Sept jours après la rageante élimination de nos Servettiennes en quart de finale de la Coupe de Suisse face au FC Zürich (0-1), le championnat fait son retour ce samedi 1er mai à 17 heures au stade de la Fontenette pour la réception des Brodeuses. Une bonne occasion de garder l’avance de cinq points sur leurs rivales zurichoises.
Un Saint-Gall en dent de scie
Le club de Suisse orientale occupe actuellement 6ème place du classement, à égalité avec le FC Lucerne qui les suit. Malgré ses 12 défaites en 22 matchs, les Saint-Galloises ont malgré tout réussi à engranger quelques points lors de leurs dernières sorties : lors de leurs cinq dernières rencontres, elles se sont imposées à trois reprises, deux fois face à la lanterne rouge luganaise ainsi qu’une éclatante victoire à domicile face à Young boys, troisième, sur le score de 6-2. Cependant, elles se sont également inclinées à deux reprises dont une défaite face au FC Lucerne qui est leur principale opposante au classement et une seconde lors de la réception de Servette le 13 mars, durant laquelle Amira Arfaoui offrait la victoire à son équipe (0-1). Les Genevoises mènent les débats des confrontations directes, puisqu’elles se sont imposées lors des 3 rencontres, deux fois à Saint-Gall sur le même score de 0-1, puis à domicile du côté de Marignac avec une éclatante victoire de 4-0 suite à un but contre son camp de Valeria Iseli, un doublé d’Amira Arfaoui et une réalisation de Marta Peiro. Ce match sera donc l’occasion pour les Servettiennes de consolider leur avance de cinq points sur un FC Zürich bien décidé à ne rien lâcher.
Focus sur Amandine Soulard
Depuis bientôt deux saisons, le Servette FC Chênois Féminin peut compter sur une joueuse française de qualité. La joueuse d’Haute-Savoie, a fait ses classes au sein de l’un des meilleurs centres de formation en Europe, celui d’une équipe qui a remporté à sept reprises la Ligue des Champions, l’Olympique Lyonnais. Cette expérience s’est bien passé pour Amandine Soulard mais comme elle nous l’a dit : « Le niveau d’exigence était très haut, on est dans un grand club donc il faut vite se mettre au niveau surtout lorsqu’on côtoie des joueuses qui sont déjà en équipe de France». Elle évoluera surtout avec la réserve, en D3, mais avec quand même 2-3 trois apparitions en D1 avec l’équipe première. En 2006, elle signe son premier contrat professionnel avec le RC Saint-Etienne, club qui évolue en D2 et qui par la suite fusionnera avec l’ASSE. Après 9 années de bons et loyaux services chez les Verts avec qui elle remportera la coupe de France en 2011 face à Montpellier ainsi que la première promotion du club dans l’élite en 2007. Après un passage d’une saison à Dijon entre 2015 et 2016, elle s’en va à Marseille avec qui elle évoluera pendant 3 saisons dont deux en première division puis la dernière dans l’échelon inférieur. Comme elle l’exprime : « Après une saison catastrophique on est descendues donc c’était un devoir de remonter le club en D1. Il faut l’OM en D1, c’est des affiches de malade qu’il peut y avoir».
” Porter le maillot de l’OM n’est pas évident”
Avec ses 153 matchs de D1 française, c’est donc une grande expérience que la joueuse a comme bagages. Lors de sa carrière, deux des clubs dans lesquels elle passa fusionnèrent avec le club masculin de la ville. Ce fût le cas pour le Racing Club de Saint-Etienne qui fusionne en 2009 avec l’ASSE ainsi que le FC Lyon en 2004 qui transfère ses droits sportifs à l’Olympique Lyonnais afin de créer sa propre section féminine et ainsi continuer d’évoluer en D1. ‘’ Ceci permet aux joueuses de s’entraîner avec des équipements et des structures plus professionnels.De plus, l’intérêt s’accroît en même temps avec de nombreux supporters qui parlent de nos ou viennent nous voir. Cela permet ainsi de développer le football féminin avec une professionnalisation qui s’accompagne.’’ Il y a également des retours satisfaisants pour les clubs, que ce soit Servette en Champions League ou le palmarès impressionnant sur la scène européenne à Lyon, deux exemples qui sont moins présents chez les équipes masculines.
