Xamax-Servette: le résumé
Retrouvez les meilleurs moments de la rencontre entre Xamax et Servette du 05.10.2019.
Retrouvez les meilleurs moments de la rencontre entre Xamax et Servette du 05.10.2019.
NE XAMAX – SERVETTE 2-2 (0-2)
Maladière: 5819 spectateurs. Arbitre: M. Horisberger.
Buts: 15e Tasar 0-1, 18e Ondoua 0-2, 51e Karlen 1-2, 78e Nuzzolo (penalty).
NE Xamax: Walthert ; Neitzke, Oss, Xhemajli ; Seydoux, Corbaz, Ramizi, Kamber ; Haile-Selassie (31e Doudin), Nuzzolo ; Karlen (82e Seferi). Entraîneur: J. Magnin.
Servette: Frick ; Sauthier, Rouiller, Sasso, Gonçalves ; Maccoppi, Ondoua (81e Kyei) ; Tasar (70e Cognat), Imeri, Schalk (62e Souici) ; Kone. Entraîneur: Geiger.
Notes: Xamax sans Di Nardo, Mveng, Dugourd, Farine (blessés). Servette sans Iapichino (blessé), Cespedes, Stevanovic (suspendus), Wüthrich (ménagé), Chagas (pas convoqué), Busset, Lang (M21).
Avertissements: 1re Kamber, 48e Xhemajli, 58e Maccoppi, 63e Kone, 74e Karlen, 78e Frick, 83e Kyei.
On est passé par toutes les émotions en ce samedi soir du côté de la Maladière : de la joie de mener au score à la pause et d’être à la moitié du chemin pour obtenir un premier succès depuis une éternité jusqu’à la frustration en fin de rencontre voir la colère au vu de la décision scandaleuse sur le but de l’égalisation.
Commençons par la joie : comme lors du déplacement à Thoune, Servette entame tambour battant la rencontre en scorant à deux reprises dans les 20 premières minutes. Pour repartir avec le même score ? Ce n’est pas si farfelu de le penser tant Xanax semble être dans ses petits souliers et les Grenat ont la place pour marquer le 0-3 mais Koné ne sait toujours pas ajuster la mire. Les Neuneus tentent sur un malentendu de réduire l’écart mais c’est trop faible pour espérer quelque chose, un peu comme leur niveau lors de ce premier acte. C’est donc sur un score de 0-2 en faveur des hommes d’Alain Geiger, qui a effectué quelques choix forts en titularisant Imeri et Maccoppi (enfin !), qui ont toutes les cartes en main pour ramener les 3 points.
Mais directement après les 15 minutes d’entracte, à la 51e, sur un immense cafouillage dans l’arrière-garde genevoise, Karlen en profite pour réduire l’écart. Malgré une grosse occasion de Tasar juste après, le Servette FC va totalement bafouiller son football et se faire assaillir de tous les côtés par les Bigoudi Boys, passant même proche de se faire rejoindre à la marque. Malheureusement et comme on le craignait, cette égalisation va bel et bien arriver. On vient tout juste de rentrer dans le dernier quart d’heure quand Nuzzolo, à la lutte avec Maccoppi dans les 16 mètres genevois, s’écroule et l’arbitre désigne le point de pénalty. En connaissant la réputation du bonhomme, on crie à la simulation… et c’est le cas !! M. Horisberger consulte l’arbitre VAR, à savoir M. Bieri (une bonne vieille connaissance), et ne revient pas sur sa décision ! Juste aberrant en sachant que Rouiller est victime d’une faute juste avant… Raphaël la garce ne se fait pas prier et fusille Frick. Plus rien ne sera marqué et le résultat nul est des plus logiques. Cette perte de points ne doit pas être incriminée seulement à l’arbitre mais aussi à Servette qui a failli de tenir son avantage au score. La trêve internationale arrive à point nommé.
Les notes
Frick : 7,5
Le meilleur joueur servettien du mois de septembre a encore été impeccable aujourd’hui malgré deux buts encaissés. Impérial dans les airs, il effectue une parade monstrueuse à l’heure de jeu, un arrêt qui s’est avéré vain malheureusement.
Sauthier 6,5
Le retour du capitaine dans le 11 a vraiment fait du bien ! On constatait que l’équipe manquait de caractère durant son absence mais on a vu un capitaine dont la présence a été importante en défense et au niveau offensif.
Rouiller : 6,5
Une belle solidité derrière, en témoigne son magnifique tacle sur la péripatéticienne au numéro 14 en première mi-temps.
Sasso : 7
Toujours aussi remarquable dans ses prestations, rien à redire.
