Après une pause internationale qui aura vue Imeri faire ses débuts sous le maillot rouge à croix blanche, les Servettiens tenteront de décrocher les trois points qui leur échappent depuis le 12 septembre et leur large victoire face à Saint-Gall (5-1). La bande à Geiger recevra Grasshopper ce week-end et tentera de sortir la tête de l’eau. Réaction attendue des Grenat, afin de se déplacer plus sereinement à Lausanne la semaine prochaine pour le derby du Lac de Genève.
Il y a deux semaines, les supporters genevois n’ont pas été rassurés par la prestation des leurs face au FC Zurich. Décevant, Servette n’a pas réussi à imposer son rythme et n’a que très rarement fait peur aux joueurs de Breitenreiter. Pour preuve, alors qu’ils étaient menés 1-2, les Genevois ne se sont créé aucune vraie occasion (entendez ici : Expected Goals XGs) lors les vingt dernières minutes du match. A noter aussi que les trois quarts des XGs de Servette viennent uniquement de Stevanovic. Statistique qui démontre qu’il y a un vrai souci en phase offensive actuellement.
Autre élément intéressant, le nombre de duels gagnés. D’après les chiffres fournis par Wyscout, c’est lorsque Servette a commencé à gagner plus de duels que le FCZ, que les Genevois ont vu Kastriot Imeri réduire la marque. Et après ? Plus rien. Une baisse de la possession de balle ainsi que d’intensité dans les duels gagnés ont suivi, et les coéquipiers de Rouiller n’ont rien pu faire pour sauver un point devant leur public. Cela faisait depuis avril 2013 que Servette ne perdait pas trois matchs de suite à domicile (sans compter la période Covid sans public, lors de laquelle il y a eu trois défaites de suite à Genève lors de la fin de saison dernière, alors que tout était déjà joué).
En face, les Grenat verront arriver au Stade de Genève une équipe de Grasshopper qui a tenu tête au champion en titre avant la trêve (1-1). Ils étaient à quelques minutes de remporter les trois points, mais c’était sans compter sur le traditionnel but de Young Boys dans les arrêts de jeu. Contini et ses hommes ont également profité de la pause internationale pour travailler leurs gammes lors d’un match amical contre le FC Vaduz (victoire 3-1 des Zurichois).
Lors de leur dernière confrontation, Servette et Grasshopper s’étaient séparés sur un score nul (1-1). Dimanche, même un point ne serait pas suffisant pour satisfaire les supporters genevois, qui ont grandement besoin de retrouver le sourire avant le déplacement à la Tuilière.
Aujourd’hui est un bien triste jour pour écrire un article. En effet, voilà une sixième défaite de rang qui ne sera pas passée ni pour moi ni pour bons nombres de spectateurs présents contre Zürich en ce dimanche 7 novembre 2021.
Comme je l’ai dit lors d’un précèdent article, les matchs à 14h15 sont un supplice pour beaucoup d’entre nous. Mais le véritable supplice se trouve sur le terrain. En effet, après une semaine de boulot je me dis que mon club de cœur va égayer mon weekend… Quelle naïveté. Une sortie misérable en Coupe contre un club de Challenge League, une saison en demi-teinte même si celle-ci tend plus sur le sombre que le clair, une équipe qui ne mouille pas le maillot… le cocktail est plus qu’explosif.
En aucun cas je ne peux reprocher à nos gars de perdre des matchs. Mais il y a perdre et se faire humilier chaque semaine. Quand je vois des supporters prêts à se coltiner des déplacements aux quatre coins de la Suisse pour soutenir NOTRE club, représenter NOTRE canton et porter NOS couleurs, je me dis que le minimum serait d’au moins faire semblant d’en avoir quelque chose à foutre sur le terrain.
