15 Aug 2025 | Équipe première
Le Servette FC s’est incliné ce jeudi soir face au FC Utrecht, scellant ainsi son élimination des qualifications pour l’Europa League. Malgré une volonté affichée de renverser la tendance après la défaite 3-1 à Genève, les Grenat n’ont pas réussi à faire trembler les Néerlandais dans leur antre du Stadion Galgenwaard.
Une élimination logique, née de fautes évitables
Comme au match aller, Servette a montré de belles intentions, mais n’a jamais su concrétiser ses temps forts. Chaque but encaissé ce soir est venu d’une perte de balle servettienne, souvent dans des zones sensibles. Ces erreurs ont permis à Utrecht, très à l’aise dans son jeu de passes rapide en une ou deux touches, de trouver facilement des joueurs entre les lignes et de punir les Genevois avec efficacité.
Analyse tactique : Utrecht plus fluide, Servette trop friable
Utrecht a imposé son rythme grâce à une circulation de balle limpide. Leur capacité à casser les lignes avec des passes courtes et rapides a mis en difficulté une défense genevoise déjà affaiblie par les absences. Servette, de son côté, a manqué de maîtrise dans les transitions et de rigueur dans la relance, offrant trop de munitions à l’adversaire.
Les moments clés du match
But annulé (40’) : Utrecht croyait avoir marqué, mais le but a été refusé après vérification à la VAR. L’arbitre a constaté une faute de main de Van der Hoorn au début de l’action.
1-0 : Utrecht ouvre le score grâce à une belle action rapide. Jensen décale Rodriguez, dont la frappe est repoussée par Mall. Le ballon revient dans les pieds du Danois, qui n’a plus qu’à le pousser au fond.
2-0 : En seconde période, Utrecht double la mise. Après une récupération haute, Blake sert Murkin, dont le centre parfait trouve Jensen. C’est un jeu d’enfant pour le Danois, qui s’offre un doublé.
2-1 (Servette, penalty) : Guillemenot protège bien son ballon dans la surface et subit une charge irrégulière d’Engwanda. Jallow transforme parfaitement le penalty, sauvant l’honneur des Genevois.
Composition & absences notables
Le nouvel entraîneur Jocelyn Gourvennec a dû composer sans plusieurs cadres : Steve Rouiller et Yoan Severin, tous deux absents pour blessure. Quant à Samuel Mraz, l’attaquant physique et précieux dans les duels, il aurait sans doute apporté beaucoup ce soir. Malheureusement, sa blessure semble plus sérieuse qu’annoncé la semaine dernière.
Ces absences ont pesé lourd, notamment sur la solidité défensive et la capacité à tenir le ballon en attaque.
Le troisième maillot : audace en jaune, clin d’œil au grenat
Servette a disputé ce match dans son troisième maillot jaune, une tunique qui divise. Majoritairement apprécié pour son originalité et son élégance, il suscite néanmoins des avis partagés au sein de notre rédaction. Certains saluent une modernité assumée, d’autres y voient une faute de goût. Cela dit, un clin d’œil subtil à l’identité servettienne demeure : les manches du maillot arborent fièrement le grenat, rappelant que, même dans l’innovation, les racines du club ne sont jamais bien loin.
Le soutien des fidèles
Malgré la distance, environ 100 supporters servettiens ont fait le déplacement à Utrecht. Leur présence bruyante et fidèle dans les tribunes a apporté une touche de chaleur dans une soirée difficile, témoignant de l’attachement indéfectible entre le club et sa communauté.
Dimanche, Servette doit réagir en Coupe de Suisse
Après cette élimination, Servette n’a plus le droit à l’erreur. Dimanche, les Grenat affronteront le FC Dardania Lausanne en Coupe de Suisse (15h30). Ce match, face à une équipe de division inférieure, doit être l’occasion d’un sursaut net et sans bavure.
