Avant la réception de Wolfsburg au Stade de Genève dans le cadre de la Champion’s League, le Servette FC Chênois Féminin se devait de concentrer tous ses efforts pour assurer sa place en haut du classement du championnat de Super League. Avec en ligne de mire la deuxième place, les joueuses d’Eric Séverac ont rempli le contrat samedi après-midi à Lucerne… mais dans la difficulté.
C’est par une victoire étriquée 0-1 que les coéquipières de la capitaine Alyssa Lagonia sont reparties de la Suisse centrale. Séduisantes face au FC Bâle il y a de cela quelques semaines, les Servettiennes se sont fait peur pour ce dernier déplacement très important de l’année 2021. Il aura fallu un but contre son camp de Chantal Ruf à la 16ème minute pour permettre aux Genevoises de très vite mener au score alors que quelques minutes plus tôt, un but fût annulé aux Lucernoises pour un hors-jeu à la 5ème minute.
Se muant en mère Noël, la défenseure Lucernoise a offert un joli cadeau aux Servettiennes en se trouant complètement avec une passe manquée pour sa gardienne Romero. Le dernier rempart de la défense peut alors seulement constater les dégâts, celui de continuer la rencontre avec un déficit difficilement surmontable. Hormis quelques incursions et des occasions franches de Nakkach, Maendly ou Boho durant la partie, les Servettiennes n’auront finalement pas montré une aussi grande solidité que celle entrevue face à Chelsea. Toutefois, elles auront eu le mérite de gérer la suite d’un match qui se déroulait dans des conditions météorologiques difficiles. Les quelques lacunes offensives ou défensives observées au Sportanlagen Allmend seront donc à éviter pour espérer battre Wolfsburg ce mercredi à 18h45 au Stade de Genève.
Au moins, elles passeront l’hiver au chaud avec une solide deuxième place. Bravo à elles !
Photo: Simon Hutin
FC Lucerne – Servette FC Chênois Féminin 0-1 (0-1)
Avant de pouvoir se concentrer pleinement sur la Champion’s League, le FC Lucerne croisera le fer avec le club genevois ce dimanche à 16 heures sur la pelouse de l’Allmend pour un dernier match avant l’année 2021 prenne fin.
2021 touche à sa fin
L’exceptionnelle année 2021 pour le club genevois touche bientôt à sa fin : alors qu’il leur reste encore deux rencontres de Champions League, le 8 contre Wolfsburg puis le 16 à Turin, ce match est bien la dernière opposition en championnat avant une pause bien méritée. Un titre de championnes de Suisse en poche, une qualification en Coupe Européenne atteinte avec brio et une phase de groupe bien que compliquée mais dont des enseignements pourront être tirés. Telle fût l’incroyable année auquel nous avons pu assister. Malheureusement toute bonne chose à une fin et ce samedi 4 décembre ce sera celle de l’AXA Super League qui permettra d’offrir une pause bien méritée à l’équipe d’Éric Séverac. Revigorées de deux victoires consécutives à St. Gall (0-3) puis face au FC Bâle sur la pelouse de la Fontenette (3-0), les Grenat ont pu faire le plein de confiance avant de retrouver le FC Lucerne, club qu’elles ont par ailleurs éliminé en novembre de la Coupe de Suisse (4-1) et ce alors qu’elles sont tenantes en titre. En cas de victoire, le Servette FCCF pourrait dépasser Grasshopper et ainsi passer l’hiver dans le rôle de dauphin du FC Zürich, voire leur revenir à égalité en cas de défaite dimanche sur la pelouse bâloise. Ce avant une reprise programmée pour le 5 février 2022 et le choc avec le FC Zürich Frauen. Cette rencontre sera donc importante au club genevois si elles souhaitent passer l’hiver au chaud et pouvoir se concentrer pleinement sur leurs deux prochaines échéances européennes dont un match à domicile, ce mercredi 8 décembre à 18 heures 45, face au club allemand du VfL Wolfsburg.