” Une énorme évolution entre 2005 et 2018″
Après avoir fait le tour dans le championnat français, elle décide donc d’opter pour un challenge à l’étranger en signant au Servette FC Chênois Féminin en 2019. ‘’ J’avais besoin de revenir aux sources, étant partie à 15 ans du domicile familial. Jouer dans un autre championnat tout en étant à 40 minutes de chez moi, c’est parfait ! ’’ L’argument Ligue des Champions a bien évidemment pesé dans la balance : ‘’ On ne va pas se mentir, toute joueuse a comme objectif de jouer la LDC et en France, sauf si tu joues à l’OL ou au PSG, c’est difficile de la disputer.’’ Positionnée à droite, elle n’hésite pas à multiplier les courses durant 90 minutes. Alignée comme piston droit en 2019-2020 (‘’Le poste qui me convient le mieux’’), elle joue désormais comme ailière du fait de l’arrivée de Manon Revelli en prêt. Un changement de poste compliqué ? ‘’ Pas vraiment, nous confie-t-elle. C’est un poste qui ne m’est pas étranger vu que j’y avais déjà évolué par le passé. Cela ne m’empêche pas de tout donner ! ‘’
“Un style de jeu différent entre la Suisse et la France”
Amandine sera certainement sur le pré ce samedi à la Fontenette pour aider ses coéquipières à retrouver le chemin du succès et peut-être inscrire son cinquième but de la saison. Une rencontre qui sera à suivre sur notre site et application.
Immense déception pour les Servettiennes qui ne verront pas les demies et par la même occasion le doublé coupe-championnat, ” arnaquées ” par un FCZ qui a su être réaliste et bien organisé derrière pour se qualifier.
Assoiffées de revanche, les Grenat, avec quelques modifications dans le XI de départ contrairement à leurs adversaires du jour, s’emparent du ballon mais leur domination est stérile et elles ne parviennent pas à inquiéter Livia Peng qui aura du travail par la suite. C’est contre le cours du jeu que l’ouverture du score va tomber : lancée en profondeur sur la droite, Lydia Andrade sert sa partenaire d’attaque Kim Dubs qui trompe Thalmann. Coupées dans leur élan, les Genevoises vont tenter de revenir avant la pause mais sans succès.
Elles entament les 45 dernière minutes pied au plancher, lancées par Paula Serrano qui butte une première fois sur Peng à la 46e. Il manque toujours ce dernier geste pour égaliser et c’est Sandy Maendly qui s’en rapproche le plus mais sa frappe lointaine atterrit sur l’équerre du but zurichois. Marta Peiro pense ramener les deux équipes à égalité sur le rebond mais sa réalisation n’est pas accordée pour un hors-jeu peu évident. La baraka ne semble pas être du côté des filles d’Eric Sévérac.
Les deux actions à la 82e et à la 86e vont confirmer cette tendance : par deux fois, Maendly va voir Peng sortir le grand jeu et deux parades monstrueuses pour garder sa cage inviolée. Ecœuré, Servette voit donc un FC Zurich Frauen minimaliste et ultra-défensif continuer sa route pour conserver son titre en Coupe et se redonner encore de la confiance dans la course au titre. On pourra douter du niveau de l’arbitrage hier après-midi mais il faudra se remettre dès le week-end prochain face à Saint-Gall.
Servette FC Chênois Féminin – FC Zürich Frauen 0-1 (0-1)
Erlinsbach mais surtout les BSC Young Boys, actuellement troisièmes de Super League sont déjà tombés au combat contre le Servette FC Chênois Féminin. Cette fois-ci, c’est le FC Zürich qui croisera la route du club genevois afin de les empêcher d’atteindre les demi-finales. Le dauphin du Servette FCCF ne se laissera clairement pas éliminer aussi facilement ce samedi dès 18 heures…
Un club difficile à abattre
Cette saison, l’avantage est du côté de Zürich avec deux victoires à chaque fois sur le même score de 2-1. La première le 5 septembre, lors de la cinquième journée, puis la seconde la semaine passée à Genève, une nouvelle fois sur le score de 2-1 et ce alors que le club grenat menait à chaque fois à la marque. Heureusement, le 5 décembre, l’affront fut lavé avec une belle victoire genevoise au stade de Genève grâce à Marta Peiro puis Léonie Fleury à la 96ème. Cependant, Servette a également un antécédent avec le club zurichois lors de la Coupe de Suisse. Alors que les Grenat évoluaient en LNB lors de la saison 2017-2018, elles réalisent un splendide parcours en coupe en éliminant Young boys 7-6 aux pénaltys lors des huitièmes de finale puis Lucerne (5-0) au tour suivant avec un doublé de Yasmina Laaroussi et Sandy Maendly. Vinrent alors les demi-finales et