Servette se doit de gagner ce match aisément. Pas seulement pour se qualifier, mais pour retrouver de la confiance, rassurer ses supporters et envoyer un signal fort : la saison est loin d’être perdue. Il est impératif que les Genevois abordent cette rencontre avec sérieux, intensité et efficacité.
Article : Marcello Corazza
13 Aug 2025 | Équipe première
Dans la salle de presse du Stade de Genève, un parfum de nouveauté flotte dans l’air. À la table, aux côtés du président Hervé Broch, Jocelyn Gourvennec prend place, souriant, visiblement déjà à l’aise. L’homme vient à peine de poser ses valises que l’on sent déjà qu’il veut s’installer pour longtemps.
« Le rendez-vous que nous avons eu a été presque parfait », confie-t-il. L’histoire a commencé il y a seulement quelques jours : un appel lundi matin, une rencontre dans la foulée, et un accord scellé à la vitesse d’une contre-attaque. Deux saisons, plus une année en option.
L’humilité comme point de départ
Le Français n’arrive pas en sauveur, mais en bâtisseur. Il a visionné tous les matches du Servette depuis le début de saison, s’imprégnant du jeu, des visages et de l’atmosphère. « Je viens avec beaucoup d’humilité. » Son premier chantier ? Remettre tout le monde sur la même longueur d’onde : les jeunes, les recrues et les cadres.
Un football qui parle au cœur
Ancien numéro 10, Gourvennec veut un jeu qui respire le plaisir :
« La possession pour la possession, ça ne sert à rien. Je veux qu’on soit capables de maîtriser, mais aussi d’accélérer, de surprendre. »
Il ne promet pas un style figé, mais un équilibre entre contrôle et transitions, pour séduire les supporters et bousculer les adversaires.
La jeunesse dans l’ADN
Dans sa carrière, Gourvennec a toujours eu le flair pour lancer des jeunes qui, parfois, sont devenus internationaux, Aurélien Tchouameni et Jules Koundé, par exemple. Il compte faire de même à Genève. « Donner une chance à un jeune, c’est envoyer un message à toute l’académie. »
Des objectifs inchangés
Pour le président Hervé Broch le cap reste clair : l’Europe, un podium, et un beau parcours en Coupe de Suisse. Gourvennec ne recule pas devant la mission. « J’ai vu un groupe investi et souriant. On va travailler pour améliorer le collectif, être plus solides et plus dangereux. »
Jeudi, le Servette disputera déjà un match européen crucial. Et dans les tribunes, on pourra observer si, au-delà des mots, la patte Gourvennec commence déjà à s’esquisser.
11 Aug 2025 | Actualité, Équipe première
En difficulté depuis le début de saison, Servette a enfin débloqué son compteur en Super League en décrochant le nul (1-1) face à GC. Menés à la pause, les Grenat ont réagi grâce à Lamine Fomba, sous les yeux de leur nouvel entraîneur.
Une première période compliquée
Sous les yeux de leur futur entraîneur Jocelyn Gourvennec, les Grenat ont eu toutes les peines du monde à entrer dans leur match. Face à un Grasshopper également en quête de points, Servette a affiché un visage timoré, hésitant à se projeter vers l’avant.
L’action symbolique du début de rencontre est intervenue dès le coup d’envoi, avec plusieurs passes en retrait jusqu’au gardien Mall, signe d’un manque de confiance évident.

Après quelques occasions timides, la sanction est tombée à la 33e minute : une perte de balle de Bronn a conduit à un centre de Plange, mal négocié par Ondoua, dont le dégagement manqué a offert à Saulo Decarli l’ouverture du score pour GC.
Le réveil après la pause
À la mi-temps, le duo intérimaire Dimic–Alphonse a procédé à deux changements, lançant notamment la recrue Florian Ayé et Lamine Fomba. L’effet a été immédiat : Ayé a provoqué un penalty à la 54e minute, que lui-même a tiré… mais Justin Hammel s’est interposé. Malgré cet échec, Servette s’est montré plus entreprenant, profitant d’un Grasshopper prudent.
