1 Dec 2025 | Équipe première
Le Servette FC accueillait ce dimanche YB à la Praille avec l’obligation de réagir après trois matches sans victoire. Les Grenat n’avaient plus battu les Bernois depuis le 24 juillet 2024, l’heure de la revanche semblait peut-être enfin sonner.
Le fil du match
Le match démarre prudemment : les deux équipes s’observent jusqu’au premier frisson, un coup franc de Stevanović à la 7e. Servette monte alors en intensité et ouvre le score à la 12e grâce à une déviation de Jérémy Guillemenot (1-0).
YB réagit et pousse, sans réellement inquiéter Jérémy Frick dans un premier temps. Mais la possession bernoise finit par peser : à la 26e, Christian Fassnacht est trouvé seul dans la surface et égalise sur le premier tir cadré des visiteurs (1-1).
La fin de mi-temps s’emballe. Servette reprend l’avantage après une récupération de Lilian Njoh, un relais de Lamine Fomba et la conclusion de Florian Ayé, auteur de son 9e but de la saison. Douline pense creuser l’écart, mais son but est annulé pour hors-jeu. Sur l’action suivante, Alvyn Sanches traverse la défense grenat et remet YB à hauteur juste avant la pause (2-2).
La seconde période redémarre sans changement. Servette attaque, YB répond, mais sans occasions réellement franches. Jusqu’à ce que Sanches dépose un centre parfait sur la tête de Chris Bedia, qui donne l’avantage aux Bernois (2-3).
La folie ne s’arrête pas : à la 61e, Guillemenot signe un doublé d’une reprise de volée sur corner dévié (3-3). Puis Jaouen Hadjam perce la défense genevoise sur 30 mètres et redonne l’avantage à YB d’une frappe sèche (3-4).
Les Grenat poussent en fin de match. Samuel Mraz touche la barre sur un centre de Giotto Morandi, mais finit par trouver la faille : à la 83e, il coupe de la tête un centre de Njoh et remet Servette dans le match (4-4), soulevant les 9’420 spectateurs.
Le tournant du match
Le but de David Douline. À ce moment-là, Servette aurait pu mener 3–1. Mais l’annulation change tout : YB reste dans la partie et en profite pour revenir au score.
Le joueur du match :
Après les ténèbres, la lumière, Jérémy Guillemenot prend une “mini revanche” – comme il le dit en interview – avec son doublé. Il n’avait plus marqué depuis 574 jours (un doublé, contre Lugano). Le Genevois renaît au meilleur moment. Il quitte le terrain sous les ovations du public, et l’on ne peut qu’espérer que ce soit le début d’une nouvelle dynamique.
Au terme d’un match fou, Servette arrache un point qui vaut plus que son simple poids comptable. Les Grenat ont refusé de plier et ont rappelé qu’ils possédaient les ressources pour revenir de loin. Si la solidité défensive reste à améliorer, le coach genevois peut faire confiance à ses attaquants. Reste à confirmer pour les trois derniers matchs du premier tour, à l’extérieur.
Photo : Julien Thurnherr
27 Oct 2025 | Équipe première
Le Servette FC accueillait le FC Lugano ce dimanche au Stade de la Praille. Après deux défaites consécutives, les Grenat devaient réagir en cette journée spécial Halloween, avant un déplacement important à Lausanne pour le derby du lac. À noter le retour du capitaine Steve Rouiller dans l’arrière-garde.
Le fil du match
La rencontre débute prudemment : les deux équipes s’observent et n’osent pas véritablement se livrer. On remarque toutefois un Servette agressif à la perte du ballon. Les quelque 7’000 spectateurs présents au stade n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent, tant les premières minutes manquent de rythme. Pourtant, à la 11e minute, sur un corner bien tiré par Lilian Njoh, Florian Aké se retrouve seul dans les cinq mètre adverse et place une tête imparable dans les filets de David Von Ballmoos. 1-0, sur le premier tir cadré du match.