la rencontre contre le champion de Suisse en titre, l’ogre zurichois. Malgré l’ouverture du score zurichoise à la 13ème minute, Servette réagit très bien par l’intermédiaire de Sandy Maendly puis Yasmina Laaroussi juste avant la pause. Malheureusement, Zürich est bien un cran au-dessus et revient au score via Cinzia Zehnder, qui évolue désormais au Bayern Munich, puis juste après la sortie de Laaroussi, le coup de massue tombe avec la réalisation de Caroline Abbé, passée désormais de l’autre côté et comme l’explique sa coéquipière Laaroussi : « Caro c’est une machine, du coup c’est sûr que c’est un atout majeur dans l’équipe». La saison passée, les genevoises devaient à nouveau retrouver cet adversaire en demie, malheureusement la rencontre n’aura jamais lieu suite à l’arrêt des compétions lié à la crise du coronavirus, « une décision pas toujours simple à accepter, on aurait pu accomplir de belles choses mais c’est le jeu, la santé avant tout et puis de toute façon on fait encore mieux cette saison, donc c’est fantastique. »
“cette défaite a eu l’effet d’un électrochoc pour nous”
Focus sur Yasmina Laaroussi
La genevoise de 27 a commencé le football à l’âge de 11 ans du côté de Bernex, club dans lequel elle restera jusqu’à ses 20 ans. Finalement, elle décide de faire le grand saut et voir un peu plus haut que la deuxième ligue en rejoignant Chênois et la ligue Nationale B. 2 ans plus tard, le club fusionne avec Servette et elle est de l’aventure avec la montée en LNA mais également la première participation à la Champions league.
Après une longue blessure qui l’a tenu longtemps éloignée des terrains la saison passée ainsi qu’un faible temps de jeu cette saison, huit petites minutes contre St. Gall, elle a reçu en février une convocation avec la sélection marocaine. Une situation assez particulière pour la joueuse qui nous confie : « Je mentirais si je disais que ça n’affectait pas mon moral, après l’important c’est de se poser les bonnes questions et surtout de ne rien lâcher, toujours se donner à fond à l’entraînement comme ça on a zéro regret. » Et c’est bien dans cette optique qu’elle s’engage en travaillant son exigence technique et tactique afin de revenir au plus vite dans la rotation de l’entraîneur Éric Séverac, même si cela vient bien sûr également avec du temps de jeu mais malgré tout elle absorbe tout ce qui est possible à l’entraînement en compagnie des titulaires.
“Un gros sourire qui s’affiche”
En dehors du football, Yasmina Laaroussi a obtenu l’année passée son Master en psychologie, un domaine qui devient de plus en plus important dans tous les sports et c’est ce qui fait sans doute la différence entre un bon et un très bon sportif. Même s’il s’agit de quelque chose de primordial, il est impossible de jouer correctement ensemble s’il n’y a aucune entente dans le vestiaire. Hormis de s’entraîner intensivement, il est important de renforcer cet esprit d’équipe, car c’est avec cela qu’une équipe sera encore plus performante.
“Si dans la tête ça ne suit pas…”
Servette tentera de continuer cette incroyable saison avec une accession en demi-finale et ainsi jouer sur les deux tableaux que sont la coupe et le championnat. Tous unis derrière nos servettiennes ce samedi en regardant le match en direct, à retrouver sur Servettiens.ch.
224 jours après, Servette-Chênois est tombé en championnat, la seconde fois cette saison et une nouvelle fois face au FC Zurich. Une revers des plus frustrants car les Genevoises n’étaient qu’à 45 minutes de presque valider son titre de champion suisse.
Face à des Zurichoises privées de leur atout offensif numéro 1 et capitaine Fabienne Humm, blessée lors du rassemblement international, les Servettiennes monopolisent le cuir face à leurs adversaire qui jouent leur va-tout. Il faut attendre le quart d’heure de jeu pour voir le premier tir cadré de la partie, œuvre de Sarrasin. C’est ensuite Lagonia sur coup franc dix minutes plus tard qui trouve les gants de Livia Peng, cependant ce sont les filles d’Inka Grings qui vont faire passer le premier frisson à la 35e minute avec une tentative de Martina Moser qui passe juste à côté des buts servettiens. Un avertissement que les joueuses d’Eric Sévérac vont tenir en compte car deux minutes plus tard, lancée par Maendly, Paula Serrano sert sur un plateau la capitaine Sarrasin qui ouvre la marque. Servette semble être lancée vers une victoire décisive à l’heure où la mi-temps est sifflée.