La récompense est arrivée à la 75e minute : à la suite d’un ballon contrôlé par Ayé dans la surface, Fomba a conclu de près pour remettre les deux équipes à égalité. Les Zurichois ont protesté pour une main présumée de l’attaquant français, mais l’arbitre Johannes von Mandach a validé le but.

Une fin de match à l’avantage des Grenat
Porté par cette égalisation, le SFC a poussé en fin de rencontre. Cognat a même cru offrir la victoire aux siens, mais son but a été annulé pour hors-jeu. Les Genevois devront se contenter de ce premier point de la saison, qui met fin à une série de quatre défaites consécutives toutes compétitions confondues.
Et maintenant ?
Servette reste avant-dernier, à égalité avec GC et Winterthour. Le chantier est important pour Jocelyn Gourvennec, qui prendra officiellement ses fonctions lundi. Avant de retrouver la Super League, les Grenat se rendront à Utrecht jeudi en Europa League, puis à Chavannes-près-Renens dimanche pour affronter Dardania Lausanne en Coupe de Suisse.
Ce nul offre un léger répit aux Grenat, qui devront confirmer ce sursaut pour relancer leur saison.
Photos: Luca Girod
9 Aug 2025 | Équipe première
Ce dimanche 10 août à 16h30, Servette FC accueillera Grasshopper au Stade de la Praille pour le troisième match de Super League de la saison. Après deux défaites consécutives, les Grenat sont déterminés à stopper cette spirale négative et à renouer avec la victoire. Ce match est une occasion idéale de se relancer, face à une équipe contre laquelle Servette a souvent eu le dernier mot.
Lors de leur dernière confrontation en février dernier, Servette s’était imposé 2-1 après une spectaculaire remontée en seconde période. Grasshopper, bien qu’historique adversaire, reste une équipe que Servette réussit généralement à dominer, avec plusieurs victoires au compteur ces dernières saisons. Malgré un début de championnat difficile pour les deux équipes, ce match s’annonce crucial pour les Grenat qui devront absolument stopper les défaites et repartir du bon pied.
La perf’ du dernier match
Le Servette FC a concédé une défaite sévère 1-3 à domicile face au FC Utrecht lors du match aller du 3e tour qualificatif de l’Europa League. Malgré une première période prometteuse, où Guillemenot a ouvert le score dès la 12e minute, les Grenat ont sombré après la pause. En l’espace de dix minutes (52e-62e), ils ont encaissé trois buts, dont un autogoal de Baron, un coup franc mal défendu laissant Horemans marquer, et une défense désorganisée permettant à Zechiel de scorer le troisième.
Cette défaite marque la quatrième consécutive en autant de matchs officiels cette saison, et expose une fragilité défensive inquiétante pour les hommes de Dimic et Alphonse. Il semble que les Grenat manquent parfois de la solidité mentale et physique nécessaire dans les moments décisifs. La fragilité de certains joueurs, notamment au niveau du physique et de l’impact dans les duels, pose question. Face à une équipe d’Utrecht plus robuste et bien organisée, Servette a montré ses faiblesses, notamment au milieu de terrain, où les joueurs peinent à maintenir l’intensité sur 90 minutes.
Les Grenat semblent également manquer de l’élément “mastodonte” en attaque, celui qui a fait défaut en attaque, à l’image de Crivelli lors de la saison dernière, capable de tenir tête à des défenses imposantes et de peser sur le match physiquement. Si cette fragilité persiste, le club devra peut-être se pencher sur le marché pour recruter un joueur de ce calibre, capable de faire basculer les matchs en sa faveur.

La forme de l’adversaire
Grasshopper traverse également un début de saison difficile, avec deux défaites consécutives contre Bâle et Lucerne. Cependant, contrairement au Servette FC, qui évolue sous la direction des entraîneurs intérimaires Bojan Dimic et Alexandre Alphonse, le club zurichois a profité du mercato d’été pour changer d’entraîneur, en confiant les rênes de l’équipe à Gerald Scheiblehner.