La suite de la première période reste engagée, mais sans réel éclat. Le jeu demeure haché, avec de nombreuses approximations techniques qui empêchent les deux équipes de se créer de véritables occasions.
À la 36e minute, Hicham Mahou obtient un coup franc dangereux à l’entrée de la surface servettienne. Anton Grgić le transforme d’une frappe limpide. Égalisation logique : 1-1. Depuis le but d’Aké, Lugano a pris le contrôle du jeu, dominant à la fois la possession (60 % contre 40 %) et le nombre de tirs (7 à 4).
La seconde période repart sur les mêmes bases. Malgré quelques ajustements tactiques opérés par Jocelyn Gourvennec, le match reste fermé et sans grandes occasions.
Les Tessinois profitent du jeu trop prévisible des Genevois pour contrer la plupart de leurs initiatives. Cette seconde mi-temps est lente, terne et sans relief, à l’image des deux formations. Il faut attendre la 81e minute pour voir le SFC sortir de sa torpeur : une belle action collective en une touche de balle se conclut par Florian Ayé, qui inscrit son deuxième but de la soirée et redonne l’avantage à Servette (2-1).
Le tournant du match
Plus qu’un tournant, le deuxième but de Florian Ayé à la 81e minute constitue le moment décisif de la rencontre. Il offre à Servette un avantage précieux dans une partie jusque-là verrouillée et sans grande intensité.
Le joueur du match :
Florian Ayé, auteur d’un doublé, a été le véritable sauveur du soir. Grâce à son réalisme, il permet aux Grenat de renouer avec la victoire après deux revers. Seul Servettien à avoir cadré ses tentatives, il a reçu une belle ovation du public genevois à sa sortie à la 87e minute.
Servette s’impose dans la difficulté grâce à un réalisme clinique, incarné par Florian Ayé, auteur des deux seuls tirs cadrés de la rencontre côté grenat. Malgré cette victoire précieuse, le contenu laisse encore à désirer : trop peu d’occasions franches, un rythme souvent haché et un manque de créativité offensive. Les hommes de Jocelyn Gourvennec devront afficher davantage de consistance et de mouvement dans le jeu s’ils veulent enchaîner et confirmer ce succès lors du prochain derby face à Lausanne mercredi.
Photo : Maxime Sallin
28 Sep 2025 | Équipe première
Le Servette FC, neuvième du championnat avant cette rencontre, accueillait ce samedi de fin septembre le FC Winterthur, lanterne rouge de Super League, dans un Stade de Genève clairsemé.
Ce qu’il faut retenir :
Éliminés de la Coupe de Suisse par le FC Yverdon, les Grenat n’ont désormais plus qu’une seule compétition à jouer cette saison 2025-2026. L’objectif est clair : se relancer rapidement en championnat afin d’éviter que les concurrents directs ne prennent une avance irrattrapable. Cette confrontation apparaissait donc comme une première étape cruciale.
Le fil du match
La première occasion est genevoise : bien servi par Miroslav Stevanovic, Alexis Antunes voit sa tête passer juste au-dessus de la cage de Stefanos Kapino. Les hommes de Jocelyn Gourvennec insistent et sont logiquement récompensés. Sur corner, Florian Ayé dévie le ballon de la tête et ouvre le score.
Servette continue de pousser face à une défense zurichoise pourtant bien en place. Sur un centre de Keyan Varela, le numéro 97 grenat est à la réception, mais la défense de Winterthur reste vigilante et écarte le danger.
Au retour des vestiaires, ce sont pourtant les visiteurs qui se montrent les plus entreprenants. Ils obtiennent un coup franc dangereux aux abords de la surface, mais Joel Mall se couche parfaitement et capte la frappe sans trembler. Dans la foulée, les Grenat répliquent : un corner mal dégagé arrive dans les pieds de Lamine Fomba, qui centre pour Stevanovic. Le capitaine double la mise, 2-0.