Servette rattaque pied au plancher le deuxième acte et sera très proche de doubler la mise à la 53e sur corner mais la reprise de Serrano sera stoppée sur la ligne par Peng. Le tournant du match car 60 secondes plus tard, Lydia Andrade, entrée à la pause, profite d’une incompréhension dans l’arrière-garde grenat pour dribbler Thalmann et toucher le poteau. Néanmoins, elle est au rebond pour servir Terchoun qui ne se pose pas de questions et nettoie la lucarne pour l’égalisation. Ce 1-1 crispe les leaders qui vont une nouvelle fois se faire surprendre à la 68e minute : Lagonia manque son dégagement et cela profite à Zogg qui fusille Thalmann pour le 1-2.
C’est alors un véritable attaque-défense qui va se dérouler dans les 20 dernières minutes. Butant sur un bloc zurichois bien en place, le Servette FCCF pensera trouver l’égalisation à la 80e mais la tête de Caroline Abbé touche la barre et rebondi juste devant la ligne. Pour la première fois depuis le 25 mai 2019, Servette-Chênois s’incline à la maison en Super League et voit son concurrent direct revenir à cinq unités au classement. Le quart de final programmé samedi 25 avril s’annonce d’ores et déjà électrique au Stade de Genève.
Servette FC Chênois Féminin – FC Zürich Frauen 1-2 (1-0)
Après une pause internationale qui a souri à la sélection helvétique, désormais qualifiée pour l’Euro 2022 suite à leur victoire face à la République Tchèque, c’est le retour de la Super League dans les stades ce week-end et avec une affiche de haut vol entre les deux premières du classement ce samedi 17 Avril dès 17:00, de quoi promettre du beau jeu au Stade de Genève.
Garder l’avantage
Le Servette FCCF mène toujours les débats au sein du championnat helvétique avec 52 points au compteur dont huit de plus que leur adversaire du jour. Après avoir disposé du BSC Young Boys (2-0) au début du mois lors des huitièmes de finale de Coupe de Suisse, trois joueuses de l’effectif grenat (Thalmann, Maendly et Hürni) ont rejoint la sélection nationale dans le cadre des qualifications à l’Euro 2022 en Angleterre. Les deux premières, titulaires lors de la rencontre, ont brillamment permis à leur équipe de composter le ticket en s’imposant à Thoune face à la République Tchèque (4-3) lors de la séance des penaltys. Ce week-end, c’est donc le retour à la compétition pour le club grenat qui affrontera à deux reprises en l’espace de sept jours le club zurichois, le 17 pour le championnat puis le 24 Avril dans le cade des quarts de finale de la coupe de Suisse. Ce sera donc deux chocs qui attendent les Servettiennes mais comme le dit Maeva Sarrasin : « ça sera fatiguant pour l’organisme mais on est préparé pour et on s’entraîne pour ça aussi. », il y a aura donc une certaine impatience à jouer cette double confrontation et elles vont tout faire pour obtenir la victoire. Depuis la réception du club genevois le 20 mars (1-1), le FCZ Frauen a obtenu un second nul de suite à domicile cette fois-ci face au club bâlois (1-1) puis s’est facilement imposé à Lucerne (1-3) grâce à l’inarrêtable Fabienne Humm qui inscrit son 19ème but et le doublé de Martina Moser. Déjà bien positionnée à la deuxième place et une avance de treize points sur leurs poursuivantes bâloises et bernoises, elles n’ont qu’un seul objectif en tête qui est d’aller chercher le leader avec pourquoi pas une belle course entre les deux formations lors du mois de mai mais c’est ce samedi que tout se jouera si elles ne souhaitent pas rester à quai.
