Atlético Madrid – Servette FCCF 5-0 (2-0) : La marche était trop haute

Atlético Madrid – Servette FCCF 5-0 (2-0) : La marche était trop haute

On y croyait un tout petit peu au fond de nous mais il fallait être réaliste : renverser cet Atlético à Madrid semblait être une mission quasi-impossible. Au coup de sifflet final, le score lourd a confirmé cette tendance et forger l’expérience des genevoises.

Alignées dans un 4-4-2 avec le retour de la capitaine Sarrasin en point aux cotés de Marta Peiro, les joueuses servettiennes vont difficilement entamer la partie et seront proches de concéder l’ouverture sur une mésentente entre Hurni et Thalmann qui a failli profiter à Ludmila mais sa frappe sera trop croisée. La première frappe cadrée de la rencontre va survenir 120 secondes plus tard lorsque Thalmann repousse une frappe lointaine de Castellanos et c’est ensuite sa coéquipière Knaak qui va voir son envoi dévié par Caroline Abbé sur la latte une minute plus tard. Cela ne fera que retarder l’échéance car sur le corner qui suit, Leicy Santos, seule au six mètres, arme une reprise qui mystifie la portière de la Nati.

Une ouverture de la marque logique qui fut proche d’être suivi par le break mais Amandine Soulard effectue l’intervention décisive. Intenable il y a une semaine, Ludmila est proche de marquer son deuxième but sur la double confrontation après 22 minutes de jeu mais l’internationale brésilienne, suite à un centre effectué par elle-même qui revient sur elle, voit sa frappe repoussée du genou par Gaëlle Thalmann. Timides offensivement, les Grenat vont glaner leur première opportunité à la 26e sur une frappe de Maeva Sarrasin, trop centrée pour inquiéter Peyraud-Magnin. Malgré cela, on assiste à un véritable attaque-défense et le but du deux à zéro va tomber peu avant la pause : Knaak est servie côté droit et centre pour Castellanos qui inscrit le but du break, enfin le croit-on car il semblerait que l’UEFA ait attribué ce but à Amandine Soulard au lieu de la jeune vénézuelienne.

Le servettiennes résignées à l’entame des 45 dernière minutes ? Absolument pas. Ce sont elles qui vont se procurer la première occasion de la seconde période lorsque Sandy Maendly, bien servie par Sarrasin, va trouver le montant des Colchoneras. Dix minutes plus tard, c’est Lagonia qui est idéalement placée mais elle ne cadre pas et l’italo-canadienne ainsi que ses coéquipières vont se faire punir peu après l’heure de jeu par Tounkara sur corner qui place une tête qui lobe Thalmann. La portière suisse aura fort à faire dans cette deuxième mi-temps en repoussant les assauts madrilènes mais elle devra s’incliner une quatrième fois à la 72e sur une tête de l’anglaise Duggan.

Gaga” sauvera encore une fois les meubles à vingt minutes du terme et verra même sa coéquipière en équipe nationale Maendly être proche de sauver l’honneur à la 89e mais sa tête se révèlera impuissante face à la gardienne Rojiblanca. On joue la 93e minute et Thalmann va (encore) repousser un énième tentative adverse, cependant sa défense est prise de cours et la capitaine Sampedro inscrit le but de la Manita. Un score lourd pour un leader de Super League qui, malgré cette lourde défaite, voudra entamer l’année 2021 avec cette envie de retourner en C1, cette fois-ci en y allant en tant que championnes suisses. Bonne vacances Mesdames !

Atlético Madrid – Servette Chênois 5-0 (2-0)

Centro Deportivo Wanda, huis-clos.

Arbitre: Frida Nielsen (DAN).

Buts: 14e Santos 1-0; 45e Soulard (CSC) 2-0; 62e Tounkara 3-0; 72e Duggan 4-0; 90e+3 Sampedro 5-0.

