sa première, un penalty proche d’être sorti mais deux fautes de main qui ont coûté deux goals.
Il y a des choses qui parfois ne s’expliquent pas de manière rationnelle, le fait que Servette ne remporte pas les trois points face à Lausanne en fait malheureusement partie. Les exemples du genre ne manquent pas et sont même légion dans le football, ils se dissocient de toutes logique et restent quasi immuables. Bonne nouvelle pour Servette, l’illogisme du football existe et il se trouve que les Grenat sont quasiment toujours bien inspirés lorsqu’il faut croiser YB.
La plupart des équipes trembleraient à l’idée d’affronter Young Boys. Au vu de la forme des Bernois cela se justifie parfaitement : 17 buts inscrits en 7 matchs, moyens conséquents, effectif ultra compétitif, etc. Le constat est clair : Young Boys semble imbattable. Cela ne semble pas valoir pour les Servettiens qui pendant 90 minutes sont parfaitement capables d’embêter l’un des ogres de la Super League.
Tout commence le 21 juillet 2019 à 16:31 : Sébastien Wüthrich vient d’égaliser à Berne pour la 1re journée de Super League et cette réalisation suffira à Servette qui s’en ira quérir un point au Stade de Suisse. On aurait pu penser que l’euphorie du promu était à l’origine de ce résultat, que nenni ! Une quinzaine de semaines plus tard, Servette retrouve YB cette fois à Genève. Le résultat ? Une victoire 3-0 pour les Servettiens ! La réussite est devenue raison, Servette tient tête au champion.
Alain Geiger et ses hommes réussiront par la suite à tenir YB en échec deux fois, concéder une défaite avant de glaner son titre de « bête noire » des Bernois lors d’une victoire épique à Berne.
Dimanche, Servette retrouvera un BSC Young Boys (dimanche 16:30) qui sort d’une courte défaite de Ligue des champions face à l’Atalanta face à laquelle ils ont extrêmement souffert. À l’heure des choix, YB va devoir se poser la question suivante : quel sera le match le plus compliqué de la semaine ? Quelle que soit la réponse, le club bernois devra se passer de Fassnacht, Lustenberger, N’samé et Zesiger pour ce match.
Jean-Pierre Nsamé : ” Une histoire particulière avec Servette ”
Ce match aurait pu être de nouvelles retrouvailles pour Jean-Pierre Nsamé mais une grave blessure en a décidé autrement. ”Je serais éternellement reconnaissant envers Servette qui m’a directement bien accueilli à mon arrivée” se confie-t-il. Une belle aventure qui n’aura duré qu’un an, la faute à une offre de prolongation jugée insuffisante. ” J’aurais même pu partir de Servette en janvier mais j’ai voulu rester afin que Servette puisse toucher de l’argent ” nous avoue-t-il. ” Je ne suis pas à la recherche de l’argent, j’ai même refusé des offres de clubs exotiques.”
Un choix de carrière payant car par la suite, il ne décrochera pas moins de quatre titres consécutifs et scorera à tout va. ” Contrairement à la France, on m’a fait confiance ici en Suisse, affirme-t-il. Avec Anthony Braizat ou Meho Kodro, j’ai pu m’organiser dans mes entraînements à ma manière afin de progresser.” Cela lui a bien servi jusqu’à cette grave blessure (rupture du tendon d’Achille droit) en fin de saison dernière qui le tient pour l’instant éloigné des terrains.
Pour retrouver l’entretien complet avec le meilleur buteur de Super League ⬇️
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En ce samedi 25 septembre, j’ai l’impression que ça fait une éternité que l’on a pas joué un match à une heure convenable. Rien de mieux qu’un derby un samedi soir pour que le week-end soit parfait. Nous accueillons les pêcheurs du lac de G’nève qui sont dans une mauvaise posture en ce début de saison. Pire défense du championnat, pire attaque… Décidément, la transition canne à pêche-crampon a du mal à se faire en ce début de saison. Du bon côté du lac, rappelons que nous avons été premiers du championnat durant 2 minutes lors de notre déplacement au Letzigrund mardi passé. Le ton est annoncé. Attention toutefois car nous n’avons pas battu les Lozanois depuis 2019. Allons-nous enfin assumer ce rôle de favori ?
Ce qui m’a vraiment ému, c’est ce stade annoncé à plus de 10’000 spectateurs. 11’227 personnes avaient fait le déplacement jusqu’à la Praille et c’est, je l’espère, le début d’une belle série. Deux magnifiques tifos ont été déployés, le public est en feu, tous les astres sont alignés pour que l’on passe une belle soirée de football.
Et nous n’allons pas être déçus. Avec un début de match un peu poussif, Stevanovic ouvre le score. Servette se positionne en leader et ça, on aime. Mais les mauvaises habitudes reviennent vite au galop. Quelques minutes plus tard, le LS égalise et remet les compteurs à 0. Encore une fois, nous n’aurons pas réussi à garder notre avantage bien longtemps et c’est très regrettable.
La deuxième mi-temps me fait penser à beaucoup d’autres mi-temps que nous avons déjà faites. Nous avons la majorité des occasions, mais nous ne concluons pas. Ce derby aurait clairement mérité une victoire genevoise tant sur le point sportif tant sur le point de l’engouement que le public aura eu durant ces 90 minutes. On a senti un peuple genevois derrière son équipe prêt à tout pour voir ce 2ème goal arriver. Malheureusement, celui-ci n’arrivera jamais… Il serait temps que nous assumions d’être un club favori pour gratter les places du haut de classement. N’ayons plus peur lorsque nous affrontons des équipes plus faibles que nous, jouons notre beau jeu comme nous savons le faire. Montrons à la Suisse que Genève est à nouveau installée au sommet du football suisse.
Ce dimanche 3 octobre à 16 h 30, nous recevons le champion en titre Young Boys. Après leur bon début en Ligue des Champions et leur deuxième place du classement, les hommes de David Wagner sont dans une bonne lancée. À nous maintenant d’aller embêter ces grosses équipes qui grappillent ces premières places.