3 Dec 2020 | Actualité, Équipe première
Le phénix, cet animal mythologique qui a comme pouvoir de renaître après s’être consumé dans les flammes, symbolise la résurrection et représente à merveille cette équipe du Servette FC qui malgré une dixième place a su renaître de ses cendres mercredi contre Zürich et se doit de continuer sur cette lancée samedi à Bâle.
Confirmer la victoire
Comme le dit l’adage, c’est souvent la deuxième année, celle de la confirmation, qui est la plus compliquée pour un promu. Les anciens se rappelleront la saison 2012-2013 lors de laquelle ils concourent sur deux tableaux (Europa League et championnat). Après un début de saison catastrophique (3 points en 13 matches), les Genevois se retrouvèrent vite distancés au classement. Malgré une course-poursuite, ils sont malheureusement relégués en fin de saison en Challenge League. Actuellement, le club genevois fait un semblant mieux avec 8 points en 8 rencontres, cependant la fin de l’année s’annonce serrée et ils ne doivent pas égarer trop de points s’ils souhaitent passer l’hiver bien au chaud. Cette deuxième victoire de la saison est déjà importante car elle permet au Servette FC de remonter à la 8ème place en dépassant Sion et Vaduz. Ce fût par ailleurs la première fois que l’équipe emmenée par Alain Geiger inscrivit deux buts lors du même match cette saison en championnat. Cela permit à Kyei d’inscrire son troisième but en sept matchs, lui permettant de se classer sixième meilleur buteur de Super League. Ce match doit leur servir de déclic avant de se déplacer du côté de Bâle et même peut-être les dépasser en cas de victoire sur une équipe qui pour l’instant nous réussit, la dernière défaite remontant au 10 août 2019 et une défaite 3-1 au St. Jakob Park. Depuis, le club grenat a obtenu le match nul à deux reprises ainsi que deux victoires dont la première de la saison le 27 septembre (1-0) devant 1’000 supporters. Le 23 février est une date que les supporters en déplacement à Bâle, se souviennent, en bien, pour le point arraché à la 87ème par Micha, ou en mal puisque c’était le dernier déplacement autorisé avant le COVID. Alors que les Grenat étaient menés par deux buts à la mi-temps, nos joueurs trouveront les ressources nécessaires pour revenir au score d’abord sur penalty par Kastriot Imeri puis d’un splendide enroulé de Stevanovic.
Retrouver de sa splendeur
Du côté du FC Bâle, le charme d’antan a disparu et ce n’est pas cette malheureuse sixième place qui nous dira le contraire. Déjà quatre défaites pour le club aux 20 titres, cela commence à faire beaucoup pour un club qui nous avait habitué à mieux. Alors qu’ils ont été champion huit saisons d’affilée entre 2010 et 2017 et remportant pas moins de 11 de leurs titres depuis 2004, bataillant uniquement avec le FC Zürich, c’est désormais les BSC Young Boys qui raflent tout sur leur passage et qui ont remporté leur 14ème titre cette été. C’est une véritable crise structurelle qui a pris ses quartiers dans les bureaux du FC Bâle, tout d’abord avec le bras de fer entre joueurs et direction pour réduire les salaires, suite au COVID, puis le renvoi en catimini de plusieurs membres de l’encadrement de l’académie. C’est toutefois surtout l’impopularité de Bernhard Burgener, président et actionnaire, qui impacte le plus le vestiaire avec ses prises de décisions concernant les finances et la communication. Ces problèmes impactent donc directement le vestiaire et cela passe par le départ de l’entraîneur Marcel Koller, remplacé par Ciriaco Sforza (ancien entraîneur du FC Wil), puis de Marco Streller, ancien directeur sportif, ainsi que d’Alex Frei qui a fait le chemin inverse en devenant entraîneur du FC Wil. Ces diverses distorsions peuvent donc expliquer un peu mieux les difficultés dans lesquelles sont plongés les joueurs du FC Bâle et ils se doivent de vite retrouver de leur splendeur s’ils comptent jouer à nouveau les premiers rôles et cela passe au minimum par une nouvelle victoire après leur défaite survenue sur la pelouse du Cornaredo (1-0) le week-end passé.