Atlético Madrid: Peyraud-Magnin; Aleixandri, Tounkara, Van Dongen, Guagni (59e Bernabe); Knaak (74e Martinez Perez), Meseguer (59e Moore), Santos, Sampedro (cap.); Castellanos (59e Duggan), Ludmila (46e Laurent). Entraîneur: Daniel Gonzalez Sanz.

Servette Chênois: Thalmann; Soulard (84e Di Pasquale), Abbé, Hurni, Spälti (46e Tufo); Lagonia, Maendly, Serano (74e Gillioz), Arfaoui (67e Fleury); Peiro Gimenez (84e Dumauthioz), Sarrasin (cap.). Entraîneur: Éric Sévérac.

Avertissements: 12e Spätli, 16e Sarrasin, 47e Laurent, 58e Tufo, 80e Martinez Perez.

Le résumé vidéo de la rencontre

Servette FCCF – Atlético Madrid 2-4 (2-1) : l’expérience du haut niveau

Servette FCCF – Atlético Madrid 2-4 (2-1) : l’expérience du haut niveau

Des regrets ? Surement. De la déception ? Évidemment, mais c’est un sentiment de fierté qui doit habiter les joueuses du Servette FC Chênois Féminin après ce match aller de Women’s Champions League, où elles ont réussi à tenir la dragée haute à l’Atlético Madrid.

Pour cette première européenne, Servette peut compter sur le retour de Thalmann et Spälti dans le XI de départ qui se présente sous un 4-2-3-1 et où Valérie Gillioz prend la place de Maeva Sarrasin. Du côté madrilène, l’entraîneur aligne son équipe-type, preuve en est de la sérieuse considération envers les genevoises. Le début de match correspond aux attentes de spécialistes avec un Atlético qui monopolise le ballon et qui se procure deux occasions dans le premier quart d’heure, par l’intermédiaire de Castellanos mais Thalmann est vigilante sur les deux opportunités. Nous sommes à la 18e minute et celle-ci sera à jamais gravée dans l’histoire : Arfaoui déborde côté gauche puis donne en retrait pour Maendly qui centre en première intention pour Paula Serrano qui jaillit au point de penalty pour tromper Peyraud-Magnin. Le premier but européen du Servette FCCF leur permet de prendre l’avantage à la surprise générale.

Une avance qui ne dure que 180 secondes, Sampedro lançant dans la profondeur Ludmila qui parvient à se défaire de Thalmann et à frapper dans un angle compliqué. Amandine Soulard tente alors de dégager le ballon de la tête mais ce dernier termine sa course au fond des filets. De quoi donner un coup sur la tête des Grenat ? Elles répondent de la meilleure des manières à la demi-heure : sur une longue transversale de Thaïs Hurni, Serrano prend le meilleur sur la défense colchonera mais se fait faucher irrégulièrement par la gardienne française. Madame Nervik désigne donc le point aux 11 mètres, Lagonia prend ses responsabilités et prend la portière de l’Equipe de France à contre-pied pour le 2-1. Ce sont donc les joueuses d’Eric Sévérac qui sont devant à la pause malgré encore deux énormes opportunités pour les Rojiblancas, avec une tête de Toni Duggan claquée en corner par ”Gaga” puis un centre-tir de Guagni qui finit sur la barre.

Néanmoins, les servettiennes vont être cueillies à froid deux minutes après le retour des vestiaires avec Castellanos qui adresse un centre téléguidé pour Ludmila qui gagne son duel face à Abbé et catapulte le ballon dans le but grenat pour l’égalisation. Les rôles vont s’inverser sur le 2-3 à la 54e, avec l’internationale brésilienne dans le rôle de la passeuse et l’attaquante vénézuélienne à la finition : suite à une récupération dans les pieds de Hurni, l’intenable Ludmila adresse un caviar dans les pieds de sa coéquipière qui glisse le cuir entre les jambes de Thalmann. Le coup est dur pour le leader de LNA qui résiste tant bien que mal malgré une fatigue qui se fait ressentir dès l’heure de jeu.