Beaucoup trop de joueurs sont présent sur le terrain uniquement pour faire acte de présence. C’est bien beau de pouvoir mettre sur Instagram ou Twitter « joueur pro au SFC » mais réveillez-vous ! Porter ce maillot est une fierté dont bons nombres de gamins rêveraient. Eux auraient les tripes d’aller au duel, au contact, de provoquer l’adversaire. Eux au moins, auraient l’amour du blason, celui que l’on porte tous dans notre cœur.
J’en ai marre de voir le spectacle se répéter chaque semaine. Quand je vois des joueurs tout sourire aller taper leur meilleur selfie et interview en zone de presse après la défaite contre Thoune en Coupe, ça me fait vomir. Ou est votre orgueil, votre fierté ? Rappelez-vous les gars, nous sommes des supporters fiers de notre club, de notre histoire et de notre maillot. Alors bougez-vous, mouillez ce maillot et faites que ces 90 minutes soient un moment de joie pour nous. Mais également, qui êtes-vous pour ne pas venir saluer vos supporters après une victoire ou même une défaite ? Qu’il pleuve, neige, que l’on gagne ou perde, NOUS serons toujours là, NOUS serons toujours derrière vous donc le minimum serait de venir saluer ce public fidèle qui a su répondre présent après beaucoup de sombres années qui sont aujourd’hui loin derrière nous.
Quant à nos employés de bureau, il serait temps de porter ses parties génitales et dire que clairement, les choses vont mal. Noyer le poisson n’est pas une solution viable sur le long terme. Un mercato pitoyable avec des recrues dont la présence n’apporte strictement rien, une 8ème place qui ne nous laisse qu’à 4 points de la lanterne rouge et une équipe avec la pire défense du championnat ex-aqueo avec Lausanne, voilà des statistiques bien tristes pour notre club.
Cette pause internationale devrait faire le plus grand bien à tout le monde afin d’apaiser le climat tendu qui règne au sein du club. Nous devons à tout prix nous relancer contre GC et Lausanne afin de s’éloigner de cette foutue zone de relégation.
Alors les gars, dans la vie tout n’est pas rose, il y a des hauts et des bas. Aujourd’hui on est clairement au plus bas. Mais dorénavant, bougez-vous ! Vous avez pu constater le mécontentement des supporters dimanches après le match. Réfléchissez à cela, représentez-vous ce que c’est que de porter le maillot du Servette. Vous avez une semaine de répits, mais au prochain match, ce ne sont plus des simples joueurs que nous voulons voir mais des guerriers prêt à tout pour défendre ce maillot et ce club.
Un Servette en pleine noyade reçoit un FCZ qui est bien installé sur le podium de Super League. Les hommes d’Alain Geiger devront réagir ce dimanche au Stade de Genève pour reprendre un peu d’air et ne pas se retrouver sous la barre.
Décevants, les Servettiens n’y arrivent plus. La semaine dernière, ils se sont inclinés au Cornaredo (2-1) face à un Lugano réaliste. Du léger mieux était pourtant visible dans le jeu. Mais les absences de Cognat et Cespedes dans l’entrejeu se sont encore une fois faites sentir. Douline qui remplaçait le Bolivien, n’a pas livré une mauvaise prestation au milieu. Tout comme Valls, toujours aussi important dans le onze grenat. Mais les deux hommes ont été sorti par l’entraîneur des Genevois, laissant place à Nyakossi, défenseur de formation, et Rodelin, plus à l’aise dans un rôle d’ailier. Choix tactique difficile à comprendre, tant les Grenat étaient coupés en deux suite à cela. Les Luganais en ont profité pour inscrire le 2-1 par l’intermédiaire de Sabbatini. Servette ne s’en remettra pas, ne réussissant pas à se créer des occasions concrètes.
Quelques heures plus tôt, le FC Zurich et le FC Bâle offraient à la Suisse du football un des plus beaux matchs de la saison. Dans un Letzigrund en feu, les Zurichois ont réussi à sauver un point en toute fin de match grâce à leur buteur en forme, Assan Ceesay (neuf buts et cinq passes décisives en onze matchs pour le Gambien). Les hommes de Breitenreiter sont sur une série de 4 matchs sans défaite. Ils n’ont d’ailleurs perdu que deux matchs en ce début de championnat, face à Young Boys et Bâle. Solide.