3 Dec 2020 | Actualité, Équipe première
Un véritable ouf de soulagement pour les Grenat ! Ils re-goûtent à la victoire pour la première fois depuis la sortie de leur quarantaine et lancent (peut-être ?) une nouvelle série positive.
Dans cette rencontre qui n’aurait pas fait levé les foules si les huis-clos n’étaient pas de mise, Servette aura su faire le dos rond lorsque le FCZ eut les occasions les plus franches, notamment ce poteau trouvé à la 90e minute de jeu par Gnonto qui aurait pu condamner les genevois à une troisième défaite de rang. Toutefois, contrairement au Derby il y a une semaine, le SFC a été beaucoup plus adroit à la finition et profiter de ce petit brin de réussite qui les aura fuit à Sion pour empocher les trois points pour la première fois depuis le 27 septembre et ce succès un but à zéro face au FC Bâle qu’ils retrouveront par la même occasion ce samedi pour enchaîner un deuxième succès de suite et de s’éloigner de cette zone rouge qu’ils ont quitté hier soir.
LES NOTES
Jérémy Frick : 7
Solide dans ses cages, le portier aura su contrer les offensives zurichoises, notamment avec cette parade à vingt minutes du terme. Impuissant sur le but de Domgjoni.
Anthony Sauthier : 6
La connexion Sauthier -Stevanovic était de retour hier soir et on peut tout de même dire que le capitaine aura fait le boulot.
Steve Rouiller : 6
Mis quelques fois en difficulté, il a tenu son rang en étant un peu en-dessous de ses standards habituels.
Gaël Ondoua : 5
Placé à un poste qui n’est pas le sien, le camerounais s’est fait déborder par les avants zurichois et a eu des difficultés, heureusement sans conséquences pour son équipe.
Yoan Séverin : 6
Les craintes étaient fondées en voyant qu’il occupait le poste de latéral gauche, où il a éprouvé quelques peines par le passé mais force est de constater que son match a été sérieux.
Boris Cespedes : 7
Le peuple réclamait Boris, il a eu Cespedes ! Un match très appliqué de l’international bolivien qui a distillé toute sa palette technique et ainsi pour réclamer une place de titulaire régulièrement.
Théo Valls : 7
Le match-winner tout simplement. Une activité précieuse à mi-terrain et cette envie de se porter vers l’avant.
Timothé Cognat : 4
Un petit tour sur le banc ferait un grand bien tant l’ex-lyonnais semble connaître un coup de mou. Remplacé par Kastriot Imeri qui à lui seul changé la face de la rencontre en étant impliqué sur les deux buts servettiens.
Miroslav Stevanovic : 6
Un retour au jeu convaincant pour le bosnien qui s’est malheureusement fait discret après l’heure de jeu.
Alex Schalk : 5
Aligné sur le côté gauche où il n’est pas habitué à y être, la bombe de Breda n’a pas pleinement exploité ses qualités. Sorti peu après l’heure de jeu au profit de Boubacar Fofana qui, de par ses qualités de percussions, a été directement impliqué sur l’ouverture du score
Grejohn Kyei : 6
Un but de raccroc pour enfin emballer la rencontre. Il aurait pu ouvrir le score plus tôt dans la rencontre. Son remplaçant Koro Koné aura effectué quinze minutes très très discrètes.
1 Dec 2020 | Équipe première, Actualité
” Une chute profonde mène souvent vers le plus grand des bonheurs” disait Shakespeare. Tout supporter servettien espère que cette citation dira vrai au coup de sifflet final de ce Servette-Zurich aux environs de 20 heures.
Servette, la crise qui guette
Une prestation face à Lucerne que certains qualifieront d’indigeste, une dernière place au classement et un calendrier démentiel jusqu’à Noël: le Servette FC est en proie aux doutes depuis quelques semaines et l’avenir pourrait être encore moins radieux si la série négative se poursuivait. Avec une rencontre de moins que son dernier adversaire, les Grenat pourraient leur repasser devant en cas de succès ce mercredi en fin de journée voir plus si les autres résultats leurs sont favorables. On se souvient de la dernière venue des zurichois au Stade de Genève il y dix mois de cela qui avait abouti sur un succès de l’équipe genevoise sur le score de quatre buts à un et un triplé de Koro Koné. Une époque si lointaine… Depuis, les stades sont vides, Servette a perdu sa jouerie et Ludovic Magnin est désormais sur le banc du FC Chômage. Preuve en est avec cette quatrième place du club de la Limmat et cette dernière position pour celui du bord du Lac de Genève avec un écart de six points entre les deux formations. Un affrontement qui pourrait creuser ou réduire l’écart entre les deux formations.