Un club en difficulté
Le FC Lucerne se trouve dans une situation assez compliquée en ce début de saison. En 8 rencontres, le club de l’Allmend pointe à une maigre septième place et huit points à leur compteur, grâce à leurs deux victoires acquises face à Yverdon (2-1) et Lugano (5-1). Pour l’instant, elles n’ont réussies à avoir des points que face à des équipes à leur hauteur. La dernière confrontation entre les deux équipes en championnat date du 8 mai 2021 et le club grenat s’était imposé 1-3 grâce à un doublé de Maendly et une réalisation de Marta Peiro à la 88ème minute. Le club du lac des Quatre-Cantons reste par ailleurs sur une lourde défaite survenue à Saint Gall (4-0) ce qui ne la place pas dans les meilleures conditions face à une équipe qu’il n’a pas encore su vaincre en six rencontres (cinq défaites, 1 nul). Cependant, il faudra se méfier de Alena Bienz et Sina Cavelti qui ont marquées toutes deux cinq buts depuis le début de saison et se classent ainsi à la troisième place des meilleures buteuses du championnat.
Retour de nos internationales
Cette semaine, le Servette FCCF a pu compter sur le retour de Natalia Padilla ainsi qu’Inès Pereira qui prirent part aux éliminatoires de la Coupe du Monde ainsi qu’Elodie Nakkach qui effectua des matchs amicaux. Notre attaquante polonaise, auteure d’une passe décisive, s’imposa 2-1 face au Kosovo jeudi passé et s’inclina lourdement mardi face à la Belgique (4-0). La sélection polonaise occupe après six rencontres la troisième place du groupe F avec un retard de deux points sur la Belgique. Notre gardienne portugaise, quant à elle, a réalisé un clean sheet lors de la victoire de son équipe face à Israël (4-0) mais prit place sur le banc mardi lors de la défaite face à l’Allemagne (1-3). Sa sélection pointe à la deuxième place du classement avec 13 points en six matchs mais un d’avance sur la Serbie, troisième, avec 9 points. Elodie Nakkach, de son côté, s’est imposée face au Sénégal sur le score de 2 buts à 0 mardi. Cette rencontre sert de préparation à la Coupe d’Afrique des Nations prévue en juillet au Maroc et compte comme qualification à la Coupe du Monde 2023.
Il s’en est fallu de peu pour que Servette décroche son premier point dans cette phase de groupes en faisant douter les vice-championnes d’Europe sur leur terrain de Kingsmeadow.
Avec le retour de Mendes dans le XI de départ, les Grenat se procurent par Padilla qui voit sa frappe être trop croisée après avoir été lancée dans la profondeur par Lagonia. Alors que les 20 premières minutes du match aller avaient été totalement ratées, celles d’hier furent pleinement maitrisées même si Inês Pereira a dû s’employer à la dixième minute devant Kirby. Les Blues se cassent les dents devant un bloc servettien bien en place et c’est sur un score nul et vierge que les deux équipes rejoignent les vestiaires.Le début de deuxième mi-temps est encore à l’avantage des Londoniennes qui continuent d’attaquer mais les Servettiennes tiennent bien le coup. Seule une tête de Brignt à la 55 e minute de jeu fera passer un petit frisson dans la défense genevoise dans le premier quart d’heure.
Malgré cette ultra-domination des championnes d’Angleterre, c’est bien Servette qui aura une énorme opportunité d’ouvrir la marque à la 65e minute : suite à un corner repoussé par la défense adverse, le ballon parvient à Lagonia qui centre dans la boîte pour Mendes. Cette dernière effectue une talonnade mais Musovic réagit promptement et empêche les Grenat d’inscrire leur premier but en C1. On ne le sait que trop bien, le football est cruel et on en a la confirmation 120 secondes plus tard avec l’unique but de la partie signé Sam Kerr qui crucifie Pereira. La fin du match verra Servette-Chênois finir la rencontre en infériorité numérique suite à l’expulsion de Soulard mais qu’importe, on ne retiendra que les Servettiennes ont tenu tête à l’une des meilleures équipes du Vieux Continent. Place désormais au repos avant la dernière échéance en championnat de l’année le 4 décembre prochain.