Si Rouiller et ses coéquipiers comptent l’emporter dimanche, ils devront élever leur niveau de jeu et retrouver leurs qualités lorsqu’ils sont en possession du ballon. Cette équipe qui savait si bien gérer ses matchs et garder le ballon la saison passée, n’y arrive plus. Avec ou sans la balle, les Grenat ont perdu leur football. Lors de leur dernière confrontation face aux Zurichois, les Servettiens avaient réussi à ramener un point de leur déplacement au Letzigrund grâce à un splendide coup franc de Kastriot Imeri, l’homme en forme actuellement.
Dimanche, Servette devra tout donner pour ne pas perdre devant ses supporters et surtout pour respirer un peu. On sait que le public genevois est capricieux. Et les deux derniers matchs à domicile, qui se sont conclus sur deux défaites (0-6 contre YB et 1-2 contre Sion), ne vont pas aider à ramener du monde au Stade de Genève. Espérons donc que Geiger et ses joueurs seront inspirés, car les inquiétudes sont grandissantes au bout du Lac.
Dimanche, Servette et Lugano s’affronteront pour la 2ème fois de la saison. Le premier duel avait vu les Tessinois l’emporter 0-2 et repartir de Genève avec les trois points. Les Grenat devront faire mieux s’ils espèrent sortir la tête de l’eau. Avant-match avec Giacomo Notari, rédacteur chez Proxifoot et futur journaliste reporter chez Blue Sports (interview complète en ligne ce vendredi soir sur Servettiens.ch).
Appelons un chat, un chat : Servette est en crise. Quatre défaites de rang toutes compétitions confondues, dont une vilaine humiliation mercredi à Thoune en Coupe Suisse (4-1). Rien ne va plus au bord du lac de Genève. Les défaites s’enchaînent et les Servettiens se rapprochent dangereusement de la place de barragiste. Seuls trois points les séparent du FC St-Gall. Giacomo Notari confirme : « Servette est sûrement en train de vivre sa période la plus difficile depuis sa montée ».
Face à Lugano, les Genevois auront fort à faire. Un match difficile les attend face à une équipe qui vient de sortir Young Boys de la Coupe Suisse. D’autant plus que depuis la promotion, le bilan de Geiger face aux Tessinois est loin d’être excellent. Sur neuf matchs, Servette ne s’est imposé qu’une seule fois, pour cinq défaites et trois nuls.
En face, Lugano, pensionnaire de Super League depuis 2015, commence gentiment à prendre de l’importance dans le championnat suisse. Notari nous le fait remarquer : « Lugano n’est plus dans les premiers cités lorsque l’on parle du maintien, cela est bon signe ». En plus de cette stabilité, ce que montrent les Tessinois sur le terrain est prometteur. Le changement d’entraîneur en début de saison y est pour quelque chose. Pour Notari, on peut observer un nouvel élan depuis la nomination de Croci-Torti, notamment dans le secteur offensif. Un joueur fait également parti de l’explication. Mattia Bottani est indispensable selon le futur journaliste de Blue Sports : « La lecture des matchs diffère en fonction de sa présence sur le terrain ». L’attaquant Suisse de 30 ans avait d’ailleurs inscrit un but lors de sa venue au Stade de Genève en août.
Malgré tout, les Luganais restent sur deux défaites consécutives en championnat. Un non-match face au FC Zurich (1-0) et un déplacement difficile à Bâle (2-0) leur ont empêché d’ajouter des points à leur compteur. Mais ce dernier affrontement reste encourageant pour les pensionnaires du Cornaredo. Ils ont été intéressants dimanche dernier et ont rendu une feuille de statistique plus que correct avec 57% de possession de balle au Parc Saint-Jacques. Le plus surprenant reste la quantité de tirs tentés, comme le mentionne Notari : « On n’a pas l’habitude de voir Lugano tirer vingt-quatre fois au but ».