Gonçalves : 5,5
De nombreux espaces laissés de son côté (d’ailleurs le premier but ainsi que le centre amenant le penalty viennent de son côté) et une grosse timidité offensive. Mais rappelons-le, il ne joue pas à son poste de prédilection.
Ondoua : 5,5
Son premier but inscrit sous ses nouvelles couleurs et une belle activité en 1ère mi-temps. Néanmoins, comme ses coéquipiers, il a semblé marquer le coup en seconde en étant brouillon.
Maccoppi : 6,5
L’ex-lausannois disputait ses première minutes cette saison, lui qui était titulaire dans le dispositif d’Alain Geiger la saison dernière. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a fait son match tout simplement, à se demander pourquoi on ne lui a pas laissé sa chance en début de saison. Il est victime d’une énième simulation de Nuzzolo.
Schalk : 7
On cherche toujours pourquoi il a été remplacé à l’heure de jeu, tant il a été très bon. C’est lui qui réalise les deux passes décisives et sa présence font qu’il est clairement le meilleur attaquant servettien depuis le début de la saison.
Imeri : 6,5
Pour sa première titularisation dans l’élite à la place du casper Wüthrich, il a montré de belles et intéressantes choses malgré quelques approximations. Il lui faut clairement du temps de jeu pour qu’il gagne en expérience et en qualité de jeu.
Tasar : 6,5
Une superbe frappe pour ouvrir le score et récompenser sa prise de risque. Il a donné le tournis sur son côté et n’a pas été loin d’inscrire un doublé mais a buté sur Walthert.
Koné : 5
Ce serait insultant de dire qu’il a été un flop avec sa grosse activité mais on l’a semblé être perdu à un moment donné. De plus, Servette a besoin d’un tueur sur le front de l’attaque et Koro a encore croqué sur des occasions qui auraient pu offrir la victoire à Servette.
Souici : malus
Entré en jeu pour conserver le score, on peut dire que sa mission a été ratée. Très brouillon par la même occasion, il n’a pas apporté la sérénité dont Servette avait besoin à ce moment de la partie.
Cognat : bonus
Il était prévu qu’il joue une partie du match après son retour de blessure. Il a amené de la percussion au moment de la mauvaise passe des servettiens mais il faudra attendre la rencontre face à Saint-Gall pour le revoir à son meilleur niveau.
Kyei : on ne sait pas trop
10 minutes sur le terrain, un carton jaune alors qu’il a subi un attentat auparavant, un tir qui a fini dans les filets mais pas ceux du but et puis c’est tout.
Alexandre Rossignol
Découverte du milieu camerounais, nouvelle recrue genevoise, qui doit trouver sa place dans le système d’Alain Geiger.
Le Servette FC, après deux matchs à domicile, va effectuer un déplacement au bord d’une autre ville dont le lac porte son nom. Les vrais derbys sont de retour cette saison pour le Servette FC et c’est à la Maladière, ce samedi 5 octobre à 19 heures, que les Grenat vont prouver leur supériorité à toute la Romandie. Bien qu’une équipe de paysans perdue dans ses montagnes occupe la 4ème position, le Servette FC (6ème) se retrouve devant son adversaire du jour qui a réussi à se détacher de la place de lanterne rouge et prendre la 8ème place.
La rencontre :
La semaine anglaise qui se profilait pour le Servette FC n’a pas eu l’effet escompté face à deux formations en difficulté par rapport à ce qu’ils ont produit la saison passée. Sur les 6 points qui leur tendaient les bras, la troupe emmenée par Alain Geiger n’en a ramassé qu’un maigre point grâce au triste nul (0-0) face à la formation de Celestini. La rencontre du 29 septembre fût bien plus catastrophique, puisque les Grenat ont perdu 2 éléments, à savoir un de leur meilleur joueur qui est le demi offensif Miroslav Stevanovic ainsi que Daniel Blanco, l’entraîneur des gardiens, qui lui sera privé de banc pour 3 matchs suite à des prétendues insultes envers le corps arbitral.
Bien que les hommes en jaune ne rendirent pas la tâche facile en expulsant Steva suite à un deuxième avertissement pas des plus évident, les grenat n’ont jamais réussi à vraiment imposer du jeu bien qu’ils aient davantage de volonté à 10 qu’à 11 mais pas dans les derniers mètres avec UN misérable tir au but en 90 minutes. Les genevois vont devoir se ressaisir car c’est bien sympa de faire dans le caritatif et offrir des points aux équipes en difficulté mais s’ils ne veulent pas voir Xamax revenir à égalité de points, ils vont devoir s’imposer sur le synthétique de Neuchâtel et espérer que les rouge et noir aient bien fêtés leur victoire de dimanche à la Fête des Vendanges.
