L’interview de Massimo Lorenzi, rédacteur en chef de RTS Sport

L’interview de Massimo Lorenzi, rédacteur en chef de RTS Sport

“𝙊𝙣 𝙖 𝙙𝙚́𝙘𝙞𝙙𝙚́ 𝙙𝙚 𝙣𝙚 𝙥𝙖𝙨 𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚𝙧 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡’𝙖𝙗𝙨𝙪𝙧𝙙𝙞𝙩𝙚́ 𝙙𝙚 𝙘𝙚𝙩𝙩𝙚 𝙨𝙪𝙧𝙚𝙣𝙘𝙝𝙚̀𝙧𝙚 𝙛𝙤𝙡𝙡𝙚 𝙖𝙪𝙩𝙤𝙪𝙧 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙇𝙞𝙜𝙪𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝘾𝙝𝙖𝙢𝙥𝙞𝙤𝙣𝙨”

En cette semaine de finales de Coupe d’Europe, entretien avec le numéro 1 chez RTS Sport qui nous parle des droits TV des Coupes Européennes.

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Servette-St. Gall | L’avant-match avec Tibert Pont

Servette-St. Gall | L’avant-match avec Tibert Pont

𝐓𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭 𝐏𝐨𝐧𝐭 : ”𝐒𝐞𝐫𝐯𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐚 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́ 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐜𝐫𝐨𝐲𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐞𝐧 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐨𝐜𝐡𝐚𝐧𝐭 𝐥’𝐄𝐮𝐫𝐨𝐩𝐞”

En marge du dernier match de la saison 2020-2021, entretien avec le prédécesseur d’Anthony Sauthier au brassard de capitaine.

Servette – St. Gall : Comme on se retrouve…

Servette – St. Gall : Comme on se retrouve…

C’est au crépuscule d’une saison 2020-2021 ponctuée par le sceau de la réussite que les Grenat vont une dernière fois se rendre dans l’arène du Stade de Genève pour y disputer le dernier combat de la saison.

La saison de Servette ne révèlera plus de rebondissement, fort d’un bilan comptable qui a largement dépassé les attentes du début de la saison et qui, une nouvelle fois, amène Servette en Coupe d’Europe. Qu’on se le dise, la deuxième saison de Servette en Super League était annoncée comme la plus compliquée. Servette a fait mieux que de confirmer, il s’est amélioré, s’est bonifié au fur et à mesure du calendrier démentiel dû au Covid quia usé les têtes et les jambes. Même si le navire à parfois dangereusement tanguer il n’a jamais sombré « Fluctuat nec mergitur »

Avant de prendre un repos bien mérité, il reste une étape, ce sera face à St.Gall contre qui Servette avait connu les affres de l’élimination lors de la demi-finale de la Coupe le 5 mai dernier au Stade de Genève. Avant d’affronter les Brodeurs, Stevanovic & cie vont forcément penser à cette 83ème minute de cette fameuse demi-finale où ce diable de Stillhart trompait un Jérémy Frick peu à son affaire, pour ce qui restera le seul but de la rencontre. Le temps à ce terrible défaut de ne pas pouvoir être remonté et généré les regrets qu’on ressasse inutilement et qui parfois, se transforme en rancœur. Servette aura donc l’occasion de se venger et de finir sa saison sur une (nouvelle) bonne note.

Servette retrouvera le parfum Européen

Tibert Pont a tout connu avec Servette depuis la signature de son premier contrat professionnel en 2004. Tout d’abord, il y a eu la première faillite en 2005, la promotion en Ligue B en 2006 puis la montée en Super League en 2011 et la qualification européenne lors de la saison 2012-2013: « L’Europe c’est toujours quelque chose de spécial et ça te permet de découvrir des endroits comme l’Arménie où j’ai inscrit le premier et le seul doublé de ma carrière (rire) ». 

Si Servette est aussi haut, il le doit aussi à un certain Miroslav Stevanovic: « Je n’ai pas joué avec! » (NDLR: L’auteur de cet article sera viré dans les plus brefs délais après cette erreur scandaleuse…) « Néanmoins, de ce que je sais, c’est un des meilleurs physiquement et qui est très humble dans le privé ».

Alors que Servette sera en Conférence League la saison prochaine, Tibert Pont reste admiratif du parcours des Grenat depuis leur retour en Super League: «Y a des résultats excellents, c’est incroyable d’avoir des résultats aussi bon et d’enchaîner deux qualifications en Coupe d’Europe! Chapeau à toute l’équipe ».