Du côté espagnol, on semble avoir retrouvé les automatismes et c’est un véritable assiègement du but helvète qui se fait dès la 60e minute. Le quatrième but est proche de tombé suite à une belle triangulation des pensionnaires du Cerro del Espino, conclue par Santos mais qui fort heureusement passe à côté des cages suisses. Servette tente tant bien que mal de tenir le coup mais l’écart physique est trop important. le coup de grâce va tomber à la 90e : c’est encore cette diablesse de Ludmila, qui aura donné le tournis à Spälti et compagnie, qui profite d’un contre favorable face à cette dernière pour centrer en retrait pour Emelyne Laurent qui fusille Thalmann. L’internationale française prêtée par l’OL clot le score à 2-4, un écart qui va être quasiment impossible à combler au match retour mais les joueuses peuvent être fière d’avoir tenu tête à une équipe entièrement professionnelle !

Servette FC Chênois Féminin – Atlético de Madrid Féminino 2-4 (2-1)

Stade de Genève, huis-clos.

Arbitre : Mme Nervik.

Buts : 18e Serrano 1-0, 21e Soulard (CSC) 1-1, 32e Lagnonia (penalty) 2-1, 47e Ludmila 2-2, 54e Castellanos 2-3, 90e Laurent 2-4.

Servette FC Chênois Féminin : Thalmann – Soulard, Abbé (cap.), Hurni, Spälti – Gillioz (68e Sarrasin), Serrano (83e Felber) – Lagonia, Maendly, Arfaoui (61e Fleuy) – Peiro Gimenez (83e Duclos). Entraîneur : Eric Sévérac.

Atlético de Madrid Féminino : Peyraud-Magnin – Guagni, Aleixandri, Tounkara, Van Dongen – Sampedro (cap.), Meseguer, Santos (73e Laurent), Duggan (67e Knaak) – Castellanos, Ludmila (92e Linari). Entraîneur : Daniel Gonzalez Sanz.

Avertissements : 70e Serrano, 71e Maendly.

Le résumé vidéo de la rencontre

Eric Sévérac avant Servette – Atlético

Les impressions d’Eric Sévérac avant la rencontre entre le Servette FC Chênois Féminin et l’Atlético de Madrid comptant pour les 16es de l’UEFA Women’s Champions League le 9 décembre 2020 au Stade de Genève.

Les autres moments forts de cette conférence de presse d’avant-match

Servette FC Chênois Féminin – Club Atlético de Madrid : De Genève à l’Europe

Servette FC Chênois Féminin – Club Atlético de Madrid : De Genève à l’Europe

Cette douce musique écrite par le compositeur anglais Tony Britten en 1992 et qui est présente dans tous les foyers chaque mardi ou mercredi soir résonnera pour la première fois au Stade de Genève depuis la saison 1999-2000, lors de laquelle le Servette FC échouera malheureusement en s’inclinant en Autriche face au SK Sturm Graz (2-1) puis en obtenant que le nul de retour aux Charmilles (2-2). Cette année, c’est pour le club féminin du Servette FC Chênois Féminin que les supporters réentendront cet air avec la réception de l’Atlético ce mercredi 9 décembre dès 18 heures.

Une première européenne

Le Servette FC Chênois Féminin fait son entrée en coupe d’Europe pour la première fois depuis sa création en 1974, sous la forme d’une section féminine du CS Chênois, et est même le premier club romand à être présent en C1. Malgré un titre refusé suite à l’arrêt définitif de la saison, l’ASF a validé leur première place provisoire qui leur assura une place directe en 16ème de finale de la Champions League. Ce match sera aussi l’occasion pour Paula Serrano de retrouver un club au sein duquel elle y a évolué pendant six saisons et qui lui a permis de signer son premier contrat en 2008, à l’âge de 18 ans. Les Grenat seront en pleine confiance suite à leur victoire 2 à 0 dans le choc au sommet face au FC Zürich et auront l’esprit léger, du fait de terminer 2020 en tête de l’AXA Women’s Super League, avant d’aborder ces deux derniers rendez-vous de l’année.

