Pour
la première fois depuis 4 ans, les supporters grenat vont pouvoir retrouver ce
mythique stade qu’est le Cornaredo. En effet, le Servette FC s’en va affronter
dimanche à 16 heures son ami de toujours le FC Lugano dans le cadre de la 16ème
journée de Super League.
La
rencontre :
4ème victoire de suite pour
une quatrième place ? C’est en tout cas sur une excellente série de 3
victoires consécutives que surfent les genevois et ce en faisant chuter tour à
tour sur leur pelouse du Stade de Genève les deux meilleures équipes de Suisse.
Cette bonne série a permis à l’équipe à la tunique Grenat de prendre de
l’avance sur les derniers du classement et ainsi de s’affirmer comme la
meilleure formation de Romandie. Le mérite en revient à l’équipe entière mais
il faut souligner la solidité de la défense genevoise qui n’a encaissé que 16
buts en 15 rencontres, ce qui en fait la 2ème meilleure défense du
championnat. Malheureusement, Alain Geiger devra composer sans son capitaine,
M. Anthony Sauthier, qui est lourdement retombé sur l’épaule lors de la
réception du FC Bâle. Cette blessure obligera le staff technique à changer,
pour la première fois en 3 rencontres, le onze de base des Grenat pour ce
déplacement en terres luganaises qui, on l’espère, sera de meilleure facture
que le dernier affrontement le 26 septembre dernier (0-0) qui était d’un bien
bel ennui mais cela semble de l’histoire ancienne.
L’adversaire :
Du côté des Luganais, les résultats
vont du bon au moins bon. Lors des 5 dernières rencontres, ils se sont imposés
à 2 reprises à Lucerne d’abord puis la semaine passée à Thoune mais se sont
inclinés sur leur pelouse face à St-Gall et Bâle et ont tenus en échec les
zurichois. Du côté des statistiques des dernières rencontres, elles sont assez
égales 6 buts marqués dont une splendide victoire (3-0) la semaine passée à la
Stockhorn Arena mais également 7 buts encaissés dont une large défaite face aux
Bâlois (0-3). Malgré ces résultats en dents de scie, ils occupent la 7ème
place à 5 points du Servette FC. La paire Rouiller- Sasso devra se méfier de
cette équipe tessinoise puisque leurs 16 buts ont été inscrits par 9 buteurs
différents, comme Vecsei (milieu central) ; Maric (défenseur central) et
Aratore (milieu gauche) qui ont chacun 3 buts à leur actif, ce qui montre que
le danger peut venir de n’importe quel bianconero.
D’ailleurs, les Luganais sont encore en
lice de l’Europa League et reçoivent jeudi le FC Copenhague. Avec deux nuls et deux
défaites, l’équipe de Maurizio Jacobacci a encore de maigres chances de se
qualifier pour la suite des événements, mais pour cela devra s’imposer lors des
2 derniers matchs.
Le
dernier match :
Ils étaient 5231 à garnir les deux tribunes du
Cornaredo le 11 mai 2015 pour la dernière venue du Servette FC au Tessin pour
cette rencontre au sommet de Challenge League. Une affluence qui en dit long
sur les attentes du public « bianconero » qui croit plus que jamais en un
retour parmi l’élite du FC Lugano. Les luganais doivent s’imposer afin de
ravir le trône aux servettiens (ils étaient à deux points de leurs adversaires
du soir) qui malgré leur première place se retrouvent dans une situation très
précaire administrativement parlant, avec en point d’orgue le non-paiement des
salaires d’avril au moment du coup d’envoi.
Ce problème aura des répercussions sur le dénouement de la rencontre car ce sont des genevois totalement amorphes et sans envie qui va s’incliner 2-0 sur des réalisations de Rossini et Bottani. Les joueurs de Kevin Cooper étaient-ils déjà au courant de la non-obtention de la licence pour la saison prochaine ? On peut en douter, car même au niveau des stats ce n’était pas la folie des grandeurs (deux tirs au total dans la rencontre). Lugano s’empare donc de la première place et ne la lâchera plus. Quant à Servette, on vous épargnera le dénouement de cette saison…
Après le match plein contre le leader et champion en titre
Young Boys, Servette a la possibilité de marquer encore une fois un grand coup
dans ce championnat. L’occasion de montrer aux sceptique que l’équipe a toutes
les qualités pour jouer mieux que le maintien et se cantonner à un rôle de
simple promu. Au niveau comptable, il s’agit de s’éloigner au maximum de la
zone rouge et entrevoir une 2ème partie de saison plus tranquille.