En attaque, les Sauterelles peuvent s’appuyer sur la complémentarité de Nikolas Muci et Luke Plange, deux buteurs qui ont montré leur potentiel lors des premiers matchs de la saison. Toutefois, l’équipe perd un de ses atouts avec le départ du jeune défenseur Maksim Paskotsi, qui a quitté le club pour rejoindre la Belgique.
Avec des résultats mitigés et une équipe encore en phase de transition, Grasshopper représente un adversaire abordable pour le Servette FC. C’est une occasion idéale pour les Grenat de se reprendre et de tenter de renouer avec la victoire, avant un déplacement décisif à Utrecht en Europa League.
Le Servettien à suivre
Après une première mi-temps convaincante contre Utrecht, Guillemenot reste un joueur clé à suivre de près. L’attaquant servettien a ouvert le score contre les Néerlandais et continue de montrer des signes de forme. Son sens du positionnement et son efficacité devant le but seront essentiels pour les Grenat, surtout face à un adversaire comme Grasshopper, qui peine à se stabiliser en défense. Guillemenot, qui cherche à confirmer son retour en forme après une saison plus discrète, pourrait bien être le joueur décisif pour redonner de l’élan à l’attaque servettienne.
Ce dimanche 10 août à 16h30, Servette FC reçoit Grasshopper au Stade de la Praille pour un match décisif. L’objectif : stopper la série de défaites et relancer la saison 2025-2026 avec une victoire. Après un début difficile, les Grenat souhaitent retrouver leur rythme et profiter du beau temps pour offrir une performance solide à leur public.
Rendez-vous ce dimanche 10 août à 16h30 : une occasion parfaite pour se relancer, remonter la pente et repartir sur de bonnes bases. Ensemble, retrouvons le chemin de la victoire !
Allez Servette !
Photo: Julien Thurnherr
8 Aug 2025 | Équipe première
Le Servette FC a concédé une défaite 1-3 à domicile contre le FC Utrecht, jeudi soir, lors du match aller du 3e tour qualificatif de l’Europa League. Devant plus de 2 000 supporters néerlandais bruyants, les Grenat ont pourtant réalisé une très bonne première période, avant de sombrer défensivement en deuxième mi-temps. Un score sévère, qui oblige les hommes de Dimic et Alphonse à une remontée ambitieuse au retour.
Ce qu’il faut retenir
Le Servette FC s’est incliné 1-3 face au FC Utrecht lors du match aller du 3e tour qualificatif de l’Europa League, dans un Stade de Genève animé par plus de 2 000 supporters néerlandais. Privés de plusieurs cadres (Rouiller, Séverin, Mraz, Antunes), les Grenat, dirigés par le duo Bojan Dimic – Alexandre Alphonse, ont pourtant réalisé une première période convaincante.
Guillemenot ouvrait le score à la 12e minute sur un service de Stevanovic, et Servette dominait les débats. Mais tout a basculé en dix minutes après la pause : autogoal de Baron (52e), but de Horemans (55e), puis Zechiel (62e). Une série noire qui a totalement inversé la dynamique du match.
Malgré plusieurs changements et l’entrée du jeune Atangana (17 ans), les Grenat n’ont pas réussi à réduire l’écart. Pour espérer continuer l’aventure européenne, il faudra un exploit jeudi prochain aux Pays-Bas : s’imposer avec deux buts d’écart pour forcer les prolongations.
Le fil du match
Servette entame la rencontre tambour battant. Dès la 2e minute, Stevanovic se signale par une frappe dangereuse, suivie d’un tir cadré de Srdanovic repoussé de justesse. Les Grenat imposent un pressing intense et se montrent plus incisifs que leurs adversaires.
À la 12e minute, le travail est récompensé : Stevanovic dévie le ballon pour Guillemenot qui reprend victorieusement de la tête au premier poteau. Le Stade de Genève explose.