Et Rizzo fit renaître le FCZ
Du côté du Letzigrund, c’est une véritable renaissance et le président Canepa doit à l’heure actuelle se féliciter d’avoir mis fin à l’aventure de son ancien meneur d’homme, une décision aussi bonne que celle d’avoir laissé partir Baba Souaré pour les dirigeants servettiens. C’est Massimo Rizzo, coach des U18, qui est arrivé à la rescousse après un maigre point en trois parties, dont une lourde défaite 4-0 à la Pontaise. Dès lors, Züri a engrangé dix points sur douze possibles et enregistré notamment un succès face au FC Bâle sur la plus petite des marques. C’est donc un groupe en pleine confiance qui se présentera sur le pré de la Praille à 18h15. Les coéquipiers de Benjamin Kollolli partiront également avec un avantage physique: alors que le SFC sera sur sa quatrième rencontre depuis la trêve internationale, le FCZ disputera son deuxième match, la faute à des saint-gallois ayant été touchés, eux qui ont été les derniers à résister à l’épreuve de la quarantaine. Servette-Zürich, ce sera donc le match des extrêmes mais vous le savez tout autant bien que n’importe qui, le football n’est pas une science exacte.
30 Nov 2020 | Actualité, Équipe première
7 matchs, 5 points, 4 buts marqués pour 9 encaissés : voilà un bien triste constat pour ce début de championnat. Ce qui me choque le plus ne sont pas ces statistiques à en faire jalouser Saint-Marin mais plutôt ce que je vois à chaque match sur le terrain.
Rien n’y fait, on ne marque plus. Nos deux attaquants que sont Koné et Kyei ne sont pas du tout décisifs devant le goal adverse. Je ne vais pas répéter ce que nombre d’entre nous ont déjà dit à maintes reprises sur leur niveau et leur efficacité, mais messieurs, vous ne faites rien pour contredire tout ça. Il n’y a aucune volonté, peu de duels gagnés, peu d’engagement. Rappelons quand même que 2 de nos 4 goals ont été marqués sur penalty, encore une statistique qui inquiète énormément. Quant à la création du jeu, si porter le maillot du Servette est un fardeau pour vous, laissez-le à des gens motivés et qui ont ce désir de le mouiller.
Que dire du milieu de terrain ? La blessure de Stevanovic se fait ressentir, sans lui, rien n’est plus pareil. « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé », ce proverbe prend tout son sens qu’aujourd’hui. Cette séparation forcée avec lui me fait penser à un break que ta copine veut faire mais que toi tu ne te sens pas trop. Il a pris cette décision, et moi je souffre (et le jeu également).
J’ai beaucoup de peine à voir un match à la télévision, déjà car un match de Servette ça se voit au stade et deuxièmement ça me permet de voir Mendy plus souvent à terre et à hurler que de le voir exécuter de bonnes actions. Je ne sais pas si son contrat stipule des primes à chaque combo roulade+ *insérer plainte envers l’arbitre* mais voilà deux domaines où notre latéral excelle à la perfection. Par ailleurs, s’il pouvait faire ne serait-ce que semblant de défendre sur le 3e goal lucernois ça serait une bonne attitude pour commencer.
Perdre le match d’ouverture contre le club du Pêcheur Sport fut déjà humiliant mais perdre 2-0 contre le FC CC, c’est désastreux, même pour un derby nos gaillards n’ont pas réussi à montrer cette fierté propre au peuple genevois et sans manquer de respect au club de Suisse centrale (quoi que, quel bourbine va lire cet article ?), mais prendre 3 goals contre Lucerne, cela équivaut à s’en prendre 5-6 d’une grosse équipe.
Peut-on voir du positif quand même ? J’aurais tendance à dire que oui, que dans chaque situation un peu plus tendue, il faut toujours y voir du bon. Encore une fois, Frick nous montre qu’il a l’étoffe d’un des meilleurs gardiens de la ligue. Heureusement qu’il est présent pour soulager la défense. À en croire que la défense est tellement soulagée qu’elle ne fait pas son travail à 100 %… Et le garçon qui a retenu toute mon attention en ce début de saison n’est autre que Kastriot Imeri. Impeccable dans son couloir, débordement, accélération, dribble tout y est. Le jeune joueur a certainement plus donné sur le terrain que tout le reste de l’équipe réuni. Une convocation avec la Sélection nationale, autre que les M-21, prochainement se profilerait-elle ?