Le système
Source : transfermarkt
Geiger a, semble-t-il, trouvé
son onze type avec peut-être Kyei qui pourrait être préféré à Koné ou Schalk.
Comme le dit si bien le dicton « on ne change pas une équipe qui
gagne », alors pourquoi prendre le risque de déroger à la règle face au FC
Bâle ?
L’analyse
Depuis quelques matchs, l’équipe se permet le luxe d’ouvrir
la marque. Chose qui n’était pas souvent arrivé en début de saison. A ce
propos, c’est justement Servette qui ouvre le score à la 8ème minute
grâce à une récupération de l’impartial Iapichino puis dans un deuxième temps
de Cognat. Tasar parvient à déborder le défenseur latéral Bâlois en mettant de
la vitesse puis parvient à adresser intelligemment un centre avec effet afin
d’éviter le défenseur et trouver Stevanovic. Une action construite en
transition rapide avec de la verticalité depuis notre camp. D’ailleurs, à
partir du moment où Cognat récupère la balle, il aura fallu de 4 passes en 1-2
touches pour marquer. Une preuve que l’équipe ne cherche pas uniquement à jouer
en possession et quelle peut aussi bien jouer en transition rapide pour faire
mal.
Un autre changement majeur dans les faits de matchs est la
faculté à savoir gérer les temps faibles et ne pas subir. En effet, là où la
plupart des équipes de Super League auraient commencer à subir face à l’ogre Bâlois
suite au 1-0, les Grenat ont continué à chercher vers l’avant ce qui est
d’autant plus à l’honneur de l’équipe. Un état d’esprit de conquérant qui
caractérise précisément le Servette FC. Hormis le coup franc sur la latte et
l’arrêt décisif de Frick sur le corner, le FC Bâle ne s’est pas montré
dangereux face à la 2ème meilleure défense du championnat ! 0
but encaissé face aux deux ténors du championnat grâce notamment à Rouiller,
qui, s’il portait le maillot bâlois, serait déjà en équipe Suisse malgré son
âge. Il s’agit donc non seulement d’une performance offensive mais également grâce
à une certaine stabilité défensive.
En 2ème période, Okafor fait son entrée. On comprend que la tâche ne sera pas simple et qu’il ne faudra surtout pas céder à la pression. Geiger se permet même le luxe de faire rentrer le nouvel ailier coréen Jung-Bin Park que l’on se réjouissait tous de voir à l’œuvre. Un joueur à l’aise des deux pieds qui a laissé une bonne impression dans l’ensemble apportant de la vivacité, rapidité et surtout de la percussion osant les 1 contre 1 ce qui manquait à un certain moment de la saison. On le disait dans le bilan du 1er tour, il manquait un poste à doubler et il s’agissait bien de celui d’ailier. C’est d’ailleurs lui qui amène le second but en centrant du côté gauche. Le ballon parvient dans les pieds de Koné qui ouvre son compteur. Ce qui nous permet de constater que nos buts ne dépendent pas uniquement d’un seul joueur mais que la répartition des buts en implique plusieurs.
Statistiques :
Source : SFL
Points
négatifs :
La blessure de Sauthier en début de match.
Les quelques petites occasions vendanger qui auraient
pu coûter cher.
Points positifs :
Pouvoir se vanter d’avoir fait tomber les 2 meilleures équipes du pays en n’encaissant aucun but et en marquant cinq !
Être rassuré sur le fait que l’équipe peut aussi bien jouer en transition rapide qu’en possession.
Être capable de marquer en début de match et garder le score jusqu’à la fin.
L’état d’esprit collectif de toute l’équipe, on sent que l’équipe vit bien.
Iapichino qui a, incontestablement, métamorphosé l’équipe depuis son retour.
Le Servette FC qui vient chambouler tous les pronostics et on adore ça !
Le pressing et l’abatage au milieu de terrain de Cognat et Ondoua.
Jung-Bin Park qui semble prometteur. Pour rappel, il était sans club et avait joué en D2 danoise.