Paula Serrano : ‘’On est super motivées et on se donnera à 200%’’

Un gros d’Europe

On ne pouvait que donc s’imaginer tomber sur un « gros » européen, c’est donc finalement le club espagnol de l’Atlético de Madrid, actuel troisième (à égalité avec le FC Barcelone) du championnat espagnol qui croisera la route du club genevois. Cela ne peut que réjouir les joueuses d’Éric Séverac et encore plus les deux ibériques que sont Marta Peiro, qui a porté les couleurs de Valence et Huelva en Liga, ainsi que Paula Serrano, qui nous a accordé cette interview et qui évolua à l’Atlético Madrid, Granada et au Madrid CFF. La section féminine de l’Atlético de Madrid, alors appelée Atlético Villa de Madrid, est créée dans les années 1980 et remporte son premier titre de Champion d’Espagne dix ans plus tard puis disparaît lors de la saison 1991-1992. Ce n’est qu’en 2001 que l’équipe se recréée sous le nom d’Atlético Feminas, sans avoir aucune attache avec l’Atlético mais le club accepte qu’elles prennent leur blason et leurs couleurs.

Paula Serrano : ‘’C’est magnifique pour moi de jouer face à mon ancien club’’

Après deux saisons en régionales, elles accèdent à la deuxième division en 2003 et intègrent pleinement le Club Atlético de Madrid. Elles ont donc à leur actif quatre titres de championnes d’Espagne (1990, 2017,2018 et 2019) ainsi qu’une Coupe de la Reine en 2016, malgré trois finales perdues en lors des trois saisons suivantes. Concernant la Ligue des Champions, elles atteignent les huitièmes de finale en 2019, puis les quarts en 2020, où elles affrontèrent leurs rivales barcelonaises dans un duel hispano-espagnol. Dans les rangs madrilènes, on compte un nombre considérable d’internationales, comme par exemple les françaises Pauline Peyraud-Magnin, gardienne de l’EDF, Aïssatou Tounkara, championne du monde U17 en 2012 avec la parisienne Kadi Diani et la lyonnaise Delphine Cascarino, ainsi qu’Emelyne Laurent qui est prêtée par l’OL. On notera également la présence de l’expérimentée suédoise Hedvig Lindahl et surtout la sérial buteuse brésilienne Ludmila, déjà auteure de neuf buts en dix matches cette saison et qui sera le plus gros danger pour les genevoises. On en oublierait presque que les Colchoneras comptent également d’autres internationales (espagnoles, anglaises voir italiennes pour ne citer qu’une partie).

Paula Serrano : ‘’Ce sera une rencontre avec des occasions de deux côtés’’

L’émergence espagnole

Le football espagnol, comme suisse, commence à se développer de plus en plus avec chaque grande équipe masculine qui comporte sa section féminine. C’est le cas du FC Barcelone, qui compte dans ses rangs l’internationale suisse Ana Maria Crnogorcevic et Lieke Martens, joueuse UEFA de l’année 2017, championne d’Europe avec les Pays-Bas la même année et vice-championne du monde l’année dernière, ou le Real Madrid plus récemment avec Aurélie Kaci, ancienne joueuse de l’Olympique Lyonnais et du Paris Saint-Germain, ainsi que la suédoise Kosovare Asllani. Cependant, sur la scène internationale cela reste toujours assez maigre, le seul club ayant atteint la finale étant le FC Barcelone lors de la saison 2018-2019 et une défaite face à l’inévitable équipe lyonnaise sur le score de 4-1 en Hongrie. Créé en 1988 par la Fédération royale espagnole de football, le championnat féminin a été le plus remporté par l’Athletic Bilbao et le FC Barcelone avec chacun cinq titres. Toutefois, gageons qu’avec l’évolution du championnat espagnol et la montée en puissance de la Roja, un club espagnol saura mettre fin à l’avenir à l’hégémonie lyonnaise.

Paula Serrano : ‘’Le championnat suisse est plus fort tactiquement et physiquement.’’

Une rencontre à suivre à partir de 17h50 sur RTS 2

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