Servette continue de pousser : Varela frôle le cadre (25e), Cognat et Fomba dictent le tempo au milieu, Mall se montre attentif sur deux frappes néerlandaises (27e, 38e). La première mi-temps est clairement à l’avantage des Grenat, face à un Utrecht amorphe et sans rythme, bien à se demander si ce manque d’intensité est un choix tactique. Car une constante semble se dégager côté servettien : comme lors des précédents matchs, le SFC entame fort, impose son tempo, mais relâche progressivement, laissant son adversaire revenir dans la partie.
Mais le retour des vestiaires est fatal. À la 52e minute, sur un centre anodin de Cathline, Baron dévie involontairement le ballon dans ses propres filets. Trois minutes plus tard, sur un coup franc mal défendu, Horemans est oublié au second poteau et donne l’avantage à Utrecht.
Servette encaisse le coup, et Zechiel enfonce le clou à la 62e minute, profitant d’une défense genevoise désorganisée. Trois buts en dix minutes : le match a basculé.
Les changements tentés (Magnin, Ondoua, Jallow) n’inversent pas la tendance. Le jeune Atangana, lancé à la 82e minute, montre de l’envie mais ne peut faire la différence. Le score ne bougera plus, malgré une fin de match confuse, marquée par de nombreuses pertes de temps côté néerlandais.

Le tournant du match
Alors que Servette semblait avoir la maîtrise du match, tout s’est effondré entre la 52e et la 62e minute.
Le coup d’envoi de la spirale est un autogoal malheureux de Baron, qui dévie un centre de Cathline dans ses propres filets. Servette encaisse ensuite un but évitable trois minutes plus tard, sur coup franc, avec un Horemans totalement libre au second poteau. Enfin, à la 62e, Zechiel inscrit le 3e but face à une défense passive.
Notre correspondant Marcello Corazza, présent à la tribune presse, a pu s’entretenir avec Massimo Lombardo, directeur technique du Servette FC à la 70ème minute. Interrogé sur le basculement de la seconde période, ce dernier ne mâche pas ses mots :
« C’est très simple : à partir de la 50e minute, on ne touche plus une bille au milieu. Leurs milieux sont très techniques, costauds physiquement, ils mettent énormément d’impact. Les numéros 21 et 27 ,Gjivai Zechiel et Alonzo Enggwanda je les ai trouvés excellents. »
« Dès qu’on avait le ballon, ils pressaient fort. On perdait très vite la possession, on n’arrivait plus à construire nos relances. Pour moi, c’est là que tout a dégénéré. »
En dix minutes, le SFC passe d’une position favorable à une situation très compromise. Ce passage à vide coûte cher et il n’est pas sans rappeler un schéma désormais récurrent. Car depuis le début de la saison, les Grenat peinent à tenir leurs avantages : ils mènent au score, puis s’effondrent.
Cette défaite face à Utrecht est la quatrième consécutive en autant de matchs officiels cette saison. Et à chaque fois, Servette n’a inscrit qu’un seul but. Une efficacité offensive trop limitée et une fragilité mentale inquiétante dans les moments clés. Il faudra impérativement corriger ces failles pour espérer un retournement de situation aux Pays-Bas.
Les joueurs du match
Titularisé à la pointe de l’attaque, Guillemenot, en quête d’efficacité après une saison passée discrète, a su répondre présent. Il ouvre le score à la 12e minute au terme d’un mouvement bien construit : sur un corner joué à deux, Baron décale Stevanovic qui centre parfaitement, et Guillemenot s’impose de la tête au premier poteau. Une réalisation qui pourrait l’aider à retrouver confiance et régularité dans la zone de vérité.
Sur le flanc droit, Loun Srdanovic a livré une première période appliquée et volontaire. Solide défensivement, rigoureux dans les duels et propre dans ses relances, il a montré de la personnalité face à une opposition relevée. Son activité dans le couloir a apporté de l’équilibre à l’équipe dans les bonnes phases du début de match.
Dans une soirée globalement frustrante, ces deux joueurs auront su tirer leur épingle du jeu.