FC Vaduz- Servette FC : A l’assaut du Liechtenstein

FC Vaduz- Servette FC : A l’assaut du Liechtenstein

Troisième, c’est la position actuellement du Servette FC au classement mais c’est aussi le nombre de défaites consécutives des Grenat, série en cours. Toujours en course pour une qualification, la fin de saison s’annonce des plus passionnantes et une excitation règne autour des deux derniers matchs de la saison. Cela commence par un déplacement à Vaduz ce samedi 15 mai à 20 heures 30.

Suspense à tous les étages

Alors que le club genevois est dans le dernier sprint pour l’Europe, une autre course haletante est en jeu. Six points sont encore en jeu et un maigre point sépare Vaduz du FC Sion, actuelle lanterne rouge mais ils accusent également un retard de deux petits points avec le FC Saint-Gall, huitième. Malgré leur défaite face au champion de suisse (0-2), ils ont pu compter sur le match nul de ses deux opposants pour rester en course. Cependant, l’équipe entraînée par Mario Frick sait bien qu’il va falloir rééditer la performance du 21 mars (1-2) afin de battre pour la seconde fois le Servette FC ainsi qu’espérer une victoire de Lausanne chez les Brodeurs afin de pouvoir leur échanger cette place de barragiste.

Malgré une défense genevoise à la ramasse (53 buts encaissés, seul le FC Sion avec 55 fait pire), il va falloir compter sur l’attaque pour tromper la vigilance liechtensteinoise. Malheureusement pour Geiger, il devra composer sans Vincent Sasso qui s’est pris deux jaunes lors de la partie contre Lausanne ainsi que Koro Koné pour deux matchs. Avec ses nombreuses absences et la fatigue des cadres qui s’accumule, vivement la fin de la saison… En espérant au moins qu’elle nous sourît à la fin.

Plaidoirie pour une relégation vaduzienne

Il y a certains adversaires qu’on admire car trop forts, trop brillants, trop au dessus. Ce fût le cas pour le Barça de Guardiola dont le talent allié à la maîtrise agaçait autant qu’il suscitait l’admiration. Évidemment, le génie tactique de Guardiola a pu vacillé de manière éphémère et notamment par un certain José Mourinho qui avec son Inter de Milan de 2010 avait su trouver la parade défensive pour faire trébucher et même éliminer le Barça en Ligue des Champions. Face au Servette FC ce n’est pas le Barça de Guardiola, ni même l’Inter défensif du Camp Nou dirigé par Mourinho mais le FC Vaduz dont le projet sportif est aussi insipide qu’un texte d’Anne Roumanoff.

Non content d’être une équipe avec autant d’ambition que le programme électoral de François Bayrou, Vaduz se situe à exactement 385 kilomètres de Genève ! Se farcir 770 bornes aller/retour pour se taper une équipe de bûcheron avec en prime le sosie de Benjamin Pavard, ça fait cher le kilomètre et en plus ça pollue et la pollution c’est pas très très bien. Toutes les excuses sont donc réunies pour ne plus voir Vaduz croiser le fer avec Servette.

Contrairement au FC Sion ou au Lausanne-Sport, Vaduz ne représente rien, malgré ses 339 Coupes du Liechtenstein. On ne va pas se mentir plus longtemps: Vaduz n’a rien à faire dans le même championnat que Servette ! Tout bien réfléchi cette équipe c’est un peu comme un menu Vegan: C’est fade et sans saveur; Mesdames et messieurs voici le FC Vaduz!

Autant cette équipe ne dérangerait personne si elle continuait son cirque dans l’anonymat d’une ligue obscure, autant voir cette équipe en Super League est une sacré épine dans la chaussure du football helvétique. Nos clubs sont déjà assez ridicules comme ça, nulle besoin d’en rajouter une couche. Les Servettiens seraient donc fort bien inspirés « d’aider » le bloc de Vaduz à rejoindre la Challenge League le plus tôt possible, tout le football Suisse en sortirait alors gagnant. À Servette de faire le nécessaire et peu importe si la manière est plus proche de l’Inter de Mourinho que du Barça de Guardiola.

Servette – Lausanne : Redevenir les rois du Lac

Servette – Lausanne : Redevenir les rois du Lac

Une semaine après la déception saint-galloise (désolé de remuer le couteau dans la plaie), Servette retrouve le Stade de Genève ce mercredi 12 mai à 18h15 pour un derby qui promet de sentir la poudre et par ailleurs aussi l’Europe, pour laquelle les deux équipes bataillent.

Esprit du 10 mai 2019, es-tu là ?