Peu après, Keyan Varela fait lever le stade grâce à un magnifique slalom au cœur de la défense adverse, conclu par une frappe croisée au premier poteau. Puis, à la 61e minute, Florian Ayé s’offre un doublé d’une subtile balle piquée, laissant le gardien impuissant et portant le score à 4-0.
La fin de match se déroule sans intensité particulière, sous les yeux des 6’511 spectateurs présents. L’arbitre siffle la fin d’une rencontre maîtrisée par les Grenat, qui retrouvent enfin le goût de la victoire.
Le tournant du match
Le but de Miroslav Stevanovic, plus souvent buteur que passeur en ce début de saison, libère les siens. Avec deux longueurs d’avance, les Grenat gagnent en confiance et déroulent pour la suite de la rencontre.
Le joueur du match
Florian Ayé s’offre son premier doublé sous les couleurs grenat et contribue largement au large succès du SFC. Présent aussi bien dans les duels que dans la surface adverse, il a permis à son équipe d’avancer et de maintenir une menace constante.
Avec cette victoire nette et convaincante, le Servette FC envoie un signal fort : l’équipe est capable de réagir et de se relancer après des semaines compliquées. Portés par un Florian Ayé décisif et un Miroslav Stevanovic retrouvé, les Grenat retrouvent confiance et efficacité, deux ingrédients essentiels pour aborder la suite du championnat. Reste désormais à confirmer ce regain de forme lors des prochaines échéances, afin de recoller durablement au haut du classement et donner un nouvel élan à leur saison.
15 Aug 2025 | Équipe première
Le Servette FC s’est incliné ce jeudi soir face au FC Utrecht, scellant ainsi son élimination des qualifications pour l’Europa League. Malgré une volonté affichée de renverser la tendance après la défaite 3-1 à Genève, les Grenat n’ont pas réussi à faire trembler les Néerlandais dans leur antre du Stadion Galgenwaard.
Une élimination logique, née de fautes évitables
Comme au match aller, Servette a montré de belles intentions, mais n’a jamais su concrétiser ses temps forts. Chaque but encaissé ce soir est venu d’une perte de balle servettienne, souvent dans des zones sensibles. Ces erreurs ont permis à Utrecht, très à l’aise dans son jeu de passes rapide en une ou deux touches, de trouver facilement des joueurs entre les lignes et de punir les Genevois avec efficacité.
Analyse tactique : Utrecht plus fluide, Servette trop friable
Utrecht a imposé son rythme grâce à une circulation de balle limpide. Leur capacité à casser les lignes avec des passes courtes et rapides a mis en difficulté une défense genevoise déjà affaiblie par les absences. Servette, de son côté, a manqué de maîtrise dans les transitions et de rigueur dans la relance, offrant trop de munitions à l’adversaire.
Les moments clés du match
But annulé (40’) : Utrecht croyait avoir marqué, mais le but a été refusé après vérification à la VAR. L’arbitre a constaté une faute de main de Van der Hoorn au début de l’action.
1-0 : Utrecht ouvre le score grâce à une belle action rapide. Jensen décale Rodriguez, dont la frappe est repoussée par Mall. Le ballon revient dans les pieds du Danois, qui n’a plus qu’à le pousser au fond.
2-0 : En seconde période, Utrecht double la mise. Après une récupération haute, Blake sert Murkin, dont le centre parfait trouve Jensen. C’est un jeu d’enfant pour le Danois, qui s’offre un doublé.
2-1 (Servette, penalty) : Guillemenot protège bien son ballon dans la surface et subit une charge irrégulière d’Engwanda. Jallow transforme parfaitement le penalty, sauvant l’honneur des Genevois.
Composition & absences notables
Le nouvel entraîneur Jocelyn Gourvennec a dû composer sans plusieurs cadres : Steve Rouiller et Yoan Severin, tous deux absents pour blessure. Quant à Samuel Mraz, l’attaquant physique et précieux dans les duels, il aurait sans doute apporté beaucoup ce soir. Malheureusement, sa blessure semble plus sérieuse qu’annoncé la semaine dernière.