Ces quelques lignes ne sont pas faciles à écrire car l’heure n’est plus trop à la plaisanterie. Il y a vraiment un vrai manque de confiance et d’envie dans cette équipe. Fini cette période où l’on roulait sur nos adversaires et « qu’à la fin c’est Servette qui gagne », fini ce beau jeu, fini cette lucidité dans les passes. Alors certes, le calendrier à 10 matchs en 30 jours est inadmissible. Selon certaines littératures, l’organisme ne récupère à 100 % qu’après 72 heures ce qui implique donc que nos joueurs à peine remis du match précédent doivent déjà se jeter dans l’arène. Mais ceci n’explique pas que peu de joueurs soient investis sur le terrain. Nous voulons voir ces joueurs affamés de victoire et de beau jeu qui fait vibrer son public.
Soyons optimiste, ce n’est pas maintenant qu’il faut lâcher les gars. La saison est encore longue même si ce début de championnat l’est encore plus. Mais nous sommes genevois, nous sommes fiers et surtout, nous sommes Servette !
Post Tenebras Servette
29 Nov 2020 | Actualité, Équipe première
On qualifiait le match de mercredi à Sion de frustrant, c’est avec le terme de désolant que l’on va décrire la prestation face aux lucernois qui comme le FC Constantin ont empoché leur première victoire cette saison et qui plus est face au même adversaire.
Dix premières minutes prometteuses malgré une grosse opportunité des hommes de Celestini puis un naufrage collectif: c’est un résumé global de cette rencontre comptant pour la neuvième journée de Raiffeisen Super League. Nettement en-dessous au niveau offensif de son précédent match, les Grenat n’ont pas aidé par une défense très perméable et très sensiblement coupable sur les trois réalisations adverses qui permettent aux visiteurs de repartir avec la totalité de l’enjeu. Du côté servettien, c’est la soupe à la grimace avec une place de lanterne rouge que les genevois n’ont plus occupé depuis une certaine saison 2012-2013…
LES NOTES
Jérémy Frick : 6
Certes totalement abandonné par sa défense sur les buts qu’il encaisse, l’ex-gardien de l’Olympique Lyonnais réalise une prestation plutôt convaincante avec quelques belles parades à son actif.
Moussa Diallo : 2
Une perte de balle inexplicable dans l’axe à mi-terrain qui amène à l’ouverture de la marque, des choix douteux et énormément de déchet: on peut dire que le numéro sept ne gardera pas un grand souvenir de sa première titularisation en grenat. Il a été logiquement remplacé par Anthony Sauthier qui n’a pu que constater les dégâts.
Steve Rouiller : 6
Il a lancé la révolte qui aura duré l’espace de quelques secondes la révolte servettienne en réduisant l’écart à un quart d’heure du coup de sifflet final, en vain. L’un des seuls en défense, excepté son gardien, à avoir été au niveau.
Vincent Sasso : 5
Un match beaucoup plus difficile pour l’ancien joueur de Braga, qui s’est blessé aux adducteurs et qui devrait manquer la réception de Zürich. Sa blessure a provoqué la rentrée de Grejohn Kyei qui a été beaucoup moins percutant que face à Lugano
Arial Mendy : 3
La même rengaine: des centres ratés, un placement défensive hasardeux et un marquage qui l’est tout autant. Il semblait touché en fin de rencontre.
Gaël Ondoua : 5
Une première période plutôt correcte puis il est rentré dans le rang par la suite, pas aidé il est vrai par son repositionnement en défenseur central (!).
Théo Valls : 4
Très discret durant la rencontre, il n’a pas su se mettre en valeur comme lors du déplacement à Tourbillon. Il a cédé sa place à Boris Cespedes qui, au contraire des entrées précédentes, ne s’est pas mis en valeur.
Kastriot Imeri : 5
Loin de se standards habituel, il a semblé absent et pas dans le rythme. Sa sortie a permis le retour après presque deux mois d’absence de Miroslav Stevanovic qui a tant bien que mal tenté de limiter la casse.