Le SFC s’est incliné 3-1 face à Utrecht, concédant une quatrième défaite consécutive. Malgré une première période convaincante, les Grenat ont une nouvelle fois craqué après la pause. Ils tenteront de stopper cette spirale négative ce dimanche 10 août à 16h30 à la Praille face à Grasshopper , avant le déplacement décisif à Utrecht jeudi prochain.
photos: Julien Turnherr
6 Aug 2025 | Actualité, Brèves
À la veille d’un affrontement crucial face au FC Utrecht en compétition européenne, le Servette FC a tenu une conférence de presse qui a marqué les esprits. Entre annonces fortes, ambitions affirmées et soutien indéfectible aux joueurs, le club grenat semble prêt à tourner la page d’une période difficile et à écrire un nouveau chapitre.
Bojan Dimic prend les commandes
Première annonce majeure : Bojan Dimic sera l’entraîneur principal pour cette rencontre, en raison de sa licence UEFA Pro. Aux côtés d’Alexandre Alphonse, il formera un duo de tête sur le banc grenat. Une décision stratégique, conforme aux exigences réglementaires, qui mise sur deux hommes de la maison.
Dimic n’a pas tardé à poser les bases : Joël Mall sera le gardien titulaire, en championnat comme en Europe, tant que lui et Alphonse dirigeront l’équipe. Une décision qui clarifie la hiérarchie dans les cages, tout en respectant l’histoire du club.

Frick, capitaine et symbole
Le club a tenu à rappeler que Jérémy Frick reste un pilier du Servette FC. Gardien emblématique et capitaine respecté, Frick incarne les valeurs grenat. Dimic a révélé que Jérémy avait reçu une offre séduisante cet été, mais qu’il l’a déclinée par amour du club. Un geste fort, salué par l’ensemble du staff et des coéquipiers.
“Jérémy est un très bon gardien, il se bat pour ses couleurs. Son attachement au Servette est exemplaire.” – Bojan Dimic
Une ambition retrouvée
Les deux coachs intérimaires ont affiché une ambition claire : redresser la tête et ramener le club là où il doit être. Après une série de résultats décevants, l’heure est à la reconstruction mentale. Dimic et Alphonse veulent casser la mauvaise routine et insuffler une dynamique positive.
Interrogé sur le duo, le défenseur Dylan Bronn a exprimé la confiance du vestiaire :
“On leur fait confiance. Ils sont là depuis longtemps, ils vont nous remettre la tête en place car ils nous connaissent par cœur.”

Une mission à durée variable
Quant à la durée de leur mandat, Dimic reste lucide :
“C’est difficile à dire. Ça peut être deux matchs comme trois mois. Tout dépendra des résultats.”
Une transparence qui témoigne de l’humilité du staff, mais aussi de sa détermination à faire ses preuves.
Des absences notables
Côté effectif, deux absences sont à noter pour le match contre Utrecht :
Des absences qui pourraient peser, mais le groupe semble prêt à relever le défi.
Un entraînement ouvert sous le signe de l’intensité
Autre moment fort de la journée : l’entraînement ouvert à la presse, qui a permis d’observer de près les intentions du nouveau duo technique. Loin d’un simple échauffement, la séance a été marquée par trois axes clairs :
Réactivité : les joueurs ont enchaîné les séquences rapides, avec des transitions offensives et défensives exigeantes.
Construction : les phases de jeu ont mis l’accent sur la relance propre et les circuits de passes fluides.
Engagement : chaque duel, chaque course, chaque consigne était exécutée avec intensité et détermination.
Une atmosphère studieuse mais électrique, qui laisse entrevoir un Servette plus agressif et plus structuré dès demain.
Cette conférence de presse a été bien plus qu’un simple point média : elle a marqué le signal d’un renouveau. Avec un staff engagé, des joueurs soudés et un capitaine fidèle, le Servette FC aborde ce match avec une énergie nouvelle. Face à Utrecht, les Grenats joueront bien plus qu’un match : ils joueront pour leur honneur, leur club, et leur avenir.
Le rendez-vous est pris.
Photos : Julien Thurnherr