L’adversaire :
Les rouges et noirs ont pour la première fois de la saison accroché les 3 points en s’offrant un succès 0-1 sur la pelouse du Cornaredo grâce à une réalisation signée Gaëtan Karlen. Bien que Xamax soit passé par les barrages la saison passée et sauvé grâce à une fabuleuse Aaraumontada, dont ils en sont bien fier vu le merchandising à la boutique, les Neuneus essayent encore cette année de s’extirper difficilement de cette fameuse zone rouge. Ils ont cependant obtenu 7 points en 9 rencontres puisqu’ils se sont inclinés à 4 reprises face aux formations occupant les trois premières positions ainsi que Lucerne. Le premier tour étant terminé, les Neuchâtelois savent bien que la tache va s’avérer compliquée et que cette saison, ils risquent encore de jouer le maintien, puisque pour l’instant ils ne comptent qu’un point d’avance face à Lugano (9ème) et Thoune (10ème).
Le manque de moyen est vraiment un sujet préoccupant en Romandie, le Servette FC néo-promu ne cache pas certaines ambitions retrouvées avec l’arrivée de Didier Fischer bien loin de l’ombre des imposteurs Marc Roger ou Hugh Quennec, cependant le budget reste minime comparé à de grandes puissances que sont le FC Bâle ou YB. Xamax vit la même histoire, puisque la semaine passée ils jouaient deux rencontres à l’extérieur, le jeudi à Lucerne puis le dimanche à Lugano. La logique aurait été de descendre directement sur Lugano afin de reposer les joueurs et de se préparer de façon optimale pour la prochaine rencontre. Cependant, ne souhaitant pas dépenser de l’argent à tout va, les Binggeli Boys sont rentrés sur Neuchâtel et ne sont descendus que samedi au Tessin afin de ne dépenser qu’une nuit d’hôtel. Seul le FC Sion s’en sort encore avec pas trop de difficultés puisqu’ils ont réussi à faire de superbes ventes sur le marché des transferts avec ses jeunes joueurs, ce qui a permis à Christian Constantin d’encaisser pas loin de 50 millions de francs sur les trois dernières saisons. Les clubs romands le savent, il va falloir jouer des coudes cette saison avec un budget plus faible que nos chers amis suisse-allemands mais c’est bien cette hargne et cette soif de victoire que l’on souhaite voir chez nos joueurs afin de leur montrer que la Romandie c’est nous et leur montrer que nous sommes de retour.
Le dernier match :
Xamax-Servette, c’était le match au sommet du championnat de Brack.ch Challenge League (saleté de naming) il y a deux saisons de cela. Deuxième à onze points des Neuchâtelois, mais avec un match en moins, les Grenat se rendent à la Maladière pour réduire l’écart et conserves un maigre espoir de promotion. Les deux premières confrontations avaient à chaque fois tournées à l’avantage de Xamax qui s’était imposé dans les dernières minutes. Les genevois avaient donc à cœur de prendre leur revanche.
Le SFC a nettement dominé les débats durant les 20 premières minutes, comme durant les 25 dernières. Mais les hommes du coach Kodro – qui s’est passé de Wüthrich (en tribunes) – n’ont pas été capables de mettre fin à la série neuchâteloise de 11 matches sans défaite (8 succès, 3 nuls). Ils auraient pourtant pu (dû?) bénéficier d’un penalty à la 67e sur une faute de main de Lawson plutôt évidente. Nuzzolo et ses équipiers ont concédé l’ouverture du score à la Maladière. Elle tombait dès la 6e, sur la 3e opportunité nette des Servettiens. C’est l’ex-crack (ou pas) de l’OM De Ceglie qui trouvait la faille d’une reprise de la tête, après un corner de Stevanovic. L’ex-Servettien Tréand signait l’égalisation dès la 29e, profitant d’une passe en retrait de Nuzzolo après une mauvaise relance de Nathan.
Il s’agit très probablement du premier tournant de la saison pour notre équipe adorée et nous nous devons d’être derrière elle ! TOUS A LA MALADIERE !
Alexandre Rossignol
2 matchs à domicile en 4 jours, contre des concurrents directs en championnat. L’occasion était parfaite, après les contre-performances contre Neuch, GC et St Gall, de se remettre dans le droit chemin à domicile, de retrouver la confiance et de prendre un peu d’air au classement. Ce fut totalement foiré, et dans les grandes largeurs.