Timothé Cognat : 4
Aligné dans le XI au poste de dix, il s’est ensuite décalé sur un côté pour un succès mitigé. Une rencontre à oublier.
Boubacar Fofana : 6
Très probablement le meilleur joueur servettien ce soir. Malgré des choix un peu curieux, il est celui qui a été le plus percutant et s’est procuré la majorité des occasions. Son remplacement par Alex Schalk fut incompréhensible.
Koro Koné : 2
Match raté pour l’attaquant ivoirien qui fut maladroit à chaque prise de balle et qui n’a pas eu une seule opportunité à se mettre sous la dent.
27 Nov 2020 | Actualité, Équipe première
Le Servette FC continue sa semaine anglaise avec une troisième rencontre en six jours. Après la réception de Lugano et un déplacement en terres valaisannes, c’est désormais le club du FC Lucerne qui vient croiser la route du club grenat, ce samedi 28 Novembre à 20 heures 30.
Un Servette FC en manque d’efficacité
Une nouvelle défaite mercredi vient de s’ajouter à la liste, la seule victoire en six rencontres date du 27 septembre lors de la réception du FC Bâle. Pourtant, ce n’est pas la manière qui aura fait défaut mercredi soir, avec notamment 67% de possession par exemple. Il faut bien regarder du côté de l’efficacité pour comprendre où pêche l’équipe emmenée par Alain Geiger: sur 21 tirs seuls 10 étaient cadrés, engendrant au final aucun ballon au fond des filets de Fickentscher. Un petit quelque chose s’est brisé par rapport à cette insouciance du néo-promu de la saison passée. Ce problème au dernier geste est d’autant plus important que sur les trois buts inscrits en ce début de saison, aucun ne vient d’une création dans le jeu mais de deux penaltys et une reprise lors d’un corner. Sur une moyenne de 11.0 tirs par matchs, seuls 5 sont cadrés et n’ont encore pas encore réussis à trouver le chemin des filets. On remarque bien cette absence de Wüthrich en numéro 10, lui qui était si important dans la diffusion du jeu grenat. Même si le gardien sédunois a réalisé un grand match en sauvant pas moins de dix tirs grenat et en effectuant sept arrêts dans sa surface, il faut quand même relever que ce manque d’efficacité pose pour l’instant pas mal de soucis, Fofana ayant montré toutefois un semblant d’espoir sans bien se concrétiser, en espérant au plus vite un retour de Micha Stevanovic (qui pourrait être de retour samedi).
Le match de tous les espoirs ?
Un Servette à la traîne, qui se retrouve à la 8ème place, avec déjà un retard de deux points sur leurs précédents adversaires et quatre sur le Lausanne-Sport, reçoit un FC Lucerne dans une période tout aussi compliquée. Encore aucune victoire en championnat, le club lucernois pointe à la 9ème place de Super League, à égalité avec Vaduz, club contre lequel ils ont obtenu le match nul (1-1) samedi passé, alors que jusqu’à la 87ème et un penalty de Milan Gajic, ils pouvaient rêver de leur premier trois points. L’attaque genevoise pourra peut-être enfin ouvrir de façon plus concrète le score puisque l’équipe de Fabio Celestini (ancien entraîneur du LS et de Lugano) a déjà encaissé 14 buts en sept rencontres (2.0/match), ce qui en fait la pire défense du championnat. Cependant, à l’instar de Servette, ils savent marquer des buts (1.28/match) et ont à chaque fois marqué au minimum 1 but lors de chacun de leurs matchs, hormis lors de la défaite à Zürich (2-0). Après les retrouvailles avec Iapichino mercredi, lui qui évolue désormais chez l’ennemi, ce sera l’occasion pour un autre ex-grenat de refouler la pelouse du Stade de Genève puisque Varol Tasar porte désormais un maillot bleu. Titulaire à trois reprises sous ses nouvelles couleurs pour 51 minutes de jeu par match, il évolue désormais sur le flanc droite de l’attaque lucernoise mais sans avoir réellement été dangereux, aucun but ni passe décisive à son carnet et a une maigre moyenne de 1.0 tir par match.
Ce match est donc celui de toutes les peurs et la victoire se doit d’être impérative afin de se relever au plus vite.