Ces absences ont pesé lourd, notamment sur la solidité défensive et la capacité à tenir le ballon en attaque.
Le troisième maillot : audace en jaune, clin d’œil au grenat
Servette a disputé ce match dans son troisième maillot jaune, une tunique qui divise. Majoritairement apprécié pour son originalité et son élégance, il suscite néanmoins des avis partagés au sein de notre rédaction. Certains saluent une modernité assumée, d’autres y voient une faute de goût. Cela dit, un clin d’œil subtil à l’identité servettienne demeure : les manches du maillot arborent fièrement le grenat, rappelant que, même dans l’innovation, les racines du club ne sont jamais bien loin.
Le soutien des fidèles
Malgré la distance, environ 100 supporters servettiens ont fait le déplacement à Utrecht. Leur présence bruyante et fidèle dans les tribunes a apporté une touche de chaleur dans une soirée difficile, témoignant de l’attachement indéfectible entre le club et sa communauté.
Dimanche, Servette doit réagir en Coupe de Suisse
Après cette élimination, Servette n’a plus le droit à l’erreur. Dimanche, les Grenat affronteront le FC Dardania Lausanne en Coupe de Suisse (15h30). Ce match, face à une équipe de division inférieure, doit être l’occasion d’un sursaut net et sans bavure.
Servette se doit de gagner ce match aisément. Pas seulement pour se qualifier, mais pour retrouver de la confiance, rassurer ses supporters et envoyer un signal fort : la saison est loin d’être perdue. Il est impératif que les Genevois abordent cette rencontre avec sérieux, intensité et efficacité.
Article : Marcello Corazza
13 Aug 2025 | Équipe première
Dans la salle de presse du Stade de Genève, un parfum de nouveauté flotte dans l’air. À la table, aux côtés du président Hervé Broch, Jocelyn Gourvennec prend place, souriant, visiblement déjà à l’aise. L’homme vient à peine de poser ses valises que l’on sent déjà qu’il veut s’installer pour longtemps.
« Le rendez-vous que nous avons eu a été presque parfait », confie-t-il. L’histoire a commencé il y a seulement quelques jours : un appel lundi matin, une rencontre dans la foulée, et un accord scellé à la vitesse d’une contre-attaque. Deux saisons, plus une année en option.
L’humilité comme point de départ
Le Français n’arrive pas en sauveur, mais en bâtisseur. Il a visionné tous les matches du Servette depuis le début de saison, s’imprégnant du jeu, des visages et de l’atmosphère. « Je viens avec beaucoup d’humilité. » Son premier chantier ? Remettre tout le monde sur la même longueur d’onde : les jeunes, les recrues et les cadres.
Un football qui parle au cœur
Ancien numéro 10, Gourvennec veut un jeu qui respire le plaisir :
« La possession pour la possession, ça ne sert à rien. Je veux qu’on soit capables de maîtriser, mais aussi d’accélérer, de surprendre. »
Il ne promet pas un style figé, mais un équilibre entre contrôle et transitions, pour séduire les supporters et bousculer les adversaires.
La jeunesse dans l’ADN
Dans sa carrière, Gourvennec a toujours eu le flair pour lancer des jeunes qui, parfois, sont devenus internationaux, Aurélien Tchouameni et Jules Koundé, par exemple. Il compte faire de même à Genève. « Donner une chance à un jeune, c’est envoyer un message à toute l’académie. »
Des objectifs inchangés
Pour le président Hervé Broch le cap reste clair : l’Europe, un podium, et un beau parcours en Coupe de Suisse. Gourvennec ne recule pas devant la mission. « J’ai vu un groupe investi et souriant. On va travailler pour améliorer le collectif, être plus solides et plus dangereux. »
Jeudi, le Servette disputera déjà un match européen crucial. Et dans les tribunes, on pourra observer si, au-delà des mots, la patte Gourvennec commence déjà à s’esquisser.