Après une défaite mortifiante 7-0 mardi dernier face à Chelsea, le Servette FC Chênois Féminin retrouvait une enceinte plus modeste pour affronter le FC Bâle ce dimanche pour la 8ème journée de championnat suisse. À la Fontenette, les joueuses d’Éric Séverac ont montré un visage plus conquérant qu’à l’accoutumé. À croire que derrière la difficulté des matchs de la Champion’s League, une équipe est en train de naître.
Avec une composition d’équipe proche de celle proposée contre l’équipe londonienne mardi au Stade de Genève (Maendly suppléant Templin), Éric Séverac a joué la carte de la stabilité et de l’assurance. Dans la continuité d’une seconde mi-temps séduisante contre Chelsea, les joueuses ont prouvé qu’elles en avaient sous le soulier et que les difficiles automatismes du début de saison commencent à s’estomper. Car dès les premières minutes du match, les Servettiennes se sont mises en évidence avec une Madjer tentée par Jade Boho, seule dans la surface, qui est à la réception d’un centre de Padilla suite à une excellente passe en profondeur de Hürni. Bien que le FC Bâle se procure quelques occasions dangereuses durant le premier quart d’heure, le Servette FC Chênois Féminin est plus convaincant. Il suffit de voir les séquences qui suivent : une temporisation du ballon à mi-temps par la paire Nakkach-Maendly, les montées de Soulard et Fleury dans leurs couloirs respectifs ou l’assurance d’Ines Pereira dans les cages prouvent que Servette veut tenir sa victoire pour remonter dans le trio de tête.
C’est chose faite à la 27ème minute avec un premier but inscrit par Maendly proche du point de pénalty, suite à un centre venu de la droite par Jade Boho. Padilla, qui tenait là son but sans un contre défavorable, se rattrapera plus tard avec une première incursion infructueuse devant la gardienne Tschudin et, enfin, un magnifique but de la tête. Seule dans les 5m, la Polonaise réceptionne en effet un centre parfait de Soulard, qui fait tout juste sur son côté comme souvent depuis le début de saison.
À la mi-temps, Servette FC Chênois Féminin tient une victoire référence face à une équipe bâloise séduisante depuis les premières journées de championnats. Cela se confirmera en deuxième mi-temps avec à une assurance dans le jeu, et ce dès la reprise. À la 53ème, une superbe contre-attaque est lancée avec une Padilla tout feu tout flamme. Elle passe facilement son adversaire sur le côté gauche avant de temporiser à la Okafor contre l’Italie. Une passe plus tard dans la profondeur pour Lagonia, c’est en une remise que la Canadienne donne un caviar pour Maendly qui n’a plus qu’à pousser le ballon devant une défense bâloise médusée. La maître à jouer du milieu de terrain servettien inscrit alors son deuxième but du match.
La suite sera un long fleuve tranquille pour un Servette FC peu inquiété par le FC Bâle, sauf peut-être par leurs fautes à la limite de l’exécrable qui auront eu raison de Soulard sortie à la 57e et remplacée par une virevoltante Templin. C’est elle d’ailleurs qui, à la 73e, provoquera un coup-franc excentré tiré par Fleury et qui fera douter la gardienne suisse-allemande. Hormis une superbe séquence initiée par Jade et Bourma (79e) et un raté monumental de Nakkach (82e) Servette stabilisera son match sans marquer d’autres buts. Mais à 3-0, le contrat est largement rempli pour les Genevoises.
Les matchs s’enchaînent à grande vitesse et seulement cinq jours après avoir affronté Chelsea sur la pelouse du Stade de Genève, c’est à la Fontenette de Carouge que Servette reçoit l’actuel troisième, le FC Bâle dans le cadre de la huitième journée d’Axa Women Super League ce dimanche 14 Novembre à 15 heures.