Cette date ne vous est pas étrangère si vous suivez le club et l’on ne vous rappellera pas ce qu’il s’est passé ce jour-là, les réseaux sociaux du club ont déjà bien fait le travail. Le 10 mai 2019 reste également la dernière victoire servettienne face au INEOS-Sport. Depuis, l’équipe réserve de l’OGC Nice est restée une saison de plus dans l’antichambre de l’élite avant de pouvoir se re-frotter aux Grenat le 20 septembre 2020 pour le dernier derby dans le frigidaire de la Pontaise, avec un score final de 2-1 en faveur des locaux.

S’en sont suivi une nouvelle défaite, celle-ci dans le nouveau Stade de la Tuilière, ainsi qu’un match nul 1-1 à la Praille durant lequel Frick a sauvé les siens à la dernière seconde en stoppant un penalty. C’est donc la dernière opportunité pour le Servette FC de prendre l’ascendant sur son rival lémanique et par la même occasion de l’écarter de la course à la Conference League en cas de succès.

Ineos, un projet f(l)ou?

Si le Lausanne-Sport réalise une saison plus qu’honorable pour un promu, l’arrière boutique n’est pas complètement reluisante. En 2018, Ineos devient le propriétaire du club avec des ambitions claires: remonter le club en Super League et y demeurer. Seulement voilà, la multinationale anglaise ne résonne pas en termes d’émotion mais plutôt par logique financière et n’a donc qu’une seule religion: le pognon. 

Le projet est vague et peine à convaincre, il faut dire que le groupe anglais n’a pas vraiment bonne réputation en dehors de nos contrées helvètes et s’appuie sur des hommes au passé pour le moins agité. La direction choisie par les dirigeants du LS semble s’orienter doucement mais sûrement vers un modèle de club vitrine, une vitrine dont les articles ne sont pas tous la propriété du club donc ? 

Vous le savez certainement mais Ineos possède aussi et surtout l’OGC Nice, faute d’avoir bonne réputation en Angleterre… Le moins que l’on puisse dire c’est que même à Nice on ne comprend pas vraiment le « projet » 

Daniel Riolo, journaliste pour RMC n’y va pas par quatre chemins et le constat est édifiant: « Tout est flou à Nice, un club de plus en France dans lequel on ne comprend rien “ a confié Riolo.

Quand il s’agit de pognon tout le monde finit par s’entendre et on fait croquer les amis, c’est le tube « Les copains d’abord » remis au goût du jour. Prenons par exemple Souleymane Cissé actuellement directeur sportif du LS et qui n’a pas laissé un souvenir impérissable en Gironde comme en témoigne un article du 1er mars rédigé par le site spécialisé Girondins33.com :

« Salarié du FCGB (10 000 euros par mois selon L’Équipe, Souleymane Cissé a au moins cette différence – en plus de celle d’être encore au club, gardé par King Street quand les parts de GACP ont été rachetées et la gestion du club reprise par KS – avec Hugo Varela. Pour rappel, le Portugais dirigeait la politique sportive du FCGB sans être employé du club mais en étant payé par les Marine et Blanc via son agence, basée en Angleterre. Pour le reste, les deux hommes ont le point commun peu rassurant d’avoir une réputation sulfureuse et d’être associés à des pratiques… particulières visant à privilégier leurs intérêts en priorité. »

Si nous ne connaissons pas les pratiques du directeur sportif vaudois, ses propos ne laissent que peu de place au doute et à l’interprétation. L’homme fort du Lausanne parle très clairement de « passerelle entre les clubs Ineos sur Actufoot.com le 21 avril de cette année:

«Les jeunes progressent, on croit vraiment en eux. Il y a une vraie passerelle avec les autres clubs INEOS. On n’est pas la poubelle du Gym, qui ne m’a rien imposé. Je remercie le staff, Julien Fournier et les scouts. Lausanne est un club historique, il y a un vrai projet à bâtir ici.»

Il cite Julien Fournier le « responsable du football d’Ineos » qui n’a pas vraiment les mains propres. Il avait en effet été placé en garde à vue en 2014 dans le cadre d’une enquête sur des transferts présumés frauduleux alors que Julien Fournier était à l’OM… 

Vous l’avez compris, le fonctionnement du LS ne se limite pas au terrain et les interrogations sur la crédibilité du projet sont nombreuses et la non prolongation de Giorgio Contini n’est pas de nature à rassurer. Espérons pour les supporters Lausannois que cela ne soit pas les prémices d’une nouvelle descente aux enfers, le simple fait d’habiter à Lausanne constitue une souffrance déjà bien suffisante sans en rajouter d’autres.

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