” On va rien lâcher”
Focus sur Maeva Sarrasin
De retour au sein de l’effectif genevois en 2014, après un passage du côté d’Yverdon, elle revient au bord du lac de Genève pour prendre du plaisir et jouer avec la deuxième équipe du CS Chênois. Cependant, le chemin prendra une toute autre tournure comme elle l’explique : « Suite au projet du Servette FC et la sollicitation de l’entraîneur de l’époque, j’ai donc été fière et motivée de pouvoir porter ce maillot grenat et pourquoi pas aller chercher la montée avec mon club de cœur ». Dès sa première saison sous la bannière du Servette FC (2017-2018), le club obtient le titre de champion Suisse de LNB et est promu en Ligue Nationale A. Mission réussie pour elle puisque son club joue dans le plus haut échelon du football suisse et occupe actuellement la première place, malgré une fête gâchée par le Covid la saison passée alors qu’elles s’envolaient vers le titre. De plus, l’attaquante aux dix buts cette saison, porte même fièrement le brassard du club genevois, une satisfaction supplémentaire pour une joueuse si attachée au club. Elle est même accompagnée dans cette aventure d’anciennes joueuses avec qui elle a commencé en Ligue B à Chênois, avant de partir avec Abbé du côté d’Yverdon et pour Maendly à Berne, comme elle nous le confie : « C’est un sentiment juste magnifique, se retrouver comme ça à Servette, qui l’aurait cru et c’est juste trop beau de pouvoir jouer le haut de tableau avec des amies et d’évoluer avec ces filles avec un parcours juste incroyable. »
” En tant que genevoise, c’est une fierté”
Cette saison est donc peut-être enfin la bonne pour le club grenat et ainsi permettre à un club romand de soulever à nouveau la coupe depuis les deux titres d’affilées du DFC Sion entre 1975 et 1977, soit une très longue attente de 44 ans. L’envie est en tout cas bien présente dans le vestiaire et encore plus dans la tête de l’attaquante grenat, elle qui n’a malheureusement encore jamais remporté le championnat helvétique malgré deux coupes de Suisse en 2010 et 2011 avec Yverdon : « Ça reste un regret pour moi et c’est pour cela que cette année qu’n puisse vraiment gagner le championnat, ce serait vraiment une fierté de pouvoir soulever le trophée avec un club romand, qui plus est avec Servette. » La fille de Claude Sarrasin, ancien attaquant du CS Chênois et du Servette FC, a donc plusieurs similarités avec son père hormis le poste et les deux clubs. Tous deux ont affrontés également l’Atlético de Madrid, lui en quart de finale de la Coupe d’Europe, il y a donc une certaine prédestination et on espère surtout que la similitude portera également sur un titre obtenu avec le club grenat puisque le père avait remporté le titre de champion suisse en 1979.
” On lâche rien et on veut aboutir au titre”
L’effectif grenat, porté par sa capitaine Maeva Sarrasin, va donc tout faire pour enchaîner la victoire, montrer la domination genevoise sur le football helvétique et cela passe par une victoire samedi sur leur dauphin le FCZ Frauen. Come on Servette !
Week-end pascal en vue amplement mérité pour les joueuses du Servette FC Chênois Féminin qui ont bouclé leur marathon avec un succès 2-0 face à YB qui assure une qualification aux Grenat après une partie moins spectaculaire que l’affrontement de la semaine dernière.
La partie au Wankdorf avait débutée à 100 à l’heure avec l’ouverture du score bernoise, celle d’hier a débuté nettement plus timidement, la première frappe du match venant des pieds de Paula Serrano à la 14e minute. Cette première période ne donna pas le plus grand des spectacles avec un Servette-Chênois, qui ne fut pas très inspiré offensivement, se casser les dents sur un bloc bas bernois bien en place qui est clairement venu garer le bus et jouer en contre. Pourtant, ce seront les représentantes de la capitale qui sont se procurer les deux plus grosses occasions de la mi-temps, la première à la 38e minute avec une tentative de Riesen bien captée par Thalmann puis une minute plus tard par l’intermédiaire de Strode qui voit son envoi passé au-dessus de la transversale. Manon Revelli sera la dernière à se mettre en évidence avant la pause avec une frappe lointaine bien captée par Bürki.
Les mots d’Eric Sévérac à l’heure du thé ont semble-t-il porter leurs fruits car l’équipe grenat revient plus forte pour les 45 dernières minutes avec la plus grosse occasion jusque-là à la 48e minute lorsque Serrano ajuste la latte. Les Servettiennes mettent les bouchées doubles dans ces premières minutes et vont être récompensées à la 53e minute : à la suite d’un une-deux de quatre passes entre Maeva Sarrasin et Sandy Maendly, c’est cette dernière qui se présente face à Bürki pour piquer le ballon et ouvrir la marque pour ses couleurs. La première nommée est également toute proche de doubler la mise sur un ballon piqué à la 59e minute mais ce n’est pas cadré. La partie baisse en intensité à partir de l’heure de jeu avec une seule occasion à l’actif de Marta Peiro à la 69e. Les Bernoises vont pousser dans les dix dernières minutes de façon stérile mais ce sont les Genevoises qui vont passer l’épaule à la 88e minute avec cette géniale inspiration de Léonie Fleury qui nous refait le même coup qu’à Bâle en septembre dernier et ce lob de 35 mètres qui assure une fin de match tranquille contrairement aux confrontations précédentes et une qualification pour les quarts de final de la Coupe de Suisse. Après la trêve internationale, le Servette FCCF sera de retour à la Praille le 17 avril face à Zürich avant leur ¼ programmé pour le week-end du 25 avril.