Sur la scène helvétique, l’équipe d’Éric Séverac a su se relever de sa défaite face à Grasshopper survenue le 17 octobre. Ce fût le cas en premier lors d’un déplacement à Saint-Gall (0-3) puis lors de l’élimination du vainqueur de Lucerne samedi passé à Carouge (4-1). Ces deux rencontres permettent de redonner de la confiance à une équipe qui s’est malheureusement inclinée pour la troisième fois en Champion’s League, cette fois-ci face aux finalistes de la précédente édition, Chelsea (0-7). Malgré leurs deux défaites face aux équipes zurichoises, le FC Zürich et Grasshopper, la septième journée a permis de redistribuer les cartes et permet au club genevois de ne concéder qu’un maigre retard de trois points sur le FCZ qui trône en tête du championnat. En effet, Aarau s’est imposé à domicile face au leader (2-1) et Grasshopper s’est incliné à domicile face au FC Bâle (2-4). Avant de retrouver l’équipe londonienne en Angleterre jeudi prochain, elles vont devoir affronter une équipe bâloise qui réussit plutôt bien son début de saison. Ce match sera donc, en cas de victoire, l’occasion pour les Servettiennes de rejoindre le trio de tête et, en tout cas, dépasser leur adversaire du jour.
Un FC Bâle sur une bonne lancée
Malgré une défaite bâloise survenue lors de la première journée au stade Wyler de Berne (1-0), l’équipe de Danique Stein reste sur une série de six matchs sans défaites dont quatre victoires consécutives. Hormis le léger accrochage à St-Gall (2-2), les résultats suivent et cette dernière victoire face au dauphin leur permet même de pointer à une belle troisième place, à égalité avec leur précédent adversaire. Depuis le début de la saison, les pensionnaires du Parc Saint-Jacques ont inscrits 14 buts, soit une moyenne de deux buts par match, pour six buts encaissés. Aucune de leurs joueuses ne s’est véritablement distinguée au sein de la liste des buteuses, la plupart de leurs joueuses ayant inscrits au maximum deux buts. Cependant, il faudra faire attention car le danger peut justement venir de partout, que ce soit en défense avec Melanie Huber, au milieu avec Jana Kaiser ou Eleni Markou et surtout offensivement avec l’attaquante Alayah Pilgrim qui a mis un doublé lors de la victoire à Grasshopper. Cette fin d’année s’annonce plutôt passionnante pour le club bâlois avec le déplacement dimanche chez l’actuel champion de Suisse, le Servette FCCF, puis la réception de l’actuel leader du classement, le FC Zürich, trois semaines plus tard. Ces deux rencontres sont donc à double tranchant, car soit elles réussissent à prendre de l’avance et possiblement passer l’hiver au chaud sur le trône, soit elles se font distancer par leurs principales concurrentes.
Un avantage pour Genève
Depuis l’accession de Servette en Super League, le FC Bâle n’a pas encore réussi à prendre le dessus de Servette une seule fois. En six rencontres, les Genevoises se sont imposées à quatre reprises pour deux matchs nuls dont un lors de la dernière confrontation entre les deux équipes le 29 mai dernier (2-2), lors de laquelle le Servette FCCF reçut son trophée de champion de Suisse. Par ailleurs, les joueuses servettiennes devront rester sur la même forme que celle de la saison passée, hormis le dernier nul, puisqu’elles se sont imposées à trois reprises, n’encaissant aucun but et en en inscrivant 10 (soit une moyenne de 3.3 buts/match). Serait-ce donc enfin l’occasion pour le FC Bâle de faire sauter le verrou servettien et repartir avec les trois points ou de subir une cinquième défaite de leur part ? La question sera répondue ce dimanche au coup de sifflet final.
Quatre jours après s’être débarrassé du vainqueur de la Coupe de Suisse, le FC Lucerne en huitième de finale, le club genevois retrouve un adversaire d’un autre calibre sur sa route en Champion’s League, à savoir le club londonien de Chelsea. La rencontre aura lieu mardi 9 Novembre à 18 :45 au Stade de Genève.