Face à Lungoyi et ses collègues, nul doute que les hommes de Geiger feront tout pour sortir de la tempête et entrevoir quelques éclaircies. On espère que ce match qui s’annonce compliqué, permettra à Servette de se donner un peu d’air, car il en a bien besoin.
Servette enchaîne une quatrième défaite consécutive et contrairement à Carouge, il ne goûtera pas aux quarts de finale de la Coupe de Suisse. Silence, on coule.
Sans l’ombre d’une idée et d’une médiocrité exceptionnelle, Servette est allé se ridiculiser à Thoune. Les Grenat menaient 1-0 à la 45ème et ont par la suite sombré de manière inexplicable encaissant pas moins de 3 buts en 420 secondes! Les défaillances cumulées ont eu raison de Servette et peut-être de son entraîneur, car on ne va pas se mentir : Servette est en crise et le mal semble profond.
LES NOTES DES GRENAT
JEREMY FRICK: 3/10
Erreur 404 pour le portier servettien, une faute d’appréciation et une erreur de main qui ont coûté cher à Servette.
⭐⭐⭐
Rating: 3 out of 10.
Nicolas Vouilloz: 3/10
Il a bien aidé le FC Thoune en deviant la frappe du 1-1. A sa décharge il n’a pas été aligné à son poste de prédilection.
⭐⭐⭐
Rating: 3 out of 10.
Steve Rouiller: 4/10
Il a essayé de faire le contraire de ses coéquipiers et d’être digne. Capitaine abandonné.
⭐⭐⭐⭐
Rating: 4 out of 10.
Yoan Severin: 4/10
Il n’a pas été bon mais on ne pourra pas lui reprocher de ne pas s’être mis au niveau de l’équipe…
⭐⭐⭐⭐⭐
Rating: 5 out of 10.
Malik Sawadogo: 2/10
On se demande pourquoi Alain Geiger ne fait pas jouer les jeunes, maintenant on sait pourquoi.
⭐⭐
Rating: 2 out of 10.
Théo Valls: 4/10
Cognat lui manque autant que le bon sens de Mauro Poggia.
⭐⭐⭐⭐
Rating: 4 out of 10.
Boris Cespedes: 5/10
Il n’est pas le meilleur sur le terrain en revanche il ne triche pas et rien que pour ça on va lui mettre un 5.
⭐⭐⭐⭐⭐
Rating: 5 out of 10.
Kastriot Imeri: 5/10
Il a essayé tant bien que mal de surnager et de créer quelque chose. A également adressé une magnifique passe pour Sauthier dans les tribunes.
⭐⭐⭐⭐⭐
Rating: 5 out of 10.
Miroslav Stevanovic 6/10
Le jour où on inventera le clonage humain, Servette sera champion avec 14 points d’avance.
⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Rating: 6 out of 10.
Alexis Antunes 3/10
On a pas envie de taper sur un “jeune” mais on ne comprends pas trop ce qu’il fait là et apparement lui non plus.
⭐⭐⭐⭐
Rating: 4 out of 10.
Grejohn Kyei: 6/10
De retour de blessure et à l’origine de l’ouverture du score il a fait beaucoup de bien. Great John
⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Rating: 6 out of 10.
Ronny Rodelin 2/10
Si quelqu’un a un bon anti-dépresseur ou une corde merci de me contacter.
⭐⭐
Rating: 2 out of 10.
Alain Geiger 8/10
Si jamais ça devait mal se passer on en profite pour dire : Merci d’avoir redonné de la noblesse au SFC. (Note pour l’ensemble de son œuvre depuis son arrivée en 2018)
⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Rating: 8 out of 10.
Etoile-Carouge 10/10
Un club genevois qui se bat et qui a de la dignité, ça change de ce qu’on a vu à Thoune.