Servette – Lugano
Le match idéal pour se relancer ! Une équipe de Lugano en pleine crise (1 point sur les 5 derniers matchs) avec un Celestini sur la sellette, une ambiance fraternelle comme à chaque match contre nos amis Luganais dont les relations amicales avec la Section Grenat durent depuis plus de 20 ans, et une opération « La nuit est belle » lancée par la ville, avec extinction de tous les éclairages public de Genève pour pouvoir mieux observer un beau ciel étoilé… Toutes les lumières publiques éteintes à l’exception de celles de notre stade, où nous n’aurons pu voir qu’une seule étoile sur le rectangle vert, le futur 3è gardien de l’équipe Suisse, notre Jérémy Frick. Il fallait lever la tête pour espérer en voir plus.
Lu dans le résumé de match contre Lugano sur le site officiel du club :
« Pour faire un bon match, il faut être deux et il faut dire que les Luganais n’étaient pas venus au Stade de Genève avec une folle envie de déployer un jeu chatoyant. »
Pour rappel, 15 tirs servettiens pour un misérable tir cadré. 20 tirs pour Lugano, 11 tirs cadrés. De qui se moque-t-on ? 90 minutes d’horreur absolue, de manque de caractère… Alors oui, 4’200 spectateurs pour un match de Super League à Genève est un nombre aussi horrible que la prestation de nos Grenat, mais venir dire que c’est dû aux Luganais est à la limite du malhonnête.
Comme trop souvent cette saison, Frick aura réalisé un match extraordinaire, contrairement à ses 10 coéquipiers qui auront été d’une médiocrité rarement (jamais ?) vue auparavant à la Praille.
3 choses à retenir de ce match : un fumigène lancé sur la pelouse depuis la tribune principale, la venue des supporters luganais dans la Tribune Nord pour la deuxième mi-temps et la salutation des équipes au terme du match, avec des joueurs luganais et servettiens venus saluer le kop grenat.
Heureusement, on joue Zurich dimanche, ça nous laissera pas le temps de cogiter ! se disait-on en sortant du stade… Si on avait su !
Servette – Zurich
« L’arbitre nous a tué »
« Carton
rouge scandaleux ! »
« Ils font chier avec leur VAR »
Entendu dans les tribunes, dans les transports en commun et au bureau lundi matin.
“C’est sévère, très sévère de la part de M. Dudic. C’est d’ailleurs ce même Dudic qui n’avait pas sanctionné le coup au visage de Xhaka sur Cognat lors de la défaite à Saint-Jacques. Deux poids deux mesures”
Lu sur le site officiel du club.
Non, l’arbitre ne nous a pas tué. Arrêtons de nous chercher des excuses bidon pour justifier une énième lamentable performance. Le carton rouge de Micha était certes dur, mais pas scandaleux non plus. Notre numéro 9 a bien mis, dans un geste très certainement involontaire, sa main au visage de Ceesay, qui a ensuite parfaitement joué le coup. Le vice, encore un attribut que notre équipe ne possède pas non plus. Et lorsque l’on connaît le manque de pédagogie des arbitres suisses…
Quant aux trois minutes de perdues pour vérifier si il y avait pénalty pour Zurich suite à une action litigieuse dans la surface, elles auront peut-être été les trois seules minutes vraiment excitantes de cette misère de match. Des recrues pas au niveau (Ondoua, Kyei), des absences qui se font cruellement ressentir (Iapichino, Sauthier, Cognat)…
Une stat résumera bien le néant footballistique traversé jeudi et dimanche : 19 frappes au but (15 contre Lugano, 4 contre Zurich) pour seulement 2 tirs cadrés ! Difficile de marquer des buts en cadrant 10% de ses frappes…
Bilan du 1er tour
Démarré plein de promesses, il finira plein de doutes. Les matchs à domicile contre Xamax, Lugano et Zurich auraient dû nous apporter au moins sept points, on s’en tirera avec deux misérables unités. Et le deuxième tour s’annonce compliqué, avec les réceptions de Bâle et YB et les déplacements à Sion, Zurich et Lugano. Et donc ce match de samedi à Neuch, qui aura fini sa semaine anglaise et ses deux déplacements par une défaite à Lucerne 1-0 et une victoire à Lugano sur le même score. Des neuchâtelois qui pourraient d’ailleurs revenir à notre hauteur (10 points) en cas de victoire dans le derby.
Un derby qui doit impérativement se finir sur une bonne note, aucune excuse ne sera acceptée pour justifier une nouvelle contre-performance. Du cœur, des tripes, de l’envie et du caractère: ça ne devrait pas être trop demandé après cinq dernières sorties cataclysmiques!
TOUS DANS LE TRAIN POUR NEUCHATEL SAMEDI!!
Blan Lokal