Un club d’une autre dimension
Le Servette FC Chênois Féminin a déjà croisé le fer face à la Juventus de Turin le 6 octobre à Genève (0-3) puis une seconde défaite le 13 octobre au sein du stade du Vfl Wolfsburg (5-0). Ces deux résultats reflètent le fossé qui existe encore entre le championnat helvétique et ses voisins européens et malgré une réelle débauche d’énergie de nos joueuses, il reste encore du chemin. Ce mardi, la rencontre va être encore plus compliquée puisque le futur adversaire des Grenat, le Chelsea FC Women, sort d’une saison exceptionnelle au sein du championnat anglais avec une seule maigre défaite en 22 rencontres, le 7 février face à Brighton (1-2). Malgré ce coup d’arrêt, elles remporteront le titre avec une avance de 2 points sur Manchester City. Leur domination au sein du pays de la Reine Elisabeth dure depuis bientôt deux saisons, avec deux titres acquis consécutivement entre 2019 et 2021. Créée en 1992, puis affiliée à l’équipe masculine depuis 2004, leurs ambitions sont claires : devenir un des meilleurs clubs féminins anglais et concurrencer la domination d’Arsenal. Chose faite désormais avec cinq titres de championnes d’Angleterre entre 2015 et 2021, deux coupes nationales ainsi que finaliste la saison passée de la Ligue des Champions, finale perdue face au FC Barcelone (0-4). Les Londoniennes peuvent se targuer d’avoir dans leurs rangs des joueuses internationales, telle que l’attaquante danoise Pernille Harder, 2ème du Ballon d’Or 2018 et arrivée de Wolfsburg en septembre 2020 pour la somme de 350’000 Euros, devenant ainsi la joueuse la plus chère de l’histoire. Par ailleurs, Chelsea fût la première équipe à adapter son programme d’entraînement aux cycles menstruels de ses joueuses sous l’impulsion de leur coach Emma Hayes, manager de l’équipe féminine qui estimait que, depuis trop longtemps, les joueuses étaient traitées physiquement de la même manière que leurs homologues masculins, sans que soient prises en compte leurs spécificités.
Pour cela, nous avons posé la question au préparateur physique du Servette FCCF quant à la gestion de ces différences :
” Des différences à ne pas négliger”
Pour le Servette FC Chênois Féminin, cette rencontre s’annonce des plus passionnantes même si l’enchaînement des matchs peut aussi jouer en leur défaveur. Heureusement, le coach Éric Séverac a pas mal fait tourner son effectif samedi passé contre Lucerne dans le but de préserver certaines de ses joueuses. Comme nous raconte le préparateur physique : « Avec le recul, jouer la Champions League avec ses contraintes de ne pas avoir un groupe complètement professionnel touche les limites du modèle actuel, on va donc progressivement avec de plus en plus de joueuses qui sont à temps-plein dans le football mais les déplacements et le travail extérieure de certaines amènent une fatigue très lourde qui s’accumule et en même temps, il faut progresser et être performante. Le niveau d’exigence grimpe donc cela amène des charges physiques qui s’entrechoquent avec des charges personnelles, ce n’est pas toujours évident. »
Ces diverses contraintes supplémentaires, que ce soit pour les joueuses ou le staff technique peuvent donc péjorer le début de saison des Grenat. On lui a donc demandé de nous donner son avis sur ces premières rencontres :
” Pour ce début de saison, je suis globalement satisfait”
Un homme de l’ombre
