En voyant le score, on peut se dire que Servette a largement dominé son adversaire du soir, mais si on se réfère aux statistiques, on constate que le nombre de tirs est étonnamment semblable (6 cadrés sur 15 pour le SFC, 5 sur 15 aussi pour Winti).

Après sa victoire miraculeuse à Rappi qui a été suivie par une trêve internationale qui a dû faire le plus grand bien, Servette retrouvait son antre pour la première fois depuis la leçon infligée à Schaffhouse. C’est un adversaire d’un autre calibre qui se présente sur le pré pour entamer la semaine anglaise qui nous permettra de gentiment de mettre le champagne au frais (oui, ne faisons pas nos français mais on ne voit ce qui peut arriver à notre équipe).

Devant 3852 spectateurs (à croire que la première place ne suffit pas à certains pour venir), les visiteurs commencent tambour battant en assiégeant le but servettien et trouvent la clef à la 6e minute sur une frappe déviée d’Ousmane Doumbia, auteur d’un très bon match et qui nous a fait regretter son départ incompréhensible de Genève.

Cette fâcheuse habitude de concéder le premier but prolonge l’état de panique au sein de la défense, très fébrile au cours de la rencontre. Au niveau offensif, tout semble aller pour le mieux ! Le duo Schalk-Koné est de retour au bon moment, et ce sont les deux pointes qui vont faire que Servette va revenir dans le match. On approche le quart d’heure de jeu et Koro sert Schalk dans la profondeur pour l’égalisation. Pour une fois que notre hollandais inscrit un but sur sa première occasion !

Koro Koné semble être aussi dans son match et passe même très proche d’inscrire son premier but en 2019 mais sa tête passe juste à côté. Malgré sa force offensive, Servette n’est pas serein du fait des problèmes de l’arrière-garde. La mi-temps sur le score de 1-1 est logique.

La seconde période est vieille de 240 secondes quand Cognat délivre un amour de passe en profondeur digne d’Iniesta (même numéro, ceci explique cela CQFD) pour Stevanovic qui n’a plus qu’à pousser le ballon. 2 buts à 1, Servette semble avoir fait le plus dur car durant les 20 minutes suivantes, les genevois ne vont pas se procurer d’occasions, laissant les tirs pour leurs adversaires afin de mieux les piéger à la 70e. Sur une récupération de Cognat à mi-terrain, les rôles s’inversent par rapport à l’égalisation, avec Schalk qui centre à ras de terre pour Koné qui met le plat du pied pour le but du break.

Malgré ce 3e goal encaissé, Winterthur continue de jouer et on ne peut que les en remercier d’avoir jouer contrairement à d’autres qui viennent appliquer la tactique chère à José Mourinho : le parcage de bus. Ils vont même toucher la transversale sur un centre-tir. Cette stratégie va tout de même profiter aux hôtes, qui vont profiter des espaces derrière pour enfoncer le clou par Imeri à la 83e.

5 minutes plus tard, le nouvel entrant Follonier pars pour un numéro de soliste puis sers le joker de luxe Chagas qui ajuste une frappe déviée pour le 5-1. La réduction à 5-2 sera anecdotique, Servette prend ainsi 15 points d’avance sur son adversaire du soir. 

À l’issue de cette journée, les genevois augmentent leur avance à 10 points sur le village romand de Lôzanne, qui continue son objectif de ne pas vouloir remonter en Super League en partageant l’enjeu face à Chiasso. Et devinez qui sera le club qui sera accueilli ce mercredi afin d’y fêter un titre de champion et qui en avait déjà fêter un il y a tout juste 20 ans sur ce même terrain de la Pontaise ?

Les notes

Frick : 6,5

Mis à part son erreur sur le 5-2, Jeremy est a crédité d’un bon match.

Sauthier : 5

Son carton jaune pris très tôt dans le match a fortement influencé son match. On l’a senti emprunté défensivement et nombre d’actions adverses sont venues de son côté, dont l’ouverture du score. Rien à redire niveau offensif.

Routis : 5,5

Très fébrile comme son compère de charnière, s’est montré assez volontaire vers l’avant, ce qui explique ses failles défensives.

Rouiller : 5,5

Voir Routis.

Iapichino : 5,5

Un peu plus en jambe que son capitaine, ne réalise pas son meilleur match mais pas le pire. Aussi serein que ses comparses de l’arrière-garde.

Maccoppi : 6,5

Sa note est justifiée du fait qu’il ait dû combler les lacunes défensives de ses coéquipiers en défense puis en étant la première rampe de lancement des attaques grenat.

Stevanovic : 7

La pause des équipes nationales semble avoir fait un bien fou pour l’international bosnien qui revient de sa période de méforme au meilleur moment. Une bonne activité récompense par un but.

Wüthrich : 5,5

Contrairement à Micha, les matchs se suivent et se ressemblent pour le numéro 10, qui est toujours peu inspiré.

Cognat : 7

Un match RE-MAR-QUABLE du petit gamin prêté par l’OL, qui se trouve à l’origine de deux buts et qui a régalé par son aisance technique et ses nombreuses courses à répétition.

Schalk : 7,5

Il s’est procuré moins d’occasions qu’à l’accoutumée mais a été plus décisif ! Sa complicité avec Koné a été mise en évidence (1 passe décisive l’un pour l’autre). Auteur du but qui relance l’équipe.

Koné : 8

Il a très probablement réalisé son meilleur match sur la tunique servettienne. Une grosse activité devant le but (1 goal), dans le jeu et un comportement altruiste (2 passes décisives). Il semble retrouver ses capacités physiques à 100% au bon moment avant d’aborder le choc à Lausanne. Pour y scorer encore ?

Cespedes

Entre en jeu à la 65e à la place d’un Maccoppi sous la menace d’une expulsion. Il n’a pas été mis à contribution.

Imeri

Il remplace Wüthrich pour le dernier quart d’heure et justifie son entrée en jeu par son premier but de la saison. Il a été l’un des plus percutant et il mériterait certainement un meilleur temps de jeu. ABE.

Chagas

Comme d’habitude, il rentre et il marque. Remplace Schalk à la 79eme. Mychell, on compte sur toi à la Pontaise !

Follonier

Très décrié par une partie de Tribune Nord, il a fermé quelques bouches par son entrée au jeu à la place de Cognat (79e également) avec un solo qui a éliminé une partie de l’équipe de Winti, conclut ensuite par un assists pour Chagas.

Servette – Winterthour 5-2 (1-1)

Stade de Genève, 3852 spectateurs.

Arbitre: M. Cibelli.

Buts: 6e Doumbia 0-1; 13e Schalk 1-1; Stevanovic 2-1; 70e Kone 3-1; 83e Imeri 4-1; 88e Chagas 5-1; 91e Lekaj 5-2.

Servette: Frick; Sauthier, Routis, Rouiller, Iapichino; Maccoppi (66e Cespedes); Stevanovic, Wüthrich (75e Imeri), Cognat (80e Follonier); Schalk (80e Chagas), Kone.

Winterthour: Spiegel; Isik, Hajrovic, Lekaj, Wild; Doumbia (76e Hamdiu), Arnold; Callà (58e Saliji), Roberto Alves (80e Mulaj), Radice; Sliskovic (75e Gazzetta).

Avertissements: 7e Sauthier (jeu dur), 28e Maccoppi (antijeu), 61e Lekaj (jeu dur).

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