Pour ce match d’une grande envergure, nous avons souhaité donner la parole à un homme caché dans l’ombre mais sans qui tout cela ne serait pas possible. Les supporters servettiens connaissent principalement Jérémy Faug-Porret en tant que joueur qui a défendu les couleurs grenat pendant un an et demi au poste de défenseur et qui a contribué à la montée d’Etoile-Carouge dans l’antichambre du football suisse dans un rôle de capitaine. En 2019, il décide de retourner au Servette FC en tant que préparateur physique puis également wn tant qu’entraîneur-assistant auprès d’Éric Séverac depuis 2020. Poste au sein duquel il doit gérer toute la charge des entraînements, la préparation athlétique ainsi que l’entremêlement entre le physique et l’aspect technico-tactique. L’ancien numéro 15 a également à sa charge le pôle médical afin de coordonner le sportif et le médical avec le pôle de physiothérapeutes. Finalement, il s’occupe aussi de tout l’aspect nutritionnel des joueuses, que ce soit repas pendant les déplacements ou les compléments aux entraînements. Ces nombreuses tâches qui composent sa semaine de préparateur physique sont devenues sa vocation lors de son passage en 2010 du côté de Strasbourg. A ce moment-là, alors qu’il évoluait en tant que joueur, il devint également responsable du centre de formation de Strasbourg en charge de l’équipe réserve en collaboration avec les autres préparateurs physiques des équipes U19 et U17, comme il nous l’explique : « La préparation physique, c’est devenue un peu une passion. À la base j’ai fait des études pour devenir prof de sport et cela ne m’a pas plu du tout, et en gérant mon aspect physique de la performance, on se renseigne et on devient curieux. C’est cette curiosité qui m’a poussé à explorer le métier. La performance dans sa généralité est donc une passion pour moi cette multitude de facettes m’a immédiatement plu ».
Passé par Servette un an et demi puis Carouge une saison, on pourrait se dire que l’ancien défenseur français n’a pas tant d’attache à Genève. Pourtant, c’est bien ici qu’il a décidé de déposer ses valises et ainsi rejoindre l’aventure du Servette FCCF, sans être bien sûr un ras-le-bol du football comme il l’explique : « J’avais un besoin de me stabiliser dans la vie et me rapprocher de la famille. Etant de Chambéry, le plan Carouge était donc déjà en tête dans le but de faire ma reconversion en tant que préparateur physique ». Sans encore une réelle idée en tête, il avait cette volonté de revenir au sein du Servette FC, que ce soit pour l’équipe masculine ou féminine. En septembre 2018, il effectue son diplôme universitaire européen de préparation physique à Lyon dont le travail de mémoire portait sur le centre de formation du Servette FC. C’est ensuite en janvier 2019 que le club l’approche afin de lui proposer le poste de préparateur physique au sein du Servette FC Chênois Féminin. Comme il nous raconte : « J’avais un peu peur car je ne voyais pas si cela pouvait me plaire ou si le courant allait passer et en fait j’aime être au contact de joueuses qui ont vraiment une énorme passion et très travailleuses, ça m’impressionne encore de voir la charge de travail, que ce soit l’école ou travail et les entraînements».
” Faire ses preuves avec les filles”
Alors que Servette affronte Chelsea mardi, Jérémy Faug-Porret nous rappelle qu’il faut malgré tout se focaliser sur la rencontre jouée samedi face à Lucerne (ndlr l’interview a été réalisée avant la victoire 4-1) puisque chaque match compte et que même si cette rencontre reste passionnante, l’un des objectifs du club est bien sûr la Coupe de Suisse qui échappe un peu aux Servettiennes ces deux dernières saisons. Se concentrer permet aussi d’éviter des blessures qui pourraient être néfastes pour l’équipe. Il ne faudra donc pas se ménager et tout donner déjà samedi, bien que l’entraîneur Éric Séverac ait opéré quelques changements dans sa composition afin de reposer certaines cadres. Selon lui, « le match de mardi avec un public nombreux est vraiment une belle récompense pour les joueuses, certaines prendront sûrement leur fin de carrière à la fin de la saison mais cela sera en tout cas une fantastique aventure pour toute personne au sein du club, cela fait grandir et nous permet de visualiser nos défauts afin de combler ce fossé même s’il y a une certaine frustration de ne pas pouvoir démontrer nos qualités car en face il y a bien plus de niveau ».